Les syndicats du Canada appuient la position ferme sur le commerce et appellent à davantage de soutien pour les travailleurs et à de bons emplois syndicaux
OTTAWA — La présidente du Congrès du travail du Canada, Bea Bruske, a rencontré aujourd’hui le Premier ministre Mark Carney et les leaders syndicaux nationaux pour leur dire que les syndicats du Canada soutiennent la décision de se retirer d’un mauvais accord commercial et sont prêts à affronter la difficile lutte à venir.
« Se retirer du processus était la bonne décision. Les travailleuses et travailleurs du Canada appuient notre pays dans cette lutte », a déclaré madame Bruske. Mais à mesure que s’intensifie la guerre commerciale, il faut continuer à soutenir les travailleuses et travailleurs. »
Madame Bruske a exhorté le gouvernement à renforcer l’assurance-emploi en augmentant les niveaux de prestations, en abaissant les exigences d’admissibilité afin que davantage de travailleuses et travailleurs puissent y avoir accès et en prolongeant la durée des prestations. Elle a également souligné qu’un soutien doit se rendre aux personnes qui perdent leur emploi en raison des conséquences économiques générales des droits de douane, et pas seulement à celles qui sont directement touchées, et a appelé les banques canadiennes à accorder une aide temporaire sur les prêts hypothécaires et les autres prêts aux travailleuses et travailleurs qui perdent leur emploi ou leur revenu en raison de la guerre commerciale.
Madame Bruske s’est jointe à des leaders syndicaux pour réclamer une stratégie industrielle à long terme qui crée de bons emplois syndicaux et renforce les capacités nationales du Canada. Les investissements publics et les grands projets devraient s’accompagner de bonnes conditions de travail, y compris les salaires courants, les apprentissages, les ententes relatives aux avantages communautaires et les accords sur la main-d’œuvre de projet.
Enfin, madame Bruske a dit craindre l’affaiblissement des droits à la négociation collective lors de l’examen en cours du Code canadien du travail.
« On demande aux travailleuses et travailleurs de se serrer les coudes pour le Canada. Ce n’est pas le moment de creuser un fossé entre les travailleurs et leur gouvernement en affaiblissant leur droit de grève », a précisé madame Bruske. « En ce moment, nous devons protéger l’unité. »
Madame Bruske a également proposé que le CTC devienne un partenaire pendant que le Canada s’efforce à diversifier son commerce, soulignant les fortes relations du mouvement syndical avec les syndicats aux États-Unis et dans le monde entier.
« Les syndicats du Canada sont prêts à aider à bâtir un pays plus fort et plus résilient et à veiller à ce que les travailleuses et travailleurs soient au cœur de ce qui viendra ensuite. »
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