CALCULATEUR DU RPC

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Que demandons-nous?

Nous demandons au gouvernement fédéral de doubler les prestations de retraite du Régime de pensions du Canada (RPC) pour les Canadiennes et les Canadiens jusqu’à concurrence d’un montant maximal de 50 % de leurs revenus d’emploi avant la retraite.

Aujourd’hui, les prestations du RPC remplacent environ 25 % des revenus d’emploi moyens avant la retraite d’une Canadienne ou d’un Canadien.

Nous demandons au gouvernement de graduellement bonifier le Régime de pensions du Canada pour tous les travailleurs et travailleuses canadiens, y compris les travailleurs autonomes.

Qui en profitera?

Le RPC n’est pas seulement le principal moyen par lequel la plupart des travailleuses et travailleurs canadiens épargnent pour la retraite à même leur revenu d’emploi. C’est le seul moyen pour des millions d’entre eux de mettre de côté une partie de leur salaire en prévision de la retraite. 

Le RPC verse des prestations prévisibles, sûres et à l’abri de l’inflation à pratiquement tous les travailleurs et travailleuses. En fait, dans une étude récente sur les pensions, 70 % des Canadiens interrogés sont d’avis que les cotisations au RPC devraient être augmentées, de même que les prestations.

Le RPC est une pierre angulaire du revenu de retraite.

Le Régime de pensions du Canada verse des prestations mensuelles aux Canadiennes et aux Canadiens à la retraite, et presque tous les travailleurs et travailleuses du Canada et leurs employeurs sont tenus d’y cotiser. Actuellement, le montant maximal des prestations de retraite que l’on peut recevoir du RPC est de 1 092,50 $ par mois. Les retraités canadiens reçoivent en moyenne 550 $ par mois.

Le RPC est transférable. Il suit les travailleuses et les travailleurs partout au Canada, peu importe le nombre de fois qu’ils changent d’emploi.

Le RPC est économique. Sans les frais de gestion excessifs imposés par d’autres régimes d’épargne-retraite, le RPC est indexé au coût de la vie et prévoit des prestations pour la vie. Les Canadiennes et les Canadiens ne courent aucun risque d’épuiser leurs prestations du RPC avant de mourir.

Le RPC est stable. Le RPC est protégé des fluctuations des marchés boursiers, ce qui en fait une source sûre et prévisible de revenu de retraite. 

Le RPC est viable. L’actuaire en chef du Canada, qui est chargé de surveiller la santé du RPC et de faire rapport sur celui-ci, a indiqué dans son dernier rapport que l’on s’attend à ce que le RPC verse des prestations pendant les 75 prochaines années, comme promis.

Pourquoi améliorer le RPC?

Les employeurs sont aujourd’hui plus réticents à offrir un régime de retraite en milieu de travail à leurs employés ou à y cotiser. C’est pourquoi les deux tiers des Canadiennes et des Canadiens n’ont pas de régime de retraite de leur employeur. Sur une population active de 19 millions, cela équivaut à 11 millions de personnes. 

Dans le secteur privé, 75 % des employés ne bénéficient actuellement d'aucun régime de retraite de l'employeur. Les régimes de retraite qui demeurent sont de plus en plus assujettis à des restrictions et sont convertis en régimes dotés d’avantages limités moins onéreux pour les employeurs, mais offrant également des revenus imprévisibles et plus faibles à la retraite.

Laissés à leur sort, les Canadiennes et les Canadiens épargnent moins en prévision de la retraite.

La population canadienne est de plus en plus endettée. En 2015, les Canadiennes et les Canadiens devaient 1,64 $ pour chaque dollar de revenu disponible – soit un ratio de la dette au revenu de 164 %. En 2000, ce ratio était inférieur à 110 %.

Les Canadiennes et les Canadiens à revenus élevés contribuent davantage aux régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER). En 2013, les personnes dont les revenus s’élevaient à 80 000 $ ou plus par année versaient 62 % de toutes les cotisations à un REER, mais représentaient seulement 13 % de tous les contribuables. Pourtant, les gouvernements continuent à dépenser un peu plus de 13 milliards de dollars chaque année en subventions à caractère fiscal pour les personnes cotisant à un REER. Par conséquent, les Canadiennes et les Canadiens ont davantage tendance à payer des impôts plus élevés qui soutiennent les riches titulaires de REER, au lieu d’épargner pour leur retraite.

Les REER et les fonds communs de placement dépendent des marchés boursiers, et les frais de gestion réduisent l’épargne-retraite. 

Des frais supplémentaires de 1 % imposés par les vendeurs de fonds communs de placement risquent de réduire vos économies de toute une vie de 25 %. Les frais habituels de gestion de fonds communs au Canada (2,3 %) peuvent réduire vos rendements de moitié.

Parallèlement, les Canadiennes et les Canadiens ont commencé à retarder leur départ à la retraite et à travailler plus longtemps, que ce soit par choix ou parce qu’ils ne peuvent pas se permettre d’arrêter de travailler. Mais le fait de rester au travail et de travailler plus longtemps n’est pas réaliste pour de nombreux travailleurs et le Canada peut s’attendre à un grand nombre de départs à la retraite – 3,6 millions de départs à la retraite dans la prochaine décennie.

La population du Canada vieillit. Il y a quarante ans, il y avait environ huit personnes en âge de travailler (15 à 64 ans) pour chaque personne de 65 ans ou plus. Aujourd’hui, il y en a moins de 4,5 pour chaque personne âgée. Dans 20 ans, cette proportion sera inférieure à 2,5.

Une crise parfaite s’annonce concernant la pauvreté des personnes âgées : il existe un grand nombre de retraités à faible revenu pour un faible nombre de contribuables capables de soutenir les programmes sociaux en vigueur destinés aux aînés à faible revenu. 

La seule façon d’éviter ce problème est d’augmenter le montant que les travailleuses et les travailleurs épargnent en prévision de la retraite.

La meilleure façon d’y parvenir, c’est en élargissant le Régime de pensions du Canada.

Pourquoi doit-il être « universel »?

Une des raisons pour lesquelles le RPC a de si bons résultats vient du fait que ses frais d’administration sont peu élevés. En ayant de faibles frais de gestion, un montant plus important des cotisations versées au RPC par les Canadiennes et les Canadiens est investi, ce qui signifie des rendements plus élevés et un revenu accru à la retraite.

Les frais d’administration élevés imposés par les régimes de retraite vendus par l’industrie financière réduisent considérablement les économies futures. En fait, des frais supplémentaires de 1 % risquent de réduire vos économies de toute une vie de 25 %. Par exemple, les frais habituels de gestion de fonds communs au Canada (2,3 %) peuvent réduire vos rendements de moitié.

Le RPC a été créé pour être un programme de pension « universel », ce qui signifie qu’il appartient à tout le monde. Tous les travailleurs et travailleuses cotisent au régime. Tout le monde reçoit des prestations du RPC au moment de la retraite. C’est simple et équitable.

L’établissement d’exceptions pour certains travailleurs ou de modalités particulières pour des employeurs, plutôt que d’offrir le même régime à tout le monde, compliqueraient davantage la gestion du RPC. Un plus grand montant des cotisations des Canadiennes et des Canadiens servirait à payer les frais d’administration, au lieu d’être investi pour obtenir un revenu de retraite.

Il en résulterait un RPC plus coûteux et moins efficace pour tous, uniquement en raison d’un petit nombre d’employeurs ne voulant pas payer leur juste part. C’est loin d’être juste. 

Le gouvernement de l’Ontario a choisi d’abandonner une approche universelle dans son nouveau Régime de retraite de la province de l’Ontario (RRPO). Il en résulte un plan qui est plus coûteux et peu susceptible de donner les résultats escomptés.

Nous ne pouvons pas permettre que cela se produise au RPC. Le but d’élargir le RPC est d’aider les travailleuses et les travailleurs d’aujourd’hui à épargner davantage et à obtenir des revenus plus élevés lors de la retraite. Il est logique de s’en tenir à l’approche universelle simple et équitable qui fonctionne le mieux.

C’est pourquoi nous demandons au gouvernement fédéral d’élargir le RPC de manière qu’il soit universel et accessible à tous ceux et celles qui travaillent, y compris les travailleurs autonomes.