Vendredi, 21 avril 2017

Le Jour de la Terre est un véritable appel international à l’action pour protéger l’environnement. Alors que l’année 2017 célèbre le 150e anniversaire de la confédération canadienne, c’est l’occasion de nous demander : quelles leçons pouvons-nous tirer de ce que nous avons fait à notre planète depuis 150 ans? Comment pouvons-nous nous attaquer aux défis environnementaux afin d’assurer un avenir axé sur une croissance économique propre pour les 150 prochaines années?

Les changements climatiques représentent le plus important défi auquel l’humanité fait face aujourd’hui. Nous constatons déjà les immenses pressions exercées sur l’approvisionnement alimentaire et les moyens de subsistance des travailleuses et travailleurs partout dans le monde en raison des changements climatiques.

Les changements climatiques menacent toutes les populations, mais il est important de reconnaître que les conséquences touchent déjà de façon disproportionnée certaines régions et collectivités. Les populations autochtones, les communautés racisées et les travailleuses et travailleurs canadiens sont souvent les plus durement frappés par les désastres environnementaux, et les moins aptes à faire une transition lorsque leurs emplois sont perdus à cause des changements industriels.

Les travailleuses et travailleurs sont confrontés à la réalité des changements climatiques. Ils comprennent ce qui est en jeu. Il est essentiel de mobiliser les collectivités touchées si nous voulons renverser la menace des changements climatiques, renforcer notre économie et créer des emplois à temps plein sécuritaires et gratifiants. Les syndicats jouent un rôle de premier plan en réunissant les travailleuses et travailleurs autour de ces objectifs, notamment grâce à des organisations comme le Réseau pour une économie verte, le Réseau action climat Canada, l’Alliance Bleu Vert.

Les syndicats, de concert avec leurs alliés, exhortent les décideurs politiques à prendre des mesures pour répondre aux besoins urgents liés aux changements climatiques tout en favorisant une nouvelle économie.

Ces interventions doivent commencer par l’établissement et le respect de cibles et d’échéances pour la création d’emplois verts par des investissements dans l’énergie propre, le transport en commun, et la mise à niveau énergétique des bâtiments. Avec la création d’emplois verts, le gouvernement doit travailler avec les collectivités, les syndicats et les entreprises pour développer des plans de transition simplifiés pour les travailleuses et travailleurs touchés, et faire en sorte qu’ils puissent avoir accès à un soutien social novateur, ainsi que des programmes de formation des compétences et d’apprentissage.

À toutes les étapes du processus, nous devons mobiliser de façon significative les travailleuses et travailleurs et les collectivités touchés. Si nous ignorons leur participation, nous risquons d’induire de la division et de l’aliénation dans nos efforts, ce qui met en péril notre lutte contre les changements climatiques. Pour réussir, l’implication des travailleuses et travailleurs doit être au cœur de notre vision d’un meilleur avenir pour notre environnement et notre économie.