
Déclaration de Bea Bruske sur le plan de Carney de supprimer les contre-droits de douane américains
Les syndicats du Canada refusent d’accepter que les sanctions douanières imposées à nos industries d’exportation critiques soient devenues la « nouvelle norme ». Ces droits de douane s’en prennent aux travailleuses et travailleurs canadiens et à notre économie, et notre gouvernement doit tenir bon. Nous ne pouvons pas nous soumettre aux exigences de Donald Trump.
Soyons clairs : la capitulation n’a rien permis d’obtenir de plus pour le Canada de la part de Trump. Qu’il s’agisse de supprimer la taxe sur les services numériques ou de faire des concessions sur la sécurité des frontières, céder n’a fait qu’affaiblir nos industries et nuire aux travailleuses et travailleurs. Supprimer les contre-droits maintenant ne ferait que donner une fois de plus à Trump une victoire facile tout en faisant subir les conséquences aux travailleurs et aux collectivités du Canada.
Les contre-droits de douane n’ont rien de symbolique. Ils constituent la ligne de défense du Canada dans cette guerre commerciale qui s’intensifie. Abolir les contre-droits de manière unilatérale maintenant serait trahir le mandat clair confié au premier ministre par la population canadienne : lutter contre la guerre commerciale de Trump et défendre les bons emplois canadiens.
Se plier aux pressions de Trump n’est pas une option. Il est temps de répliquer avec force, de défendre les travailleuses et travailleurs et de déployer tous les outils disponibles pour protéger nos industries et nos collectivités. Le premier ministre Carney doit se servir du grand pouvoir de négociation du Canada pour empêcher la décimation d’industries indispensables et la perte de milliers de bons emplois.