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	<title>Ce que font les syndicats Archives | Canadian Labour Congress</title>
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		<title>Les syndicats du Canada soulignent le Premier Mai en demandant aux gouvernements de donner la priorité aux travailleuses et travailleurs et à leur famille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tanya]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 May 2021 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les syndicats du Canada marquent le Premier Mai en exhortant le gouvernement fédéral à agir rapidement pour mettre en œuvre ses plus récentes promesses budgétaires, notamment les investissements importants dans les services de garde à l’enfance, la création d’emplois et la formation des compétences. Le Premier Mai, aussi connu sous Journée internationale des travailleuses et des travailleurs, est une célébration annuelle durant laquelle tous les travailleurs et travailleuses du monde célèbrent les réalisations accomplies par les membres de syndicats. Cette année, la pandémie demeure au cœur des préoccupations des travailleurs et travailleuses et de leurs familles. « Des millions de travailleurs...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les syndicats du Canada marquent le Premier Mai en exhortant le gouvernement fédéral à agir rapidement pour mettre en œuvre ses plus récentes promesses budgétaires, notamment les investissements importants dans les services de garde à l’enfance, la création d’emplois et la formation des compétences.</p>
<p>Le Premier Mai, aussi connu sous Journée internationale des travailleuses et des travailleurs, est une célébration annuelle durant laquelle tous les travailleurs et travailleuses du monde célèbrent les réalisations accomplies par les membres de syndicats. Cette année, la pandémie demeure au cœur des préoccupations des travailleurs et travailleuses et de leurs familles.</p>
<p>« Des millions de travailleurs et travailleuses partout au monde ont perdu leur emploi depuis le début de la pandémie de COVID-19 », déclare Hassan Yussuff, président du Congrès du travail du Canada (CTC). « Ici au Canada, le gouvernement fédéral a récemment promis d&rsquo;importants investissements pour contribuer à la relance. Les chefs des partis politiques du Canada doivent maintenant travailler ensemble pour adopter la loi d’exécution du budget et transformer ces promesses en actions. »</p>
<p>Le gouvernement a récemment annoncé des investissements dans les services de garde à l’enfance, la formation et le développement des compétences, ainsi qu’un salaire minimum fédéral de 15 $, en plus d’une prolongation des mesures d’aide qui donnerait le coup de pouce dont les travailleuses et travailleurs et leurs familles ont tant besoin.</p>
<p>Les travailleuses et travailleurs du Canada – et du monde entier – sont toujours accablés par la pandémie qui persiste depuis plus d’un an. Les pays développés ont la responsabilité de veiller à ce que tous les travailleuses et travailleurs des pays en voie de développement et sous-développés aient accès aux vaccins afin de mettre fin à cette crise sanitaire mondiale.</p>
<p>Entre-temps, les lacunes dans le filet de sécurité social, tant ici au pays qu&rsquo;à l&rsquo;étranger, sont devenues très évidentes. Ces lacunes incluent un manque honteux de congés de maladie payés dans la plupart des provinces.</p>
<p>« Les travailleuses et travailleurs et leurs défenseurs demandent des congés de maladie payés depuis bien avant la pandémie », indique M. Yussuff.</p>
<p>« Or, la COVID-19 a mis en évidence à quel point l’absence de congés de maladie payés peut être dangereuse. Il est essentiel de pouvoir rester à la maison lorsqu’on est malade afin de réduire les risques d’exposition et de maladies au travail. Quand les travailleuses et travailleurs essentiels sont forcés de choisir entre se présenter au travail ou mettre du pain sur la table, cela nous expose tous à des risques et ne fait que prolonger et aggraver les impacts de la pandémie. Les gouvernements provinciaux et territoriaux doivent agir immédiatement. »</p>
<p>Les syndicats du Canada rappellent également à tous les paliers de gouvernement de respecter et de défendre les droits de négociation collective des travailleuses et travailleurs, même en temps de crise.</p>
<p>« Défendre les droits des travailleurs et travailleuses fait partie intégrante du fonctionnement d’une démocratie libre et équitable qui apporte un contrepoids au pouvoir absolu détenu par les employeurs et les grands argentiers. La négociation collective assure un présent et un avenir plus justes et équitables pour tous. »</p>
<p>Pour en connaître davantage sur les revendications des syndicats, visitez le site <a href="https://plancanadien.ca/">plancanadien.ca</a>.</p>
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		<title>Les syndicats du Canada appuient les agriculteurs indiens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tanya]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Dec 2020 17:45:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Ce que font les syndicats]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de la personne et égalité]]></category>
		<category><![CDATA[Normes d'emploi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les syndicats du Canada défendent les agriculteurs et agricultrices et les travailleurs et travailleuses agricoles indiens qui continuent à protester contre les récentes mesures de réforme de la législation agricole déréglementant le secteur et laissant ceux-ci exposés à l’exploitation par des entreprises internationales. « La déréglementation des marchés locaux de fruits et légumes aura un effet dévastateur sur les agriculteurs et agricultrices, la main-d’œuvre agricole et la sécurité alimentaire », dit Hassan Yussuff, président du Congrès du travail du Canada. « Nous nous joignons au reste du mouvement syndical international pour appuyer les travailleurs et les travailleuses qui descendent dans la rue afin...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les syndicats du Canada défendent les agriculteurs et agricultrices et les travailleurs et travailleuses agricoles indiens qui continuent à protester contre les récentes mesures de réforme de la législation agricole déréglementant le secteur et laissant ceux-ci exposés à l’exploitation par des entreprises internationales.</p>
<p>« La déréglementation des marchés locaux de fruits et légumes aura un effet dévastateur sur les agriculteurs et agricultrices, la main-d’œuvre agricole et la sécurité alimentaire », dit Hassan Yussuff, président du Congrès du travail du Canada. « Nous nous joignons au reste du mouvement syndical international pour appuyer les travailleurs et les travailleuses qui descendent dans la rue afin de protester contre les mesures de réforme et de défendre leurs droits. »</p>
<p>Les gouvernements central et locaux de l’Inde ont adopté trois lois agricoles en septembre. Ensemble, ces lois menacent d’appauvrir des millions de petits agriculteurs et agricultrices et de laisser des millions d’autres travailleurs et travailleuses agricoles sans emploi. Les syndicats agricoles protestent depuis le mois d’août et le conflit a déclenché une grève générale nationale le 26 novembre 2020.</p>
<p>Le gouvernement de l’Inde a en outre proposé des mesures de réforme qui compromettent les syndicats et violent les normes internationales du travail que l’Inde a ratifiées en tant que membre de l’Organisation internationale du Travail.</p>
<p>« Cette législation laisse les agriculteurs et agricultrices et les travailleurs et travailleuses à la merci des grandes multinationales et de la fluctuation mondiale des prix des produits de base », ajoute M. Yussuff. « Nous déplorons que certains États indiens se servent de la crise du coronavirus en tant que prétexte pour suspendre les lois sur le travail et porter atteinte aux droits des travailleurs et travailleuses. La communauté internationale doit exprimer son indignation. »</p>
<p>Les protestataires présentent de nombreuses revendications, exigeant notamment que les nouvelles lois agricoles soient abrogées, que toutes les mesures de répression à l’égard des protestataires cessent et que les dirigeants du mouvement qui ont été arrêtés soient libérés. D’autres syndicats du pays se sont joints aux protestations afin d’appuyer les agriculteurs et agricultrices.</p>
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		<title>Progrès historique vers une protection accrue des travailleurs du monde entier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[hannah]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Jun 2019 14:47:19 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[#Fautquecabouge]]></category>
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		<category><![CDATA[Santé et sécurité au travail]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité d’emploi]]></category>
		<category><![CDATA[Travail dangereux]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les syndicats du Canada se joignent aux travailleurs et travailleuses du monde entier pour célébrer l’adoption, aujourd’hui, d’une convention et d’une recommandation de l’Organisation internationale du Travail (OIT) qui font date au sujet de la violence et du harcèlement dans le monde du travail. Après plus d’une année de négociations avec les gouvernements, les employeurs et les travailleurs, la Conférence internationale du Travail a adopté un nouveau cadre pendant sa session marquant le centenaire de l’OIT qui a eu lieu à Genève. « Nous vivons une journée historique », déclare Marie Clarke Walker, secrétaire-trésorière du CTC qui a coprésidé les négociations au...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;">Les syndicats du Canada se joignent aux travailleurs et travailleuses du monde entier pour célébrer l’adoption, aujourd’hui, d’une convention et d’une recommandation de l’Organisation internationale du Travail (OIT) qui font date au sujet de la violence et du harcèlement dans le monde du travail.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Après plus d’une année de négociations avec les gouvernements, les employeurs et les travailleurs, la Conférence internationale du Travail a adopté un</span> <a href="https://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---ed_norm/---relconf/documents/meetingdocument/wcms_711243.pdf">nouveau cadre</a> <span style="color: #000000;">pendant sa session marquant le centenaire de l’OIT qui a eu lieu à Genève.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">« Nous vivons une journée historique », déclare Marie Clarke Walker, secrétaire-trésorière du CTC qui a coprésidé les négociations au nom des travailleuses et travailleurs. « Nous avons rédigé une norme devant résister à l’épreuve du temps, guider l’OIT au cours de son prochain centenaire et permettre de relever les défis de l’avenir du monde du travail. »</span></p>
<p><span style="color: #000000;">L’OIT est l’organisme des Nations Unies qui a pour mandat de militer en faveur de la justice sociale et de faire la promotion du travail décent en établissant des normes internationales du travail. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">La convention et la recommandation les plus récentes de l’OIT indiquent des politiques claires reposant sur un dialogue social et nécessitant une approche intégrée et tenant compte des considérations de genre à l’égard de la prévention et de l’élimination de la violence et du harcèlement dans le monde du travail. La Convention a force d’obligation alors que la Recommandation donne des conseils.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">« Je crois sincèrement que nous pouvons tous être fiers des textes adoptés aujourd’hui. Ce sont des instruments novateurs et clairvoyants mais aussi pratiques et applicables », a déclaré madame Clarke Walker dans un discours prononcé devant les déléguées et délégués à la conférence.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">« L’existence d’une norme minimale mondiale de prévention et de réparation de la violence et du harcèlement dans le monde du travail inspirera de l’espoir à des millions de travailleuses et de travailleurs – l’espoir de voir naître un monde du travail exempt de violence et de harcèlement », a-t-elle ajouté.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Les syndicats du Canada félicitent madame Clarke Walker et toutes les personnes qui ont participé à l’établissement de la norme. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">« C’est une réalisation exceptionnelle », dit Hassan Yussuff, président du CTC. « Maintenant que nous avons réussi à faire adopter cette convention innovante, nous incitons le Canada à compter parmi les premiers pays à la ratifier. Nous sommes prêts à assurer sa mise en œuvre efficace afin que tous puissent jouir du droit à un milieu de travail dénué de violence et de harcèlement. »</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pour lire le texte intégral de la nouvelle convention et de la nouvelle recommandation, cliquez</span> <a href="https://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---ed_norm/---relconf/documents/meetingdocument/wcms_711243.pdf">ici</a><span style="color: #000000;">.</span></p>
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		<title>Le rapport du Groupe de travail sur la transition équitable pourrait mettre les gens au cœur de la politique climatique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Mar 2019 19:57:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Ce que font les syndicats]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Emploi économie et environnement]]></category>
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		<category><![CDATA[Transition juste]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les syndicats du Canada applaudissent à la publication par le gouvernement fédéral du rapport final du Groupe de travail sur la transition équitable pour les collectivités et les travailleurs des centrales au charbon canadiennes et du rapport qui l’accompagne et qui s’intitule What We Heard from Canadian Coal Power Workers and Communities. « Le Groupe de travail s’est efforcé de mettre les gens au cœur de la politique climatique en établissant dix recommandations pratiques et concrètes sur les mesures à prendre pour aider les travailleuses et les travailleurs et les communautés à vivre la transition vers la cessation de la production d’électricité à l’aide...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les syndicats du Canada applaudissent à la <a href="https://www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/nouvelles/2019/03/le-gouvernement-du-canada-accueille-favorablement-le-rapport-du-groupe-de-travail-sur-la-transition-equitable-pour-les-collectivites-et-les-travail.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">publication par le gouvernement fédéral du rapport final</a> du Groupe de travail sur la transition équitable pour les collectivités et les travailleurs des centrales au charbon canadiennes et du rapport qui l’accompagne et qui s’intitule <em>What We Heard from Canadian Coal Power Workers and Communities</em>.</p>
<p>« Le Groupe de travail s’est efforcé de mettre les gens au cœur de la politique climatique en établissant dix recommandations pratiques et concrètes sur les mesures à prendre pour aider les travailleuses et les travailleurs et les communautés à vivre la transition vers la cessation de la production d’électricité à l’aide du charbon, étant axées sur la participation des travailleuses et travailleurs et la prise de décisions locale », dit Hassan Yussuff, président du Congrès du travail du Canada.</p>
<p>Le mandat du Groupe de travail coprésidé par M. Yussuff consistait à présenter au gouvernement fédéral des recommandations sur les moyens d’aider à une transition juste et équitable pour les collectivités et les travailleurs des centrales canadiennes au charbon à mesure que le Canada honore son engagement à éliminer progressivement la production d’électricité au charbon d’ici 2030. Il poursuit ses travaux depuis avril 2018 et il comprenait une forte représentation du mouvement syndical ainsi qu’un ancien employeur du secteur de la production d’électricité au charbon, un conseiller municipal d’une collectivité affectée et des experts en transition de la main-d’œuvre et en développement durable.</p>
<p>« Je tiens à remercier les travailleuses et travailleurs et les membres de la communauté qui ont tenu des rencontres avec le Groupe de travail. Nos recommandations s’inspirent principalement de ce que nous avons appris au sujet de leurs emplois et de leurs collectivités et de ce qu’ils nous ont indiqué directement sur ce dont ils ont besoin pour que la transition soit juste », ajoute M. Yussuff.</p>
<p>Le Groupe de travail a rencontré des travailleuses et travailleurs, des personnes représentant le gouvernement fédéral, les gouvernements provinciaux et les administrations municipales et d’autres intervenants des communautés où se trouvent des centrales au charbon dans les quatre provinces affectées que sont l’Alberta, la Saskatchewan, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse.</p>
<p>« Ce fut un honneur que de coprésider ce Groupe de travail et j’ai hâte de collaborer avec le gouvernement à la prise de mesures valables pour mettre en œuvre ces recommandations très nécessaires », a déclaré M. Yussuff. « Les syndicats du Canada chercheront dans le budget fédéral de la semaine prochaine des signes que le gouvernement aidera les travailleuses et les travailleurs et leurs communautés pendant que le Canada s’efforce de lutter contre les changements climatiques. »</p>
<p>The post <a href="https://congresdutravail.ca/just-transition-task-force-report-has-potential-to-put-people-at-the-heart-of-climate-policy/">Le rapport du Groupe de travail sur la transition équitable pourrait mettre les gens au cœur de la politique climatique</a> appeared first on <a href="https://congresdutravail.ca">Canadian Labour Congress</a>.</p>
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		<title>Un syndicat obtient le plus important remboursement au titre de l&#8217;équité salariale de l&#8217;histoire</title>
		<link>https://congresdutravail.ca/un-syndicat-obtient-le-plus-important-remboursement-au-titre-de-lequite-salariale-de-lhistoire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 20:07:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Ce que font les syndicats]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de la personne et égalité]]></category>
		<category><![CDATA[Équité]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 29 octobre 1999, le gouvernement fédéral décide de procéder aux plus importants règlements financiers et rajustements salariaux au titre de l&#8217;équité salariale de l&#8217;histoire du Canada. C&#8217;est une belle victoire pour l&#8217;Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) qui avait déposé la plainte initiale en 1984 auprès de la Commission canadienne des droits de la personne au nom de ses membres. Des années de litiges juridiques et de campagnes populaires pour faire reconnaître la discrimination salariale et l&#8217;éliminer aboutissent enfin. L&#8217;équité salariale signifie que le travail des femmes et des hommes est respecté, apprécié et rémunéré de la...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 29 octobre 1999, le gouvernement fédéral décide de procéder aux plus importants règlements financiers et rajustements salariaux au titre de l&rsquo;équité salariale de l&rsquo;histoire du Canada. C&rsquo;est une belle victoire pour l&rsquo;Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) qui avait déposé la plainte initiale en 1984 auprès de la Commission canadienne des droits de la personne au nom de ses membres. Des années de litiges juridiques et de campagnes populaires pour faire reconnaître la discrimination salariale et l&rsquo;éliminer aboutissent enfin.</p>
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<p>L&rsquo;équité salariale signifie que le travail des femmes et des hommes est respecté, apprécié et rémunéré de la même façon. Malheureusement, ce n&rsquo;est pas le cas pour de nombreuses travailleuses au Canada, où l&rsquo;écart salarial entre les femmes et les hommes reste important. Grâce au mouvement syndical, cet écart s&rsquo;est déjà nettement réduit pour les femmes syndiquées, mais l&rsquo;équité des revenus pour toutes les travailleuses reste l&rsquo;objectif final.</p>
<p>Le mouvement syndical et les organisations féministes revendiquent depuis des dizaines d&rsquo;années l&rsquo;amélioration du régime fédéral d&rsquo;équité salariale et que l&rsquo;approche fondée sur les plaintes soit remplacée par une législation proactive. En 2000, cette revendication est l&rsquo;une des priorités de la Marche canadienne des femmes, où des milliers de femmes, des syndicats et des organisations féministes nationales se mobilisent pour une stratégie globale d&rsquo;élimination de la pauvreté et de la violence contre les femmes.</p>
<p>En 2001, le gouvernement fédéral nomme un <a href="http://publications.gc.ca/collections/Collection/J2-191-2003F.pdf" target="_blank" rel="noopener">Groupe de travail sur l’équité salariale</a>. Au terme d&rsquo;un processus approfondi, le Groupe de travail formule plus d&rsquo;une centaine d&rsquo;importantes recommandations pour venir à bout de l&rsquo;écart salarial dans le pays. Son rapport publié en 2004 reconnait également l&rsquo;existence d&rsquo;une discrimination salariale envers les personnes handicapées et les travailleurs et travailleuses autochtones ou racialisés.</p>
<p><a href="https://scfp.ca/encore-un-ecart-salarial-pour-les-femmes" target="_blank" rel="noopener"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="media-element file-default" title="LES FEMMES GAGNENT MOINS" src="https://congresdutravail.ca/sites/default/files/media/lesfemmesgagnentmoins.jpg" alt="Les femmes gagnent moins -- écart du salaire horaire moyen entre les hommes et les femmes âgés de 15 ans et plus en 2012." width="480" height="402" data-delta="1" /></a></p>
<p>Les syndicats canadiens se battent pour la mise en œuvre de ces recommandations. Ils condamnent la décision du gouvernement libéral actuel de retarder toute initiative relative à l&rsquo;équité salariale jusqu&rsquo;en 2018, malgré les nobles promesses électorales et le fait d&rsquo;avoir publiquement déclaré inacceptable l&rsquo;existence d&rsquo;un écart salarial entre les femmes et les hommes aujourd&rsquo;hui au Canada. Après deux années au pouvoir, le gouvernement a également failli à sa promesse d&rsquo;abroger <a href="http://nawl.ca/fr/library/entry/public-sector-equitable-compensation-act-loi-sur-lequite-dans-la-remunerati" target="_blank" rel="noopener"><em>Loi sur l’équité dans la rémunération du secteur public</em></a>, qui retire aux travailleuses de la fonction publique fédérale le droit à l&rsquo;égalité de rémunération pour un travail de valeur égale.</p>
<p>Seules deux provinces, l&rsquo;Ontario et le Québec, ont mis en place une législation proactive sur l&rsquo;équité salariale couvrant les travailleuses des secteurs public et privé. Ces lois obligent les employeurs à prendre des mesures concrètes pour déceler et éliminer la discrimination salariale. Plusieurs provinces ne disposent d&rsquo;aucune législation en matière d&rsquo;équité salariale. Les syndicats revendiquent la mise en place d&rsquo;une législation proactive sur l&rsquo;équité salariale dans chaque province et territoire pour veiller au respect des droits des travailleuses des secteurs public et privé.</p>
<p>Les négociations collectives et les lois sur l&rsquo;équité salariale réduisent sensiblement l&rsquo;écart salarial des femmes. Car ensemble, les femmes et leurs syndicats négocient des salaires à la mesure des compétences, de la formation et des responsabilités. Et grâce à l&rsquo;équité salariale, les femmes gagnent plus et dépensent davantage pour leurs familles et dans la collectivité.</p>
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		<title>Bonne fête à « la plus grande personnalité canadienne »</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 20:03:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tommy Douglas, chef du premier gouvernement socio-démocrate et père de l&#8217;assurance-maladie, nait le 20 octobre 1904 à Camelon, en Écosse. Pasteur baptiste de vocation, Douglas devient l&#8217;un des premiers députés fédéraux de la FCC, Premier ministre de la Saskatchewan et premier chef du Nouveau Parti démocratique du Canada. Surnommé le père de l&#8217;assurance-maladie universelle au Canada, Thomas Clement Douglas dit Tommy, nait en Écosse puis immigre au Canada. Enfant chétif, il manque de perdre une jambe mais est opéré avec succès et gratuitement par un médecin. Des années plus tard, Douglas s&#8217;implique dans la Fédération du commonwealth coopératif (FCC), un parti politique...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Tommy Douglas, chef du premier gouvernement socio-démocrate et père de l&rsquo;assurance-maladie, nait le 20 octobre 1904 à Camelon, en Écosse. Pasteur baptiste de vocation, Douglas devient l&rsquo;un des premiers députés fédéraux de la FCC, Premier ministre de la Saskatchewan et premier chef du Nouveau Parti démocratique du Canada.</p>
<p>Surnommé le père de l&rsquo;assurance-maladie universelle au Canada, Thomas Clement Douglas dit Tommy, nait en Écosse puis immigre au Canada. Enfant chétif, il manque de perdre une jambe mais est opéré avec succès et gratuitement par un médecin.</p>
<p>Des années plus tard, Douglas s&rsquo;implique dans la <a href="http://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/ccf-levolution-politique-du-canada/" target="_blank" rel="noopener">Fédération du commonwealth coopératif</a> (FCC), un parti politique formé en réaction à la situation économique et sociale du début du 20<sup>e</sup> siècle qui aboutit à la grande dépression. Il est élu député CCF à la Chambre des communes en 1935, où il reste plusieurs années avant de mener le parti à une victoire écrasante en Saskatchewan en 1944. À titre de Premier ministre de la Saskatchewan, Douglas prend la tête du premier gouvernement socio- démocrate d&rsquo;Amérique du Nord.</p>
<p>Pendant les vingt années suivantes, M. Douglas chapeaute la création de programmes sociaux qui existent encore aujourd&rsquo;hui. Il crée la société publique <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/SaskPower" target="_blank" rel="noopener">Saskatchewan Power Corporation</a>, le premier <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Saskatchewan_Government_Insurance" target="_blank" rel="noopener">programme public d&rsquo;assurance automobile</a> et plusieurs <a href="http://www.encyclopediecanadienne.ca/fr/article/societe-detat/" target="_blank" rel="noopener">sociétés</a> d’État chargées d&rsquo;assurer les services essentiels. Il fait adopter des lois permettant aux travailleuses et aux travailleurs de se syndiquer ainsi qu&rsquo;un <a href="http://www.saskinfojustice.ca/public/droits-de-personne" target="_blank" rel="noopener">Code</a> des droits de la personne de la Saskatchewan dix-huit mois avant l&rsquo;adoption de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_universelle_des_droits_de_l%27homme" target="_blank" rel="noopener">Déclaration</a> universelle des droits de l’homme par l&rsquo;Organisation des Nations Unies.</p>
<p>Mais il est surtout connu pour avoir établi le premier programme public <a href="http://www.thecanadianencyclopedia.ca/en/article/saskatchewan-doctors-strike/" target="_blank" rel="noopener">d’assurance-maladie</a> en Saskatchewan en 1961. Ce faisant, il devient le père de <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/politique-sur-la-sante/" target="_blank" rel="noopener">l’assurance-maladie universelle</a> au Canada.</p>
<p>En 1962, Douglas quitte la scène politique de la Saskatchewan pour devenir le premier chef du Nouveau Parti démocratique du Canada (NPD), issu de la fusion de la FCC et du mouvement syndical dirigé par le Congrès du travail du Canada (CTC). Chef du parti jusqu&rsquo;en 1971, il quitte son poste d&rsquo;élu en 1979.</p>
<p>En 1981, Douglas est nommé à l&rsquo;Ordre du Canada et en 1985 il reçoit l&rsquo;Ordre du Mérite de la Saskatchewan. Il meurt à Ottawa le 24 février 1986. En 2004, le public plébiscite Tommy Douglas au concours national de <a href="http://www.cbc.ca/player/Digital+Archives/Politics/Parties+and+Leaders/Tommy+Douglas/ID/1415930472/" target="_blank" rel="noopener">« la plus grande personnalité canadienne</a> » de la chaîne de télévision CBC.</p>
<p>Bonne fête Tommy! Et merci d&rsquo;avoir veillé à ce que toutes les Canadiennes et tous les Canadiens aient droit à des soins de santé abordables!</p>
<p>C&rsquo;est une importante contribution faite au Canada dont nous sommes nombreuses et nombreux à être fiers. Mais il reste encore à faire. Le travail de leaders tels que Tommy Douglas, d&rsquo;organisations telles que la Coalition canadienne de la santé, de partis tels que le NPD, de travailleuses et de travailleurs canadiens au travers de leurs syndicats et du mouvement syndical se poursuit aujourd&rsquo;hui avec la revendication d&rsquo;un <a href="http://www.unregimepourtous.ca/" target="_blank" rel="noopener">régime universel d&rsquo;assurance-médicaments</a> pour tous les Canadiens et toutes les Canadiennes, quels que soient leurs revenus, leur âge ou leur lieu de résidence.</p>
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		<title>La plus grande manifestation ouvrière de l&#8217;histoire du canada</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 20:01:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 14 octobre 1976, plus d&#8217;un million de travailleuses et de travailleurs à travers le Canada débrayent et se joignent à une grève générale à l&#8217;appel du Congrès du travail du Canada. Les manifestantes et manifestants protestent contre le projet du gouvernement fédéral d&#8217;imposer une loi sur le contrôle des salaires et des prix. Les travailleuses et les travailleurs se sentent trahis par le gouvernement libéral de M. Trudeau qui renie sa promesse électorale. Pendant les années 1970, les travailleuses et travailleurs canadiens font face à des difficultés économiques. Le monde du travail commence à changer avec les prémices de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 14 octobre 1976, plus d&rsquo;un million de travailleuses et de travailleurs à travers le Canada débrayent et se joignent à une grève générale à l&rsquo;appel du Congrès du travail du Canada. Les manifestantes et manifestants protestent contre le projet du gouvernement fédéral d&rsquo;imposer une loi sur le contrôle des salaires et des prix. Les travailleuses et les travailleurs se sentent trahis par le gouvernement libéral de M. Trudeau qui renie sa promesse électorale.</p>
<p>Pendant les années 1970, les travailleuses et travailleurs canadiens font face à des difficultés économiques. Le monde du travail commence à changer avec les prémices de la mondialisation et de l&rsquo;automatisation. Les employeurs adoptent de nouvelles technologies dans leurs usines au Canada et transfèrent leur production à l&rsquo;étranger où les coûts de main-d&rsquo;œuvre sont plus bas, ce qui entraîne une perte d&#8217;emplois dans le pays.</p>
<p>L&rsquo;inflation et le chômage augmentent. Le dollar canadien perd de sa valeur et la hausse spectaculaire du prix du pétrole, causée par la mise en place de quotas à l&rsquo;exportation par l&rsquo;Organisation des pays exportateurs de pétrole (<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_des_pays_exportateurs_de_p%C3%A9trole" target="_blank" rel="noopener">OPEP</a>), impacte durement les prix à la consommation. Pendant les années 1970, le prix du baril de pétrole passe de 3 $ à 40 $, une augmentation de plus de 1 300 %.</p>
<p>Pour compenser ce manque à gagner, les travailleuses et travailleurs réclament des augmentations de salaire. Pendant ce temps, les entreprises accélèrent la réduction de leurs coûts tout en augmentant les prix pour satisfaire au besoin de générer des bénéfices. Le chômage et les prix continuent d&rsquo;augmenter, alors que l&rsquo;économie stagne &#8211; un phénomène que les économistes et les politiciens appellent « <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Stagflation" target="_blank" rel="noopener">stagflation</a> ».</p>
<p>Pendant la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_f%C3%A9d%C3%A9rales_canadiennes_de_1974" target="_blank" rel="noopener">campagne électorale fédérale de 1974</a>, le parti conservateur promet d&rsquo;imposer un plafonnement légal des salaires et des prix. Briguant un nouveau mandat, le parti libéral dirigé par Pierre Trudeau tourne ouvertement l&rsquo;idée en ridicule et se présente à la population canadienne comme le parti anti-contrôle. Craignant des pertes d&#8217;emplois et de revenus, les travailleuses et les travailleurs se tournent en masse vers les libéraux, leur assurant la victoire et un gouvernement majoritaire.</p>
<p>Un an plus tard, Trudeau revient sur sa promesse. La population canadienne est furieuse.</p>
<p>Le plafonnement des salaires est imposé aux entreprises de 500 employés et plus, à l’ensemble de la fonction publique fédérale et à la plupart des autres organisations du secteur public. Alors que l&rsquo;inflation atteint près de 11 % en 1975, la loi adoptée par le gouvernement Trudeau limite les hausses salariales pendant trois ans, à raison de 8 % la première année, 6 % la deuxième et 4 % la dernière. La limitation de l&rsquo;inflation est en réalité une limitation sévère des salaires car les augmentations et les conventions collectives négociées sont annulées.</p>
<p>Le conflit ouvrier causé par la trahison de Trudeau cause la perte de plus de 11,6 millions de journées de travail en raison de grèves et de lock-out pour l’année 1976 seulement. Le CTC, présidé par Joe Morris, appelle à une journée nationale de protestation le 14 octobre qui donne lieu à la plus importante manifestation ouvrière de l&rsquo;histoire du pays. Plus d&rsquo;un million de Canadiennes et de Canadiens débrayent, défilent et clament leur opposition à l&rsquo;injustice de Trudeau.</p>
<p>Malgré les sacrifices imposés à des millions de travailleuses et de travailleurs canadiens, à leurs familles et à leurs collectivités, l&rsquo;inflation n&rsquo;aura baissé que de 1,7 % au terme du contrôle des salaires et des prix en 1978. Les libéraux de Trudeau perdent les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_f%C3%A9d%C3%A9rales_canadiennes_de_1979" target="_blank" rel="noopener">nouvelles élections fédérales</a>.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, le mouvement syndical canadien poursuit sa lutte contre l&rsquo;injustice. Les plans d&rsquo;austérité du gouvernement &#8211; coupes dans les programmes et les services, gel des salaires et des embauches, privatisations, vente de biens publics, etc. &#8211; font endosser la charge aux plus démunis. « De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins » reste la règle d&rsquo;or.</p>
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		<title>Le canada déclare illégal le syndicat des travailleurs industriels du monde (industrial workers of the world-iww)</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:56:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 24 septembre 1918, le gouvernement déclare illégale l’adhésion au syndicat des Travailleurs industriels du monde (IWW). En cas d’infraction, la peine maximale encourue est de cinq ans à purger dans l’un des vingt-quatre camps d’internement. La guerre fait ressortir ce qu&#8217;il y a pire chez les êtres humains et en temps de guerre les gouvernements jouent souvent sur la peur dans leur propagande &#8211; peur de « l&#8217;autre », peur de « l&#8217;inconnu ». Pendant la Première Guerre mondiale, les publications et les organisations radicales, dont beaucoup de membres venaient d&#8217;Europe de l&#8217;Est, furent prises pour cible. Dans les semaines qui suivirent le début de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="hero-text">Le 24 septembre 1918, le gouvernement déclare illégale l’adhésion au syndicat des Travailleurs industriels du monde (IWW). En cas d’infraction, la peine maximale encourue est de cinq ans à purger dans l’un des vingt-quatre camps d’internement.</p>
<p>La guerre fait ressortir ce qu&rsquo;il y a pire chez les êtres humains et en temps de guerre les gouvernements jouent souvent sur la peur dans leur <a href="https://www.museedelaguerre.ca/cwm/exhibitions/propaganda/index_f.shtml" target="_blank" rel="noopener">propagande</a> &#8211; peur de « l&rsquo;autre », peur de « l&rsquo;inconnu ». Pendant la Première Guerre mondiale, les publications et les organisations radicales, dont beaucoup de membres venaient d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est, furent prises pour cible.</p>
<p>Dans les semaines qui suivirent le début de la guerre en août 1914, le Canada promulgua la <a href="http://ici.radio-canada.ca/emissions/a_rebours/2013-2014/chronique.asp?idChronique=346209" target="_blank" rel="noopener">Loi sur les mesures de guerre</a>. En 1916, un décret instaura la censure de la presse. Parmi les 253 publications interdites pendant la guerre, 164 étaient écrites dans une langue autre que le français ou l&rsquo;anglais. Mais ce furent la révolution russe de 1917 et le retrait militaire de la Russie qui poussèrent le gouvernement du Canada à durcir ses mesures contre toute forme de dissidence sociale.</p>
<p>Le gouvernement fédéral mit en place le <a href="https://www.erudit.org/fr/revues/bhp/2016-v24-n3-bhp02546/1036731ar.pdf" target="_blank" rel="noopener">décret CP2384</a> interdisant les organisations politiques et syndicales, notamment celles menées par des individus d&rsquo;origine allemande, russe, ukrainienne et polonaise. Il supprima la liberté d&rsquo;association, de réunion et d&rsquo;expression pour de nombreux Canadiens et Canadiennes.</p>
<p>Le syndicat de tendance radicale les Travailleurs industriels du monde (IWW) &#8211; surnommés les « Wobblies » &#8211; fut l&rsquo;une des organisations syndicales visées par l’interdiction. Fondé en 1905 à Chicago, ce syndicat du secteur industriel s&rsquo;était rapidement étendu dans toute l&rsquo;Amérique du Nord. En 1906, il ouvrait ses premiers chapitres canadiens en Colombie-Britannique.</p>
<p>L’objectif de l&rsquo;IWW était de regrouper les travailleuses et les travailleurs dans un syndicat unique par opposition à la tradition des métiers. Le syndicat organisait tout les travailleurs, y compris ceux qui vivaient en marge de la société – femmes, travailleurs de couleur, main-d&rsquo;œuvre non qualifiée, pauvres et immigrants de fraîche date. Ils croyaient en un « syndicalisme révolutionnaire » où une fois organisés, les travailleuses et les travailleurs déclencheraient une grève générale et remplaceraient le régime capitaliste par une société gérée par les ouvriers. Les Wobblies s&rsquo;opposaient également à la Première Guerre mondiale et à ses conséquences sur les travailleuses et les travailleurs. Ils devinrent dès lors les ennemis du Premier Ministre Robert Borden et du gouvernement canadien.</p>
<p>Le 24 septembre 1918, le gouvernement Borden déclara illégale l&rsquo;adhésion aux Travailleurs industriels du monde et à treize autres organisations (principalement des organisations politiques ethniques radicales). En cas d&rsquo;infraction (adhésion ou affiliation), la peine maximale encourue était de cinq ans à purger dans l&rsquo;un des vingt‑quatre camps d&rsquo;internement.</p>
<p>L&rsquo;idéologie des Wobblies fut cependant plus difficile à éradiquer. Lorsqu’en 1919 les travailleuses et travailleurs de l&rsquo;Ouest canadien formèrent une organisation appelée la One Big Union (Un grand syndicat &#8211; OBU), ils s&rsquo;alignèrent en partie sur les principes de l&rsquo;IWW. Aujourd&rsquo;hui, chaque fois que l&rsquo;on entend chanter <a href="http://www.museedelhistoire.ca/cmc/exhibitions/hist/labour/labv17f.shtml" target="_blank" rel="noopener">« Solidarité Mes Frères Et Mes Soeurs »</a> sur une ligne de piquetage ou à une assemblée syndicale, c&rsquo;est l&rsquo;esprit de l&rsquo;IWW qui revit car cette chanson était son hymne!</p>
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		<title>Comment une grève de 99 jours en 1945 changea à jamais les relations de travail au canada</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:55:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La grève de 1945 menée par 11 000 travailleurs d’une usine Ford à Windsor, en Ontario, marque un point tournant dans les relations de travail au Canada. Le conflit de travail de 99 jours s’étend à 25 autres usines où les travailleuses et travailleurs se mettent en grève par solidarité avec les ouvriers de Ford. L’usine Ford est bloquée trois jours durant par les travailleuses et les travailleurs qui cherchent à empêcher la police de rentrer et de briser la grève. Le gouvernement fédéral se voit contraint de réagir. Il met fin à la grève et demande au juge Ivan...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="hero-text">La grève de 1945 menée par 11 000 travailleurs d’une usine Ford à Windsor, en Ontario, marque un point tournant dans les relations de travail au Canada. Le conflit de travail de 99 jours s’étend à 25 autres usines où les travailleuses et travailleurs se mettent en grève par solidarité avec les ouvriers de Ford. L’usine Ford est bloquée trois jours durant par les travailleuses et les travailleurs qui cherchent à empêcher la police de rentrer et de briser la grève. Le gouvernement fédéral se voit contraint de réagir. Il met fin à la grève et demande au juge Ivan Rand d’arbitrer un accord réglementant la protection et la représentation syndicales dont les termes restent en vigueur aujourd’hui.</p>
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<p>En 1945, les travailleuses et travailleurs de l&rsquo;usine Ford de Windsor se mettent en grève, donnant ainsi le coup d’envoi au développement de la protection syndicale sur les lieux de travail au Canada. Leur syndicat, la section locale 200 des Travailleurs canadiens de l&rsquo;automobile, veut que les employés de l&rsquo;usine soient tous syndiqués (monopole syndical) et que Ford prélève automatiquement les cotisations syndicales sur chaque paie. Ford refuse, bien qu’ayant conclu un accord semblable avec ses employés aux États-Unis.</p>
<p>La « protection syndicale » devient rapidement le point focal du conflit de travail. Le syndicat doit pouvoir compter sur la sécurité financière qu&rsquo;offre un système de retenue automatique des cotisations pour avoir les moyens de représenter ses membres convenablement. Sans cela, les délégués doivent demander à chaque travailleuse ou travailleur de s&rsquo;acquitter individuellement de ses cotisations et lui remettre en échange un insigne à porter indiquant que la personne est en règle.</p>
<p>Les négociations échouent et le 12 septembre, les onze mille travailleuses et travailleurs de l&rsquo;usine Ford de Windsor déclenchent la grève. Et la maintiennent. Les milliers de soldats de retour au Canada et au travail veulent un monde meilleur après avoir tant sacrifié. Ils ne vont pas abandonner facilement.</p>
<p>La grève entraîne la fermeture et l&rsquo;arrêt du système de chauffage de l&rsquo;usine principale de Ford. À l&rsquo;approche de l&rsquo;hiver, l&rsquo;entreprise commence à désespérer. Elle réussit à convaincre la ville et la province de mobiliser des centaines de policiers pour briser la grève. En réponse, le 5 novembre, huit mille travailleuses et travailleurs syndiqués de vingt-cinq usines partent en grève à leur tour par solidarité avec leurs collègues chez Ford (et ce, pendant un mois sans toucher d&rsquo;indemnités de grève pour les aider à faire vivre leurs familles).</p>
<p>Le lendemain, des travailleurs forment un barrage avec leurs automobiles et des camions, immobilisant la circulation dans un périmètre de vingt pâtés de maison autour de l&rsquo;usine Ford. Le barrage dure trois jours et empêche efficacement toute confrontation avec les forces de police. L&rsquo;action musclée du syndicat oblige le gouvernement fédéral à offrir la solution d’un arbitrage exécutoire sur les questions de l&rsquo;adhésion et de la retenue des cotisations pour mettre fin à la grève.</p>
<p>L&rsquo;arbitre, <a href="https://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/rand-ivan-cleveland/" target="_blank" rel="noopener">le juge Ivan Rand</a>, propose un compromis. Il approuve la retenue des cotisations syndicales, mais non le monopole syndical. Tous les travailleurs bénéficiant de la convention collective doivent cotiser pour la maintenir. En revanche, ils ne sont pas tenus de devenir membres. En retour, le syndicat défend les droits de tous les travailleurs et de toutes les travailleuses dans l&rsquo;application de la convention collective et de ses avantages.</p>
<p>Ce compromis tout canadien, mieux connu sous le nom de <strong>« <a href="https://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/formule-rand/" target="_blank" rel="noopener">formule Rand</a> »</strong>, s’étend ensuite à tout le Canada, instaurant la protection syndicale et la légitimité des syndicats dans les lieux de travail.</p>
<p>Depuis son adoption en 1946, la formule Rand fait l&rsquo;objet de nombreuses critiques, notamment une <a href="http://canliiconnects.org/en/summaries/30781" target="_blank" rel="noopener">contestation</a> fondée sur la « liberté d&rsquo;expression » et « la liberté d&rsquo;association » garanties par la Charte des droits et libertés. Cette contestation portée jusqu&rsquo;à la Cour suprême est rejetée <a href="https://www.canlii.org/fr/ca/csc/doc/1991/1991canlii68/1991canlii68.html" target="_blank" rel="noopener">à l&rsquo;unanimité</a>.</p>
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		<title>Fête du travail – un jour férié aux origines canadiennes</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:53:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le premier lundi de septembre est jour férié au Canada depuis 1894, et depuis 1892 aux États-Unis. Cependant, les origines de la fête du Travail remontent à une vingtaine d’années plus tôt avec les rassemblements et défilés organisés par les syndicats à Toronto et à Ottawa pour célébrer le succès de la grève des imprimeurs à Toronto en 1872 – la première « lutte pour l’équité » à l’origine d’importants changements dont la dépénalisation des syndicats au Canada. De nos jours, la fête du Travail marque la fin officieuse de l&#8217;été et le début d&#8217;une nouvelle année scolaire pour les...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le premier lundi de septembre est jour férié au Canada depuis 1894, et depuis 1892 aux États-Unis. Cependant, les origines de la fête du Travail remontent à une vingtaine d’années plus tôt avec les rassemblements et défilés organisés par les syndicats à Toronto et à Ottawa pour célébrer le succès de la grève des imprimeurs à Toronto en 1872 – la première « lutte pour l’équité » à l’origine d’importants changements dont la dépénalisation des syndicats au Canada.</p>
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<p>De nos jours, la fête du Travail marque la fin officieuse de l&rsquo;été et le début d&rsquo;une nouvelle année scolaire pour les enfants canadiens et américains. C&rsquo;est une journée de repos et, pour les syndicats et les militants et militantes, l&rsquo;occasion de célébrer les réalisations du mouvement syndical et les avantages de la syndicalisation.</p>
<p>À l&rsquo;instar de la plupart des jours fériés, la fête du Travail prend ses sources dans les luttes menées par les travailleuses et les travailleurs et dans la revendication de l&rsquo;équité. L&rsquo;origine dans ce cas-ci fut<a href="http://www.museedelhistoire.ca/cmc/exhibitions/hist/labour/labh09f.shtml" target="_blank" rel="noopener"> le mouvement</a> pour la journée de travail de 9 heures (la norme était alors de 12 heures de travail par jour, 6 jours par semaine) et<a href="http://www.museevirtuel.ca/community-stories_histoires-de-chez-nous/nine-hour-league_a-ligue-des-neuf-heures/histoire/les-imprimeurs-de-toronto-et-la-loi-sur-les-syndicats/" target="_blank" rel="noopener"> la grève des imprimeurs </a>à Toronto qui s&rsquo;en suivit au printemps 1872.</p>
<p>Une histoire classique : la réaction brutale et violente des employeurs &#8211;  intervention de la police, emprisonnement des dirigeants syndicaux, moyens de subsistance anéantis, réputations ruinées &#8211; retourna l&rsquo;opinion publique contre le statu quo. Flairant une occasion politique de gagner le soutien de la classe ouvrière industrielle montante (quelques mois avant une élection fédérale), le gouvernement du premier ministre <a href="http://www.encyclopediecanadienne.ca/fr/article/sir-john-a-macdonald/" target="_blank" rel="noopener">John A. Macdonald</a> adopta la <a href="http://www.historyandinnovation.ca/fr/capsules/loi-sur-les-syndicats-ouvriers" target="_blank" rel="noopener"><em>Loi sur les syndicats</em></a>, légalisant et protégeant les activités syndicales au Canada.</p>
<p>La grève prit fin peu de temps après. Même sans atteindre l&rsquo;objectif des journées de travail de 9 heures, la grève eut des répercussions durables. Les syndicats, désormais pourvus d&rsquo;un statut légal, commencèrent à revendiquer l&rsquo;équité salariale, des horaires de travail décents et une meilleure sécurité sur les lieux de travail. La classe politique prit conscience de l’intérêt des travailleuses et travailleurs, en tant qu&rsquo;électeurs, pour les enjeux qui avaient une incidence sur leur vie. Les défilés organisés en soutien au mouvement des neuf heures et à la grève des imprimeurs devinrent une tradition annuelle à Toronto et à Ottawa.</p>
<p>En mai 1882, un dirigeant syndical américain assista aux célébrations annuelles de la « fête du Travail » à Toronto. Il s&rsquo;en inspira pour organiser le 5 septembre de la même année la première « fête du Travail » aux États-Unis. La popularité de l&rsquo;événement s&rsquo;étendit à tout le pays. Lorsqu&rsquo;en 1894, le Président <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Grover_Cleveland" target="_blank" rel="noopener">Grover Cleveland </a>déclara officiellement jour férié le premier lundi de septembre, la fête du Travail était déjà célébrée dans trente États.</p>
<p>Au Canada, les pressions s&rsquo;accentuèrent pour l&rsquo;institution d&rsquo;une fête du Travail nationale. Le 23 juillet 1894, le gouvernement du Premier Ministre <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Sparrow_David_Thompson" target="_blank" rel="noopener">John Thompson</a> adopta une loi officialisant celle-ci. Cette année-là, un défilé impressionnant eut lieu à Winnipeg et la tradition de célébrer la fête du Travail se répandit rapidement à travers le Canada.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, des centaines de collectivités canadiennes et américaines organisent des pique-niques, des défilés, des concerts et des manifestations pour marquer la fête du Travail. À cette occasion, les syndicats observent également la tradition de faire valoir les droits des travailleuses et des travailleurs et de promouvoir des changements pour améliorer leur vie et celle de leurs familles.</p>
<p>Au Canada, la tradition se poursuit cette année par l&rsquo;appel à la mise en œuvre d&rsquo;un régime national et universel d&rsquo;assurance-médicaments administré par l&rsquo;État pour tous les Canadiens et Canadiennes, dans toutes les provinces et tous les territoires.</p>
<p>Joignez-vous à l&rsquo;appel pour un régime universel d&rsquo;assurance-médicaments à <a href="http://unregimepourtous.ca/" target="_blank" rel="noopener">unregimepourtous.ca</a>.</p>
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		<title>Adoption de la loi sur l’assuance-chômage</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:42:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 5 août 1940, le gouvernement fédéral adoptait la Loi sur l’assurance-chômage, pilier fondamental du filet de sécurité sociale du Canada. Suite à des années de pressions politiques exercées par les syndicats, des groupes de la société civile et la FCC (devenue le NPD), le gouvernement libéral fut forcé d’agir, même s’il fallait pour cela modifier la Constitution. Plus de 75 ans plus tard, le programme a été étendu et a évolué pour répondre aux nouveaux besoins. On a même changé son nom pour des raisons politiques. Mais aujourd&#8217;hui, les compressions successives l’ont mis à mal. Quelques modifications bien ciblées...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 5 août 1940, le gouvernement fédéral adoptait la Loi sur l’assurance-chômage, pilier fondamental du filet de sécurité sociale du Canada. Suite à des années de pressions politiques exercées par les syndicats, des groupes de la société civile et la FCC (devenue le NPD), le gouvernement libéral fut forcé d’agir, même s’il fallait pour cela modifier la Constitution.</p>
<p><strong>Plus de 75 ans plus tard, le programme a été étendu et a évolué pour répondre aux nouveaux besoins. On a même changé son nom pour des raisons politiques. Mais aujourd&rsquo;hui, les compressions successives l’ont mis à mal. Quelques modifications bien ciblées suffiraient pour l’adapter aux besoins des employeurs, des travailleurs et travailleuses et de l’économie dans son ensemble.</strong></p>
<h6><strong>L&rsquo;APERÇU HISTORIQUE CI-DESSOUS DÉCRIT LE DÉVELOPPEMENT ET LE DÉCLIN DE L’AC/AE AU CANADA.</strong></h6>
<p><strong>1918 –</strong> Vu le besoin de réintégrer les soldats à la population active, la <em>Loi sur la coordination des bureaux de placement</em> est adoptée. Grâce à celle-ci, le gouvernement fédéral subventionne les bureaux de placement provinciaux. De plus, le gouvernement fédéral crée le ministère des Services d’emploi qui a pour mandat de fournir des données et des conseils sur l’emploi.</p>
<p><strong>En 1919</strong>, le gouvernement du Canada signe un projet de document qui recommande la création d’une assurance-chômage publique pendant la première Conférence internationale du Travail. La même année, le gouvernement fédéral crée une Commission royale sur les relations industrielles. Celle-ci recommande la mise en œuvre d’un régime national d’assurance sociale pour les travailleurs et les travailleuses ayant perdu leur emploi sans que ce soit de leur faute.</p>
<p><strong>Années 1930 – </strong>En réponse aux taux de chômage élevés qui sévissent pendant la dépression économique des années 1930, les gouvernements de différents ordres établissent un système de « secours ». Dans bien des cas, les secours se présentent sous la forme de coupons plutôt que d’argent et sont liés au travail pour les services des travaux publics ou dans des camps de travail.</p>
<p><strong>Mars 1935 – </strong>Première tentative infructueuse : le gouvernement conservateur du Premier ministre Bennett adopte <em>la Loi sur le placement et les assurances sociales</em> en troisième lecture.</p>
<p><strong>Juin-juillet 1935 –</strong> Les conditions lamentables qui règnent dans les camps de secours de la côte du Pacifique engendrent la marche sur Ottawa qui se termine par une émeute déclenchée à l’instigation de la police à Regina le 1er juillet. Les camps de secours sont fermés, et l’incident souligne le besoin de doter le Canada d’un régime d’assurance sociale.</p>
<p><strong>Octobre 1935 – </strong>Puisque le gouvernement Bennett est défait, la <em>Loi sur le placement et les assurances sociales</em> n’est pas mise en application. Elle est jugée inconstitutionnelle l’année suivante parce que le chômage relève de la compétence des provinces.</p>
<p><strong>De 1935 à 1940 – </strong>Les pressions de plus en plus fortes faites par les syndicats, les groupes sociaux et la Fédération du Commonwealth coopératif (la CCF est un précurseur du NPD) obligent le gouvernement libéral de Mackenzie-King à agir. Le Roi à prendre des mesures.</p>
<p><strong>1940 –</strong> Les effets de la dépression ont tellement marqué la population canadienne que les provinces conviennent unanimement de modifier la Constitution. M. Mackenzie-King finit par obtenir l’assentiment britannique et l’appui unanime des provinces pour que l’AC relève de la compétence fédérale, et la Loi sur l’assurance-chômage est adoptée. Seuls 40 % des membres de la population active sont assujettis à l’AC car les travailleurs et les travailleuses saisonniers, les fonctionnaires et d’autres groupes sont exclus de son champ d’application. Les gens doivent prouver qu’ils sont en chômage, qu’ils sont disponibles pour occuper un emploi convenable et qu’ils ont cotisé au régime pour 180 journées depuis deux ans.  Les prestations durent entre 6 à 52 semaines.</p>
<p><strong>1955 –</strong> La refonte du régime qui se produit sous le gouvernement Saint-Laurent rend environ 75 % des membres de la population active canadienne admissibles aux prestations et porte la période de prestations de 15 à 36 semaines.</p>
<p><strong>1971 &#8211;</strong> Le gouvernement Trudeau adopte une nouvelle <em>Loi sur l&rsquo;assurance-chômage</em> qui couvre 96 % des travailleuses et travailleurs rémunérés. Pour être admissible aux prestations, il faut avoir travaillé pendant au moins huit semaines à raison de vingt heures minimum par semaine au cours de l&rsquo;année précédente. La durée maximale des prestations est portée à 50 semaines, mais elle est calculée selon une formule compliquée reprenant les chiffres de la participation au marché du travail ainsi que le taux de chômage régional et national. Des prestations de maladie, de maternité et de retraite sont ajoutées au régime.</p>
<p><strong>1977 –</strong> Le gouvernement Trudeau simplifie la formule de calcul de durée des prestations mais ajoute une norme d’admissibilité variable basée sur le taux de chômage dans la région où habite la personne. Pour être admissibles aux prestations, les travailleurs et travailleuses vivant dans une région où le taux de chômage est faible doivent travailler deux fois plus longtemps que ceux qui habitent dans une région où le taux de chômage est élevé.</p>
<p><strong>1978 &#8211;</strong> Le gouvernement Trudeau porte le nombre des régions de l’AC de 16 à 48.</p>
<p><strong>1990 &#8211; </strong>Le Premier ministre Brian Mulroney supprime le financement fédéral du programme d&rsquo;assurance-chômage. Ce dernier est dès lors entièrement financé par les cotisations des travailleuses et travailleurs et des employeurs. Le nombre de régions couvertes par l&rsquo;AC est porté à 62 et un programme unique de durée des prestations est établi, sur base du nombre de semaines de rémunération assurables et du taux de chômage régional.</p>
<p><strong>De 1990 à 1996 –</strong> Les gouvernements conservateurs et libéraux successifs apportent un certain nombre de modifications au régime réduisant le montant et la durée des prestations et augmentant le nombre de semaines de travail ouvrant droit aux prestations dans certaines régions.</p>
<p><strong>1996 &#8211;</strong> Le gouvernement Chrétien introduit des réformes majeures et change le nom du programme en Assurance-emploi (AE). La période de référence est allongée considérablement. Dans les régions où le taux de chômage est le plus faible, elle passe de 20 semaines de travail à raison de 15 heures/semaine (300 heures) à 720 heures, une augmentation de 240 %.</p>
<p><strong>De 1996 à 2006 &#8211; </strong>Sous les gouvernements libéraux successifs, les difficultés que rencontrent les travailleuses et les travailleurs sans emploi à accéder aux droits à l&rsquo;assurance-emploi en raison des critères engendrent un excédent colossal de 57 milliards de dollars. Plutôt que de conserver cet argent pour couvrir de futurs besoins en matière d&#8217;emploi, le fonds est vidé et l’argent utilisé pour équilibrer les budgets fédéraux qui accordent des réductions d&rsquo;impôt aux entreprises et aux riches.</p>
<p><strong>2008 &#8211; </strong>Le gouvernement conservateur de Stephen Harper crée un nouveau conseil d&rsquo;administration pour gérer le financement de l&rsquo;Assurance-emploi (l&rsquo;Office de financement de l&rsquo;assurance-emploi du Canada), élimine « l’emprunt » des 57 milliards de dollars par l&rsquo;état fédéral et relance le programme de l’AE en ne versant que 2 milliards de dollars dans la caisse. Les syndicats font un procès au gouvernement et réclament le remboursement des 57 milliards de dollars, mais la Cour suprême se range du côté du gouvernement fédéral. Plus tard dans l&rsquo;année, la grande récession s&rsquo;abat sur le pays.</p>
<p><strong>2012 – </strong>Le gouvernement Harper modifie la définition de l’emploi convenable de telle sorte que tous les prestataires doivent accepter des offres d’emplois moins bien rémunérés que leurs emplois précédents – de 10 % à 30 % selon leur recours antérieur à l’AE et le temps écoulé depuis le début de la période de prestations en cours. Désormais, les appels, qui étaient auparavant entendus au cours d’audiences en personne par des tribunaux comprenant trois personnes, consistent essentiellement en la présentation de documents écrits qui sont examinés par un seul membre du Tribunal de la sécurité sociale.</p>
<p><strong>De 2013 à aujourd&rsquo;hui</strong>, veuillez consultez les « ressources ».</p>
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		<title>Les québécoises marchent pour « du pain et des roses »</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:33:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La première Marche pour du pain et des roses, initiative de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), a commencé le 26 mai 1995. Au fil de 10 journées, plus de 800 Québécoises parties de Montréal, Longueuil et Rivière-du-Loup ont convergé sur Québec pour y présenter au gouvernement neuf revendications de lutte contre la pauvreté. En 1994, Françoise David a pris la direction de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) avec la mission de faire avancer la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Pour faire pression sur le gouvernement nouvellement élu de Jacques Parizeau, madame David a organisé une...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La première Marche pour du pain et des roses, initiative de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), a commencé le 26 mai 1995. Au fil de 10 journées, plus de 800 Québécoises parties de Montréal, Longueuil et Rivière-du-Loup ont convergé sur Québec pour y présenter au gouvernement neuf revendications de lutte contre la pauvreté.</p>
<p>En 1994, Françoise David a pris la direction de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) avec la mission de faire avancer la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale.</p>
<p>Pour faire pression sur le gouvernement nouvellement élu de <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/jacques-parizeau/" target="_blank" rel="noopener">Jacques Parizeau</a>, madame David a organisé une marche massive, placée sous le thème « du pain et des roses ». Le pain symbolise le travail et de meilleures conditions économiques et les roses symbolisent une meilleure qualité de vie. Ce thème rendait délibérément hommage aux personnes qui ont participé à la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A8ve_du_textile_%C3%A0_Lawrence" target="_blank" rel="noopener">grève du textile de 1912</a> à Lawrence, au Massachusetts, laquelle était dirigée par des femmes et a inspiré des générations de recruteurs syndicaux et de personnes militant pour la justice sociale.</p>
<p>Madame David prévoyait que la marche rallie l’appui du public à l’égard d’une liste de revendications qui comprenaient la hausse du salaire minimum, l’adoption d’une législation sur l’équité salariale, le gel des frais de scolarité, l’augmentation des soutiens sociaux et l’amélioration de la perception des pensions alimentaires.</p>
<p>À partir du 26 mai 1995, des femmes des différentes parties du Québec ont passé dix journées à marcher vers la capitale provinciale. Elles ont franchi 57 villages et suivi trois itinéraires différents à partir de Montréal, Longueuil et Rivière-du-Loup. Plus de 800 femmes ont participé à la marche pendant plus d’une journée, y compris 525 femmes qui ont parcouru les 250 kilomètres de Montréal à Québec. Elles ont convergé sur un rassemblement tenu devant le siège de l’assemblée législative de la province le 4 juin.</p>
<p>Le gouvernement a accédé à la plupart des revendications des marcheuses d’une manière ou d’une autre, ce qui a mis le Québec loin devant les autres provinces dans bon nombre de dossiers allant de l’<a href="http://www.fautquecabouge.ca/discrimination_salariale" target="_blank" rel="noopener">équité salariale</a> aux <a href="http://www.fautquecabouge.ca/services_de_garde" target="_blank" rel="noopener">services de garde à l’enfance</a>.</p>
<p>La chanson thème de la marche, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=jsY0ODVIjCA" target="_blank" rel="noopener">Du pain et des roses</a>, composée par <a href="http://cybersolidaires.typepad.com/ameriques/2008/12/hommage-emu.html" target="_blank" rel="noopener">Hélène Pedneault</a> et <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/seguin-marie-claire/" target="_blank" rel="noopener">Marie-Claire Séguin</a>, demeure un hymne des mouvements syndicaux du Québec et du Canada.</p>
<p>La solidarité manifestée pendant la marche a inspiré la <a href="https://www.dssu.qc.ca/wp-content/uploads/Histoire_de_la_Marche_mondiale_des_femmes.pdf" target="_blank" rel="noopener">Marche mondiale des femmes</a> qui se poursuit depuis en tant que projet international destiné à améliorer la vie des femmes du monde entier. L’accent qu’elle met sur l’élimination de la pauvreté et de la <a href="http://www.fautquecabouge.ca/harcelement_violence" target="_blank" rel="noopener">violence</a> à l’égard des femmes a favorisé la solidarité et posé les bases des travaux que de nombreux <a href="http://www.fautquecabouge.ca/" target="_blank" rel="noopener">syndicats du Canada</a> poursuivent à l’heure actuelle.</p>
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		<title>Les syndicats deviennent légaux au canada (mais le piquetage est interdit).</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:28:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 18 avril 1872, le gouvernement fédéral de John A. Macdonald a déposé la Loi sur les syndicats ouvriers, la première loi du travail du Canada, laquelle donnait aux travailleuses et travailleurs le droit légal d’adhérer à des syndicats. Il s’agissait d’une réponse directe à l’arrestation et à la poursuite pénale des 24 responsables de la grève des imprimeurs de Toronto par les adversaires politiques de John A. Macdonald, une réponse qui visait à recueillir des votes, mais également à reconnaître le pouvoir grandissant du mouvement syndical au pays. Qu’il s’agisse des droits des travailleuses et travailleurs, des conditions de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 18 avril 1872, le gouvernement fédéral de John A. Macdonald a déposé la Loi sur les syndicats ouvriers, la première loi du travail du Canada, laquelle donnait aux travailleuses et travailleurs le droit légal d’adhérer à des syndicats. Il s’agissait d’une réponse directe à l’arrestation et à la poursuite pénale des 24 responsables de la grève des imprimeurs de Toronto par les adversaires politiques de John A. Macdonald, une réponse qui visait à recueillir des votes, mais également à reconnaître le pouvoir grandissant du mouvement syndical au pays.</p>
<p>Qu’il s’agisse des droits des travailleuses et travailleurs, des conditions de travail, des droits de la personne ou de la justice sociale, les lois sont modifiées si la population fait preuve de solidarité.  Aujourd’hui, les syndicats luttent légalement pour les droits des travailleuses et travailleurs et la qualité des emplois.</p>
<p>En avril 1872, des <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/origines-de-la-fete-du-travail-les/" target="_blank" rel="noopener">imprimeurs syndiqués</a> faisant la grève pour demander une journée de travail de neuf heures ont été arrêtés à Toronto, puis emprisonnés.  Ils demandaient que le nombre d’heures travaillées par jour soit réduit à 9 heures alors que certains travailleurs devaient travailler jusqu’à 12 heures par jour.  Les imprimeurs ont défilé en compagnie de partisans syndicaux à Queen’s Park où une foule de 10 000 personnes s’était réunie pour les encourager. Le lendemain, les employeurs, dirigés par le libéral <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/george-brown/" target="_blank" rel="noopener">George Brown</a> du <em>Globe</em>, ont fait arrêter les 24 responsables de la grève, lesquels ont été accusés de complot criminel.  Il était possible pour eux de le faire puisqu’il était illégal pour les travailleurs d’utiliser leur action collective en tant que membres d’un syndicat pour faire la grève.</p>
<p>Tirant parti du délire politique du geste de George Brown et de l’indignation croissante, le premier ministre conservateur <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/sir-john-a-macdonald/" target="_blank" rel="noopener">Sir John A. Macdonald</a> a déposé et fait adopter la <em>Loi sur les syndicats ouvriers</em>, rendant légale l’adhésion syndicale. Il a aussi affaibli les efforts de George Brown en écartant l&rsquo;accusation de « complot criminel » pesant contre les membres du syndicat pour avoir fait la grève.</p>
<p>Manœuvre politique éhontée, elle a permis à John A. Macdonald d’obtenir un important soutien à l’approche de l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_f%C3%A9d%C3%A9rales_canadiennes_de_1872" target="_blank" rel="noopener">élection fédérale</a>. À Ottawa, des syndiqués ont marché jusqu’à la résidence du premier ministre pour célébrer le geste et ont fait défiler ce dernier dans les rues sous la lumière de flambeaux. Alors que ce geste a donné le droit aux travailleuses et travailleurs d’adhérer à un syndicat, il faut <a href="https://commonlaw.uottawa.ca/ottawa-law-review/sites/commonlaw.uottawa.ca.ottawa-law-review/files/16_16ottawalrev2671984.pdf" target="_blank" rel="noopener">noter</a> que le gouvernement Macdonald a fait adopter simultanément une autre loi rendant le piquetage illégal.</p>
<p>Dans les années qui ont suivi cette « grande première », les syndicats ont réalisé que les gouvernements pouvaient abolir leurs droits aussi facilement qu&rsquo;ils pouvaient les leur accorder. Les grèves légales, dont la liberté de tenir des réunions syndicales, étaient déclarées des actes criminels selon le bon vouloir des gouvernements.</p>
<p>Aujourd’hui, le droit d’appartenir à un syndicat et le <a href="http://www.journaldemontreal.com/2015/02/12/le-droit-de-greve-est-protege-par-la-constitution" target="_blank" rel="noopener">droit de grève</a> sont protégés par la Charte des droits et libertés en tant que droits fondamentaux. Les syndicats du Canada ont <a href="https://www.canlii.org/fr/ca/csc/doc/2015/2015csc4/2015csc4.html" target="_blank" rel="noopener">obtenu ces droits</a> après des années de lutte et d’arguments juridiques devant le remaniement de la loi sur le retour au travail et des conventions collectives par le biais de mesures législatives.</p>
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		<title>La classe travailleuse du québec fait front commun avec les syndicats pour revendiquer l’équité.</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:27:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 11 avril 1972, plus de 200 000 personnes travaillant dans le secteur public débrayent dans le cadre d’une grève provinciale afin d’exiger une augmentation salariale de 8 % permettant de rattraper l’inflation, un salaire minimum de 100 $ par semaine, plus de sécurité d’emploi, de meilleures conditions de travail, et un salaire égal à travail égal, quels que soient la région, le secteur ou le sexe. Les syndicats ont pour raison d’aider les travailleurs et les travailleuses à s’unir pour obtenir de meilleures conditions pour leurs familles et leurs communautés. Les travailleurs et les travailleuses savent que c’est en...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 11 avril 1972, plus de 200 000 personnes travaillant dans le secteur public débrayent dans le cadre d’une grève provinciale afin d’exiger une augmentation salariale de 8 % permettant de rattraper l’inflation, un salaire minimum de 100 $ par semaine, plus de sécurité d’emploi, de meilleures conditions de travail, et un salaire égal à travail égal, quels que soient la région, le secteur ou le sexe.</p>
<p>Les syndicats ont pour raison d’aider les travailleurs et les travailleuses à s’unir pour obtenir de meilleures conditions pour leurs familles et leurs communautés. Les travailleurs et les travailleuses savent que c’est en s’unissant – les uns avec les autres au sein de leur section locale syndicale et avec les autres sections locales de leur syndicat – qu’il pourront gagner l’équité. Ils doivent aussi s’unir aux membres d’autres syndicats en solidarité. Cela exige souvent de respecter et de se joindre à des piquets de grève, à des boycottages et à d’autres actions destinées à faire pression sur les employeurs. Parfois, cela exige de se joindre à la grève.</p>
<p>Le Front commun remonte à la <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/greve-de-la-presse/" target="_blank" rel="noopener">grève de La Presse</a> déclenchée en 1971. En réponse aux mesures draconiennes anti-travailleurs prises par le gouvernement du Québec et Paul Desmarais, nouveau propriétaire du journal <em>La Presse</em>, les membres de plusieurs syndicats s’unissent en solidarité aux grévistes de <em>La Presse</em>. Une marche de 12 000 personnes manifestant leur appui aux grévistes est brutalement réprimée par la police, ce qui déclenche des émeutes au cours desquelles de nombreuses personnes sont blessées et la militante étudiante <a href="https://www.youtube.com/watch?v=1g2vBp75aFk" target="_blank" rel="noopener">Michèle Gauthier</a> meurt. L’expérience de la répression antiémeute noue des liens entre des syndicats normalement rivaux et divisés.</p>
<p>Le Front commun de 1972 est une alliance entre la <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/confederation-des-syndicats-nationaux/" target="_blank" rel="noopener">Confédération des syndicats nationaux</a>, la <a href="https://ftq.qc.ca/histoire/" target="_blank" rel="noopener">Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec</a> et la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_des_syndicats_du_Qu%C3%A9bec" target="_blank" rel="noopener">Centrale de l’enseignement du Québec</a> ainsi que plusieurs organisations syndicales plus petites qui vise à présenter un ensemble de revendications communes au cours des négociations avec le gouvernement provincial. Il représente 210 000 des 250 000 travailleurs et travailleuses du secteur public (84 %) et exige une augmentation salariale de 8 %, la sécurité d’emploi, plus d’influence sur les conditions de travail pour améliorer la prestation des services et un salaire minimum de 100 $ par semaine, quels que soient la race, le sexe, la région ou le secteur d’emploi. Puisque le gouvernement refuse d’accéder à ces revendications, le Front commun déclenche une grève. Le 11 avril 1972, 210 000 personnes débrayent.</p>
<p>Le gouvernement de <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/robert-bourassa/" target="_blank" rel="noopener">Robert Bourassa</a> a profité de la vague de changement qui déferlait sur la société québécoise pour prendre le pouvoir au cours des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_g%C3%A9n%C3%A9rales_qu%C3%A9b%C3%A9coises_de_1970" target="_blank" rel="noopener">élections de 1970</a>. Devant la tourmente économique et la nouvelle menace politique que fait peser le <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/parti-quebecois/" target="_blank" rel="noopener">Parti Québécois</a> nationaliste, les libéraux de M. Bourassa (et l’establishment politique qu’ils représentent) craignent de se faire supplanter. La vague est sur le point de casser.</p>
<p>La province s’acharne contre son personnel hospitalier, obtenant 61 injonctions dont les travailleurs et les travailleuses font fi. La réponse est dure : 13 personnes à bas salaire se voient condamnées à 6 mois de prison et à une amende de 5 000 $ (environ une année de rémunération) chacune et leur syndicat se voit imposer une amende de 70 600 $. Au total, 103 travailleurs et travailleuses se voient imposer un total de 24 années d’emprisonnement et un demi-million de dollars d’amendes en quelques jours.</p>
<p>Le 21 avril, le gouvernement provincial adopte la loi 19. Cette nouvelle loi oblige les travailleurs et travailleuses syndiqués à rentrer au travail et interdit l’exercice de tous les droits syndicaux fondamentaux pour deux ans. Quand les dirigeants du Front commun – <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/louis-laberge/" target="_blank" rel="noopener">Louis Laberge</a>, <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/pepin-marcel/" target="_blank" rel="noopener">Marcel Pépin</a> et <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/charbonneau-yvon/" target="_blank" rel="noopener">Yvon Charbonneau</a>– incitent les grévistes à défier la loi, ils se font arrêter et condamner chacun à une année d’emprisonnement.</p>
<p><em>« C’est ça la justice du système »</em>, déclare le confrère Laberge,<em> « alors que les grandes entreprises se voient imposer des amendes de 75 $ ou 500 $ pour avoir pollué nos cours d’eau, tué des gens ou violé la loi, nous – les criminels – devons aller en prison pour avoir exercé un droit – le droit de faire la grève. »</em></p>
<p>La profonde injustice de l’emprisonnement des trois hommes déclenche l’indignation populaire dans toute la classe travailleuse du Québec. Au cours du mois de mai, différents groupes des secteurs public et privé de la province se mettent en grève &#8211; travailleurs de la construction et de la métallurgie, mineurs, machinistes, travailleurs de l’automobile et du textile, vendeurs, imprimeurs, personnel des grands médias d’information, enseignants et certains membres du personnel hospitalier.</p>
<p>Dans des villes comme Sept-Îles, Thedford, Sorel et Joliette, la grève est profonde, les gens disant que les grévistes « occupent » et « contrôlent » les lieux de travail. Les stations de radio et de télévision sont occupées par des membres de syndicats qui diffusent leurs propres messages.</p>
<p>L’envergure massive de la révolte populaire oblige le gouvernement à faire marche arrière. Les chefs syndicaux sont relâchés après quatre mois de prison et bon nombre des revendications du Front commun sont satisfaites au cours de négociations. Les employeurs de tout le Québec ont bien entendu le message de leurs employés et ils modéreront leurs revendications pour bien des années. La solidarité de la classe travailleuse du Québec durera une génération, et c’est une des raisons pour lesquelles le <a href="https://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/170908/cg-a004-fra.htm" target="_blank" rel="noopener">taux de syndicalisation</a> de cette province demeure parmi les plus élevés du pays.</p>
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		<title>Un travailleur de laboratoire d’edmonton congédié parce qu’il était gai gagne une protection de la charte pour tous les canadiens et les canadiennes.</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:20:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 1er avril 1998, la Cour suprême du Canada casse la décision d’un tribunal inférieur en jugeant qu’il est illégal que des Canadiennes ou Canadiens fassent l’objet d’une discrimination fondée sur leur orientation sexuelle. Ce jugement faisant date élargit la portée de la Charte canadienne des droits et libertés en assurant une protection juridique à la communauté LGBTABI du Canada. Les syndicats du Canada ont toujours défendu l’équité. Cela consiste notamment à défendre les droits des travailleurs et travailleuses qui font l’objet d’homophobie et de discrimination fondée sur l’orientation sexuelle. En 1991, Delwin Vriend travaille comme coordinateur à plein temps...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 1er avril 1998, la Cour suprême du Canada casse la décision d’un tribunal inférieur en jugeant qu’il est illégal que des Canadiennes ou Canadiens fassent l’objet d’une discrimination fondée sur leur orientation sexuelle. Ce jugement faisant date élargit la portée de la Charte canadienne des droits et libertés en assurant une protection juridique à la communauté LGBTABI du Canada.</p>
<p>Les syndicats du Canada ont toujours défendu l’équité. Cela consiste notamment à défendre les droits des travailleurs et travailleuses qui font l’objet d’homophobie et de discrimination fondée sur l’orientation sexuelle.</p>
<p>En 1991, Delwin Vriend travaille comme coordinateur à plein temps du laboratoire de chimie du King’s College, école affiliée à la Christian Reformed Church. Ouvertement gai et également ouvert au sujet de sa relation avec une personne du même sexe, M. Vriend se fait donner par son supérieur le choix entre démissionner et se faire renvoyer après que le collège a eu adopté une déclaration de conviction religieuse au sujet des travailleurs homosexuels. M. Vriend refuse de démissionner et se fait congédier.</p>
<p>Se sentant lésé, il communique avec la commission des droits de la personne de l’Alberta afin de porter plainte pour discrimination. Sa plainte est rejetée parce que l’orientation sexuelle n’est pas encore un motif de discrimination interdite par le code des droits de la personne de l’Alberta. Privé de justice, M. Vriend poursuit le gouvernement provincial et la commission des droits de la personne.</p>
<p>En 1994, un tribunal albertain rend une décision en faveur de M. Vriend. Faisant ainsi écho aux décisions antérieures des tribunaux en la matière, le juge conclut que l’orientation sexuelle devrait être assujettie à la protection des droits de la personne qu’assure la loi. Le gouvernement conservateur de la province en appelle de cette décision et, en 1996, la Cour d’appel de l’Alberta l’annule.</p>
<p>M. Vriend en appelle à la Cour suprême du Canada, et le Congrès du travail du Canada est une des parties qui interviennent en sa faveur. Il obtient gain de cause. La Cour juge dans l’affaire Vriend c. Alberta que les gouvernements provinciaux ne peuvent pas exclure un individu de la protection de la législation sur les droits de la personne en raison de son orientation sexuelle. Elle ne trouve aucun fondement en droit de l’établissement d’une distinction dans la Charte des droits et libertés entre une action et une omission dans une loi – décision controversée car ni le code des droits de la personne de l’Alberta, ni la Charte ne mentionnent explicitement l’orientation sexuelle.</p>
<p>La Cour suprême se trouve, dans son jugement, à indiquer que l’orientation sexuelle doit être implicitement considérée comme un motif de distinction illicite. Quelques groupes religieux et députés provinciaux conservateurs de l’Alberta réagissent en invoquant la disposition autorisant la dérogation pour demander l’annulation du jugement de la Cour. Cependant, les jeux sont faits et le Premier ministre conservateur Ralph Klein refuse de défendre la cause, allant même jusqu’à laisser entendre que les protestations du public contre le jugement sont haineuses.</p>
<p>L’affaire Vriend est une des nombreuses contestations judiciaires dans lesquelles les syndicats du Canada et le Congrès du travail demandent l’autorisation d’intervenir. Les syndicats défendaient les droits des travailleurs et travailleuses en union homosexuelle à la table de négociation avec des employeurs, devant des comités législatifs, devant les tribunaux et dans la rue depuis des années. Actuellement, les familles de personnes du même sexe et les travailleuses et travailleurs LGBTABI peuvent compter sur plus d’égalité et l’accès à la même rémunération, aux mêmes avantages sociaux et aux mêmes possibilités que les autres grâce aux efforts des syndicats.</p>
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		<title>La ligne de piquetage de 1 000 miles.</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:13:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 27 mars 1912, plus de 8 000 travailleurs de la construction ont débrayé pour protester contre les conditions de vie insoutenables dans des camps de travail disséminés sur 650 kilomètres de territoire. Leur syndicat, les IWW, a organisé des piquets de grève aux États-Unis et au Canada devant les bureaux d’embauchage pour empêcher leur employeur, le Chemin de fer Canadien du Nord, de recruter des travailleurs de remplacement et de compromettre ainsi leur grève. En février 1912, 8 000 membres des IWW (Industrial Workers of the World) travaillaient pour le CN (Chemin de fer Canadien du Nord).  Le gouvernement...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 27 mars 1912, plus de 8 000 travailleurs de la construction ont débrayé pour protester contre les conditions de vie insoutenables dans des camps de travail disséminés sur 650 kilomètres de territoire. Leur syndicat, les IWW, a organisé des piquets de grève aux États-Unis et au Canada devant les bureaux d’embauchage pour empêcher leur employeur, le Chemin de fer Canadien du Nord, de recruter des travailleurs de remplacement et de compromettre ainsi leur grève.</p>
<p>En février 1912, 8 000 membres des IWW (<a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/industrial-workers-of-the-world/" target="_blank" rel="noopener">Industrial Workers of the World</a>) travaillaient pour le CN (<a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/canadian-northern-railway/" target="_blank" rel="noopener">Chemin de fer Canadien du Nord</a>).  Le gouvernement négligeait leur revendication d’installations sanitaires appropriées et de l’élimination des salaires à la pièce, ou salaires « gypo ».  <em>(Le terme « gypo » désignait le bucheron travaillant à la pièce, ou au millier de pieds-planche, contre un salaire ou toute autre rémunération pour le travail à la pièce.)</em></p>
<p>Le 27 mars, incapables de tolérer plus longtemps les conditions de vie insupportables dans les camps de travail, les 8 000 travailleurs débrayent. La grève s’étend sur un territoire de 400 miles, mais les IWW établissent une « ligne de piquetage de 1 000 miles » car les Wobs <em>(abréviation de Wobblies comme les membres des IWW ont commencé à se faire appeler cette année-là) </em>dressent des piquets de grève devant les bureaux d’embauchage à Vancouver, Seattle, Tacoma, San Francisco et Minneapolis afin d’empêcher le recrutement de briseurs de grève.</p>
<p>Entre-temps, les camps des grévistes sont si bien tenus et si disciplinés que la presse commence à qualifier le camp Yale en particulier de « république socialiste miniature ». Sans aller aussi loin, l’hebdomadaire des IWW de la côte ouest <em>Industrial Worker</em> cite fièrement les camps en exemple de solidarité de la classe ouvrière permettant de souder dans un effort commun des Canadiens, des Étatsuniens, des Italiens, des Autrichiens, des Suédois, des Norvégiens, des Français et des gens d’autres nationalités mettant de côté leurs convictions, leur couleur, leur origine nationale, leur religion, leur langue et toutes leurs autres différences.  Même la « boisson du diable » est interdite, ce qui illustre bien le sérieux des grévistes.</p>
<p>Les autorités arrêtent des milliers de grévistes pour « attroupement illégal » et vagabondage. Bon nombre d’entre eux sont chassés à la pointe du fusil. Cependant, les piquets de grève tiennent bon. En août, se joignent aux grévistes 3 000 travailleurs qui participaient à la construction du réseau ferroviaire <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/grand-trunk-pacific-railway/" target="_blank" rel="noopener">Grand Trunk Pacific</a> en C-B et en Alberta. Les grèves, mieux connues sous le nom de <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/greves-des-cheminots-du-fleuve-fraser/" target="_blank" rel="noopener">grèves des cheminots du fleuve Fraser</a>, sont popularisées dans la chanson de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Joe_Hill_(syndicaliste)" target="_blank" rel="noopener">Joe Hill</a> intitulée « Where the Fraser River Flows ». De plus, elles font connaître le surnom Wobbly.  Un restaurateur chinois qui nourrissait les grévistes aurait mal prononcé IWW en anglais en demandant à ses clients « Are you eye wobble wobble? », et le nom est resté.</p>
<p>La grève du CN se poursuit jusqu’à l’automne de 1912, au cours duquel les grévistes épuisés se contentent de quelques améliorations mineures : de meilleures conditions sanitaires et une suspension temporaire du système des salaires « gypo ».  La grève du Grand Trunk en C-B prend fin en janvier 1913 après que le gouvernement du Dominion promet de mettre en application les lois sur l’hygiène. Un gain plus important est l’établissement d’un système de « délégués de camp » dans le cadre duquel le secrétaire des IWW en ville délègue ses pouvoirs à un travailleur devant le représenter sur le terrain &#8211; le perfectionnement de ce système a donné lieu à la création des postes permanents de représentant itinérant du syndicat des travailleurs agricoles.</p>
<p>D’autres caractéristiques de la grève méritent d’être mentionnées. L’une est la tactique, employée de nouveau pendant les années 1920 au cours de la grève du Northern Railway à Washington, consiste à envoyer des Wobs clandestins dans les campements des briseurs de grève pour essayer de les convaincre de se mettre en grève. Une autre est la réponse au transport « gratuit » offert par les sociétés ferroviaires aux briseurs de grève à condition que leur bagage soit mis en consigne jusqu’à ce qu’ils aient gagné le prix du billet. De grands contingents de Wobs demandent de participer au programme, laissant en consigne des valises bon marché bourrées de briques et de sacs en jute et ensuite quittant le train en route.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><sub>Extrait (édité pour le langage et pour inclure des hyperliens) de</sub><sub> <em>THE IWW IN CANADA (LES IWW AU CANADA)</em>, par G. Jewell 1975, Administration générale de l&rsquo;IWW/Chicago<br />
<a href="http://www.spunk.org/texts/groups/iww/sp000476.txt">http://www.spunk.org/texts/groups/iww/sp000476.txt</a></sub></p>
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		<title>Le désastre de hogg’s hollow a tué cinq travailleurs, galvanisé une communauté et changé en mieux les lois sur la santé et la sécurité au travail.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:12:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 17 mars 1960, cinq hommes nés en Italie meurent pendant qu’ils participent à l’installation d’une canalisation d’eau principale de Toronto sous la rivière Don. Le décès de ces cinq travailleurs immigrants indigne leur communauté, mobilise les syndicats et donne lieu à des modifications très nécessaires des lois sur la santé et la sécurité. Les conditions de travail des chantiers de construction, des usines, des écoles, des immeubles à bureaux, des entrepôts et des restaurants – de tous les lieux de travail en fin de compte – sont souvent tenues pour acquis. Nous y voyons des extincteurs et des gicleurs,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 17 mars 1960, cinq hommes nés en Italie meurent pendant qu’ils participent à l’installation d’une canalisation d’eau principale de Toronto sous la rivière Don. Le décès de ces cinq travailleurs immigrants indigne leur communauté, mobilise les syndicats et donne lieu à des modifications très nécessaires des lois sur la santé et la sécurité.</p>
<p>Les conditions de travail des chantiers de construction, des usines, des écoles, des immeubles à bureaux, des entrepôts et des restaurants – de tous les lieux de travail en fin de compte – sont souvent tenues pour acquis. Nous y voyons des extincteurs et des gicleurs, des postes de premiers soins et des sorties d’urgence. Nous voyons les barrières de sécurité, les casques de protection et les étiquettes qui mettent en garde contre les explosifs, les poisons et les brûlures. Nous savons qu’ils servent à assurer notre sécurité, mais nous oublions comment ils ont fait leur apparition.</p>
<p>En 1960, le travail d’installation de la conduite d’eau principale Hogg’s Hollow battait son plein. Construite sous la rivière Don pour relier un poste de pompage au réseau de distribution d’eau sur l’autre rive, cette conduite était posée principalement à la main, à l’étroit, 10 mètres sous terre. Les travaux avaient presque un an de retard, parce qu’un entrepreneur avait fait faillite et que le matériel était défectueux et pour d’autres raisons. Les pressions exercées en vue de l’achèvement des travaux ont incité à aller au plus vite, ce qui a eu des conséquences désastreuses.</p>
<p>Les travailleurs souterrains qui creusent des tunnels d’aqueduc et de métro sont appelés « cochons de sable », et leurs conditions de travail rappellent davantage le 19e siècle qu’une ville canadienne d’après-guerre.</p>
<p>Plus tard, les travailleurs ont indiqué que les tunnels n’étaient pas dotés d’extincteurs et de réanimateurs, que les boisages n’étaient pas suffisamment solides, que l’on n’avait pas injecté les sols du tunnel de coulis pour empêcher le sable et le limon d’y pénétrer et qu’il n’y avait pas de compresseur d’air supplémentaire. Les travailleurs n’étaient même pas munis de torches électriques. Malgré tous ces défauts, il avait été jugé que le chantier répondait aux normes de sécurité de l’époque.</p>
<p>Tard le jeudi 17 mars, des heures après que le travail aurait dû finir, une douzaine de travailleurs se trouvaient encore sous terre à souder une plaque dans un caisson à l’ouest de la rue Yonge quand un incendie s’est déclaré et que de la fumée a commencé à remplir le tunnel. Une soupape qui aurait dû permettre à la fumée de s’échapper n’a pas pu être ouverte.</p>
<p>Les pompiers sont arrivés rapidement, mais on leur a demandé d’attendre au moins 30 minutes avant d’entrer dans le tunnel de peur qu’il s’effondre. Bien que la moitié des travailleurs ait pu s’enfuir par le tunnel vers l’est, les autres étaient emprisonnés sous des températures de plus en plus chaudes, des fumées toxiques et des niveaux de plus en plus élevés de sable, de limon et d’eau. Deux travailleurs ont tenté de joindre les hommes emprisonnés et cru qu’ils entendaient au moins trois voix gémissantes, mais ils ont dû rebrousser chemin devant la chaleur intense. Le lendemain, Pasquale Allegrezza. Giovanni Carriglio, Giovanni Fusillo et les frères Alessandro et Guido Mantella étaient morts – empoisonnés par le gaz carbonique et noyés.</p>
<p>Une enquête du coroner a indiqué plus tard qu’il aurait été possible de prévenir leur décès, « l’inévitable résultat de la non-application des règlements ». La couverture médiatique qui en a découlé, comme l’indignation de la communauté et les revendications des syndicats ont obligé le gouvernement de l’Ontario à créer une commission royale qui a donné lieu à l’adoption de nouveaux règlements sur la protection en cas d’incendie et la sécurité du travail dans les tunnels et au premier remaniement des lois sur le travail de la province en près de 40 ans. De plus, cela a incité à la syndicalisation d’un plus grand nombre de travailleurs de la construction et de travailleurs immigrants afin qu’ils puissent défendre leurs droits, leur santé et leur sécurité.</p>
<p>Des désastres comme la tragédie de Hogg’s Hollow, l’effondrement du pont du chemin Heron à Ottawa et l’effondrement de la mine Westray des années plus tard ont permis de modifier les lois sur la santé et la sécurité en mettant en lumière les conditions dangereuses et, dans le cas des cinq travailleurs immigrants morts à Hogg’s Hollow, inéquitables dans lesquelles un trop grand nombre de personnes travaillaient. En 1984, le Congrès du travail du Canada a établi le Jour national de deuil à la mémoire des travailleurs et travailleuses morts ou blessés au travail afin de maintenir la pression sur les employeurs et les hommes et femmes politiques.</p>
<p>Aujourd’hui, les syndicats continuent à défendre le droit de tous les travailleurs et les travailleuses à l’équité, à la sécurité et à la santé en menant des campagnes fructueuses pour l’interdiction de l’amiante, la prévention du harcèlement et de la violence au travail et des soutiens des victimes de violence conjugale et des personnes ayant des troubles de santé mentale.</p>
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		<title>Les travailleurs du canal rideau déclenchent des émeutes pour protester contre les mauvaises conditions de travail</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:09:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 2 mars 1829, des centaines d’ouvriers du canal Rideau déposent leurs outils et défilent dans les rues de la future capitale nationale pour protester contre leurs bas salaires et leurs conditions de travail brutales. À une époque où les syndicats n’existaient pas, la seule façon que les travailleurs avaient de protester contre l’iniquité consistait à faire une émeute dans les rues. Aujourd’hui, le droit de se syndiquer donne à des millions de travailleurs et travailleuses du Canada un meilleur moyen de militer en faveur de l’équité. Aux premiers temps de la colonisation de ce qui constituait « les Canadas », certains...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 2 mars 1829, des centaines d’ouvriers du canal Rideau déposent leurs outils et défilent dans les rues de la future capitale nationale pour protester contre leurs bas salaires et leurs conditions de travail brutales. À une époque où les syndicats n’existaient pas, la seule façon que les travailleurs avaient de protester contre l’iniquité consistait à faire une émeute dans les rues. Aujourd’hui, le droit de se syndiquer donne à des millions de travailleurs et travailleuses du Canada un meilleur moyen de militer en faveur de l’équité.</p>
<p>Aux premiers temps de la colonisation de ce qui constituait « <a href="http://primaire.recitus.qc.ca/sujets/9/territoire/208" target="_blank" rel="noopener">les Canadas</a> », certains des travaux de construction les plus importants consistaient à bâtir des canaux pour assurer des voies sécuritaires de déplacement des personnes et de commerce des marchandises. Au cours des années 1820, de grands chantiers ont été entrepris dans l’ensemble de la région des Grands lacs et du fleuve Saint-Laurent, y compris la construction du <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/le-canal-de-lachine/" target="_blank" rel="noopener">canal de Lachine</a> à Montréal, du <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/canal-welland/" target="_blank" rel="noopener">canal Welland</a> reliant les lacs Érié et Ontario et du <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/construction-du-canal-rideau-la/" target="_blank" rel="noopener">canal Rideau</a> menant de Montréal à Kingston en passant par les rivières des Outaouais, Rideau et Cataraqui.</p>
<p>La construction des canaux était un travail ardu accompli à la main à l’aide de petits outils, de pioches et de pelles. Puisqu’on ne recourait guère aux animaux, la roche et la terre déblayées par les travailleurs étaient transportées par brouette. Le journalier d’excavation du canal, appelé « navvy » par contraction de « navigateur », travaillait de 14 à 16 heures par jour, 6 jours par semaine.</p>
<p>Les conditions de travail étaient souvent déplorables. Pendant la construction du canal Rideau, les accidents de travail et la maladie ont emporté près de 1 000 vies de travailleurs. Certains sont morts pendant le sautage de la roche, d’autres se sont noyés dans les cours d’eau ou les marécages, mais la plupart sont morts de maladies telles que la « fièvre des marais », forme de paludisme transmise par les moustiques.</p>
<p>De plus, les travailleurs étaient vulnérables à l’exploitation. Leurs gains aussi étaient vulnérables car les personnes qui les employaient leur vendaient nourriture, abri, whiskey et tabac, selon un système de troc. L’hiver, les travailleurs ne pouvaient guère trouver d’autre travail pour faire vivre leur famille. Souvent, les travailleurs se disputaient le peu de travail disponible – les protestants rivalisant avec les catholiques et les francophones, avec les anglophones – ce qui était favorable aux employeurs.</p>
<p>Toutefois, certaines des premières luttes de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ottawa" target="_blank" rel="noopener">Bytown</a> ont réussi à unir tous les travailleurs. L’émeute du 2 mars 1829 n’était pas le premier soulèvement de travailleurs pour protester contre les bas salaires et les conditions de travail lamentables. Le travail sur le canal Rideau avait été interrompu trois fois par des manifestations ouvrières en 1827.</p>
<p>De tout temps, les travailleurs se sont donnés du pouvoir en s’unissant pour le bien commun. Nous disposons d’un <a href="http://www.labourstart.org/fr/wordpress/la-premiere-greve-franche-reussie-de-lhistoire-de-lhumanite/" target="_blank" rel="noopener">document</a> décrivant une grève survenue en 1167 avant notre ère pendant la construction des pyramides d’Égypte. Mécontents des mauvais traitements qu’ils subissaient et de leurs piètres rations, les ouvriers ont cessé le travail jusqu’à ce que le Pharaon satisfasse à leurs revendications. Des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Guilde" target="_blank" rel="noopener">guildes</a> de métier ont été créées en Europe au Moyen-Âge afin de permettre aux travailleurs spécialisés de contrôler la qualité de leur métier et la valeur de leur travail. Les syndicats de métier et les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Syndicalisme" target="_blank" rel="noopener">syndicats industriels</a> des 19<sup>e</sup>et 20<sup>e</sup> siècles ont transformé la société, permettant à la classe travailleuse d’échapper au monde que décrivait Dickens et de participer à la prospérité de la classe moyenne.</p>
<p>De nos jours, où les travailleuses et les travailleurs peuvent se syndiquer, négocier collectivement et faire la grève légalement, il est rare que des émeutes se déclenchent en raison des conditions de travail. Toutefois, les travailleuses et les travailleurs descendent encore dans la rue pour exiger l’équité – souvent avec l’aide du mouvement syndical et des membres de syndicats. Les campagnes <a href="http://www.etrejuste.ca/bons-emplois/" target="_blank" rel="noopener">pour le salaire minimum de 15 $ et la justice</a> et les campagnes publiques visant à <a href="http://www.etrejuste.ca/meilleures-pensions-publiques/" target="_blank" rel="noopener">bonifier les pensions publiques</a>, à <a href="http://www.unregimepourtous.ca/" target="_blank" rel="noopener">instaurer l&rsquo;assurance médicaments universelle</a> et à <a href="http://www.etrejuste.ca/interdire-lamiante/" target="_blank" rel="noopener">interdire l&rsquo;amiante</a> sont de récents exemples de la façon dont les syndicats aident les travailleuses et les travailleurs à changer les choses.</p>
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		<title>La grève des mineurs d&#8217;amiante au québec commence</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:03:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À minuit, le 14 février 1949, les travailleurs de quatre mines d’amiante du Québec débraient et engagent ainsi un important virage politique et culturel non seulement dans cette province mais aussi dans l’ensemble du Canada. Comme Pierre Trudeau l&#8217;écrira plus tard, « le drame d&#8217;Asbestos annonçait violemment l&#8217;avènement de temps nouveaux. « Ce que j’ai trouvé [à Asbestos]… c’est un Québec que je ne connaissais pas, soit celui de travailleurs exploités par la direction, dénoncés par le gouvernement, matraqués par la police et pourtant brûlant d’un fervent militantisme. J’ai plus tard décrit la grève… comme un ‘tournant de l’histoire religieuse, politique,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>À minuit, le 14 février 1949, les travailleurs de quatre mines d’amiante du Québec débraient et engagent ainsi un important virage politique et culturel non seulement dans cette province mais aussi dans l’ensemble du Canada. Comme Pierre Trudeau l&rsquo;écrira plus tard, « le drame d&rsquo;Asbestos annonçait violemment l&rsquo;avènement de temps nouveaux.</p>
<p><strong><em>« Ce que j’ai trouvé [à Asbestos]… c’est un Québec que je ne connaissais pas, soit celui de travailleurs exploités par la direction, dénoncés par le gouvernement, matraqués par la police et pourtant brûlant d’un fervent militantisme. J’ai plus tard décrit la grève… comme un ‘tournant de l’histoire religieuse, politique, sociale et économique de la province de Québec’. »</em></strong></p>
<p><sub><strong><em>P.E. Trudeau, Approaches to Politics, 2010</em></strong></sub></p>
<p>La conservatrice Union Nationale est le parti qui forme le gouvernement du Québec. Le Premier ministre, <a href="http://www.thecanadianencyclopedia.ca/en/article/maurice-le-noblet-duplessis/" target="_blank" rel="noopener">Maurice Duplessis</a>, porte le surnom « le chef » et gouverne la province de main ferme. Ses partisans bénéficient du patronage alors que ses opposants se voient punis. Ses années au pouvoir sont qualifiées de <em>Grande noirceur</em>. Il se fait le champion du Québec rural en collaborant avec l’Église catholique pour protéger la population contre le mal du communisme et des syndicats militants qui risquent de compromettre les investissements industriels des États-Unis.</p>
<p>En 1937, le gouvernement Duplessis adopte la Loi protégeant la province contre la propagande communiste, également appelée<a href="http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/pages/evenements/585.html" target="_blank" rel="noopener"> Loi du cadenas</a>, qui rend illégal d’utiliser une maison pour propager le communisme ou le bolchévisme. Toute infraction à cette loi permet au procureur général d’ordonner la fermeture de la maison pour une période maximale d’un an. Toute personne reconnue coupable d’avoir participé à des activités interdites est passible d’un emprisonnement de treize mois (Cette loi sera abrogée par la Cour suprême du Canada en 1957.) Les mineurs en grève doivent donc affronter non seulement leurs employeurs mais aussi le gouvernement de droite de M. Duplessis.</p>
<p>Les mineurs veulent un salaire d’un dollar l’heure, la sécurité syndicale, une pension et des mesures propres à enrayer la propagation de l’infection pulmonaire appelée <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Silicose" target="_blank" rel="noopener">silicose</a> qui est causée par l’exposition à l’amiante. Ils n’attendent pas longtemps avant que le Premier ministre réponde à leurs revendications. Le 23 février, leur grève est déclarée illégale et M. Duplessis envoie un bataillon de la police provinciale à la petite ville d’Asbestos. Pendant plus de deux mois, le calme est maintenu dans la communauté où il règne presque une atmosphère de vacances, les gens faisant des promenades et de la musique pour divertir les travailleurs et leurs familles. Mais tout cela ne tarde pas à changer.</p>
<p>Le Québec fournit 85 % de l’amiante du monde, et la société étatsunienne Johns Manville commence à engager des travailleurs de remplacement. La police aide ceux-ci en intimidant et menaçant les mineurs, en démantelant leurs piquets de grève et même en cadenassant une église pour empêcher les mineurs de s’y réunir. Les grévistes ripostent en érigeant des barrages routiers pour empêcher les briseurs de grève d’entrer en ville. Le 14 mars, une explosion survient sur la voie ferrée menant à l’usine. Quelques jours plus tard, un dirigeant de la compagnie se fait passer à tabac par les travailleurs.</p>
<p>M. Duplessis traite les grévistes de saboteurs et d’agents subversifs. Sur la ligne de piquetage, la police attaque les grévistes au gaz lacrymogène et tire des coups de semonce. Les grévistes ripostent en traînant des policiers hors de leur voiture et en les rouant de coups. Le 6 mai, un corps de police provinciale fortement armé entre dans la ville, arrête plusieurs hommes et les frappe. Toutefois, un photographe de la revue <em>Time </em>est témoin des événements. La grève fait les manchettes mondiales et la brutalité de la police devient le principal enjeu de la grève. Le journaliste <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/pelletier-gerard/" target="_blank" rel="noopener">Gérard Pelletier</a> appelle les policiers « les troupes d’élite d’Hitler ».</p>
<p>La culture qui a permis à l’Union Nationale de gouverner d’une main de fer commence à perdre de son emprise. De jeunes intellectuels tels que <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/pierre-elliott-trudeau/" target="_blank" rel="noopener">Pierre Trudeau</a>, futur Premier ministre du Canada, viennent de Montréal pour appuyer les mineurs. La centrale syndicale traditionnellement conservatrice appelée Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC), créée par l’église pour éloigner les travailleurs des syndicats communistes et radicaux, riposte elle-même aux employeurs et au gouvernement. Les travailleurs et les travailleuses acclament les propos du chef syndical militant <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/marchand-jean/" target="_blank" rel="noopener">Jean Marchand</a>. Même l’Église catholique traditionnellement conservatrice prend parti en faveur des grévistes et apporte son soutien aux familles des mineurs.</p>
<p>La grève se termine le 1<sup>er</sup> juillet grâce à la médiation de l’archevêque Roy. Puisque le Québec entreprend sa « Résolution tranquille », la cause des travailleurs devra attendre. Bon nombre des grévistes ne sont pas réengagés et ceux qui le sont continuent à travailler dans un des milieux les plus dangereux du monde. Messieurs Trudeau, Marchand et Pelletier marquent grandement par la suite l’évolution politique du Québec et du Canada. Quant à l’amiante, les luttes de 1949 pour la santé et la sécurité se poursuivent puisque le Canada a mis jusqu’à cette année pour<a href="http://congresdutravail.ca/news/news-archive/les-syndicats-du-canada-celebrent-linterdiction-federale-de-lamiante" target="_blank" rel="noopener"> interdire l’utilisation, la vente, l’importation et l’exportation de l’amiante</a> et des produits contenant cette substance dangereuse.</p>
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		<title>Les syndicats du Canada se réjouissent des règlements sur l’interdiction de l’amiante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[cstdenis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Oct 2018 20:52:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Non classifié(e)]]></category>
		<category><![CDATA[Ce que font les syndicats]]></category>
		<category><![CDATA[Décès et blessures]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et sécurité au travail]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les syndicats du Canada félicitent le gouvernement fédéral pour l’introduction de règlements visant à interdire l’importation, l’exportation, la fabrication, la vente et l’utilisation de l’amiante et de produits contenant de l’amiante. Les règlements, annoncés en décembre 2016, entreront en vigueur le 30 décembre 2018. « C’est un pas très important sur la longue voie qui mène à l’interdiction de l’amiante, qui permettra de sauver, sans l’ombre d’un doute, des vies pendant plusieurs générations à venir », déclare Hassan Yussuff, président du Congrès du travail du Canada. Les nouveaux règlements, en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les syndicats du Canada félicitent le gouvernement fédéral pour l’introduction de règlements visant à interdire l’importation, l’exportation, la fabrication, la vente et l’utilisation de l’amiante et de produits contenant de l’amiante. Les règlements, annoncés en décembre 2016, entreront en vigueur le 30 décembre 2018.</p>
<p>« C’est un pas très important sur la longue voie qui mène à l’interdiction de l’amiante, qui permettra de sauver, sans l’ombre d’un doute, des vies pendant plusieurs générations à venir », déclare Hassan Yussuff, président du Congrès du travail du Canada.</p>
<p>Les nouveaux règlements, en vertu de la <em>Loi canadienne sur la protection de l’environnement 1999</em> (LCPE), interdisent l’importation, la vente et l’utilisation de l’amiante, la fabrication, l’importation, la vente et l’utilisation de produits contenant de l’amiante, ainsi que l’exportation d’amiante et de produits contenant de l’amiante, avec un nombre limité d’exceptions. Combinés ensemble, ils représentent un pas historique dans la protection de la santé des travailleuses et travailleurs et du public, et permettent de faire face à l’histoire du Canada en tant qu’exportateur de cette substance mortelle. Avec ces règlements, le Canada se joint maintenant à 55 pays qui ont interdit l’utilisation de l’amiante.</p>
<p>M. Yussuff indique qu’il sera impératif pour la protection contre l’exposition que les règlements soient étendus à tout le monde vivant au Canada, y compris aux peuples des Premières nations qui vivent dans des logements remplis d’isolant de vermiculite contenant de l’amiante.</p>
<p>« Puisque les maladies en question ont une longue période de latence, nous n’avons pas vu la fin du danger mais nous assistons au début de la fin. Il faut maintenant que les provinces et les territoires fassent preuve de leadership comme l’a fait le gouvernement fédéral et agissent sans tarder pour déterminer les lieux qui contiennent de l’amiante, harmoniser la réglementation sur le désamiantage et les mesures correctives et assurer une réponse intégrée », dit-il.</p>
<p>« Nous pouvons tous respirer plus facilement. L’introduction de ces règlements en temps opportun découle d’années de militantisme et de dur travail de personnes qui se vouent à l’amélioration de la santé et de la sécurité au travail. Aujourd’hui, je salue et je remercie le gouvernement d’avoir donné à la prochaine génération de travailleuses et travailleurs du Canada un meilleur avenir, dénué de la douleur et de la souffrance causées par l’amiante », dit M. Yussuff.</p>
<p>Il sera fondamental d’avoir une stratégie solide d’application permettant de garantir la conformité avec cette nouvelle réglementation pour assurer la réussite de la mise en œuvre et pour faire face aux répercussions dans les lieux de travail contaminés par l’amiante.</p>
<p>« Nous comptons bien poursuivre notre collaboration avec le gouvernement fédéral sur l’ensemble d’une stratégie pangouvernementale visant à protéger la population canadienne des préjudices de l’amiante, » ajoute M. Yussuff.</p>
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		<title>Les syndicats du Canada intensifient la campagne sur l’assurance-médicaments en cette fête du Travail</title>
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		<dc:creator><![CDATA[cstdenis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Aug 2018 18:36:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Non classifié(e)]]></category>
		<category><![CDATA[Assurance-médicaments]]></category>
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		<category><![CDATA[Soins de santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’occasion de cette fête du Travail, les syndicats demandent au gouvernement fédéral une assurance-médicaments pour le bien de tous en mettant en œuvre un régime universel de médicaments sur ordonnance à payeur unique au Canada. La fête du Travail offre à tous les Canadiens et Canadiennes une occasion importante de réfléchir sur l’héritage des syndicats, de faire le bilan de nos progrès et de nous engager à travailler ensemble pour un avenir plus juste. Les syndicats du Canada travaillent à accroître les normes de travail, les salaires et les pensions, ainsi que les normes de sécurité pour tous les...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>À l’occasion de cette fête du Travail, les syndicats demandent au gouvernement fédéral une assurance-médicaments pour le bien de tous en mettant en œuvre un régime universel de médicaments sur ordonnance à payeur unique au Canada.</p>
<p>La fête du Travail offre à tous les Canadiens et Canadiennes une occasion importante de réfléchir sur l’héritage des syndicats, de faire le bilan de nos progrès et de nous engager à travailler ensemble pour un avenir plus juste. Les syndicats du Canada travaillent à accroître les normes de travail, les salaires et les pensions, ainsi que les normes de sécurité pour tous les travailleurs et travailleuses. Cette année, les syndicats s’efforcent d’améliorer la santé de toute la population au Canada en faisant campagne pour un régime universel d’assurance-médicaments.</p>
<p>Depuis le lancement de la campagne nationale sur l’assurance-médicaments l’année dernière, le Congrès du travail du Canada a réalisé des progrès considérables, y compris la création par le gouvernement fédéral le printemps dernier du Conseil consultatif sur la mise en œuvre d’un régime national d’assurance-médicaments.</p>
<p>«&nbsp;Nous continuons à accroître l’intérêt pour l’assurance-médicaments&nbsp;», a indiqué Hassan Yussuff, président du CTC. «&nbsp;Nous avons travaillé en étroite collaboration avec des coalitions sur la santé, des syndicats d’infirmières et infirmiers, des groupes d’affaires et divers professionnels de la santé pour entamer cette conversation depuis longtemps nécessaire dans des municipalités partout au pays. Les Canadiens et Canadiennes nous ont à maintes reprises fait savoir que le régime d’assurance-médicaments est le chaînon manquant du système d’assurance-maladie, et il est grand temps de régler cette question.&nbsp;»</p>
<p>M.&nbsp;Yussuff a déclaré que les propositions de l’industrie de l’assurance et des grandes pharmaceutiques ne permettront pas aux Canadiens, aux entreprises ou au gouvernement d’économiser de l’argent, mais permettront plutôt d’accroître leurs profits déjà élevés.</p>
<p>«&nbsp;Plus de 100&nbsp;000 personnes partout au Canada ont pris des mesures pour soutenir un régime universel d’assurance-médicaments, et ce nombre augmente de jour en jour&nbsp;», a déclaré M.&nbsp;Yussuff. «&nbsp;Nous avons toujours affirmé que le manque d’uniformité dans la couverture qui varie d’une province à l’autre ne convient pas aux habitants du Canada et une approche qui ne fait que combler les lacunes ne suffit pas.&nbsp;»</p>
<p>Le Conseil consultatif a lancé des consultations publiques et en ligne sur l’assurance-médicaments, et les Canadiens devraient profiter de l’occasion pour envoyer leurs commentaires au gouvernement. Les études ont toujours démontré qu’une majorité de Canadiens ont du mal à payer leurs médicaments sur ordonnance ou craignent ne pas être en mesure de se les procurer à l’avenir.</p>
<p>«&nbsp;Nous avons fait de grands progrès vers un régime d’assurance-médicaments au Canada. Le gouvernement est à l’écoute, c’est donc maintenant l’occasion de l’obtenir pour le bien de tous&nbsp;», a déclaré M. Yussuff. «&nbsp;La meilleure voie à suivre &#8211; la seule façon pour l’assurance-médicaments de vraiment fonctionner au Canada &#8211; est avec un régime universel à payeur unique qui s’applique à tous les détenteurs d’une carte santé et qui offre des économies grâce à l’achat en grande quantité.&nbsp;»</p>
<p>«&nbsp;L’assurance-médicaments national est à la fois une saine politique économique et sociale, qui aura un impact positif sur nos collectivités&nbsp;», a ajouté M.&nbsp;Yussuff.</p>
<p>Pour obtenir de plus amples renseignements sur la campagne,rendez-vous à l’adresse <a href="http://www.unregimepourtous.ca/">unregimepourtous.ca</a>.</p>
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