Vendredi, 7 octobre 2016

Les syndicats du Canada sont consternés par la décision du gouvernement fédéral d’attendre encore deux ans pour commencer à se pencher sur l’écart salarial entre les hommes et les femmes.

« Malgré le rapport du Comité spécial de la Chambre des communes sur l’équité salariale qui sera intitulé Il est temps d’agir, il semble qu’intervenir dans cette question n’occupe pas une haute priorité sur l’ordre du jour », a déclaré Barbara Byers, secrétaire-trésorière du CTC.

« Le gouvernement dit qu’il est inacceptable d’avoir un écart salarial entre les sexes en 2016 au Canada. Alors, pourquoi retarde-t-il d’au moins deux ans la prise de mesures? L’équité salariale est un droit fondamental. La poursuite des consultations ne fait que désavantager encore plus les Canadiennes », ajoute Mme Byers.

Elle souligne que le Groupe de travail sur l’équité salariale a déposé son rapport il y a 12 ans, établissant un cadre pour éliminer le système actuel en matière d’équité salariale fondé sur des plaintes et mettre en œuvre une approche proactive.

« Après tous les témoignages d’experts et les recommandations du Groupe de travail, il est inacceptable que le gouvernement décide de faire attendre les femmes encore deux ans pour une loi sur l’équité salariale. C’est une question de justice au fond. »

Mme Byers a rappelé au Comité plus tôt cette année que les travailleuses attendent depuis trop longtemps une solution à l’écart salarial entre les hommes et les femmes. Elle avait alors demandé au Comité de déposer sans plus tarder une loi proactive sur l’équité salariale.

« Il n’y a aucune raison de continuer à retarder la législation sur l’équité salariale. Beaucoup de temps, d’efforts et de ressources ont été consacrés par le Groupe de travail pour les consultations et le rapport. On ne peut pas les laisser amasser de la poussière dans les archives », dit Mme Byers.

Le CTC demande également au gouvernement d’abroger immédiatement la Loi sur l’équité dans la rémunération du secteur public du gouvernement conservateur.