Mercredi, 17 mai 2017

La Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie (IDAHOT), qui se tient le 17 mai, marque l’anniversaire du retrait de l’homosexualité de la liste des maladies et troubles mentaux de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Cette année, les syndicats espèrent voir l’adoption du projet de loi C‑16, une mesure législative visant à protéger à la fois l’identité et l’expression de genre en vertu de la Loi canadienne sur les droits de la personne et du Code criminel.

« Ce serait une étape importante dans la protection des communautés trans et de diversité de genres au Canada. De nombreuses personnes trans se heurtent à la discrimination dans des domaines comme l’emploi, le logement ou les soins de santé, et beaucoup trop d’entre elles sont victimes de violence et de préjugés », a déclaré Hassan Yussuff, président du CTC.

Malheureusement, cette mesure législative fait face à des obstacles au Sénat, poussés par des sénateurs conservateurs déterminés à ralentir le processus. Une loi similaire a été bloquée au Sénat dans le passé ou amendée d’une manière qui est contraire à l’esprit de la loi. Les syndicats s’inquiètent du fait que les audiences tenues jusqu’à maintenant semblent être monopolisées par les témoignages de personnes et d’organisations qui s’opposent aux droits des trans et qui perpétuent des mythes et stéréotypes préjudiciables.

« Nous demandons aux sénateurs de prendre la bonne décision et d’adopter ce projet de loi tel quel. Il est grand temps pour le gouvernement fédéral de suivre l’exemple donné par les provinces et les territoires qui ont fait preuve de leadership dans ce domaine, et de faire le nécessaire », a déclaré M. Yussuff.

« Il s’agit de permettre aux gens d’être eux-mêmes en toute sécurité. Cette loi permettra non seulement de protéger les personnes trans, non binaires et altersexuelles, mais aussi toute personne dont l’expression de genre n’est pas conforme aux normes traditionnelles », a ajouté M. Yussuff.

Les syndicats du Canada soutiennent depuis longtemps les droits LGBTQ, que ce soit en négociant des clauses contre la discrimination et le harcèlement au travail ou en matière d’accès à des avantages sociaux pour les conjoints et à des congés parentaux. Le Congrès du travail du Canada aide également les syndicats affiliés à négocier des améliorations pour les membres trans dans les conventions collectives, tels que l’accès aux toilettes et aux vestiaires ainsi que le droit d’être désignés selon le sexe qu’ils choisissent en milieu de travail.