IDAHOT 2016 : les syndicats dénoncent l’homophobie, la transphobie et la biphobie

16 mai 2016

La Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie (IDAHOT) est l’une des plus grandes actions de solidarité LGBTQ au monde. Cette journée marque l’anniversaire du retrait de l’homosexualité de la liste des maladies et troubles mentaux de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Des célébrations et événements portant sur la sexualité et la diversité sexuelle se tiennent dans des centaines de pays partout sur la planète.

C’est la journée où les personnes LGBTQ et leurs alliés dénoncent la discrimination, le harcèlement et l’intimidation et s’engagent à rendre nos milieux de travail et nos communautés de meilleurs endroits pour tous.

Le thème de cette année est « La santé mentale et le bien-être », une question importante pour le mouvement syndical, et tout aussi fondamentale pour la sécurité et l’égalité au travail. Malgré les réalisations accomplies par notre mouvement pour nos membres LGBTQ, la stigmatisation et l’isolement social sont toujours présents dans de nombreuses industries et dans nos communautés.

Même si l’OMS a retiré l’homosexualité de la liste des maladies et troubles mentaux, il existe encore des obstacles et défis pour les LGBTQ, plus particulièrement pour les personnes trans. De nombreux pays perpétuent la croyance que les personnes LGBTQ souffrent de troubles psychiatriques et doivent être traitées avec des thérapies de conversion dangereuses, punies par la loi ou même passibles de la peine de mort. Au Canada, l’accès aux soins de santé aux fins de transition exige un diagnostic de « trouble de l’identité de genre ».

Le Congrès du travail du Canada (CTC) s’emploie à lutter contre la stigmatisation liée aux problèmes de santé mentale et les stéréotypes nuisibles sur la communauté LGBTQ. Les syndicats ont travaillé afin de mettre en œuvre des normes de travail qui permettent d’assurer un milieu de travail sain pour tout le monde. De nombreux syndicats offrent une protection aux travailleuses et travailleurs LGBTQ en leur offrant des congés de transition et des congés parentaux et en négociant des politiques de lutte contre le harcèlement et l’intimidation. Même si nous avons réalisé de nombreux gains pour les travailleuses et travailleurs canadiens, beaucoup reste à faire afin d’assurer la sécurité des membres LGBTQ, de les soutenir au travail et d’éliminer l’homophobie et la transphobie de nos lieux de travail et communautés.

 

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