Mardi, 10 septembre 2013

OTTAWA – Le président du Congrès du travail du Canada déclare que la décision du gouvernement fédéral de geler les cotisations à l’assurance-emploi (AE) pendant trois ans est prise au détriment des chômeuses et des chômeurs canadiens.

Le ministre des Finances Jim Flaherty affirme que geler les cotisations à l’assurance-emploi permettra aux entreprises canadiennes de créer plus d’emplois. « C’est un tour de passe-passe », dit Ken Georgetti. « Ce gouvernement a donné des milliards en allègements fiscaux aux entreprises qui promettent toujours d’investir cette manne dans la création d’emplois. Mais les entreprises restent assises sur la caisse ou alors elles s’en servent pour verser de gros bonus à leurs dirigeants. Cet argent serait bien plus productif dans les mains des chômeuses et des chômeurs qui le dépenseraient pour stimuler l’économie. »

Ken Georgetti se montre également critique envers l’affirmation de M. Flaherty selon laquelle il peut geler les cotisations, car il y a moins de prestataires. « Le nombre de personnes au chômage a très peu changé au cours des dix-huit mois derniers. Mais elles sont moins nombreuses à être admissibles aux prestations d’assurance-emploi en raison des difficultés d’accès supplémentaires mises en place par le ministre et son gouvernement. »

Les chiffres les plus récents montrent que la proportion de chômeuses et de chômeurs prestataires a diminué pour atteindre son plus bas niveau historique de 37,8 %. « Ce gouvernement a changé les règles de manière cynique de sorte que beaucoup trop de Canadiennes et de Canadiens au chômage se retrouvent exclus », déclare Ken Georgetti.

Il conteste l’affirmation du ministre Flaherty selon laquelle la création d’emplois a été couronnée de succès. « La création d’emplois a ralenti en 2013 et son incidence sur le nombre de chômeuses et de chômeurs est insignifiante. De plus, je rappelle au ministre qu’une économie prospère ne se construit pas sur des emplois précaires et à temps partiel. »

Le Congrès du travail du Canada, voix nationale du mouvement syndical, représente 3,3 millions de travailleuses et travailleurs canadiens. Le CTC réunit les syndicats nationaux et internationaux du Canada, les fédérations provinciales et territoriales du travail et 130 conseils du travail régionaux.