Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie : Se prononcer ensemble contre la violence et le harcèlement

17 mai 2018

Les syndicats du Canada demandent au gouvernement fédéral de voir à ce que les travailleuses et travailleurs puissent signaler plus facilement les cas de harcèlement et de violence par la mise en place de mesures pour protéger contre les représailles, y compris la protection des dénonciateurs. Il sera ainsi plus sécuritaire pour les travailleuses et travailleurs LGBTABI de signaler le harcèlement et la violence au travail, sans crainte de représailles, de discrimination ou de stigmatisation.

« La violence et le harcèlement ne devraient jamais faire partie du travail. Il est temps pour notre gouvernement de s’engager à faire en sorte que toute personne qui est victime de harcèlement ou de violence homophobe et transphobe sur les lieux du travail obtienne l’appui dont elle a besoin », a déclaré Hassan Yussuff, président du CTC.

La Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie (IDAHOTB), qui se tient le 17 mai, marque l’anniversaire du retrait de l’homosexualité de la liste des maladies et troubles mentaux de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Les syndicats du Canada luttent depuis longtemps en faveur des droits de LGBTABI et de milieux de travail sécuritaires et sains, sans discrimination, sans violence ni harcèlement. Toutefois, l’homophobie, la transphobie et la biphobie continuent de toucher les travailleuses et travailleurs LGBTABI au travail et dans les collectivités. Selon Statistique Canada, 13 % des crimes haineux signalés par la police en 2016 étaient motivés par la haine fondée sur l’orientation sexuelle.

« Les travailleuses et travailleurs LGBTABI sont confrontés à un plus grand nombre d’obstacles lorsqu’il s’agit de signaler ces crimes et d’avoir accès aux services de soutien pour composer avec les répercussions de la violence et du harcèlement », a indiqué M. Yussuff.

Plus tard ce mois, l’Organisation internationale du travail (OIT) entamera des négociations en vue d’une nouvelle norme du travail sur la violence et le harcèlement au travail. Les syndicats du monde entier préconiseront une norme inclusive qui protège tous les travailleurs et travailleuses et traite l’ensemble de la violence et du harcèlement au travail.

Le CTC demande au gouvernement du Canada de promouvoir une norme qui permettra de protéger les travailleurs qui sont victimes de harcèlement et de discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et sur l’identité de genre et d’expression.

« Grâce au leadership, à l’éducation et à l’action de notre gouvernement fédéral, nous pouvons mettre fin au harcèlement et à la violence et rendre les lieux de travail plus sécuritaires pour tous les travailleurs, peu importe leur sexualité ou leur identité ou expression sexuelles », a dit M. Yussuff.

Ajoutez votre voix et prononcez-vous contre la violence et le harcèlement.

Articles connexes

Les syndicats du Canada accueillent la nouvelle déclaration pour lutter contre la violence fondée sur le genre

Les syndicats canadiens accueillent favorablement la déclaration commune pour un Canada sans violence fondée sur le sexe entérinée par les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux responsables de la condition féminine. Cette déclaration renforce le droit de vivre à l’abri de la violence et la nécessité d’actions concrètes pour prévenir et contrer la violence fondée sur le genre. Elle établit également…
En savoir plus

Les syndicats du Canada réclament des solutions à long terme à la violence fondée sur le sexe

À l’occasion de la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, les syndicats du pays réclament du fédéral des solutions à long terme pour aider les survivantes de la violence fondée sur le sexe et éradiquer ce fléau. Ce 6 décembre marque le 31e anniversaire de la tuerie de l’École Polytechnique de Montréal. Ce massacre, jusque-là…
En savoir plus

Les syndicats du Canada demandent au gouvernement fédéral d’agir sans tarder pour faire respecter les droits de pêche issus des traités avec les Mi’kmaq

Les syndicats du Canada condamnent les efforts illégaux faits par les pêcheurs non autochtones pour bafouer les droits inhérents au peuple Mi’kmaq de chasser, pêcher et cueillir au large de la côte de la Nouvelle-Écosse et ils incitent le gouvernement fédéral à agir sans tarder pour mettre fin à la violence raciste et faire respecter les droits issus des traités…
En savoir plus