Mardi, 27 février 2018

Les syndicats du Canada disent qu’ils sont heureux que le budget fédéral de cette année comprenne des engagements à aller de l’avant dans les dossiers de l’assurance-médicaments universelle et de l’équité salariale.

Le budget fédéral déposé aujourd’hui comprend un engagement à créer un Conseil consultatif sur la mise en œuvre d’un régime d’assurance-médicaments national qui serait dirigé par l’ancien ministre de la Santé de l’Ontario le Dr Eric Hoskins.

« Nous sommes très heureux de voir le gouvernement s’engager dans une voie qui dotera enfin le Canada d’un régime d’assurance-médicaments applicable à tous les membres de la population, quels que soient leur âge, leur revenu et leur lieu de résidence. Nous espérons voir tenir la promesse de l’assurance-médicaments avant les prochaines élections fédérales », dit Hassan Yussuff, président du CTC.

De plus, le budget fédéral promet d’établir, dans la Loi d’exécution du budget, la loi proactive sur l’équité salariale qui aurait dû être adoptée il y a longtemps.

« Les femmes du Canada attendent l’équité beaucoup trop longtemps, et les syndicats du Canada ont hâte de collaborer avec le gouvernement pour que la loi soit appropriée », dit M. Yussuff. « Cela nécessite, par exemple, de voir à ce qu’il crée une commission de l’équité salariale distincte et un tribunal distinct, deux éléments indispensables d’un régime proactif d’équité salariale. »

M. Yussuff trouve encourageant de voir instaurer les congés réservés au deuxième parent que les syndicats revendiquent depuis longtemps, mais il espérait que le budget accorde un degré de priorité plus élevé aux services de garde à l’enfance afin d’accroître la participation des femmes à la population active.

« Il est très clair que le moyen le plus efficace de niveler les obstacles à la participation des femmes à la population active consiste à instaurer un système universel de services de garde à l’enfance », précise M. Yussuff.

« C’est pourquoi nous avions espéré que le budget comprenne un engagement à hausser les dépenses au titre des services de garde à l’enfance peu à peu jusqu’à ce qu’elles atteignent le repère reconnu internationalement d’un pour cent du PIB. »

M. Yussuff dit qu’il a été heureux que le budget comprenne un engagement à accroître les protections qu’assure la Loi sur le Programme de protection des salariés.

Le budget hausse le montant maximal afin que les derniers chèques de paie, les indemnités de départ et les indemnités de vacances soient mieux protégés quand une entreprise fait faillite.

« Il est cependant regrettable que le gouvernement ne soit pas allé plus loin pour voir à ce que les retraités jouissent des mêmes protections et de la même priorité en cas de faillite », ajoute M. Yussuff.

M. Yussuff signale d’autres annonces positives que comprend le budget fédéral déposé aujourd’hui :

  • De nouvelles initiatives en matière de formation et d’apprentissage, y compris des subventions incitatives aux femmes entrant dans les métiers Sceau rouge, des programmes de préparation à la formation d’apprenti axés sur les groupes sous-représentés, des soutiens supplémentaires pour les femmes dans les métiers et des investissements dans l’acquisition de compétences par les femmes nouvellement arrivées au Canada.
  • L’application des dispositions sur le Travail pendant une période de prestations aux personnes en congé de maternité et de maladie.
  • La désignation de Condition féminine Canada en tant que ministère officiel et l’affectation de 100 millions de dollars en cinq ans à l’amélioration du Programme des femmes.
  • L’engagement à affecter 86 millions de dollars supplémentaires en cinq ans pour une stratégie fédérale de lutte contre la violence fondée sur le sexe et à affecter d’autres fonds pour combattre le harcèlement et la violence au travail.
  • L’engagement à accorder cinq journées de congé payé aux victimes de violence conjugale.
  • L’affectation de fonds à la lutte contre le racisme à l’égard des Noirs.
  • Des mesures permettant d’éliminer des échappatoires fiscales et de réduire l’évasion fiscale, y compris l’imposition d’un seuil de 50 000 $ sur les revenus passifs.
  • Un engagement à remplacer le système de paye Phénix truffé de défauts.