Mercredi, 20 juin 2018

Hassan Yussuff, président du Congrès du travail du Canada, a réagi avec optimisme et emballement à l’annonce faite aujourd’hui par le gouvernement du Canada des noms des membres du Conseil consultatif sur la mise en œuvre d’un régime d’assurance-médicaments national.

« Je suis heureux d’accueillir les six personnes nommées au nouveau conseil consultatif canadien sur l’assurance-médicaments. Elles ont une importante tâche à accomplir, et les syndicats du Canada sont prêts et disposés à travailler avec le Dr Eric Hoskins et le Conseil pour voir à ce que l’assurance-médicaments soit favorable à tous », déclare M. Yussuff.

Plus tôt aujourd’hui, la ministre de la Santé Ginette Petitpas Taylor et le président du Conseil consultatif Eric Hoskins ont dévoilé l'équipe que le gouvernement a créée pour dresser un plan de mise en œuvre d’un régime national d’assurance-médicaments. Les projets du Conseil consultatif en matière de consultations publique n’ont pas encore été annoncés, mais le gouvernement a lancé des consultations en ligne.

« L’assurance-médicaments est le chaînon manquant de l’assurance-maladie, et la population canadienne attend depuis 1966 que soit mise en œuvre une assurance universelle visant les médicaments sur ordonnance qui soit administrée par le secteur public », précise M. Yussuff. « Je me suis rendu dans les différentes parties du pays et j’ai entendu des personnes qui ont du mal à joindre les deux bouts en raison de l’insuffisance de leur couverture d’assurance, de l’augmentation des quotes-parts et des restrictions. Nous espérons que le Conseil écoutera ces personnes et leur permettra d’espérer que la santé de leur famille ne soit plus un fardeau financier. »

À l’automne de 2017, le CTC a lancé L'assurance-médicaments : un régime pour tous, campagne nationale qui a englobé une tournée pancanadienne mettant en évidence les lacunes du système morcelé et inefficace du Canada en matière d’assurance-médicaments sur ordonnance. Des études indiquent que 3,5 millions de personnes n’ont pas les moyens de faire exécuter leurs ordonnances. Bon nombre de personnes morcèlent leur pilules ou passent des journées afin d’étirer les médicaments qu’ils arrivent à se procurer.