Les syndicats du Canada marquent le 30e anniversaire de la tuerie de polytechnique

6 décembre 2019

Il y a trente ans, 14 personnes ont perdu la vie dans un acte de violence misogyne à l’École polytechnique de Montréal.

Depuis, chaque année à l’occasion de la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, des communautés partout au pays rendent hommage à ces personnes, et à d’innombrables autres, qui sont mortes en raison de la violence fondée sur le genre.  

Bien que les récentes initiatives fédérales ont fait progresser les efforts visant à éliminer la violence et le harcèlement institutionnalisés, les solutions sont disparates et insuffisantes pour traiter la crise actuelle systémique. C’est pourquoi les syndicats du Canada soulignent cet anniversaire important en formulant la demande qui suit à notre gouvernement fédéral nouvellement élu : de s’engager à mettre fin à la violence et au harcèlement, de tenir les agresseurs responsables et de rendre les lieux de travail du Canada sécuritaires.

« Les syndicats du Canada demandent à notre gouvernement de s’engager à mettre en œuvre un plan d’action national qui comprend la ratification de la Convention no 190 — une nouvelle convention mondiale sur la violence et le harcèlement dans le monde du travail », indique Marie Clarke Walker, secrétaire-trésorière du Congrès du travail du Canada. « Il est temps pour le gouvernement fédéral de faire preuve de leadership en établissant une norme pour les provinces et les municipalités partout au pays. »

Plus tôt cette année, la communauté internationale s’est réunie à la Conférence du centenaire de l’Organisation internationale du travail (OIT) afin d’adopter une nouvelle convention sur la violence et le harcèlement en milieu de travail. Le gouvernement du Canada a joué un rôle déterminant dans la négociation de la C190, une convention historique.

« Le Canada a la possibilité d’être parmi les premiers pays au monde à ratifier cette Convention », dit Madame Clarke Walker, qui a coprésidé les négociations sur la C190 au nom des travailleuses et travailleurs du mouvement syndical international. « Nous soulignons cette journée en rendant hommage à ceux et celles qui sont morts en raison de la violence fondée sur le genre et en nous engageant à éliminer la violence et le harcèlement institutionnalisés. Avec du leadership et de l’action, nous pouvons mettre fin à la violence et au harcèlement sexuels au travail. »

Pour de plus amples renseignements sur le massacre à l’École polytechnique et la Journée nationale de commémoration, cliquez ici. Et pour vous montrer solidaire avec les communautés partout au pays, participez le 6 décembre à une vigile près de chez vous.

Écrivez au Premier ministre Trudeau aujourd’hui pour lui demander de rendre les milieux de travail plus sûrs pour tous en ratifiant la Convention no 190.

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