Vendredi, 18 mars 2016

Le 21 mars marque la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, une journée pour réfléchir au racisme dans nos collectivités et redoubler d’efforts afin d’éliminer toutes les formes de discrimination raciale.

Bien que la crise des réfugiés syriens s’installait depuis 2011 en raison de la guerre civile qui a mené des millions de personnes à fuir leurs foyers, c’est la photo tragique du corps d’un bambin de trois ans allongé sur une plage de Turquie qui a finalement sensibilisé le reste du monde à la tragique réalité.

Le Congrès du travail du Canada a été parmi les premiers à demander au gouvernement fédéral de réagir et à offrir le soutien du mouvement syndical.

En octobre 2015, le CTC a créé un fonds spécial, de concert avec le Conseil canadien pour les réfugiés (CCR), pour aider à l’établissement des réfugiés syriens au Canada. Plus de 200 000 $ ont été portés à ce fonds jusqu’à présent. 

En décembre, le CTC a conclu un partenariat sans précédent avec des entreprises et des groupes confessionnels et communautaires afin d’accueillir et d’appuyer la réinstallation de réfugiés syriens.

« Nous avons accueilli favorablement l’engagement pris par le gouvernement canadien de réinstaller 25 000 réfugiés syriens et comprenons que nous avons maintenant la responsabilité de faire notre part afin de soutenir cet engagement par tous les moyens », a déclaré Hassan Yussuff, président du CTC, lors de l’annonce de l’initiative avec le CCR et la Chambre de commerce du Canada.

La déclaration commune se lit, en partie : « Le Canada est un pays empreint de compassion, doté d’une longue tradition en matière de respect de la diversité et de leadership humanitaire. Nous devons poursuivre cette tradition et démontrer ces valeurs et principes dans notre approche envers cette crise. »

Bien que la réaction du public ait été très positive, des actes de racisme et de xénophobie ont également eu lieu. Des mythes ont été propagés au sujet des réfugiés qui ne chercheraient qu’à « profiter du système et s’enrichir », même si seulement un petit nombre d’entre eux reçoivent une aide gouvernementale, pour une période très limitée, et qu’ils doivent tous rembourser les frais de voyage liés à la réinstallation.

À quelques reprises, le CTC a entendu des membres soutenir que l’aide accordé aux réfugiés constitue un privilège injuste par rapport à « nous » et nos « emplois », même si les preuves montrent que les réfugiés créent en réalité des emplois dans nos collectivités.

Plus inquiétants encore, des incidents de vandalisme et de violence islamophobes sont survenus dans plusieurs collectivités découlant des mêmes réactions xénophobes.

En appuyant les réfugiés et en dénonçant ces réactions, les syndicats dénoncent l’iniquité et favorisent l’égalité depuis longtemps, s’appuyant sur le principe fondamental relatif au travail, décrit par J.S. Woodsworth : « Ce que nous désirons pour nous-mêmes, nous le souhaitons pour tous ».

Dans le cadre de l’appui du mouvement syndical, le CTC a publié une trousse documentaire à l’intention des syndicats et des conseils du travail afin de soutenir leur travail avec les réfugiés au niveau communautaire.

Le guide « Bienvenue chez vous » fournit des renseignements sur la façon de s’impliquer individuellement ou d’encourager d’autres membres à soutenir les réfugiés. Il contient des suggestions, telles que le parrainage de réfugiés, les dons, le bénévolat et l’action politique. Il offre également des conseils sur la façon de riposter à l’opposition à l’arrivée des réfugiés grâce à la sensibilisation, à l’action sociale et à la solidarité.

La trousse documentaire « Bienvenue chez vous » pour les syndicats et les conseils du travail en appui aux réfugiés syriens est offerte à http://congresdutravail.ca/bienvenue-chez-vous-trousse-documentaire.