Mercredi, 14 décembre 2016

Le Congrès du travail du Canada célèbre aujourd’hui l’annonce de l’interdiction par le gouvernement fédéral de la transformation, de l’importation, de l’exportation et de l’utilisation de l’amiante.

« Nous pouvons tous respirer mieux », déclare Hassan Yussuff, président du CTC. « C’est une bonne politique sur la santé publique qui sauvera indéniablement des vies dans les générations à venir. »

« Les syndicats du Canada travaillent dur depuis des décennies, avec les survivants et les défenseurs de la santé, pour obtenir cette interdiction. Nous savons qu’elle renforcera les protections de la santé et de la sécurité au travail et rendra les lieux de travail et les lieux publics plus sécuritaires pour tous », affirme M. Yussuff.

Cette année, les syndicats du Canada ont redoublé d’efforts pour gagner l’interdiction de l’amiante, publiant une puissante vidéo à l’occasion de la fête du Travail  et procédant à une captivante installation holographique au centre commercial West Edmonton Mall en octobre afin de sensibiliser les gens à la nécessité de l’interdiction.

Plus de 2 000 Canadiens et Canadiennes meurent chaque année de maladies causées par l’exposition à l’amiante, telles que les mésothéliomes et le cancer du poumon. Les experts estiment que 150 000 Canadiens et Canadiennes sont exposés à l’amiante au travail, particulièrement dans des secteurs tels que la construction, l’entretien d’automobiles, la construction navale, la gestion des déchets et celui des entrepreneurs spécialisés.

« Puisque les maladies en question ont une longue période de latence, nous n’avons pas vu la fin du danger mais nous assistons au début de la fin », déclare M. Yussuff. « Il faut maintenant que les provinces et les territoires fassent preuve de leadership comme l’a fait le gouvernement fédéral et agissent sans tarder pour déterminer les lieux qui contiennent de l’amiante, harmoniser la réglementation sur le désamiantage et les mesures correctives et assurer une réponse intégrée en matière de santé », ajoute-t-il.

M. Yussuff souligne en outre que les gouvernements doivent collaborer avec les Premières nations pour régler le problème posé par les fortes quantités d’amiante friable que contiennent les habitations dans les réserves.

« Nous devons sans faute protéger toutes les personnes qui vivent au Canada contre l’exposition à l’amiante, y compris celles qui habitent des logements des Premières nations bourrées d’isolant de vermiculite plein d’amiante, » précise-t-il.

« L’annonce faite par le gouvernement fédéral cette semaine découle d’années de militantisme et de dur travail de personnes qui se vouent à l’amélioration de la santé et de la sécurité au travail. Aujourd’hui, je célèbre avec ces personnes et je les remercie d’avoir donné à la prochaine génération de travailleurs et travailleuses du Canada un meilleur avenir, dénué de la douleur et de la souffrance causées par l’amiante », dit M. Yussuff en terminant.