Jeudi, 28 avril 2016

Le jeudi 28 avril, le drapeau sera mis en berne sur la colline parlementaire et, dans tout le Canada, des gens allumeront des chandelles, porteront des rubans et se recueilleront en mémoire de collègues, d’amis ou de parents morts en raison de dangers et d’accidents du travail.

Nous ne pouvons pas ranimer les morts, mais nous nous efforçons grandement d’améliorer la sécurité des lieux de travail. C’est pour cela que, le 28 avril, les syndicats canadiens revendiqueront une interdiction nationale de l’amiante, substance reconnue en tant que cause de maladies, de souffrances et de décès qu’il serait possible de prévenir.

« L’amiante est la principale cause de décès attribuables au travail au Canada, et comme les importations sont en hausse, le danger est de plus en plus grand », a indiqué Hassan Yussuff, président du CTC. 

« C’est pourquoi nous demandons au gouvernement fédéral de s’engager à interdire complètement l’amiante sous toutes ses formes et à présenter son plan à cette fin au Parlement avant qu’il n’interrompe ses travaux pour le congé d’été », a-t-il ajouté.

Chaque année, plus de 2 000 personnes meurent au Canada de maladies attribuables à l’exposition à l’amiante telles que le mésothéliome, le cancer du poumon et l’amiantose. L’exposition à l’amiante est la principale cause de décès attribuables au travail au Canada. Depuis 1996, les maladies causées par cette exposition comptent pour environ le tiers des décès reconnus attribuables au travail par les commissions des accidents du travail.

Malgré cela, l’importation de produits contenant de l’amiante, tels que les plaquettes de frein et les tuyaux de ciment, augmente. L’absence de registre officiel des bâtiments reconnus pour contenir de l’amiante accroît le risque d’exposition inutile. Les nouvelles dépenses d’infrastructure que projettent les gouvernements de tous les ordres rendent pressant d’adopter l’interdiction sans tarder pour garantir que les nouvelles infrastructures soient dénuées d’amiante.

Les syndicats ont déjà amélioré la situation depuis un an en réduisant les dangers auxquels les gens s’exposent quand ils travaillent dans des espaces clos. Ils ont aidé à obtenir des protections en milieu de travail pour les victimes de violence conjugale. Reconnaissant que les blessures ne sont pas toutes physiques, les syndicats s’efforcent de lutter contre la stigmatisation des personnes ayant des troubles de santé mentale et de voir à ce que la santé mentale soit reconnue en tant que facteur de santé et de sécurité au travail.

Par l’entremise d’organisations telles que le Congrès du travail du Canada (CTC), les syndicats continuent à défendre le droit à la santé et à la sécurité de toute personne qui travaille pour gagner sa vie. Ils collaborent avec des employeurs pour améliorer les conditions de travail. Ils travaillent avec les gouvernements pour hausser les normes de santé et de sécurité au travail et adopter des lois qui punissent les employeurs mettant des vies en péril dans leur intérêt propre.

Il y a vingt-cinq ans, le gouvernement fédéral a proclamé le 28 avril en tant que Jour de deuil national à la mémoire des travailleurs et travailleuses morts ou blessés au travail. Cette année, le Canada peut faire un énorme pas en avant en interdisant l’amiante pour mieux faire régner la santé et la sécurité dans nos lieux de travail, nos foyers et nos lieux publics.

Ensemble, voyons à ce qu’il en soit ainsi