Le harcèlement et la discrimination au travail sont de gros facteurs de stress professionnel. Les travailleuses et travailleurs victimes de harcèlement et de discrimination sont plus stressés et risquent davantage d'avoir des problèmes de santé mentale.

Les personnes racialisées, les femmes, les membres des communautés LGBTQ, les populations autochtones, les personnes ayant un handicap, les jeunes et les personnes âgées, les immigrants, les travailleuses et travailleurs migrants et les réfugiés sont en général plus facilement victimes de harcèlement et de discrimination au travail que d'autres. En conséquence, ces personnes courent un plus grand risque d'avoir des problèmes de santé mentale. De plus, elles sont confrontées à des obstacles systémiques lorsqu'elles cherchent accès aux services de santé mentale et aux traitements.

Les traumatismes induits par le racisme dont souffrent les populations autochtones et racialisées sont maintenant reconnus par la communauté médicale comme une cause de stress post-traumatique. Les personnes ayant un handicap systématiquement discriminées dans le monde professionnel (moins de possibilités d'emploi et d'avancement, entre autres) ont souvent une santé mentale plus précaire. Les taux de suicide chez les jeunes Autochtones, dont les peuples ont subi pendant des générations le colonialisme et le génocide culturel, et les jeunes LGBTQ, fréquemment victimes de discrimination, sont plus élevés que pour le restant de la population. 

Les déléguées et délégués syndicaux doivent rester vigilants quant aux dégâts causés par le harcèlement et la discrimination en milieu de travail sur le plan de la santé mentale. La déléguée ou le délégué doit être capable de se rendre compte si la personne concernée vit ce genre de problème et d'évaluer s'il faut mettre en œuvre d'autres stratégies ou formes de soutien.

Le document de recherche suivant publié par le SCFP explore ces questions en détail :
https://scfp.ca/les-racines-profondes-du-harcelement-et-des-blessures-psychologiques-au-travail
https://cupe.ca/workplace-harassment-and-mental-injuries-examining-root-causes

La violence conjugale 

Une travailleuse ou un travailleur sur trois a déjà été victime de violence conjugale, et dans bien des cas, la violence a suivi la personne au travail.
Il arrive souvent que l'agresseur empêche la victime de se rendre au travail, ce qui entraîne des retards ou des absences. L'agresseur peut aussi harceler la victime par téléphone, par courriel ou par message texte à son travail, se rendre sur son lieu de travail ou la suivre.
Plus de 80% des victimes de violence conjugale indiquent que cela a eu des conséquences négatives sur leur performance au travail. Les absences et le manque de performance peuvent exposer la victime à des sanctions disciplinaires; elle peut même perdre son emploi. 

Les déléguées et délégués doivent s'informer et informer leurs membres des conséquences de la violence conjugale sur la santé mentale et la vie professionnelle des travailleuses et des travailleurs. Le CTC offre de nombreuses ressources sur cette question :
La violence-conjugale-au-travail
Domestic-Violence-at Work