La conversation

6 novembre 2017

Il est primordial de se montrer positif et de ne pas juger. Vous devez vous montrer ouvert et réellement attentif pour savoir comment se sent la personne et si vous pouvez l’aider. Ne faites pas de suppositions sur son état ou sur ses besoins.

Voici cinq étapes (inspirées des documents du SCFP et de l’Association canadienne pour la santé mentale) sur comment parler avec un membre de problèmes de santé mentale. Dans la réalité, les conversations suivent rarement un schéma précis, mais ces suggestions peuvent néanmoins vous guider.

1) Décrivez ce que vous avez remarqué (ce qui vous inquiète) de manière factuelle, neutre et sans porter de jugement.
Employez des expressions telles que « J’ai remarqué que », « On dirait que » ou « Je me demandais ».

Exemples :
« J’ai remarqué que tu dînais seule plus souvent ces derniers temps. »
« On dirait que tu es bien calme ces temps-ci. »
« Je me demandais si tu n’avais pas trop de travail en ce moment. »

2) La prochaine étape est d’écouter, d’être attentif et d’encourager la personne à vous en dire plus si elle le souhaite.

Exemples :
« Peux-tu m’en dire plus là-dessus? »
« Je suis désolé d’apprendre que tu souffres de ce genre de problème. »

3) La troisième étape est de parler un peu de l’importance d’agir face au problème.
Si la situation continue telle quelle, elle peut avoir de fâcheuses conséquences, ce que tout le monde veut éviter.

Exemples :
« J’ai peur que ton responsable ne prenne des mesures disciplinaires contre toi en raison de tes retards. »
« Je m’inquiète de ton niveau de stress. »

4) Écoutez ce que vous raconte la personne et parlez-en un peu plus.
Essayez de savoir si la situation est plus compliquée qu’il n’y paraît.

Exemples :
« Est-ce que quelque chose te cause beaucoup de stress? »
« Est-ce que tu peux dire ce qui te stresse? »

5) Enfin, explorez ensemble les options possibles.
Par exemple, se renseigner sur les ressources communautaires disponibles, suggérer d’autres options telles que consulter le médecin de famille ou parler à l’employeur si nécessaire. 

Exemples :
« Je me demande si ton médecin pourrait t’aider. »
« J’ai entendu parler d’un groupe de soutien qui pourrait peut-être t’aider. Veux-tu que je te donne les coordonnées? »
« Je ne sais pas si la superviseure comprend ce qui se passe. Veux-tu qu’on aille lui parler ensemble? »

Il faudra peut-être plusieurs conversations ou plusieurs essais avant qu’un membre ne s’ouvre à vous. Rappelez-vous, quelqu’un qui a des problèmes de santé mentale peut réellement ignorer souffrir de troubles mentaux ou d’une maladie mentale. La personne peut avoir peur de ce qui lui arrive et d’en parler. Il est important de ne pas présumer de son état de santé, mais de l’encourager à vous parler et de l’aider à trouver le soutien nécessaire. 

Le processus peut vous paraître frustrant, mais soyez patient et persévérez car le membre a besoin de votre aide.