« Une militante syndicale qui n’avait pas froid aux yeux »

4 janvier 2019

Au cours des jours sombres vécus avant et pendant la Crise des années 1930 fait son apparition sur la scène canadienne une jeune femme dont l’esprit combattif et l’amour de l’humanité l’amènent sur la ligne de front des luttes livrées par des femmes et des hommes qui s’efforcent d’échapper à la noirceur de la pauvreté, de l’ignorance et du désespoir.

Ce qui précède est un extrait de la biographie d’Annie Butler intitulée She Never Was Afraid: The Biography of Annie Buller par Louise Watson.
« Annie Buller, Guralnick de son nom marital, militante, organisatrice syndicale (Ukraine, le 9 déc. 1895 — Toronto, le 19 janv.1973). Ses parents d’origine juive immigrent à Montréal lorsqu’elle est enfant. Durant la Première Guerre mondiale, elle prend une part active au mouvement des jeunesses socialistes. Elle fonde le Montreal Labour College avec Becky Buhay et Bella Gauld après avoir étudié le marxisme à la Rand School of Social Sciences à New York. En 1922, elle joint les rangs du Parti communiste du Canada et se consacre entièrement au recrutement et aux publications du parti.

« Elle se rend au Cap-Breton au début des années 20 pour y fonder un syndicat de mineurs. Au commencement des années 30, elle retourne à Toronto, où naît son fils Jim, et met sur pied l’Industrial Needle Trades Workers Union (syndicat des couturières), d’orientation communiste. En 1931, tandis qu’elle siège au conseil d’administration du syndicat, elle mène les couturières de Toronto à la grève générale. La même année, elle donne son appui aux mineurs de charbon à Estevan, en Saskatchewan. Madame Buller est emprisonnée par suite d’une émeute au cours de laquelle trois grévistes périssent aux mains de la Gendarmerie royale du Canada (voir Grève des mineurs de charbon d’Estevan, 1931). En 1939, administratrice du journal communiste The Western Clarion, elle est de nouveau arrêtée. Elle sera détenue jusqu’en 1942.

« Après la guerre, elle se voue au recrutement et à la gestion de publications du parti telles que le Tribuneet le National Affairs. Elle participe également à la campagne de la National Women’s Commission et de la Housewive’s Association visant à faire baisser les prix. Elle cesse de travailler à plein temps pour le parti à la fin des années 50 mais n’en demeure pas moins active sur la scène politique jusqu’à sa mort. »

Source: http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/buller-annie/

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