Le gouvernement fédéral doit protéger les travailleurs contre l’interdiction d’exportation

28 juin 2019

Les syndicats du Canada incitent le gouvernement fédéral à s’assurer que les travailleurs canadiens sont protégés contre les pertes d’emploi et de revenu par suite de la récente interdiction par la Chine des exportations canadiennes de bœuf et de porc.

Cette interdiction a été imposée après que les inspecteurs des douanes chinois ont détecté un additif alimentaire prohibé dans un lot d’expéditions de porc étiqueté canadien. L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a confirmé que les certificats d’inspection étaient frauduleux, et une enquête a été entreprise.

« L’industrie canadienne des viandes est un des principaux secteurs économiques du Canada et emploie des centaines de milliers de personnes dans l’ensemble du pays. L’interdiction affectera non seulement les personnes directement employées dans l’industrie mais aussi celles qui travaillent dans les industries dérivées de toute la chaîne de valeur », dit Hassan Yussuff, président du CTC.

Pendant les quatre premiers mois de 2019, les exportations de bœuf et de veau vers la Chine ont compté pour 6,1 % du total des exportations canadiennes, ce qui représente une augmentation de 344 % sur douze mois. Les exportations de porc vers la Chine ont compté pour 22,7 % du total, soit une augmentation de 80 %. La Chine était la cinquième destination du bœuf et du veau canadiens et la troisième destination du porc canadien.

« Nous incitons le gouvernement fédéral et l’ACIA à collaborer étroitement avec le gouvernement chinois pour apaiser les craintes de celui-ci au sujet du système de supervision de l’exportation des viandes et régler rapidement le différend », déclare M. Yussuff.

Les syndicats du Canada demandent au gouvernement d’établir un mécanisme robuste et durable pour protéger les personnes travaillant dans des industries affectées par la volatilité du commerce mondial. L’interdiction des exportations de viandes canadiennes se produit après le resserrement des inspections dans les ports chinois et l’imposition d’interdictions sélectives aux exportateurs agricoles qui ont fait dégringoler les exportations de canola, de pois et de soya vers la Chine.

« Dans ce contexte de tensions commerciales imprévisibles, les travailleurs et les travailleuses doivent pouvoir compter sur une protection de leur gagne-pain. Le gouvernement doit collaborer avec le mouvement syndical pour dresser un plan concret de protection des emplois et des revenus dans les industries exportatrices canadiennes », ajoute M. Yussuff.

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