Mercredi, 9 septembre 2015

Il a malheureusement fallu l’image d’un bambin de trois ans gisant, mort, sur une plage de Turquie pour prendre conscience de la tragique réalité de la crise des réfugiés syriens. Pourtant, cette crise est bien réelle depuis 2011 lorsque la guerre civile en Syrie a entraîné des millions de personnes à fuir leurs foyers et quelque quatre millions à se réfugier dans des pays voisins pour la plupart.

Comme en témoigne l’afflux de réfugiés qui cherchent asile en Europe aujourd’hui, la situation est devenue intenable, et un trop grand nombre de déplacés syriens sont prêts à risquer leur vie pour trouver une terre d’accueil. 

Le Congrès du travail du Canada (CTC) demande à notre gouvernement d’utiliser les moyens appropriés pour réagir à la mesure de cette crise exceptionnelle. Le gouvernement canadien doit d’abord s’engager à parrainer au moins 10 000 Syriens qu’il réinstallera immédiatement au Canada. 

Il doit également faciliter autant que possible les efforts de solidarité des citoyens et des organismes privés en éliminant les obstacles au parrainage privé de réfugiés. Cela doit comprendre le rétablissement de la protection complète dans le cadre du Programme fédéral de santé intérimaire et la levée de l’exigence en matière de documents pour parrainer un réfugié à titre de groupe de cinq. Les Canadiens qui veulent apporter leur aide pendant cette crise devraient trouver un gouvernement qui est disposé à faciliter leurs efforts, non pas à alourdir la bureaucratie.

À cette fin, le CTC s’est engagé à créer conjointement avec le Conseil canadien pour les réfugiés un fonds spécial visant à offrir un soutien pour l’installation de réfugiés syriens au Canada.

Le Congrès du travail du Canada, voix nationale du mouvement syndical, représente 3,3 millions de travailleuses et travailleurs canadiens. Le CTC réunit les syndicats nationaux et internationaux du Canada, les fédérations provinciales et territoriales du travail et 111 conseils du travail régionaux.