Mercredi, 10 février 2016

Le dimanche 14 février n’est pas que la Saint-Valentin. Depuis 26 ans, au cours de marches qui ont lieu d’un océan à l’autre, le 14 février est le jour de commémoration des vies des femmes et filles autochtones assassinées ou portées disparues.

La toute première marche commémorative est née, en 1991, de la colère et du sentiment d’impuissance éprouvés après le meurtre d’une femme Salish du littoral dans la rue Powell à Vancouver.

Les femmes autochtones ont fait des efforts inlassables et sans détour pour sensibiliser les gens à la violence dont elles font l’objet et réclamer justice. Elles ont donné le pas à la revendication d’une enquête et ont organisé des marches, des tables rondes et des veilles. Le Congrès du travail du Canada (CTC) reconnaît leur vigoureux leadership. Sans leurs efforts, les familles et les collectivités des femmes autochtones assassinées ou portées disparues continueraient de souffrir d’injustice.

Le mouvement syndical a bon espoir que le gouvernement fédéral commencera bientôt à poser le cadre d’une enquête publique nationale sur les meurtres et les disparitions de femmes autochtones dans l’ensemble du pays.

Outre l’enquête nationale, le CTC incite le gouvernement fédéral à mettre en œuvre une stratégie assurant une eau saine, des logements à prix abordable et une éducation accessible et réduisant la pauvreté dans les collectivités des Inuit, des Premières Nations et des Métis. Tant que les problèmes à ces égards n’auront pas été réglés, les femmes et filles de ces collectivités continueront d’être privées de droits fondamentaux de la personne et d’être traitées de façon inéquitable et injuste.

« Les syndicats et les gouvernements de tous les ordres doivent être réceptifs et répondre à ce pour quoi luttent les femmes des collectivités autochtones », dit Barbara Byers, secrétaire-trésorière du CTC. « Le gouvernement fédéral doit vraiment écouter les Autochtones pour voir à ce que toutes les personnes vivant au Canada puissent jouir des droits humains fondamentaux; il n’a plus d’excuses. »

Vous pouvez vous prononcer en faveur de la justice et du respect des droits de la personne pour les femmes autochtones en participant à une marche le 14 février (en anglais seulement).