Mercredi, 17 décembre 2014

En ce 18 décembre, nous célébrons avec les travailleuses et travailleurs migrants et leurs familles au Canada et ailleurs dans le monde la Journée internationale des migrants. À cette occasion, nous appelons de nouveau le gouvernement du Canada à éliminer la discrimination institutionnalisée contre les travailleuses et travailleurs migrants dans le pays, car tous les travailleurs et travailleuses ont droit à des conditions de travail justes et sans danger et à voir respecter leurs droits fondamentaux en tant que personnes. Nous partageons également avec les travailleuses et travailleurs migrants et leurs familles le deuil de ceux qui sont décédés au Canada, en particulier les sept travailleurs originaires des Philippines décédés brutalement et tragiquement en Alberta, dans deux accidents de la route différents au cours des trois dernières semaines.

Les travailleuses et travailleurs migrants au Canada sont confrontés quotidiennement à la discrimination, à l’insécurité et à des conditions de travail dangereuses. Cette insécurité est principalement due au fait que les travailleuses et travailleurs migrants venus dans le cadre du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) et occupant des emplois à bas salaires sont asservis, fondamentalement dépendants de l’employeur et, par conséquent, vulnérables à l’exploitation et aux abus.

Le gouvernement du Canada a récemment annoncé des changements au regard du contrôle, de l’inspection et du respect de la réglementation du PTET. À notre avis, quelles que soient les mesures de contrôle mises en place par le gouvernement, cela ne pourra jamais pallier le risque fondamental de voir ces travailleuses et travailleurs subir des abus de la part de l’employeur. Jusqu’au jour où les travailleuses et travailleurs migrants pourront accéder au statut de résident permanent et auront les moyens et le soutien juridiques pour échapper aux abus d’un employeur, aucune mesure visant à faire appliquer la réglementation ne sera suffisante pour sauvegarder leurs droits.

Au lieu de faciliter l’accès à la résidence permanente pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs migrants venant au Canada, le gouvernement a fait exactement le contraire, en limitant l’accès des aidants familiaux résidants au statut de résident permanent. La décision du gouvernement est cruelle et frustrante pour les aidants migrants. Le Congrès du travail du Canada (CTC) appelle le gouvernement à revenir sur cette décision et à permettre aux aidants de demander la résidence permanente dès leur arrivée au Canada.

À l’occasion de la Journée internationale des migrants, le CTC invite les Canadiennes et les Canadiens à communiquer avec leurs représentants élus pour réclamer justice et équité au nom des travailleuses et travailleurs migrants.