Mardi, 30 octobre 2018

Les syndicats du Canada applaudissent à certaines mesures prévues par la loi d’exécution du budget fédéral déposée lundi qui prévoit d’importants progrès pour les travailleurs et les travailleuses, y compris un projet d’instauration de l’équité salariale, des congés payés pour violence conjugale, des protections en cas d’octroi de nouveaux contrats et la hausse d’autres normes du travail canadiennes.

L’adoption d’une nouvelle Loi sur l’équité salariale tant attendue qui exigera que les employeurs sous réglementation fédérale créent des programmes d’équité salariale proactifs commencera à combler le fossé salarial entre les femmes et les hommes au Canada. Le gouvernement a en outre annoncé la création d’un poste de commissaire à l’équité salariale dont le titulaire supervisera indépendamment la mise en œuvre de l’équité salariale et en tiendra responsable les employeurs.

« Les syndicats du Canada militent en faveur de l’adoption d’une loi proactive sur l’équité salariale depuis plus d’une décennie, et nous sommes heureux de voir le gouvernement prendre des mesures valables pour combler le honteux écart salarial entre les sexes au Canada », dit Hassan Yussuff, président du CTC.

La nouvelle loi adaptera les cadres de conformité actuels des employeurs sous réglementation fédérale qui ont dix employés ou plus pour qu’ils englobent l’équité salariale et elle établira des délais précis de mise en œuvre et des examens obligatoires du maintien de l’équité salariale.

La loi omnibus prévoit aussi des modifications à apporter à la Partie III du Code canadien du travail que les syndicats du Canada qualifient d’importante modernisation des normes du travail fédérales du Canada. Ces modifications restreindront l’exploitation en interdisant aux employeurs de classer les travailleuses et les travailleurs dans la mauvaise catégorie et de leur verser une rémunération inférieure simplement parce qu’ils travaillent pour une agence de placement temporaire ou occupent des emplois à temps partiel, occasionnels ou temporaires.

Les syndicats du Canada sont heureux des nouvelles mesures qui empêchent les employeurs de recourir au transfert de contrat pour compromettre les salaires, les avantages sociaux et la sécurité d’emploi des travailleuses et travailleurs.

« Le Code canadien du travail était jadis la règle d’or dans l’ensemble du pays mais les normes du travail fédérales ont été considérablement amoindries au fil d’une décennie par le gouvernement Harper », ajoute M. Yussuff. « La garantie de vacances et de congés plus longs et les nouvelles protections sous forme de préavis des horaires de travail sont d’importants progrès qui hausseront les normes d’emploi des travailleuses et travailleurs canadiens. »

Grâce à une campagne intensive menée par les syndicats du Canada, les victimes de violence conjugale travaillant pour des employeurs sous réglementation fédérale auront désormais droit à cinq journées de congé payé. Cela aidera à établir une norme nationale car bien des provinces prennent des mesures pour permettre aux personnes qui font l’objet de violence à la maison de demander le soutien et les services dont elles ont besoin pour assurer leur sécurité et celle de leurs enfants.

« Les syndicats du Canada continueront à faire des pressions pour hausser les normes du travail applicables à toutes les personnes qui travaillent au Canada », déclare M. Yussuff. « En plus des mesures annoncées cette semaine, une action immédiate portant le salaire minimum fédéral à 15 $ élèverait la barre dans l’ensemble du pays. »