« Notre ‘prime de héros’ a été réduite alors que la pandémie faisait toujours rage. Les bénéfices avaient doublé et nous prenions toujours des risques en nous rendant au travail tous les jours. J’ai donc joint le comité de négociation de mon syndicat. Nous avons obtenu une augmentation de 2,30 dollars et de meilleurs avantages pour 12 000 travailleurs, et personne ne pouvait nous en priver. Être syndiqué, c’est être capable d’exiger et d’obtenir le respect que l’on mérite. »
– Natasha Grey, employée dans une épicerie, membre de la section locale 1006A des Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC) du Canada
Les personnes syndiquées, et surtout les femmes et les jeunes travailleurs, ont des salaires plus élevés que les autres.
« Je connais plein de gens de mon âge qui gagnent beaucoup moins que moi même s’ils font exactement le même travail. Être syndiqué fait vraiment toute une différence! »
« Le fait que toute ma famille bénéficie d’avantages tels qu’une couverture des soins dentaires et des médicaments sur ordonnance fait une énorme différence dans notre vie : c’est beaucoup plus facile de joindre les deux bouts. Pouvoir accéder à la physiothérapie et à la massothérapie a épargné à mon dos les longues heures passées sur la route pour aller voir mes patients. Je peux donc continuer à travailler. »
– Dorine Agendia, infirmière en soins à domicile autorisée et membre de l’Association internationale des machinistes et des travailleurs et travailleuses de l’aérospatiale (IAM)
Avoir de meilleurs avantages sociaux, c’est avoir plus d’accès à des services tels que la physiothérapie ou les services de professionnels en santé mentale, de meilleurs congés pour fonder ou élever une famille et plus de soutien si l’on se blesse.
« Le fait d’avoir une assurance-invalidité m’a permis de continuer à joindre les deux bouts pendant que je suivais mes traitements contre le cancer. Je ne sais honnêtement pas comment j’aurais pu rester à la maison sans cela. »
Personne ne devrait avoir à choisir entre aller travailler malade ou perdre du salaire.
« Pendant la pandémie, j’ai vu trop de mes collègues venir travailler même s’ils étaient malades parce qu’ils n’avaient pas les moyens de ne pas rentrer. Une fois que nous nous sommes syndiqués, nous avons obtenu plus de congés de maladie payés pour ne plus avoir à faire cet horrible choix. »
« J’ai rencontré trop de femmes qui ont dû prendre leur retraite dans la pauvreté, surtout chez moi en Nouvelle-Écosse. Faire partie de mon syndicat signifie que j’ai un régime de retraite en milieu de travail sur lequel je peux compter, je peux respirer un peu mieux quant à mon propre avenir. »
– Sharon Paris, employée des postes, membre du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP)
Tout le monde devrait pouvoir planifier et épargner en vue de sa retraite.
« Je connais trop de femmes qui ont été contraintes de prendre leur retraite dans la pauvreté. Le fait de bénéficier d’un régime de retraite en milieu de travail me permet de respirer un peu mieux quant à mon propre avenir. »
Voyez la différence que fait la syndicalisation là où vous vivez. Par exemple, les travailleuses et travailleurs syndiqués de l’Île-du-Prince-Édouard gagnent environ 9,79 dollars de plus par heure – soit 49 % de plus – que les travailleuses et travailleurs non syndiqués.
Province | Non syndiqués | Syndiqués | Difference | % |
---|---|---|---|---|
la Terre-Neuve-et-Labrador | $23.40 | $30.78 | $7.38 | 32% |
l’île du Prince-Édouard | $19.87 | $29.65 | $9.79 | 49% |
la Nouvelle-Écosse | $22.06 | $29.31 | $7.24 | 33% |
le Nouveau-Brunswick | $21.22 | $29.45 | $8.22 | 39% |
Quebec | $24.77 | $29.13 | $4.37 | 18% |
l’Ontario | $27.11 | $32.68 | $5.57 | 21% |
le Manitoba | $23.08 | $29.21 | $6.13 | 27% |
la Saskatchewan | $26.02 | $31.26 | $5.24 | 20% |
l’Alberta | $30.18 | $34.68 | $4.49 | 15% |
la Colombie-Britannique | $26.67 | $31.48 | $4.82 | 18% |