Mardi, 14 février 2017

Chaque année, le 14 février, des marches sont tenues partout au Canada en hommage aux femmes et aux filles autochtones disparues et assassinées. La première marche est née en 1991 après le meurtre d’une femme salish du littoral dans la rue Powell à Vancouver.

Les femmes autochtones ont travaillé sans relâche avec les alliés pendant des années pour rappeler et faire cesser les crimes violents à l’égard des femmes et des filles dans leurs communautés. L’année dernière, le gouvernement fédéral a finalement entendu leurs appels et a annoncé la tenue d’une enquête, qui se faisait attendre depuis longtemps, sur la disparition et les meurtres de femmes autochtones partout au pays.

Au cours de la dernière décennie, les syndicats du Canada ont appuyé l’appel des communautés autochtones pour obtenir cette enquête en lançant des pétitions, en exerçant des pressions auprès du gouvernement, en encourageant les membres à assister à des vigiles et en contribuant à porter les voix des femmes autochtones à l’ONU. Nous avons également demandé au gouvernement d’annuler les compressions proposées dans le service d’autobus pour se rendre sur l’autoroute des larmes.

« Les femmes autochtones ont finalement obtenu l’enquête qu’elles demandaient depuis si longtemps, mais le travail ne s’arrête pas là », a déclaré Barbara Byers, secrétaire-trésorière du CTC.

« Nous devons nous assurer que l’enquête examine les causes profondes de la violence envers les femmes autochtones, telles que le racisme, le sexisme et la misogynie, pour que la justice et un changement significatif se produisent réellement », a-t-elle ajouté.

L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) a créé un bilan trimestriel sur l’enquête pour favoriser la transparence et mesurer ses progrès. L’AFAC met également de l’avant des recommandations tout au long de l’enquête pour que les communautés autochtones participent sérieusement à la consultation.

« Les syndicats du Canada seront solidaires des femmes et filles autochtones et leurs collectivités pendant l’enquête et par la suite afin d’assurer que notre pays s’attaque véritablement aux causes profondes de la violence envers les femmes autochtones », a déclaré Mme Byers.

« Nous continuerons également d’inciter le gouvernement à mettre en œuvre des stratégies assurant une eau saine, des logements à prix abordable et une éducation accessible et réduisant la pauvreté dans les communautés des Inuit, des Premières nations et des Métis », a-t-elle ajouté.

Détails sur la marche de Vancouver
Détails sur la marche de Calgary
Détails sur la marche d’Edmonton