Jeudi, 4 août 2016

Hassan Yussuff, président du CTC, a eu l’honneur de participer aujourd’hui à la conférence de presse de l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) marquant le lancement historique et sans précédent de l’enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

À la suite d’une série de consultations qui a débuté à la fin de 2015, le gouvernement a annoncé le cadre de référence de l’enquête et les noms des cinq commissaires.

« Nous nous réjouissons que le gouvernement ait enfin décidé de tenir cette enquête et qu’il se soit engagé à veiller à ce qu’elle examine les causes profondes de la violence à l’égard des femmes autochtones, telles que le racisme, le sexisme et la misogynie. Mais nous devons nous assurer que le gouvernement fasse bien les choses », dit M. Yussuff.

L’AFAC, avec des familles de victimes et des dirigeants de groupes autochtones, a soulevé plusieurs préoccupations à la suite de l’annonce du cadre de référence :

  • L’absence d’un processus pour les familles de rouvrir des affaires classées qu’elles estiment doivent être examinées de nouveau;

  • La nécessité de counseling fondé sur la culture et tenant compte des traumatismes subis offert pendant tout le processus d’enquête et par la suite;

  • La nécessité d’examiner le rôle joué par la police et le système de justice;

  • La nécessité de décrire explicitement le rôle des provinces et des territoires;

  • La nécessité d’un sixième commissaire représentant les collectivités inuites.

Au cours de la dernière décennie, les syndicats canadiens ont activement appuyé les communautés autochtones qui réclamaient cette enquête.

« Nous avons entendu les préoccupations soulevées par les leaders autochtones et les familles au sujet du cadre de référence et nous espérons que le gouvernement écoutera et acquiescera à leurs demandes », a ajouté M. Yussuff.