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	<title>Histoire Archives | Canadian Labour Congress</title>
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		<title>Les syndicats du Canada pleurent avec les communautés autochtones et appellent à l’action</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tanya]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jun 2021 20:45:35 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Droits de la personne et égalité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les syndicats du Canada sympathisent avec les communautés autochtones de tout le Canada qui pleurent les 215 enfants dont les dépouilles ont été découvertes dans un lieu de sépulture à l’ancien pensionnat autochtone de Kamloops en Colombie-Britannique. « Nous sommes de tout cœur avec les survivantes et survivants des pensionnats autochtones, leurs familles et tous les enfants qui ne sont jamais rentrés à la maison dont on les avait arrachés », dit Hassan Yussuff, président du Congrès du travail du Canada (CTC). « Cette découverte dévastatrice ne révèle qu’un autre chapitre de la longue et courante histoire de violence coloniale du Canada à...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les syndicats du Canada sympathisent avec les communautés autochtones de tout le Canada qui pleurent les 215 enfants dont les dépouilles ont été découvertes dans un lieu de sépulture à l’ancien pensionnat autochtone de Kamloops en Colombie-Britannique.</p>
<p>« Nous sommes de tout cœur avec les survivantes et survivants des pensionnats autochtones, leurs familles et tous les enfants qui ne sont jamais rentrés à la maison dont on les avait arrachés », dit Hassan Yussuff, président du Congrès du travail du Canada (CTC). « Cette découverte dévastatrice ne révèle qu’un autre chapitre de la longue et courante histoire de violence coloniale du Canada à l’égard des communautés autochtones et de l’héritage profondément traumatisant des pensionnats autochtones.</p>
<p>« Bien que le gouvernement du Canada ait présenté des excuses officielles, comme l’ont fait de nombreuses institutions confessionnelles ayant participé au système des pensionnats, les survivantes et survivants n’ont pas encore reçu d’excuses officielles de l’Église catholique. Celle-ci doit en présenter, el les personnes responsables doivent être tenues justiciables », poursuit M. Yussuff.</p>
<p>Bien que les syndicats du Canada accueillent l’adoption récente du projet de loi C-05 par le gouvernement fédéral, qui désigne le 30 septembre en tant que Journée nationale de la vérité et de la réconciliation selon l’appel à l’action 80 de la Commission de vérité et réconciliation (CVR), nous incitons le Sénat à entériner ce projet de loi sans tarder. Cette journée, actuellement appelée Journée du chandail orange, vise à reconnaître l’histoire des pensionnats autochtones ainsi que l’expérience vécue et le cheminement de guérison des survivantes et survivants et de leurs familles, en vue de la réconciliation. »</p>
<p>« Il est indéniable que le Canada a besoin d’une Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, mais sa désignation n’est qu’une étape du chemin qui mène à la justice pour les communautés autochtones », déclare Larry Rousseau, vice-président exécutif du CTC. « Comme l’horrible nouvelle récente nous l’a montré, il reste beaucoup à faire à l’égard des effets destructeurs et durables du colonialisme, de la violence et du racisme systémique que les membres de la collectivité autochtone subissent encore maintenant. La réconciliation nécessite que justice soit faite aux communautés autochtones à tous les égards. »</p>
<p>Le rapport de la CVR documente l’histoire et les répercussions tragiques du système des pensionnats autochtones canadiens, dans lesquels plus de 150 000 enfants des Premières Nations, Inuits et Métis ont fait l’objet de violence, de racisme et de mauvais traitements répandus.</p>
<p>Les syndicats du Canada incitent une fois de plus le gouvernement fédéral à mettre en œuvre sans tarder tous les appels à l’action lancés par la Commission de vérité et réconciliation dans son rapport. Les communautés autochtones ont un besoin pressant de mesures concrètes et appréciables en matière de justice, en commençant par la mise en œuvre des appels à l’action de 71 à 76 de la CVR au sujet des enfants disparus et des renseignements sur l’inhumation.</p>
<p>« Le rapport de la CVR et l’Enquête nationale sur les femmes et filles autochtones disparues et assassinées (FFADA) ont tracé un clair chemin à suivre vers a réconciliation, et il est grand temps que le gouvernement fédéral mette en œuvre toutes leurs recommandations, Il ne saurait y avoir de justice ni de réconciliation tant que cela n’aura pas été fait », ajoute M. Yussuff.</p>
<p>Le CTC demande en outre que le gouvernement fédéral se conforme à la décision du Tribunal canadien des droits de la personne qui ordonne qu’il soit mis fin à la discrimination à l’égard des enfants des Premières Nations dans la prestation des services de protection de la jeunesse sur les réserves. Le gouvernement n’a pas su réformer le Programme des services à l’enfance et à la famille des Premières Nations — qui finance des services de prévention et de protection — et, ce faisant, il a laissé tomber les enfants et les familles des Premières Nations.</p>
<p>En dernier lieu, les syndicats du Canada incitent le gouvernement à s’engager à abandonner toute action en justice contre les familles autochtones qui cherchent à obtenir l’accès aux services relevant du gouvernement fédéral. Depuis 2013, le gouvernement du Canada a dépensé 3,2 millions de dollars à s’opposer devant les tribunaux à un groupe de survivantes et survivants des pensionnats autochtones en Ontario. « Le gouvernement devrait aider les personnes qui ont survécu aux pensionnats autochtones et leurs familles, lesquelles ont énormément souffert à cause du système des pensionnats, plutôt que de leur faire la guerre en cour », ajoute M. Rousseau.</p>
<p>En ce début du Mois de l’histoire des Autochtones, les syndicats du Canada réaffirment leur engagement à l’égard de la réconciliation, de la lutte pour la vérité et la justice au nom des communautés autochtones et de la continuation de leur appui solidaire des travailleurs et travailleuses et des communautés autochtones de tout le pays.</p>
<p><a href="https://congresdutravail.ca/campaigns/les-premieres-nations-inuits-et-metis-attendent-la-justice-depuis-trop-longtemps/">Joignez-vous à nous dans cette lutte en écrivant dès maintenant aux gouvernements de tous les ordres afin de les inciter à agir pour que justice soit rendue aux communautés autochtones</a>.</p>
<p><strong>RESSOURCES :</strong></p>
<p>Yellowhead Institute<br />
<a href="https://yellowheadinstitute.org/trc/">Calls to Action Accountability: A 2020 Status Update on Reconciliation &#8211; Yellowhead Institute</a></p>
<p>Ligne d’écoute téléphonique 24 heures sur 24 sur les pensionnats autochtones pour les personnes qui peuvent avoir besoin d’aide par suite de la récente nouvelle :<br />
<a href="tel:18669254419">1-866-925-4419</a></p>
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		<title>« Une militante syndicale qui n’avait pas froid aux yeux »</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 20:15:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au cours des jours sombres vécus avant et pendant la Crise des années 1930 fait son apparition sur la scène canadienne une jeune femme dont l’esprit combattif et l’amour de l’humanité l’amènent sur la ligne de front des luttes livrées par des femmes et des hommes qui s’efforcent d’échapper à la noirceur de la pauvreté, de l’ignorance et du désespoir. Ce qui précède est un extrait de la biographie d’Annie Butler intitulée She Never Was Afraid: The Biography of Annie Buller par Louise Watson. « Annie Buller, Guralnick de son nom marital, militante, organisatrice syndicale (Ukraine, le 9 déc. 1895 &#8212; Toronto,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Au cours des jours sombres vécus avant et pendant la Crise des années 1930 fait son apparition sur la scène canadienne une jeune femme dont l’esprit combattif et l’amour de l’humanité l’amènent sur la ligne de front des luttes livrées par des femmes et des hommes qui s’efforcent d’échapper à la noirceur de la pauvreté, de l’ignorance et du désespoir.</p>
<p><sub>Ce qui précède est un extrait de la biographie d’Annie Butler intitulée <em>She Never Was Afraid: The Biography of Annie Buller</em> par Louise Watson.</sub><br />
« Annie Buller, Guralnick de son nom marital, militante, organisatrice syndicale (Ukraine, le 9 déc. 1895 &#8212; Toronto, le 19 janv.1973). Ses parents d&rsquo;origine juive immigrent à Montréal lorsqu&rsquo;elle est enfant. Durant la Première Guerre mondiale, elle prend une part active au mouvement des jeunesses socialistes. Elle fonde le Montreal Labour College avec Becky Buhay et Bella Gauld après avoir étudié le marxisme à la Rand School of Social Sciences à New York. En 1922, elle joint les rangs du Parti communiste du Canada et se consacre entièrement au recrutement et aux publications du parti.</p>
<p>« Elle se rend au Cap-Breton au début des années 20 pour y fonder un syndicat de mineurs. Au commencement des années 30, elle retourne à Toronto, où naît son fils Jim, et met sur pied l&rsquo;Industrial Needle Trades Workers Union (syndicat des couturières), d&rsquo;orientation communiste. En 1931, tandis qu&rsquo;elle siège au conseil d&rsquo;administration du syndicat, elle mène les couturières de Toronto à la grève générale. La même année, elle donne son appui aux mineurs de charbon à Estevan, en Saskatchewan. Madame Buller est emprisonnée par suite d&rsquo;une émeute au cours de laquelle trois grévistes périssent aux mains de la Gendarmerie royale du Canada (voir Grève des mineurs de charbon d&rsquo;Estevan, 1931). En 1939, administratrice du journal communiste <em>The Western Clarion</em>, elle est de nouveau arrêtée. Elle sera détenue jusqu&rsquo;en 1942.</p>
<p>« Après la guerre, elle se voue au recrutement et à la gestion de publications du parti telles que le <em>Tribune</em>et le <em>National Affairs</em>. Elle participe également à la campagne de la National Women&rsquo;s Commission et de la Housewive&rsquo;s Association visant à faire baisser les prix. Elle cesse de travailler à plein temps pour le parti à la fin des années 50 mais n&rsquo;en demeure pas moins active sur la scène politique jusqu&rsquo;à sa mort. »</p>
<p>Source: <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/buller-annie/">http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/buller-annie/</a></p>
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		<title>Le poème qui a inspiré un mouvement</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 20:13:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 1er décembre 1911, l’American Magazine publiait un poème inédit intitulé « Bread and Roses ». Au cours des quelques années suivantes, il allait devenir l’hymne du mouvement syndical lié à la lutte pour la justice sociale et l’égalité. C’est le slogan « Du pain pour tous, et des roses aussi » qui inspire James Oppenheim à écrire ce poème devenu l’un des hymnes préférés du mouvement syndical du monde entier. Quand le poème est publié de nouveau en 1912, le slogan est attribué à des militantes syndicales – et l’association reste. Le poème d’Oppenheim a aussi été associé à la grève du textile de...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 1er décembre 1911, l’American Magazine publiait un poème inédit intitulé « Bread and Roses ». Au cours des quelques années suivantes, il allait devenir l’hymne du mouvement syndical lié à la lutte pour la justice sociale et l’égalité.</p>
<p>C’est le slogan « Du pain pour tous, et des roses aussi » qui inspire <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/James_Oppenheim" target="_blank" rel="noopener noreferrer">James Oppenheim</a> à écrire ce poème devenu l’un des hymnes préférés du mouvement syndical du monde entier. Quand le poème est publié de nouveau en 1912, le slogan est attribué à des militantes syndicales – et l’association reste.</p>
<p>Le poème d’Oppenheim a aussi été associé à la <a href="http://www.loyno.edu/~history/journal/1987-8/muth.htm" target="_blank" rel="noopener noreferrer">grève du textile de 1912 à Lawrence</a>, souvent appelée grève « Du pain et des roses ». Dirigée par des travailleuses immigrantes, la grève a développé de nouvelles tactiques qui sont devenues des pratiques courantes pendant les conflits de travail, y compris le piquet de grève mobile permettant d’éviter les accusations de flânage.</p>
<p>Un nouveau souffle a été donné au poème par la résurgence du mouvement des femmes vers la fin des années 1960 et l’attention prêtée au rôle joué par les femmes dans l’histoire du mouvement syndical. En 1974, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mimi_Fari%C3%B1a" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Mimi Fariña</a> a composé la chanson désormais bien connue qu’entonnent couramment les femmes faisant partie du mouvement syndical.</p>
<p>Au Canada, le slogan est repris en tant que thème de la <a href="http://www.lignedutemps.org/#evenement/50/1995_la_marche_du_pain_et_des_roses" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Marche <em>Du pain et des roses</em></a> et de la <a href="https://www.dssu.qc.ca/wp-content/uploads/Histoire_de_la_Marche_mondiale_des_femmes.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Marche mondiale des femmes</a> qu’elle a inspirée.</p>
<p>La Marche <em>Du pain et des roses</em>, initiative de la <a href="http://www.ffq.qc.ca/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fédération des femmes du Québec</a>, a commencé le 26 mai 1995. Au fil d’une période de 10 jours, plus de 800 manifestantes québécoises parties de Montréal, Longueuil et Rivière-du-Loup ont convergé sur Québec pour présenter au gouvernement neuf revendications visant à lutter contre la pauvreté.</p>
<p>La chanson-thème de la Marche, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=jsY0ODVIjCA" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Du pain et des roses</a>, composée par <a href="http://cybersolidaires.typepad.com/ameriques/2008/12/hommage-emu.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Hélène Pedneault</a> et <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/en/article/marie-claire-seguin-emc/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Marie-Claire Séguin</a>, demeure un hymne des mouvements syndicaux du Québec et du Canada.<br />
<em><b>DU PAIN ET DES ROSES</b><br />
(traduction du <a href="http://www.cupw.ca/fr" target="_blank" rel="noopener noreferrer">S.T.T.P.</a>)</em></p>
<p><em>Pendant que nous marchons, marchons dans la beauté du jour<br />
Un million de cuisines sombres, un millier de greniers mornes<br />
Sont touchés par des rayons de soleil radieux et soudains<br />
Alors qu&rsquo;on nous entend chanter, du pain et des roses, du pain et des roses!</em></p>
<p><em>Pendant que nous marchons, marchons, nous luttons aussi pour les hommes<br />
Car ils sont les frères des femmes et nous marcherons de nouveau avec eux<br />
Nos vies ne seront pas passées à suer de la naissance à la mort<br />
Le coeur a faim tout comme le corps, Donnez-nous pain, mais aussi des roses </em></p>
<p><em>Pendant que nous marchons, marchons, d&rsquo;innombrables femmes mortes<br />
Pleurent pendant que nous chantons, notre cri pour du pain<br />
L&rsquo;art, l&rsquo;amour et la beauté que leurs âmes de servantes renfermaient<br />
Oui, nous luttons pour du pain, mais nous luttons pour des roses aussi </em></p>
<p><em>Pendant que nous marchons, marchons, nous nous tenons bien droit<br />
La montée des femmes est notre montée à tous<br />
Finies les corvées et enfin on se repose<br />
On partage les gloires de la vie du pain et des roses, du pain et des roses</em></p>
<p>&#8212;&#8211;</p>
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		<title>Ralph klein marque le pas &#8211; le personnel de buanderie à calgary contrarie le projet des conservateurs de réduire les budgets et de privatiser les services de santé.</title>
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					<comments>https://congresdutravail.ca/ralph-klein-marque-le-pas-le-personnel-de-buanderie-a-calgary-contrarie-le-projet-des-conservateurs-de-reduire-les-budgets-et-de-privatiser-les-services-de-sante/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 20:12:50 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Privatisations]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 14 novembre 1995, le personnel de buanderie de l&#8217;Hôpital général de Calgary se met en arrêt maladie pour protester contre la sous-traitance de leurs emplois. En l&#8217;espace de dix jours, environ 2 500 travailleuses et travailleurs dans six hôpitaux et neuf maisons de soins participent à des grèves sauvages. Des centaines d&#8217;autres travailleuses et travailleurs de la santé font la grève du zèle et d&#8217;autres actions de solidarité. Le premier ministre Ralph Klein constate avec effroi que ses compressions budgétaires se retournent contre lui. Entre 1993 et 1994, le gouvernement conservateur de l&#8217;Alberta élimine des dizaines de milliers d&#8217;emplois...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 14 novembre 1995, le personnel de buanderie de l&rsquo;Hôpital général de Calgary se met en arrêt maladie pour protester contre la sous-traitance de leurs emplois.</p>
<p><strong>En l&rsquo;espace de dix jours, environ 2 500 travailleuses et travailleurs dans six hôpitaux et neuf maisons de soins participent à des grèves sauvages. Des centaines d&rsquo;autres travailleuses et travailleurs de la santé font la grève du zèle et d&rsquo;autres actions de solidarité. Le premier ministre Ralph Klein constate avec effroi que ses compressions budgétaires se retournent contre lui.</strong></p>
<p>Entre 1993 et 1994, le gouvernement conservateur de l&rsquo;Alberta élimine des dizaines de milliers d&#8217;emplois dans le secteur public tout en réduisant les salaires et les avantages sociaux des travailleuses et travailleurs qui restent en poste. Le budget de 1994 réduit de 20 % le financement des soins de santé, de 21 % celui de l&rsquo;éducation postsecondaire et de 12,4 % celui de l&rsquo;enseignement primaire et secondaire. Le nombre de bénéficiaires de l&rsquo;aide sociale est réduit de moitié en l&rsquo;espace d&rsquo;une année. En deux ans, les dépenses de programmes de l&rsquo;Alberta diminuent de plus de 21 %. Le nombre de sans-abri augmente de 740 % pendant le mandat de Klein.</p>
<p>Le mouvement syndical, accablé par la brutalité de l&rsquo;assaut du gouvernement contre le personnel chargé d&rsquo;assurer des services essentiels, a du mal à réagir. Aussi, quand l&rsquo;autorité sanitaire de Calgary nommée par Klein propose de poursuivre le programme de privatisation provincial en sous-traitant les emplois du personnel de buanderie de l&rsquo;Hôpital de Calgary, elle s&rsquo;attend à peu de résistance. Elle a tort.</p>
<p>Pour conserver leurs emplois, les travailleuses et travailleurs ont déjà dû accepter une réduction de salaire de 28 % dans le précédent cycle de négociations collectives. Le personnel en a assez du « roi Ralph » et est déterminé à ne pas devenir les pions des conservateurs dans leur projet de démanteler le secteur public.</p>
<p>Soixante travailleuses et travailleurs de la buanderie de l&rsquo;Hôpital général de Calgary, membres du Syndicat canadien de la fonction publique, sont les premiers à réagir. À l&rsquo;annonce que leurs emplois seraient transférés à la société K-Bro Linens d&rsquo;Edmonton, ils se mettent tous en arrêt maladie. Des travailleuses et travailleurs de buanderie à l&rsquo;Hôpital Foothills, membres de l&rsquo;Alberta Union of Provincial Employees (Syndicat de la Fonction publique de l’Alberta), font de même le lendemain.</p>
<p>En l&rsquo;espace de dix jours, environ 2 500 travailleuses et travailleurs dans six hôpitaux et neuf maisons de soins participent à des grèves sauvages. Des centaines d&rsquo;autres travailleuses et travailleurs de la santé font la grève du zèle et d&rsquo;autres actions de solidarité. Des syndicalistes d&rsquo;autres secteurs et de nombreux membres du grand public expriment leur solidarité avec les grévistes sur les lignes de piquetage et dans des rassemblements publics.</p>
<p>Le premier ministre Klein constate avec horreur l&rsquo;effondrement de son projet soigneusement orchestré de démantèlement des services publics de l&rsquo;Alberta. L&rsquo;autorité sanitaire de Calgary, sous la pression du gouvernement, offre aux syndicats de retarder de 18 mois le projet de sous-traitance pour permettre à la plupart des travailleuses et travailleurs concernés de retrouver un emploi. Le gouvernement agressif de Ralph Klein marque le pas, essentiellement grâce à un groupe de travailleuses immigrées.</p>
<p>Le courage dont fait preuve le personnel de buanderie inspire une vague de grèves et d&rsquo;actions menées par d&rsquo;autres travailleuses et travailleurs de la santé; les infirmières auxiliaires autorisées et le personnel des services de soutien général participent aux plus grands mouvements de grève de l&rsquo;histoire de l&rsquo;Alberta pendant les dernières années 1990.</p>
<p>Si la victoire du personnel de buanderie est mitigée, les événements qui s&rsquo;ensuivent constituent une grande victoire pour tous les travailleurs et toutes les travailleuses de l&rsquo;Alberta. Les compressions et les privatisations cessent en grande partie pendant plusieurs années et le gouvernement recommence à investir, quoique modestement, dans les services publics.</p>
<blockquote><p><em>« J&rsquo;aimerais ajouter à cela qu&rsquo;après la grève des travailleuses et travailleurs des buanderies, le gouvernement Klein n’était pas le même qu&rsquo;avant la grève. Au préalable, comme l’a dit Tom, il était motivé par des considérations idéologiques et refusait de discuter. Il n&rsquo;y avait aucune discussion sur ses politiques. Elles étaient tout simplement adoptées. Après, le gouvernement est devenu beaucoup plus populiste. Oui, il était toujours axé sur l’idéologie, mais il ne se lançait pas à l’aveuglette. Il faisait des compromis et il renonçait à certaines mesures. S&rsquo;il semblait que les gens étaient prêts à lutter pour certaines causes, il reculait. Il ne se présentait plus à la population aussi directement, je crois, et c’était selon moi une victoire pour le mouvement syndical. »</em></p>
<p><em><a href="http://albertalabourhistory.org/wp-content/uploads/2017/01/2010012801-laundry-workers-discussion-original.pdf" target="_blank" rel="noopener">Entrevue</a> (en anglais) avec Jim Selby.</em></p></blockquote>
<p>&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211;</p>
<p><em>Source : <a href="http://albertalabourhistory.org/calgary-laundry-workers-strike/calgary-laundry-workers-strike-overview/" target="_blank" rel="noopener">albertalabourhistory.org</a></em></p>
<p>The post <a href="https://congresdutravail.ca/ralph-klein-marque-le-pas-le-personnel-de-buanderie-a-calgary-contrarie-le-projet-des-conservateurs-de-reduire-les-budgets-et-de-privatiser-les-services-de-sante/">Ralph klein marque le pas &#8211; le personnel de buanderie à calgary contrarie le projet des conservateurs de réduire les budgets et de privatiser les services de santé.</a> appeared first on <a href="https://congresdutravail.ca">Canadian Labour Congress</a>.</p>
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		<title>Opération solidarity en c.-b.</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 20:11:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En 1983, des organisations syndicales et citoyennes de toute la province, y compris des syndicats et des groupes environnementaux, confessionnels et militant en faveur de la justice sociale et des droits des femmes, se sont unis au cours de plusieurs semaines dans le cadre d’actions de plus en plus importantes qui sont devenus la protestation politique la plus grande qui ait eu lieu en C.-B. Au printemps de 1983, les citoyens de la Colombie-Britannique réélisent le Parti du Crédit social dirigé par William (Bill) Bennett. Quelques mois plus tard, le gouvernement créditiste adopte un budget d’austérité et 26 projets de loi de droite...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En 1983, des organisations syndicales et citoyennes de toute la province, y compris des syndicats et des groupes environnementaux, confessionnels et militant en faveur de la justice sociale et des droits des femmes, se sont unis au cours de plusieurs semaines dans le cadre d’actions de plus en plus importantes qui sont devenus la protestation politique la plus grande qui ait eu lieu en C.-B.</p>
<p>Au printemps de 1983, les citoyens de la Colombie-Britannique réélisent le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_Cr%C3%A9dit_social_de_la_Colombie-Britannique" target="_blank" rel="noopener">Parti du Crédit social</a> dirigé par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bill_Bennett" target="_blank" rel="noopener">William (Bill) Bennett</a>. Quelques mois plus tard, le gouvernement créditiste adopte un budget d’austérité et 26 projets de loi de droite radicale qui abolissent les organismes de surveillance, portent atteinte aux droits de négociation collective (particulièrement dans le secteur public) et réduisent les services sociaux.</p>
<p>L’opposition à ces mesures d’austérité flagrantes est répandue et populaire. Elle unit le mouvement syndical de la province à un vaste éventail de groupes sociaux, soit les bénéficiaires d’aide sociale, les femmes, les personnes militant en faveur des droits des enfants, les étudiants, les personnes ayant un handicap et des communautés culturelles diverses, qui ressentent sous le plein effet de l’assaut du gouvernement. Sous la direction de la Fédération du travail de la Colombie-Britannique (FTCB), les syndicats s’allient aux groupes communautaires pour organiser un énorme mouvement de protestation connu sous le nom de Solidarity.</p>
<p>On organise des marches et des rassemblements à travers la province où des milliers de personnes descendent dans la rue et appellent à la grève générale. Pour protester contre le licenciement de nombreux fonctionnaires prévu pour le 31 octobre, les membres du Syndicat des fonctionnaires provinciaux de la Colombie‑Britannique (SFPCB) partent en grève le 1<sup>er </sup>novembre. Des moyens de pression au travail de plus en plus importants se succèdent, les enseignantes et les enseignants se mettant en grève la semaine suivante et des milliers de fonctionnaires clés s’apprêtant à descendre dans la rue au cours des jours suivants.</p>
<p>Devant la rapide amplification du conflit, les dirigeants de la FTCB freinent l’action plutôt que de risquer l’affrontement total du gouvernement. Pour ne pas courir le risque de voir celui-ci adopter des lois ordonnant le retour au travail et de voir les travailleuses et les travailleurs du secteur privé ne pas répondre à l’appel à une grève générale, la FTCB engage un dialogue avec le gouvernement. Le dimanche 13 novembre 1983, Jack Munro, président de l’<a href="https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/international-woodworkers-of-america-canada" target="_blank" rel="noopener">IBA</a>, et le Premier ministre Bennett concluent une trêve mettant fin au mouvement de protestation populaire le plus grand qui ait été créé en C.-B.</p>
<p>La mobilisation massive de Solidarity a marqué le début de la riposte aux politiques publiques d’austérité au Canada. La conjugaison de leurs efforts fondée sur un sentiment d’oppression partagé a permis aux mouvements syndical, sociaux et civils de s’unir pour une cause commune. Le ressentiment et les récriminations exprimés pendant les jours qui ont suivi la conclusion de l’entente avec le gouvernement pour mettre un terme aux protestations n’ont pas suffi à éteindre l’étincelle de solidarité née de l’union de ces mouvements.</p>
<p>Bon nombre des principaux progrès sociaux et politiques réalisés au Canada sont le fruit de la solidarité entre le mouvement syndical et d’autres intervenants travaillant pour le bien commun. Pour n’en nommer que quelques-uns, ces progrès comprennent l’assurance-maladie, les congés de maternité payés, la reconnaissance légale des unions homosexuelles, l’expansion du Régime de pensions du Canada, la bonification de la Sécurité de la vieillesse, les congés payés pour les victimes de violence conjugale et – dans un proche avenir – un régime national d’assurance-médicaments.</p>
<p>Solidarité… pour toujours!</p>
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		<title>Les enseignantes et enseignants de l’ontario mettent fin au plus important mouvement de protestation de l’histoire du secteur.</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 20:10:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 10 novembre 1997, les enseignantes et enseignants de l’Ontario reprennent le travail après un débrayage de deux semaines pour protester contre les changements radicaux et anti-démocratiques imposés par le gouvernement conservateur de Mike Harris. Bien que le mouvement de protestation n’ait pas réussi à empêcher l’adoption du projet de loi 160, c’est une défaite pour Harris et sa soi-disant « Révolution du bon sens » dans l’opinion publique et devant les tribunaux. Le projet de Mike Harris de réformer l’enseignement en Ontario ne s’est pas vraiment déroulé comme prévu. Présenté comme la Loi de 1997 sur l’amélioration de la qualité...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 10 novembre 1997, les enseignantes et enseignants de l’Ontario reprennent le travail après un débrayage de deux semaines pour protester contre les changements radicaux et anti-démocratiques imposés par le gouvernement conservateur de Mike Harris. Bien que le mouvement de protestation n’ait pas réussi à empêcher l’adoption du projet de loi 160, c’est une défaite pour Harris et sa soi-disant « Révolution du bon sens » dans l’opinion publique et devant les tribunaux.</p>
<p>Le projet de Mike Harris de réformer l’enseignement en Ontario ne s’est pas vraiment déroulé comme prévu. Présenté comme la <em>Loi de 1997 sur l’amélioration de la qualité de l’éducation</em>, l’imposant projet de loi 160 de 226 pages prévoit de centraliser radicalement le pouvoir entre les mains du ministre de l’Éducation et le cabinet des ministres, puis d’imposer des normes aux dispositions déjà définies dans les conventions collectives négociées par les conseils scolaires avec les enseignantes et enseignants et leurs syndicats. Le projet de loi impose plus de travail et moins de temps pour le faire tandis que le gouvernement prévoit en sourdine de sabrer le budget de l’éducation.</p>
<p>Les enseignantes et enseignants de l’Ontario protestent et débrayent.</p>
<p>Avec 126 000 manifestantes et manifestants, c’est le plus important mouvement de protestation du personnel enseignant de l’histoire de l’Amérique du Nord. Des lignes de piquetage sont organisées à travers la province. Des manifestations ont lieu dans les écoles, les rues et les bureaux des députés provinciaux. Les enseignantes et enseignants et leurs syndicats organisent des rassemblements de masse, dont un sur la pelouse devant l’assemblée législative à Queen’s Park qui attire des milliers de personnes.</p>
<p>Le gouvernement répond par une campagne de propagande. Il dépense des millions de dollars en messages publicitaires à la télévision qualifiant le mouvement de protestation de « grève illégale » et les syndicats d’enseignants « d’égoïstes aux intérêts particuliers » &#8211; mais le public n’est pas dupe.</p>
<p>Une semaine après le début du mouvement de protestation, un sondage révèle que 63 % de la population ontarienne veut que le gouvernement renonce à ses réformes.</p>
<p>La tentative de Harris de faire déclarer « grève illégale » le mouvement de protestation essuie également un échec au tribunal où l’action menée par le personnel enseignant est déclarée légitime. En punition et pour les réduire au silence, Harris réplique en menaçant les enseignantes et enseignants de passer une loi les obligeant à reprendre le travail.</p>
<p>Après deux semaines de débrayage, de nombreux enseignants et enseignantes estiment avoir réussi à se faire entendre et votent la reprise du travail.</p>
<p>C’est vrai, les manifestantes et manifestants n’ont pas empêché le gouvernement de retirer les pouvoirs des conseils scolaires locaux, mais ils ont gagné le soutien de l’opinion publique. Les discussions avec les étudiants, les parents d’élèves, les médias, les enseignantes, les enseignants et leurs syndicats révèlent les intentions cachées du gouvernement – licenciements dans le corps enseignant et réduction du budget de l’éducation, ce à quoi Harris s’était lui-même opposé pendant la campagne électorale.</p>
<p>La solidarité exprimée par les syndicats de l’Ontario en soutien au personnel enseignant et à leur mouvement de protestation sème les germes de la résistance au programme d’austérité idéologique qui est au cœur de la Révolution du bon sens du gouvernement Harris.</p>
<p>Les syndicats canadiens s’élèvent depuis longtemps contre l’injustice des programmes d’austérité mis en place par les gouvernements à tendance conservatrice, en particulier ceux des années 1990, particulièrement brutaux et sectaires : Mike Harris en Ontario, Ralph Klein en Alberta et plus récemment ceux des libéraux en Colombie-Britannique et en Nouvelle-Écosse.</p>
<p>Financer les réductions fiscales au profit de riches investisseurs et d’intérêts puissants au moyen de compressions des dépenses publiques en matière de soins de santé, d’éducation, d’infrastructure publique et de programmes sociaux est une formule bien connue du pouvoir. Il en est de même pour l’effort de discréditer les syndicats, les journalistes, les institutions publiques et les mouvements sociaux qui s’opposent à lui.</p>
<p>Le mouvement de protestation des enseignantes et enseignants de l’Ontario en 1997 est un moment important où les gens ont exprimé leur ras-le-bol. Même s’il n’a pas empêché le gouvernement d’aller de l’avant, il a mis le pouvoir provincial sur la touche et obligé les gens à ouvrir les yeux.</p>
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		<title>Le syndicat qui transforma terre-neuve-et-labrador</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 20:08:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 3 novembre 1908, des pêcheurs se réunissent à la loge orangiste du village de Herring Neck et fondent le premier syndicat et parti politique de Terre-Neuve dont l&#8217;assise est une classe sociale. La Fishermen&#8217;s Protective Union (FPU) devient une force sociale, économique et politique dynamique sans précédent sur l&#8217;île. Fondée par le charismatique William Coaker, la FPU veut procurer aux pêcheurs et à leurs familles une part plus importante de la richesse qu&#8217;ils génèrent. Structure démocratique et coopérative, la FPU est le premier effort d&#8217;organisation des pêcheurs en un mouvement politique dont l&#8217;assise est une classe sociale. Avec son cri...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 3 novembre 1908, des pêcheurs se réunissent à la loge orangiste du village de Herring Neck et fondent le premier syndicat et parti politique de Terre-Neuve dont l&rsquo;assise est une classe sociale. La Fishermen&rsquo;s Protective Union (FPU) devient une force sociale, économique et politique dynamique sans précédent sur l&rsquo;île.</p>
<p>Fondée par le charismatique <a href="http://www.pc.gc.ca/apps/dfhd/page_nhs_fra.aspx?id=1030" target="_blank" rel="noopener">William Coaker</a>, la FPU veut procurer aux pêcheurs et à leurs familles une part plus importante de la richesse qu&rsquo;ils génèrent. Structure démocratique et coopérative, la FPU est le premier effort d&rsquo;organisation des pêcheurs en un mouvement politique dont l&rsquo;assise est une classe sociale. Avec son cri de ralliement « À chacun son dû », la FPU revendique des réformes au sein de la société terre-neuvienne et la répartition équitable des richesses dans l&rsquo;industrie de la pêche.</p>
<p>À son apogée, la FPU compte plus de 21 000 membres répartis dans 206 conseils municipaux à travers l&rsquo;île, soit la majorité des pêcheurs de Terre-Neuve. Le syndicat met sur pied la <a href="https://www.mun.ca/mha/fpu/f_fpu19.php" target="_blank" rel="noopener">Fishermen’s Union Trading Company</a> (UTC) qui établit des commerces achetant du poisson et vendant de la marchandise aux pêcheurs à des prix équitables, libérant ces derniers de l&rsquo;exploitation par la classe marchande de St. John&rsquo;s. En 1916, le syndicat bâtit <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Port_Union" target="_blank" rel="noopener">Port Union</a>, seule ville en Amérique du Nord fondée par un syndicat.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="media-element file-default" title="Port Union, NL" src="https://congresdutravail.ca/sites/default/files/media/PortUnionNL.jpg" alt="Town of Port Union, Newfoundland and Labrador" width="565" height="310" data-delta="1" /></p>
<p>En 1912, la FPU adopte la <a href="https://www.mun.ca/mha/fpu/f_fpu_platform.php" target="_blank" rel="noopener">plate-forme Bonavista</a>, un manifeste qui réclame une réforme radicale du secteur de la pêche, des mesures sociales et une réforme de la gouvernance. Le manifeste prône entre autres la commercialisation coopérative et la réglementation du secteur de la pêche, la mise en place d&rsquo;un régime de retraite et d&rsquo;un salaire minimum, l&rsquo;accès gratuit à l&rsquo;enseignement et des réformes démocratiques visant à réduire l&rsquo;influence du gros capital et des nantis. L&rsquo;année suivante, huit membres, dont Coaker, sont élus à la Chambre d&rsquo;assemblée.</p>
<p>Pendant les dix années suivantes, Coaker et son parti exercent une forte influence sur les gouvernements successifs. Coaker devient ministre des Pêches en 1917. Pourtant, la situation délicate qui prévaut en temps de guerre et le refus de collaborer des entreprises d&rsquo;exportation du poisson vouent la plate-forme de la FPU à l&rsquo;échec. Confronté à une forte poussée antisyndicale après la fin de la Première Guerre mondiale, l&rsquo;engagement politique de William Coaker faiblit. Il délaisse la politique pour se consacrer à la gestion des entreprises du syndicat.</p>
<p>À la fin des années 1920, l&rsquo;importance de la FPU sur la scène politique s&rsquo;étiole progressivement pour disparaître entièrement en 1934 avec la crise politique. Le syndicat poursuit dès lors ses activités et la gestion de ses entreprises au profit des pêcheurs et des ouvriers forestiers. Il persiste jusqu&rsquo;en 1977 où il fait faillite et ses derniers magasins sont vendus.</p>
<p>Si certains considèrent la FPU comme un échec, d&rsquo;autres reconnaissent la valeur historique de ce syndicat qui a transformé les conditions de vie et de travail à Terre-Neuve. La FPU en a fait plus pour les travailleurs et leurs familles qu&rsquo;aucun autre mouvement politique, passé ou présent.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, la province, les syndicats, les conseils du travail et l&rsquo;exécutif de la <a href="https://www.nlfl.nf.ca/who-we-are/" target="_blank" rel="noopener">Fédération du travail de Terre-Neuve-et-Labrador</a> continuent de s’inspirer de l&rsquo;œuvre de la FPU.</p>
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		<title>Un syndicat obtient le plus important remboursement au titre de l&#8217;équité salariale de l&#8217;histoire</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 20:07:11 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Ce que font les syndicats]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de la personne et égalité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 29 octobre 1999, le gouvernement fédéral décide de procéder aux plus importants règlements financiers et rajustements salariaux au titre de l&#8217;équité salariale de l&#8217;histoire du Canada. C&#8217;est une belle victoire pour l&#8217;Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) qui avait déposé la plainte initiale en 1984 auprès de la Commission canadienne des droits de la personne au nom de ses membres. Des années de litiges juridiques et de campagnes populaires pour faire reconnaître la discrimination salariale et l&#8217;éliminer aboutissent enfin. L&#8217;équité salariale signifie que le travail des femmes et des hommes est respecté, apprécié et rémunéré de la...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 29 octobre 1999, le gouvernement fédéral décide de procéder aux plus importants règlements financiers et rajustements salariaux au titre de l&rsquo;équité salariale de l&rsquo;histoire du Canada. C&rsquo;est une belle victoire pour l&rsquo;Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) qui avait déposé la plainte initiale en 1984 auprès de la Commission canadienne des droits de la personne au nom de ses membres. Des années de litiges juridiques et de campagnes populaires pour faire reconnaître la discrimination salariale et l&rsquo;éliminer aboutissent enfin.</p>
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<p>L&rsquo;équité salariale signifie que le travail des femmes et des hommes est respecté, apprécié et rémunéré de la même façon. Malheureusement, ce n&rsquo;est pas le cas pour de nombreuses travailleuses au Canada, où l&rsquo;écart salarial entre les femmes et les hommes reste important. Grâce au mouvement syndical, cet écart s&rsquo;est déjà nettement réduit pour les femmes syndiquées, mais l&rsquo;équité des revenus pour toutes les travailleuses reste l&rsquo;objectif final.</p>
<p>Le mouvement syndical et les organisations féministes revendiquent depuis des dizaines d&rsquo;années l&rsquo;amélioration du régime fédéral d&rsquo;équité salariale et que l&rsquo;approche fondée sur les plaintes soit remplacée par une législation proactive. En 2000, cette revendication est l&rsquo;une des priorités de la Marche canadienne des femmes, où des milliers de femmes, des syndicats et des organisations féministes nationales se mobilisent pour une stratégie globale d&rsquo;élimination de la pauvreté et de la violence contre les femmes.</p>
<p>En 2001, le gouvernement fédéral nomme un <a href="http://publications.gc.ca/collections/Collection/J2-191-2003F.pdf" target="_blank" rel="noopener">Groupe de travail sur l’équité salariale</a>. Au terme d&rsquo;un processus approfondi, le Groupe de travail formule plus d&rsquo;une centaine d&rsquo;importantes recommandations pour venir à bout de l&rsquo;écart salarial dans le pays. Son rapport publié en 2004 reconnait également l&rsquo;existence d&rsquo;une discrimination salariale envers les personnes handicapées et les travailleurs et travailleuses autochtones ou racialisés.</p>
<p><a href="https://scfp.ca/encore-un-ecart-salarial-pour-les-femmes" target="_blank" rel="noopener"><img decoding="async" class="media-element file-default" title="LES FEMMES GAGNENT MOINS" src="https://congresdutravail.ca/sites/default/files/media/lesfemmesgagnentmoins.jpg" alt="Les femmes gagnent moins -- écart du salaire horaire moyen entre les hommes et les femmes âgés de 15 ans et plus en 2012." width="480" height="402" data-delta="1" /></a></p>
<p>Les syndicats canadiens se battent pour la mise en œuvre de ces recommandations. Ils condamnent la décision du gouvernement libéral actuel de retarder toute initiative relative à l&rsquo;équité salariale jusqu&rsquo;en 2018, malgré les nobles promesses électorales et le fait d&rsquo;avoir publiquement déclaré inacceptable l&rsquo;existence d&rsquo;un écart salarial entre les femmes et les hommes aujourd&rsquo;hui au Canada. Après deux années au pouvoir, le gouvernement a également failli à sa promesse d&rsquo;abroger <a href="http://nawl.ca/fr/library/entry/public-sector-equitable-compensation-act-loi-sur-lequite-dans-la-remunerati" target="_blank" rel="noopener"><em>Loi sur l’équité dans la rémunération du secteur public</em></a>, qui retire aux travailleuses de la fonction publique fédérale le droit à l&rsquo;égalité de rémunération pour un travail de valeur égale.</p>
<p>Seules deux provinces, l&rsquo;Ontario et le Québec, ont mis en place une législation proactive sur l&rsquo;équité salariale couvrant les travailleuses des secteurs public et privé. Ces lois obligent les employeurs à prendre des mesures concrètes pour déceler et éliminer la discrimination salariale. Plusieurs provinces ne disposent d&rsquo;aucune législation en matière d&rsquo;équité salariale. Les syndicats revendiquent la mise en place d&rsquo;une législation proactive sur l&rsquo;équité salariale dans chaque province et territoire pour veiller au respect des droits des travailleuses des secteurs public et privé.</p>
<p>Les négociations collectives et les lois sur l&rsquo;équité salariale réduisent sensiblement l&rsquo;écart salarial des femmes. Car ensemble, les femmes et leurs syndicats négocient des salaires à la mesure des compétences, de la formation et des responsabilités. Et grâce à l&rsquo;équité salariale, les femmes gagnent plus et dépensent davantage pour leurs familles et dans la collectivité.</p>
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		<title>Bonne fête à « la plus grande personnalité canadienne »</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 20:03:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tommy Douglas, chef du premier gouvernement socio-démocrate et père de l&#8217;assurance-maladie, nait le 20 octobre 1904 à Camelon, en Écosse. Pasteur baptiste de vocation, Douglas devient l&#8217;un des premiers députés fédéraux de la FCC, Premier ministre de la Saskatchewan et premier chef du Nouveau Parti démocratique du Canada. Surnommé le père de l&#8217;assurance-maladie universelle au Canada, Thomas Clement Douglas dit Tommy, nait en Écosse puis immigre au Canada. Enfant chétif, il manque de perdre une jambe mais est opéré avec succès et gratuitement par un médecin. Des années plus tard, Douglas s&#8217;implique dans la Fédération du commonwealth coopératif (FCC), un parti politique...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Tommy Douglas, chef du premier gouvernement socio-démocrate et père de l&rsquo;assurance-maladie, nait le 20 octobre 1904 à Camelon, en Écosse. Pasteur baptiste de vocation, Douglas devient l&rsquo;un des premiers députés fédéraux de la FCC, Premier ministre de la Saskatchewan et premier chef du Nouveau Parti démocratique du Canada.</p>
<p>Surnommé le père de l&rsquo;assurance-maladie universelle au Canada, Thomas Clement Douglas dit Tommy, nait en Écosse puis immigre au Canada. Enfant chétif, il manque de perdre une jambe mais est opéré avec succès et gratuitement par un médecin.</p>
<p>Des années plus tard, Douglas s&rsquo;implique dans la <a href="http://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/ccf-levolution-politique-du-canada/" target="_blank" rel="noopener">Fédération du commonwealth coopératif</a> (FCC), un parti politique formé en réaction à la situation économique et sociale du début du 20<sup>e</sup> siècle qui aboutit à la grande dépression. Il est élu député CCF à la Chambre des communes en 1935, où il reste plusieurs années avant de mener le parti à une victoire écrasante en Saskatchewan en 1944. À titre de Premier ministre de la Saskatchewan, Douglas prend la tête du premier gouvernement socio- démocrate d&rsquo;Amérique du Nord.</p>
<p>Pendant les vingt années suivantes, M. Douglas chapeaute la création de programmes sociaux qui existent encore aujourd&rsquo;hui. Il crée la société publique <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/SaskPower" target="_blank" rel="noopener">Saskatchewan Power Corporation</a>, le premier <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Saskatchewan_Government_Insurance" target="_blank" rel="noopener">programme public d&rsquo;assurance automobile</a> et plusieurs <a href="http://www.encyclopediecanadienne.ca/fr/article/societe-detat/" target="_blank" rel="noopener">sociétés</a> d’État chargées d&rsquo;assurer les services essentiels. Il fait adopter des lois permettant aux travailleuses et aux travailleurs de se syndiquer ainsi qu&rsquo;un <a href="http://www.saskinfojustice.ca/public/droits-de-personne" target="_blank" rel="noopener">Code</a> des droits de la personne de la Saskatchewan dix-huit mois avant l&rsquo;adoption de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_universelle_des_droits_de_l%27homme" target="_blank" rel="noopener">Déclaration</a> universelle des droits de l’homme par l&rsquo;Organisation des Nations Unies.</p>
<p>Mais il est surtout connu pour avoir établi le premier programme public <a href="http://www.thecanadianencyclopedia.ca/en/article/saskatchewan-doctors-strike/" target="_blank" rel="noopener">d’assurance-maladie</a> en Saskatchewan en 1961. Ce faisant, il devient le père de <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/politique-sur-la-sante/" target="_blank" rel="noopener">l’assurance-maladie universelle</a> au Canada.</p>
<p>En 1962, Douglas quitte la scène politique de la Saskatchewan pour devenir le premier chef du Nouveau Parti démocratique du Canada (NPD), issu de la fusion de la FCC et du mouvement syndical dirigé par le Congrès du travail du Canada (CTC). Chef du parti jusqu&rsquo;en 1971, il quitte son poste d&rsquo;élu en 1979.</p>
<p>En 1981, Douglas est nommé à l&rsquo;Ordre du Canada et en 1985 il reçoit l&rsquo;Ordre du Mérite de la Saskatchewan. Il meurt à Ottawa le 24 février 1986. En 2004, le public plébiscite Tommy Douglas au concours national de <a href="http://www.cbc.ca/player/Digital+Archives/Politics/Parties+and+Leaders/Tommy+Douglas/ID/1415930472/" target="_blank" rel="noopener">« la plus grande personnalité canadienne</a> » de la chaîne de télévision CBC.</p>
<p>Bonne fête Tommy! Et merci d&rsquo;avoir veillé à ce que toutes les Canadiennes et tous les Canadiens aient droit à des soins de santé abordables!</p>
<p>C&rsquo;est une importante contribution faite au Canada dont nous sommes nombreuses et nombreux à être fiers. Mais il reste encore à faire. Le travail de leaders tels que Tommy Douglas, d&rsquo;organisations telles que la Coalition canadienne de la santé, de partis tels que le NPD, de travailleuses et de travailleurs canadiens au travers de leurs syndicats et du mouvement syndical se poursuit aujourd&rsquo;hui avec la revendication d&rsquo;un <a href="http://www.unregimepourtous.ca/" target="_blank" rel="noopener">régime universel d&rsquo;assurance-médicaments</a> pour tous les Canadiens et toutes les Canadiennes, quels que soient leurs revenus, leur âge ou leur lieu de résidence.</p>
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		<title>La plus grande manifestation ouvrière de l&#8217;histoire du canada</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 20:01:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 14 octobre 1976, plus d&#8217;un million de travailleuses et de travailleurs à travers le Canada débrayent et se joignent à une grève générale à l&#8217;appel du Congrès du travail du Canada. Les manifestantes et manifestants protestent contre le projet du gouvernement fédéral d&#8217;imposer une loi sur le contrôle des salaires et des prix. Les travailleuses et les travailleurs se sentent trahis par le gouvernement libéral de M. Trudeau qui renie sa promesse électorale. Pendant les années 1970, les travailleuses et travailleurs canadiens font face à des difficultés économiques. Le monde du travail commence à changer avec les prémices de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 14 octobre 1976, plus d&rsquo;un million de travailleuses et de travailleurs à travers le Canada débrayent et se joignent à une grève générale à l&rsquo;appel du Congrès du travail du Canada. Les manifestantes et manifestants protestent contre le projet du gouvernement fédéral d&rsquo;imposer une loi sur le contrôle des salaires et des prix. Les travailleuses et les travailleurs se sentent trahis par le gouvernement libéral de M. Trudeau qui renie sa promesse électorale.</p>
<p>Pendant les années 1970, les travailleuses et travailleurs canadiens font face à des difficultés économiques. Le monde du travail commence à changer avec les prémices de la mondialisation et de l&rsquo;automatisation. Les employeurs adoptent de nouvelles technologies dans leurs usines au Canada et transfèrent leur production à l&rsquo;étranger où les coûts de main-d&rsquo;œuvre sont plus bas, ce qui entraîne une perte d&#8217;emplois dans le pays.</p>
<p>L&rsquo;inflation et le chômage augmentent. Le dollar canadien perd de sa valeur et la hausse spectaculaire du prix du pétrole, causée par la mise en place de quotas à l&rsquo;exportation par l&rsquo;Organisation des pays exportateurs de pétrole (<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_des_pays_exportateurs_de_p%C3%A9trole" target="_blank" rel="noopener">OPEP</a>), impacte durement les prix à la consommation. Pendant les années 1970, le prix du baril de pétrole passe de 3 $ à 40 $, une augmentation de plus de 1 300 %.</p>
<p>Pour compenser ce manque à gagner, les travailleuses et travailleurs réclament des augmentations de salaire. Pendant ce temps, les entreprises accélèrent la réduction de leurs coûts tout en augmentant les prix pour satisfaire au besoin de générer des bénéfices. Le chômage et les prix continuent d&rsquo;augmenter, alors que l&rsquo;économie stagne &#8211; un phénomène que les économistes et les politiciens appellent « <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Stagflation" target="_blank" rel="noopener">stagflation</a> ».</p>
<p>Pendant la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_f%C3%A9d%C3%A9rales_canadiennes_de_1974" target="_blank" rel="noopener">campagne électorale fédérale de 1974</a>, le parti conservateur promet d&rsquo;imposer un plafonnement légal des salaires et des prix. Briguant un nouveau mandat, le parti libéral dirigé par Pierre Trudeau tourne ouvertement l&rsquo;idée en ridicule et se présente à la population canadienne comme le parti anti-contrôle. Craignant des pertes d&#8217;emplois et de revenus, les travailleuses et les travailleurs se tournent en masse vers les libéraux, leur assurant la victoire et un gouvernement majoritaire.</p>
<p>Un an plus tard, Trudeau revient sur sa promesse. La population canadienne est furieuse.</p>
<p>Le plafonnement des salaires est imposé aux entreprises de 500 employés et plus, à l’ensemble de la fonction publique fédérale et à la plupart des autres organisations du secteur public. Alors que l&rsquo;inflation atteint près de 11 % en 1975, la loi adoptée par le gouvernement Trudeau limite les hausses salariales pendant trois ans, à raison de 8 % la première année, 6 % la deuxième et 4 % la dernière. La limitation de l&rsquo;inflation est en réalité une limitation sévère des salaires car les augmentations et les conventions collectives négociées sont annulées.</p>
<p>Le conflit ouvrier causé par la trahison de Trudeau cause la perte de plus de 11,6 millions de journées de travail en raison de grèves et de lock-out pour l’année 1976 seulement. Le CTC, présidé par Joe Morris, appelle à une journée nationale de protestation le 14 octobre qui donne lieu à la plus importante manifestation ouvrière de l&rsquo;histoire du pays. Plus d&rsquo;un million de Canadiennes et de Canadiens débrayent, défilent et clament leur opposition à l&rsquo;injustice de Trudeau.</p>
<p>Malgré les sacrifices imposés à des millions de travailleuses et de travailleurs canadiens, à leurs familles et à leurs collectivités, l&rsquo;inflation n&rsquo;aura baissé que de 1,7 % au terme du contrôle des salaires et des prix en 1978. Les libéraux de Trudeau perdent les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_f%C3%A9d%C3%A9rales_canadiennes_de_1979" target="_blank" rel="noopener">nouvelles élections fédérales</a>.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, le mouvement syndical canadien poursuit sa lutte contre l&rsquo;injustice. Les plans d&rsquo;austérité du gouvernement &#8211; coupes dans les programmes et les services, gel des salaires et des embauches, privatisations, vente de biens publics, etc. &#8211; font endosser la charge aux plus démunis. « De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins » reste la règle d&rsquo;or.</p>
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		<title>Solidaires pour nos sœurs disparues</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 20:00:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La veille de Sœurs par l’esprit tenue le 4 octobre est un événement annuel au cours de laquelle nous honorons la vie des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées au Canada. La violence subie par les femmes et les filles autochtones est une tragédie nationale et les syndicats et le mouvement syndical ont fait pression sur les gouvernements pour qu’ils y remédient. Chaque année, l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) et les familles de Sœurs par l’esprit organisent des veilles afin de ne pas oublier les femmes autochtones disparues et assassinées au Canada. Les membres des familles,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La veille de Sœurs par l’esprit tenue le 4 octobre est un événement annuel au cours de laquelle nous honorons la vie des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées au Canada. La violence subie par les femmes et les filles autochtones est une tragédie nationale et les syndicats et le mouvement syndical ont fait pression sur les gouvernements pour qu’ils y remédient.</p>
<p>Chaque année, l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) et les familles de Sœurs par l’esprit organisent des veilles afin de ne pas oublier les femmes autochtones disparues et assassinées au Canada. Les membres des familles, les membres des collectivités autochtones et des citoyens concernés se rassemblent pour se montrer solidaires, pour sensibiliser le public, pour réclamer que des actions soient prises et pour soutenir les personnes qui ont perdu un être cher.</p>
<p>Entre 1980 et 2012, la GRC a signalé la disparition ou le meurtre de près de 1 200 femmes et filles autochtones partout au Canada (bien que de nombreux intervenants de première ligne estiment que le nombre est beaucoup plus élevé). Même si les femmes et les filles autochtones ne constituent que 4 % de toute la population féminine au Canada, elles représentent plus de 16 % des homicides de femmes et 11 % des femmes disparues.</p>
<p>Ce qui a commencé par 11 veilles en 2006 a évolué à <a href="https://www.nwac.ca/secteurs-de-politiques/securite-et-prevention-de-la-violence/soeurs-par-lesprit/veilles-du-4-octobre/?lang=fr">plus de 200 veilles</a> aujourd’hui, dans des collectivités partout au Canada, y compris une veille sur la Colline parlementaire à Ottawa.</p>
<p>En réponse aux appels des familles, des collectivités et d’organisations autochtones, y compris ceux des syndicats et du Congrès du travail du Canada, le gouvernement du Canada a lancé en septembre 2016 une <a href="http://www.mmiwg-ffada.ca/fr/a-propos-de-nous/">enquête nationale</a> indépendante sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.</p>
<p><img decoding="async" class="media-element file-default" src="https://congresdutravail.ca/sites/default/files/media/Parl-vigil.png" alt="" width="400" height="266" data-delta="2" /></p>
<p>En réponse, le CTC a déclaré :</p>
<p><em>« Nous devons nous assurer que l’enquête examine les causes profondes de la violence envers les femmes autochtones, telles que le racisme, le sexisme et la misogynie, pour que la justice et un changement significatif se produisent réellement.</em></p>
<p><em>Les syndicats du Canada seront solidaires des femmes et filles autochtones et leurs collectivités pendant l’enquête et par la suite afin d’assurer que notre pays s’attaque véritablement aux causes profondes de la violence envers les femmes autochtones.</em></p>
<p><em>Nous continuerons également d’inciter le gouvernement à mettre en œuvre des stratégies assurant une eau saine, des logements à prix abordable et une éducation accessible et réduisant la pauvreté dans les communautés des Inuit, des Premières nations et des Métis. »<br />
(</em><a href="http://congresdutravail.ca/news/news-archive/marches-comm%C3%A9moratives-en-hommage-aux-femmes-autochtones-disparues-et-assassin%C3%A9es"><em>Communiqué de presse</em></a><em>, 21-02-2017)</em></p>
<p>L’AFAC a créé un <a href="https://www.nwac.ca/national-inquiry-mmiwg/">bilan trimestriel</a> (en anglais) sur l’enquête pour favoriser la transparence et mesurer ses progrès.</p>
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		<title>Des grévistes sont tués en défilant avec leurs familles à estavan, en saskatchewan.</title>
		<link>https://congresdutravail.ca/des-grevistes-sont-tues-en-defilant-avec-leurs-familles-a-estavan-en-saskatchewan/</link>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:58:07 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Meilleurs salaires et avantages sociaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 29 septembre 1931, des mineurs de charbonnage de Bienfait et leurs familles, ainsi que plusieurs centaines d&#8217;autres mineurs et leurs familles, viennent défiler dans les rues d&#8217;Estevan pour attirer l&#8217;attention publique sur leur grève. La GRC intervient en essayant d&#8217;empêcher la manifestation et tente de disperser les manifestants. Elle finit par tirer sur la foule. Trois mineurs sont tués, beaucoup d&#8217;autres sont blessés et arrêtés. L&#8217;émeute du mardi noir reste dans les mémoires comme un moment charnière dans l&#8217;histoire syndicale de la Saskatchewan. En 1931, les mineurs de Bienfait en Saskatchewan prennent à parti l&#8217;entreprise, le gouvernement et la...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="hero-text">Le 29 septembre 1931, des mineurs de charbonnage de Bienfait et leurs familles, ainsi que plusieurs centaines d&rsquo;autres mineurs et leurs familles, viennent défiler dans les rues d&rsquo;Estevan pour attirer l&rsquo;attention publique sur leur grève. La GRC intervient en essayant d&#8217;empêcher la manifestation et tente de disperser les manifestants. Elle finit par tirer sur la foule. Trois mineurs sont tués, beaucoup d&rsquo;autres sont blessés et arrêtés. L&rsquo;émeute du mardi noir reste dans les mémoires comme un moment charnière dans l&rsquo;histoire syndicale de la Saskatchewan.</p>
<p>En 1931, les mineurs de Bienfait en Saskatchewan prennent à parti l&rsquo;entreprise, le gouvernement et la police en déclenchant une grève pour revendiquer l&rsquo;amélioration de leurs conditions de travail et de vie. Plus tôt dans l&rsquo;année, ils avaient rejoint les rangs de la Mine Workers&rsquo; Union of Canada (MWUC). Le syndicat était affilié à la <a href="http://www.thecanadianencyclopedia.ca/en/article/workers-unity-league/">Ligue pour l&rsquo;unité ouvrière</a>, une organisation ouvrière militante fondée en 1929 par le Parti communiste du Canada.</p>
<p>Les mineurs réclament des horaires de travail fixes, de meilleures conditions de travail, la fin du monopole du magasin d&rsquo;entreprise et l&rsquo;augmentation des salaires. La compagnie minière refusant de reconnaître le syndicat ainsi que leurs revendications, les mineurs se mettent en grève le 7 septembre.</p>
<p>Avec leur syndicat, ils organisent un défilé à Estevan pour obtenir l&rsquo;appui populaire de cette collectivité voisine. Le maire et le conseil municipal interdisent la manifestation et demandent à la GRC de prêter main-forte à la police locale.</p>
<p>Le 29 septembre, plusieurs centaines de mineurs de charbon et leurs familles se réunissent pour manifester. Brandissant l&rsquo;Union Jack et des bannières aux slogans « Nous ne travaillerons pas pour des salaires de misère », « Nous voulons des logements, pas des boîtes de piano » et « À bas le magasin d&rsquo;entreprise », ils roulent lentement de Bienfait à Estevan. Une rangée de policiers les attend, secondés par des effectifs de la GRC et un camion à incendie. Des échanges verbaux ont lieu et une bagarre éclate. La police tire, d&rsquo;abord pour effrayer les manifestants, mais très vite elle retourne les armes contre la foule où se trouvent également des femmes et des enfants. En quelques minutes, trois mineurs sont tués et beaucoup d&rsquo;autres sont blessés.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="media-element file-default" src="http://canadianlabour.wpengine.com/sites/default/files/media/Estevan-Riot-Police-1.jpg" alt="" width="1200" height="755" data-delta="4" /></p>
<p>Le lendemain matin, quatre-vingt-dix policiers de la GRC font une descente dans les logements des mineurs et arrêtent treize grévistes pour participation à l&rsquo;émeute. D&rsquo;autres grévistes sont arrêtés au cours des jours suivants. De nombreux travailleurs ainsi que des dirigeants syndicaux sont jugés et condamnés aux travaux forcés. Les policiers responsables de la mort des trois mineurs ne seront jamais poursuivis.</p>
<p>Dans les Prairies, l&rsquo;émeute, les violences policières et le meurtre des trois hommes &#8211; Peter Markunas, Nick Nargan et Julian Gryshko – provoquent un durcissement de l&rsquo;opinion publique qui du coup apporte son soutien au mouvement syndical.</p>
<p>Le 6 octobre, les propriétaires de la mine acceptent enfin de mettre en place des journées de travail de huit heures et un salaire minimum de quatre dollars par jour, de réduire les loyers des mineurs et de mettre fin au monopole du magasin d&rsquo;entreprise. En revanche, ils refusent de reconnaître la légitimité du syndicat (et ce, jusqu&rsquo;à la Deuxième Guerre mondiale).</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, le coin nord-ouest du cimetière de Bienfait accueille une tombe unique où sont réunis les corps des trois grévistes assassinés. On peut lire sur la stèle l&rsquo;inscription : « N&rsquo;oublions jamais ceux qui ont été assassinés par la GRC le 29 septembre 1931, à Estevan ». Au fil des ans, des vandales ont effacé à plusieurs reprises les lettres « GRC », mais ceux qui se souviennent de l&rsquo;histoire ont toujours pris soin de les repeindre.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="media-element file-default" src="http://canadianlabour.wpengine.com/sites/default/files/media/Grave.jpg" alt="" width="513" height="346" data-delta="3" /></p>
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		<title>Le canada déclare illégal le syndicat des travailleurs industriels du monde (industrial workers of the world-iww)</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:56:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 24 septembre 1918, le gouvernement déclare illégale l’adhésion au syndicat des Travailleurs industriels du monde (IWW). En cas d’infraction, la peine maximale encourue est de cinq ans à purger dans l’un des vingt-quatre camps d’internement. La guerre fait ressortir ce qu&#8217;il y a pire chez les êtres humains et en temps de guerre les gouvernements jouent souvent sur la peur dans leur propagande &#8211; peur de « l&#8217;autre », peur de « l&#8217;inconnu ». Pendant la Première Guerre mondiale, les publications et les organisations radicales, dont beaucoup de membres venaient d&#8217;Europe de l&#8217;Est, furent prises pour cible. Dans les semaines qui suivirent le début de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="hero-text">Le 24 septembre 1918, le gouvernement déclare illégale l’adhésion au syndicat des Travailleurs industriels du monde (IWW). En cas d’infraction, la peine maximale encourue est de cinq ans à purger dans l’un des vingt-quatre camps d’internement.</p>
<p>La guerre fait ressortir ce qu&rsquo;il y a pire chez les êtres humains et en temps de guerre les gouvernements jouent souvent sur la peur dans leur <a href="https://www.museedelaguerre.ca/cwm/exhibitions/propaganda/index_f.shtml" target="_blank" rel="noopener">propagande</a> &#8211; peur de « l&rsquo;autre », peur de « l&rsquo;inconnu ». Pendant la Première Guerre mondiale, les publications et les organisations radicales, dont beaucoup de membres venaient d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est, furent prises pour cible.</p>
<p>Dans les semaines qui suivirent le début de la guerre en août 1914, le Canada promulgua la <a href="http://ici.radio-canada.ca/emissions/a_rebours/2013-2014/chronique.asp?idChronique=346209" target="_blank" rel="noopener">Loi sur les mesures de guerre</a>. En 1916, un décret instaura la censure de la presse. Parmi les 253 publications interdites pendant la guerre, 164 étaient écrites dans une langue autre que le français ou l&rsquo;anglais. Mais ce furent la révolution russe de 1917 et le retrait militaire de la Russie qui poussèrent le gouvernement du Canada à durcir ses mesures contre toute forme de dissidence sociale.</p>
<p>Le gouvernement fédéral mit en place le <a href="https://www.erudit.org/fr/revues/bhp/2016-v24-n3-bhp02546/1036731ar.pdf" target="_blank" rel="noopener">décret CP2384</a> interdisant les organisations politiques et syndicales, notamment celles menées par des individus d&rsquo;origine allemande, russe, ukrainienne et polonaise. Il supprima la liberté d&rsquo;association, de réunion et d&rsquo;expression pour de nombreux Canadiens et Canadiennes.</p>
<p>Le syndicat de tendance radicale les Travailleurs industriels du monde (IWW) &#8211; surnommés les « Wobblies » &#8211; fut l&rsquo;une des organisations syndicales visées par l’interdiction. Fondé en 1905 à Chicago, ce syndicat du secteur industriel s&rsquo;était rapidement étendu dans toute l&rsquo;Amérique du Nord. En 1906, il ouvrait ses premiers chapitres canadiens en Colombie-Britannique.</p>
<p>L’objectif de l&rsquo;IWW était de regrouper les travailleuses et les travailleurs dans un syndicat unique par opposition à la tradition des métiers. Le syndicat organisait tout les travailleurs, y compris ceux qui vivaient en marge de la société – femmes, travailleurs de couleur, main-d&rsquo;œuvre non qualifiée, pauvres et immigrants de fraîche date. Ils croyaient en un « syndicalisme révolutionnaire » où une fois organisés, les travailleuses et les travailleurs déclencheraient une grève générale et remplaceraient le régime capitaliste par une société gérée par les ouvriers. Les Wobblies s&rsquo;opposaient également à la Première Guerre mondiale et à ses conséquences sur les travailleuses et les travailleurs. Ils devinrent dès lors les ennemis du Premier Ministre Robert Borden et du gouvernement canadien.</p>
<p>Le 24 septembre 1918, le gouvernement Borden déclara illégale l&rsquo;adhésion aux Travailleurs industriels du monde et à treize autres organisations (principalement des organisations politiques ethniques radicales). En cas d&rsquo;infraction (adhésion ou affiliation), la peine maximale encourue était de cinq ans à purger dans l&rsquo;un des vingt‑quatre camps d&rsquo;internement.</p>
<p>L&rsquo;idéologie des Wobblies fut cependant plus difficile à éradiquer. Lorsqu’en 1919 les travailleuses et travailleurs de l&rsquo;Ouest canadien formèrent une organisation appelée la One Big Union (Un grand syndicat &#8211; OBU), ils s&rsquo;alignèrent en partie sur les principes de l&rsquo;IWW. Aujourd&rsquo;hui, chaque fois que l&rsquo;on entend chanter <a href="http://www.museedelhistoire.ca/cmc/exhibitions/hist/labour/labv17f.shtml" target="_blank" rel="noopener">« Solidarité Mes Frères Et Mes Soeurs »</a> sur une ligne de piquetage ou à une assemblée syndicale, c&rsquo;est l&rsquo;esprit de l&rsquo;IWW qui revit car cette chanson était son hymne!</p>
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		<title>Comment une grève de 99 jours en 1945 changea à jamais les relations de travail au canada</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:55:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La grève de 1945 menée par 11 000 travailleurs d’une usine Ford à Windsor, en Ontario, marque un point tournant dans les relations de travail au Canada. Le conflit de travail de 99 jours s’étend à 25 autres usines où les travailleuses et travailleurs se mettent en grève par solidarité avec les ouvriers de Ford. L’usine Ford est bloquée trois jours durant par les travailleuses et les travailleurs qui cherchent à empêcher la police de rentrer et de briser la grève. Le gouvernement fédéral se voit contraint de réagir. Il met fin à la grève et demande au juge Ivan...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="hero-text">La grève de 1945 menée par 11 000 travailleurs d’une usine Ford à Windsor, en Ontario, marque un point tournant dans les relations de travail au Canada. Le conflit de travail de 99 jours s’étend à 25 autres usines où les travailleuses et travailleurs se mettent en grève par solidarité avec les ouvriers de Ford. L’usine Ford est bloquée trois jours durant par les travailleuses et les travailleurs qui cherchent à empêcher la police de rentrer et de briser la grève. Le gouvernement fédéral se voit contraint de réagir. Il met fin à la grève et demande au juge Ivan Rand d’arbitrer un accord réglementant la protection et la représentation syndicales dont les termes restent en vigueur aujourd’hui.</p>
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<p>En 1945, les travailleuses et travailleurs de l&rsquo;usine Ford de Windsor se mettent en grève, donnant ainsi le coup d’envoi au développement de la protection syndicale sur les lieux de travail au Canada. Leur syndicat, la section locale 200 des Travailleurs canadiens de l&rsquo;automobile, veut que les employés de l&rsquo;usine soient tous syndiqués (monopole syndical) et que Ford prélève automatiquement les cotisations syndicales sur chaque paie. Ford refuse, bien qu’ayant conclu un accord semblable avec ses employés aux États-Unis.</p>
<p>La « protection syndicale » devient rapidement le point focal du conflit de travail. Le syndicat doit pouvoir compter sur la sécurité financière qu&rsquo;offre un système de retenue automatique des cotisations pour avoir les moyens de représenter ses membres convenablement. Sans cela, les délégués doivent demander à chaque travailleuse ou travailleur de s&rsquo;acquitter individuellement de ses cotisations et lui remettre en échange un insigne à porter indiquant que la personne est en règle.</p>
<p>Les négociations échouent et le 12 septembre, les onze mille travailleuses et travailleurs de l&rsquo;usine Ford de Windsor déclenchent la grève. Et la maintiennent. Les milliers de soldats de retour au Canada et au travail veulent un monde meilleur après avoir tant sacrifié. Ils ne vont pas abandonner facilement.</p>
<p>La grève entraîne la fermeture et l&rsquo;arrêt du système de chauffage de l&rsquo;usine principale de Ford. À l&rsquo;approche de l&rsquo;hiver, l&rsquo;entreprise commence à désespérer. Elle réussit à convaincre la ville et la province de mobiliser des centaines de policiers pour briser la grève. En réponse, le 5 novembre, huit mille travailleuses et travailleurs syndiqués de vingt-cinq usines partent en grève à leur tour par solidarité avec leurs collègues chez Ford (et ce, pendant un mois sans toucher d&rsquo;indemnités de grève pour les aider à faire vivre leurs familles).</p>
<p>Le lendemain, des travailleurs forment un barrage avec leurs automobiles et des camions, immobilisant la circulation dans un périmètre de vingt pâtés de maison autour de l&rsquo;usine Ford. Le barrage dure trois jours et empêche efficacement toute confrontation avec les forces de police. L&rsquo;action musclée du syndicat oblige le gouvernement fédéral à offrir la solution d’un arbitrage exécutoire sur les questions de l&rsquo;adhésion et de la retenue des cotisations pour mettre fin à la grève.</p>
<p>L&rsquo;arbitre, <a href="https://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/rand-ivan-cleveland/" target="_blank" rel="noopener">le juge Ivan Rand</a>, propose un compromis. Il approuve la retenue des cotisations syndicales, mais non le monopole syndical. Tous les travailleurs bénéficiant de la convention collective doivent cotiser pour la maintenir. En revanche, ils ne sont pas tenus de devenir membres. En retour, le syndicat défend les droits de tous les travailleurs et de toutes les travailleuses dans l&rsquo;application de la convention collective et de ses avantages.</p>
<p>Ce compromis tout canadien, mieux connu sous le nom de <strong>« <a href="https://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/formule-rand/" target="_blank" rel="noopener">formule Rand</a> »</strong>, s’étend ensuite à tout le Canada, instaurant la protection syndicale et la légitimité des syndicats dans les lieux de travail.</p>
<p>Depuis son adoption en 1946, la formule Rand fait l&rsquo;objet de nombreuses critiques, notamment une <a href="http://canliiconnects.org/en/summaries/30781" target="_blank" rel="noopener">contestation</a> fondée sur la « liberté d&rsquo;expression » et « la liberté d&rsquo;association » garanties par la Charte des droits et libertés. Cette contestation portée jusqu&rsquo;à la Cour suprême est rejetée <a href="https://www.canlii.org/fr/ca/csc/doc/1991/1991canlii68/1991canlii68.html" target="_blank" rel="noopener">à l&rsquo;unanimité</a>.</p>
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		<title>Fête du travail – un jour férié aux origines canadiennes</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:53:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le premier lundi de septembre est jour férié au Canada depuis 1894, et depuis 1892 aux États-Unis. Cependant, les origines de la fête du Travail remontent à une vingtaine d’années plus tôt avec les rassemblements et défilés organisés par les syndicats à Toronto et à Ottawa pour célébrer le succès de la grève des imprimeurs à Toronto en 1872 – la première « lutte pour l’équité » à l’origine d’importants changements dont la dépénalisation des syndicats au Canada. De nos jours, la fête du Travail marque la fin officieuse de l&#8217;été et le début d&#8217;une nouvelle année scolaire pour les...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le premier lundi de septembre est jour férié au Canada depuis 1894, et depuis 1892 aux États-Unis. Cependant, les origines de la fête du Travail remontent à une vingtaine d’années plus tôt avec les rassemblements et défilés organisés par les syndicats à Toronto et à Ottawa pour célébrer le succès de la grève des imprimeurs à Toronto en 1872 – la première « lutte pour l’équité » à l’origine d’importants changements dont la dépénalisation des syndicats au Canada.</p>
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<p>De nos jours, la fête du Travail marque la fin officieuse de l&rsquo;été et le début d&rsquo;une nouvelle année scolaire pour les enfants canadiens et américains. C&rsquo;est une journée de repos et, pour les syndicats et les militants et militantes, l&rsquo;occasion de célébrer les réalisations du mouvement syndical et les avantages de la syndicalisation.</p>
<p>À l&rsquo;instar de la plupart des jours fériés, la fête du Travail prend ses sources dans les luttes menées par les travailleuses et les travailleurs et dans la revendication de l&rsquo;équité. L&rsquo;origine dans ce cas-ci fut<a href="http://www.museedelhistoire.ca/cmc/exhibitions/hist/labour/labh09f.shtml" target="_blank" rel="noopener"> le mouvement</a> pour la journée de travail de 9 heures (la norme était alors de 12 heures de travail par jour, 6 jours par semaine) et<a href="http://www.museevirtuel.ca/community-stories_histoires-de-chez-nous/nine-hour-league_a-ligue-des-neuf-heures/histoire/les-imprimeurs-de-toronto-et-la-loi-sur-les-syndicats/" target="_blank" rel="noopener"> la grève des imprimeurs </a>à Toronto qui s&rsquo;en suivit au printemps 1872.</p>
<p>Une histoire classique : la réaction brutale et violente des employeurs &#8211;  intervention de la police, emprisonnement des dirigeants syndicaux, moyens de subsistance anéantis, réputations ruinées &#8211; retourna l&rsquo;opinion publique contre le statu quo. Flairant une occasion politique de gagner le soutien de la classe ouvrière industrielle montante (quelques mois avant une élection fédérale), le gouvernement du premier ministre <a href="http://www.encyclopediecanadienne.ca/fr/article/sir-john-a-macdonald/" target="_blank" rel="noopener">John A. Macdonald</a> adopta la <a href="http://www.historyandinnovation.ca/fr/capsules/loi-sur-les-syndicats-ouvriers" target="_blank" rel="noopener"><em>Loi sur les syndicats</em></a>, légalisant et protégeant les activités syndicales au Canada.</p>
<p>La grève prit fin peu de temps après. Même sans atteindre l&rsquo;objectif des journées de travail de 9 heures, la grève eut des répercussions durables. Les syndicats, désormais pourvus d&rsquo;un statut légal, commencèrent à revendiquer l&rsquo;équité salariale, des horaires de travail décents et une meilleure sécurité sur les lieux de travail. La classe politique prit conscience de l’intérêt des travailleuses et travailleurs, en tant qu&rsquo;électeurs, pour les enjeux qui avaient une incidence sur leur vie. Les défilés organisés en soutien au mouvement des neuf heures et à la grève des imprimeurs devinrent une tradition annuelle à Toronto et à Ottawa.</p>
<p>En mai 1882, un dirigeant syndical américain assista aux célébrations annuelles de la « fête du Travail » à Toronto. Il s&rsquo;en inspira pour organiser le 5 septembre de la même année la première « fête du Travail » aux États-Unis. La popularité de l&rsquo;événement s&rsquo;étendit à tout le pays. Lorsqu&rsquo;en 1894, le Président <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Grover_Cleveland" target="_blank" rel="noopener">Grover Cleveland </a>déclara officiellement jour férié le premier lundi de septembre, la fête du Travail était déjà célébrée dans trente États.</p>
<p>Au Canada, les pressions s&rsquo;accentuèrent pour l&rsquo;institution d&rsquo;une fête du Travail nationale. Le 23 juillet 1894, le gouvernement du Premier Ministre <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Sparrow_David_Thompson" target="_blank" rel="noopener">John Thompson</a> adopta une loi officialisant celle-ci. Cette année-là, un défilé impressionnant eut lieu à Winnipeg et la tradition de célébrer la fête du Travail se répandit rapidement à travers le Canada.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, des centaines de collectivités canadiennes et américaines organisent des pique-niques, des défilés, des concerts et des manifestations pour marquer la fête du Travail. À cette occasion, les syndicats observent également la tradition de faire valoir les droits des travailleuses et des travailleurs et de promouvoir des changements pour améliorer leur vie et celle de leurs familles.</p>
<p>Au Canada, la tradition se poursuit cette année par l&rsquo;appel à la mise en œuvre d&rsquo;un régime national et universel d&rsquo;assurance-médicaments administré par l&rsquo;État pour tous les Canadiens et Canadiennes, dans toutes les provinces et tous les territoires.</p>
<p>Joignez-vous à l&rsquo;appel pour un régime universel d&rsquo;assurance-médicaments à <a href="http://unregimepourtous.ca/" target="_blank" rel="noopener">unregimepourtous.ca</a>.</p>
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		<title>Les chansons qui célèbrent la solidarité et la justice sociale</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:49:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’un des premiers festivals canadiens de musique folk s’est déroulé le 18 août 1961 à Oval Park, à Orillia, en Ontario. La lutte des travailleuses et des travailleurs pour l’équité et la justice sociale inspire depuis toujours et encore aujourd’hui de nombreux chanteurs et chanteuses de folk. Beaucoup de chansons sont liées à l’histoire des syndicats et au quotidien des travailleuses et des travailleurs. C’est un aspect de l’histoire du mouvement syndical qui mérite qu’on s’y intéresse. L’été est la saison des festivals de musique au Canada et l’un des premiers fut le festival Mariposa à Oval Park, à Orillia....</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’un des premiers festivals canadiens de musique folk s’est déroulé le 18 août 1961 à Oval Park, à Orillia, en Ontario. La lutte des travailleuses et des travailleurs pour l’équité et la justice sociale inspire depuis toujours et encore aujourd’hui de nombreux chanteurs et chanteuses de folk. Beaucoup de chansons sont liées à l’histoire des syndicats et au quotidien des travailleuses et des travailleurs. C’est un aspect de l’histoire du mouvement syndical qui mérite qu’on s’y intéresse.</p>
<p>L’été est la saison des festivals de musique au Canada et l’un des premiers fut le festival Mariposa à Oval Park, à Orillia. Quel est le rapport avec le mouvement syndical, vous demandez-vous? Tout comme autrefois, les chansons folk d’aujourd’hui parlent de justice sociale et évoquent fréquemment les luttes et les acquis des travailleurs et des travailleuses.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="media-element file-default" src="https://congresdutravail.ca/sites/default/files/Travellers-Album.jpg" alt="The Travellers - album cover from a record in the 1960s " width="999" height="1034" data-delta="1" /></p>
<p>Le groupe <em>The Travellers</em>, mieux connu pour son interprétation de la version canadienne de la chanson <em>This Land is Your Land</em>, a également parlé des travailleurs, des luttes ouvrières et des syndicats dans ses morceaux. Il a clôturé le Festival Mariposa de 1961 et chanté avec Jacques Labrecque, un passionné de chansons folkloriques québécoises.</p>
<p>Bien qu’il chantait surtout en anglais, le groupe <em>The Travellers</em> a enregistré le célèbre <em><a href="http://www3.sympatico.ca/leonor/2_2_solidarite.htm" target="_blank" rel="noopener">Solidarité mes frères et mes sœurs</a></em> en français sur son album<em> A Century of Song</em>.</p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=dZLEokoJBTw" target="_blank" rel="noopener">Solidarité mes frères et mes sœurs</a> (Break Syndical &amp; Pierre Fournier)</p>
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		<title>Effondrement du pont du chemin heron &#8211; le pire accident du travail de l’histoire de l’ontario</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:48:09 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Jour de deuil]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans l’après-midi du 10 août 1966, une travée de 160 pieds d’un nouveau pont enjambant la rivière et le canal Rideau s’effondra, déversant dans la rivière des centaines de tonnes de béton non durci d’une hauteur d’environ 60 pieds. Neuf travailleurs furent tués et 55 autres blessés dans ce qui est considéré comme le pire « accident » du travail de l’histoire de l’Ontario. L&#8217;endroit n&#8217;est pas l&#8217;une des destinations touristiques les plus courues d&#8217;Ottawa, mais si vous vous trouvez dans la capitale nationale cet été (comme beaucoup de touristes canadiens), profitez-en pour rendre hommage aux neuf travailleurs décédés ce...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="hero-text">Dans l’après-midi du 10 août 1966, une travée de 160 pieds d’un nouveau pont enjambant la rivière et le canal Rideau s’effondra, déversant dans la rivière des centaines de tonnes de béton non durci d’une hauteur d’environ 60 pieds. Neuf travailleurs furent tués et 55 autres blessés dans ce qui est considéré comme le pire « accident » du travail de l’histoire de l’Ontario.</p>
<p>L&rsquo;endroit n&rsquo;est pas l&rsquo;une des destinations touristiques les plus courues d&rsquo;Ottawa, mais si vous vous trouvez dans la capitale nationale cet été (comme beaucoup de touristes canadiens), profitez-en pour rendre hommage aux neuf travailleurs décédés ce jour-là et aux 55 autres dont la vie a été changée à jamais.</p>
<p>L&rsquo;enquête du coroner rejeta le blâme sur les ingénieurs, l&rsquo;utilisation de bois vert et le manque de pièces diagonales de renfort de la forme de support en bois, causant l&rsquo;effondrement au moment de couler le béton pour former le tablier du pont.</p>
<p>À l&rsquo;issue de l&rsquo;enquête, l&rsquo;Association des ingénieurs professionnels de l&rsquo;Ontario suspendit deux de ses membres, en réprimanda un troisième et l&rsquo;entreprise de construction O.J. Gaffney Limited, de Stratford en Ontario, fut condamnée à verser une amende de 5 000 $, peine maximale prévue à l&rsquo;époque par la <em>Loi sur la sécurité de la construction</em>.</p>
<p>Suite à cet accident, les normes de sécurité dans le secteur de la construction en Ontario furent remaniées.</p>
<p>En 1987, le Congrès du travail du Canada érigea son <a href="https://www.google.ca/maps/@45.3771067,-75.6995693,3a,31.2y,94.86h,92.52t/data=!3m6!1e1!3m4!1sYr395oue8qVVynxWDcUEkQ!2e0!7i13312!8i6656?hl=fr" target="_blank" rel="noopener">Monument national en l&rsquo;honneur des travailleurs tués ou blessés en milieu de travail</a> dans le parc Vincent Massey, à Ottawa, à portée de vue du pont. C&rsquo;est là que <a href="http://congresdutravail.ca/" target="_blank" rel="noopener">le Congrès du travail du Canada</a>, le Conseil du travail d’Ottawa et du district et les syndicats locaux organisent chaque année le 28 avril une cérémonie commémorant le Jour de deuil national pour les travailleurs tués ou blessés au travail.</p>
<p>Les « accidents » du travail et les maladies professionnelles sont responsables de la mort de plus de 2,3 millions de travailleuses et de travailleurs à travers le monde chaque année. Selon<a href="http://www.cchst.ca/events/mourning/default.html" target="_blank" rel="noopener"> le Centre canadien d&rsquo;hygiène et de sécurité</a> :</p>
<p>« Les <a href="http://awcbc.org/wp-content/uploads/2018/03/National-Work-Injury-Disease-and-Fatality-Statistics-Publication-2014-2016-May.pdf" target="_blank" rel="noopener">statistiques</a> les plus récentes de <a href="http://awcbc.org/fr/?page_id=381" target="_blank" rel="noopener">l&rsquo;Association des commissions des accidents du travail du Canada (ACATC)</a> indiquent qu&rsquo;en 2016, 904 décès dus à des accidents de travail ont eu lieu au Canada. Parmi ces victimes, cinq jeunes travailleurs âgés de quinze à dix-neuf ans et vignt autres âgés de vingt à vingt-quatre ans.</p>
<p>Si l&rsquo;on ajoute à ce chiffre les 240 682 demandes d&rsquo;indemnisation approuvées pour temps perdu en raison d&rsquo;un accident du travail ou d&rsquo;une maladie professionnelle, y compris les 7 562 demandes soumises par des jeunes travailleurs âgés de quinze à dix-neuf ans, et le fait que ces statistiques ne reflètent que les demandes approuvées par les commissions d&rsquo;accidents du travail, on peut conclure que le nombre total de travailleuses et de travailleurs concernés est encore plus important.</p>
<p>Ce que ces chiffres ne montrent pas est le nombre de personnes directement touchées par ces tragédies. Le décès d&rsquo;une travailleuse ou d&rsquo;un travailleur affecte à jamais la vie de ses proches, de sa famille, de ses amis et de ses collègues. »</p>
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		<title>Adoption de la loi sur l’assuance-chômage</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:42:57 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Assurance-emploi]]></category>
		<category><![CDATA[Ce que font les syndicats]]></category>
		<category><![CDATA[Chômage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 5 août 1940, le gouvernement fédéral adoptait la Loi sur l’assurance-chômage, pilier fondamental du filet de sécurité sociale du Canada. Suite à des années de pressions politiques exercées par les syndicats, des groupes de la société civile et la FCC (devenue le NPD), le gouvernement libéral fut forcé d’agir, même s’il fallait pour cela modifier la Constitution. Plus de 75 ans plus tard, le programme a été étendu et a évolué pour répondre aux nouveaux besoins. On a même changé son nom pour des raisons politiques. Mais aujourd&#8217;hui, les compressions successives l’ont mis à mal. Quelques modifications bien ciblées...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 5 août 1940, le gouvernement fédéral adoptait la Loi sur l’assurance-chômage, pilier fondamental du filet de sécurité sociale du Canada. Suite à des années de pressions politiques exercées par les syndicats, des groupes de la société civile et la FCC (devenue le NPD), le gouvernement libéral fut forcé d’agir, même s’il fallait pour cela modifier la Constitution.</p>
<p><strong>Plus de 75 ans plus tard, le programme a été étendu et a évolué pour répondre aux nouveaux besoins. On a même changé son nom pour des raisons politiques. Mais aujourd&rsquo;hui, les compressions successives l’ont mis à mal. Quelques modifications bien ciblées suffiraient pour l’adapter aux besoins des employeurs, des travailleurs et travailleuses et de l’économie dans son ensemble.</strong></p>
<h6><strong>L&rsquo;APERÇU HISTORIQUE CI-DESSOUS DÉCRIT LE DÉVELOPPEMENT ET LE DÉCLIN DE L’AC/AE AU CANADA.</strong></h6>
<p><strong>1918 –</strong> Vu le besoin de réintégrer les soldats à la population active, la <em>Loi sur la coordination des bureaux de placement</em> est adoptée. Grâce à celle-ci, le gouvernement fédéral subventionne les bureaux de placement provinciaux. De plus, le gouvernement fédéral crée le ministère des Services d’emploi qui a pour mandat de fournir des données et des conseils sur l’emploi.</p>
<p><strong>En 1919</strong>, le gouvernement du Canada signe un projet de document qui recommande la création d’une assurance-chômage publique pendant la première Conférence internationale du Travail. La même année, le gouvernement fédéral crée une Commission royale sur les relations industrielles. Celle-ci recommande la mise en œuvre d’un régime national d’assurance sociale pour les travailleurs et les travailleuses ayant perdu leur emploi sans que ce soit de leur faute.</p>
<p><strong>Années 1930 – </strong>En réponse aux taux de chômage élevés qui sévissent pendant la dépression économique des années 1930, les gouvernements de différents ordres établissent un système de « secours ». Dans bien des cas, les secours se présentent sous la forme de coupons plutôt que d’argent et sont liés au travail pour les services des travaux publics ou dans des camps de travail.</p>
<p><strong>Mars 1935 – </strong>Première tentative infructueuse : le gouvernement conservateur du Premier ministre Bennett adopte <em>la Loi sur le placement et les assurances sociales</em> en troisième lecture.</p>
<p><strong>Juin-juillet 1935 –</strong> Les conditions lamentables qui règnent dans les camps de secours de la côte du Pacifique engendrent la marche sur Ottawa qui se termine par une émeute déclenchée à l’instigation de la police à Regina le 1er juillet. Les camps de secours sont fermés, et l’incident souligne le besoin de doter le Canada d’un régime d’assurance sociale.</p>
<p><strong>Octobre 1935 – </strong>Puisque le gouvernement Bennett est défait, la <em>Loi sur le placement et les assurances sociales</em> n’est pas mise en application. Elle est jugée inconstitutionnelle l’année suivante parce que le chômage relève de la compétence des provinces.</p>
<p><strong>De 1935 à 1940 – </strong>Les pressions de plus en plus fortes faites par les syndicats, les groupes sociaux et la Fédération du Commonwealth coopératif (la CCF est un précurseur du NPD) obligent le gouvernement libéral de Mackenzie-King à agir. Le Roi à prendre des mesures.</p>
<p><strong>1940 –</strong> Les effets de la dépression ont tellement marqué la population canadienne que les provinces conviennent unanimement de modifier la Constitution. M. Mackenzie-King finit par obtenir l’assentiment britannique et l’appui unanime des provinces pour que l’AC relève de la compétence fédérale, et la Loi sur l’assurance-chômage est adoptée. Seuls 40 % des membres de la population active sont assujettis à l’AC car les travailleurs et les travailleuses saisonniers, les fonctionnaires et d’autres groupes sont exclus de son champ d’application. Les gens doivent prouver qu’ils sont en chômage, qu’ils sont disponibles pour occuper un emploi convenable et qu’ils ont cotisé au régime pour 180 journées depuis deux ans.  Les prestations durent entre 6 à 52 semaines.</p>
<p><strong>1955 –</strong> La refonte du régime qui se produit sous le gouvernement Saint-Laurent rend environ 75 % des membres de la population active canadienne admissibles aux prestations et porte la période de prestations de 15 à 36 semaines.</p>
<p><strong>1971 &#8211;</strong> Le gouvernement Trudeau adopte une nouvelle <em>Loi sur l&rsquo;assurance-chômage</em> qui couvre 96 % des travailleuses et travailleurs rémunérés. Pour être admissible aux prestations, il faut avoir travaillé pendant au moins huit semaines à raison de vingt heures minimum par semaine au cours de l&rsquo;année précédente. La durée maximale des prestations est portée à 50 semaines, mais elle est calculée selon une formule compliquée reprenant les chiffres de la participation au marché du travail ainsi que le taux de chômage régional et national. Des prestations de maladie, de maternité et de retraite sont ajoutées au régime.</p>
<p><strong>1977 –</strong> Le gouvernement Trudeau simplifie la formule de calcul de durée des prestations mais ajoute une norme d’admissibilité variable basée sur le taux de chômage dans la région où habite la personne. Pour être admissibles aux prestations, les travailleurs et travailleuses vivant dans une région où le taux de chômage est faible doivent travailler deux fois plus longtemps que ceux qui habitent dans une région où le taux de chômage est élevé.</p>
<p><strong>1978 &#8211;</strong> Le gouvernement Trudeau porte le nombre des régions de l’AC de 16 à 48.</p>
<p><strong>1990 &#8211; </strong>Le Premier ministre Brian Mulroney supprime le financement fédéral du programme d&rsquo;assurance-chômage. Ce dernier est dès lors entièrement financé par les cotisations des travailleuses et travailleurs et des employeurs. Le nombre de régions couvertes par l&rsquo;AC est porté à 62 et un programme unique de durée des prestations est établi, sur base du nombre de semaines de rémunération assurables et du taux de chômage régional.</p>
<p><strong>De 1990 à 1996 –</strong> Les gouvernements conservateurs et libéraux successifs apportent un certain nombre de modifications au régime réduisant le montant et la durée des prestations et augmentant le nombre de semaines de travail ouvrant droit aux prestations dans certaines régions.</p>
<p><strong>1996 &#8211;</strong> Le gouvernement Chrétien introduit des réformes majeures et change le nom du programme en Assurance-emploi (AE). La période de référence est allongée considérablement. Dans les régions où le taux de chômage est le plus faible, elle passe de 20 semaines de travail à raison de 15 heures/semaine (300 heures) à 720 heures, une augmentation de 240 %.</p>
<p><strong>De 1996 à 2006 &#8211; </strong>Sous les gouvernements libéraux successifs, les difficultés que rencontrent les travailleuses et les travailleurs sans emploi à accéder aux droits à l&rsquo;assurance-emploi en raison des critères engendrent un excédent colossal de 57 milliards de dollars. Plutôt que de conserver cet argent pour couvrir de futurs besoins en matière d&#8217;emploi, le fonds est vidé et l’argent utilisé pour équilibrer les budgets fédéraux qui accordent des réductions d&rsquo;impôt aux entreprises et aux riches.</p>
<p><strong>2008 &#8211; </strong>Le gouvernement conservateur de Stephen Harper crée un nouveau conseil d&rsquo;administration pour gérer le financement de l&rsquo;Assurance-emploi (l&rsquo;Office de financement de l&rsquo;assurance-emploi du Canada), élimine « l’emprunt » des 57 milliards de dollars par l&rsquo;état fédéral et relance le programme de l’AE en ne versant que 2 milliards de dollars dans la caisse. Les syndicats font un procès au gouvernement et réclament le remboursement des 57 milliards de dollars, mais la Cour suprême se range du côté du gouvernement fédéral. Plus tard dans l&rsquo;année, la grande récession s&rsquo;abat sur le pays.</p>
<p><strong>2012 – </strong>Le gouvernement Harper modifie la définition de l’emploi convenable de telle sorte que tous les prestataires doivent accepter des offres d’emplois moins bien rémunérés que leurs emplois précédents – de 10 % à 30 % selon leur recours antérieur à l’AE et le temps écoulé depuis le début de la période de prestations en cours. Désormais, les appels, qui étaient auparavant entendus au cours d’audiences en personne par des tribunaux comprenant trois personnes, consistent essentiellement en la présentation de documents écrits qui sont examinés par un seul membre du Tribunal de la sécurité sociale.</p>
<p><strong>De 2013 à aujourd&rsquo;hui</strong>, veuillez consultez les « ressources ».</p>
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		<title>Le meurtre d’un dirigeant syndical déclenche la première grève générale.</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:41:17 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité sociale des entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 27 juillet 1918, Albert « Ginger » Goodwin, mineur de charbon de la C-B bien connu, pacifiste et militant en faveur de l’amélioration des conditions de travail dans le secteur minier canadien, est retracé et abattu par un agent de police. Son meurtre, motivé selon un grand nombre de personnes par son militantisme syndical, déclenche la première grève générale du Canada à Vancouver où les travailleuses et les travailleurs posent leurs outils pour aller manifester dans les rues. Cent ans plus tard, le mouvement syndical canadien poursuit le travail entrepris par M. Goodwin en appelant à une plus grande...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 27 juillet 1918, Albert « Ginger » Goodwin, mineur de charbon de la C-B bien connu, pacifiste et militant en faveur de l’amélioration des conditions de travail dans le secteur minier canadien, est retracé et abattu par un agent de police. Son meurtre, motivé selon un grand nombre de personnes par son militantisme syndical, déclenche la première grève générale du Canada à Vancouver où les travailleuses et les travailleurs posent leurs outils pour aller manifester dans les rues.</p>
<p><strong>Cent ans plus tard, le mouvement syndical canadien poursuit le travail entrepris par M. Goodwin en appelant à une plus grande responsabilisation des sociétés minières &#8211; socialement, économiquement et écologiquement &#8211; au Canada et dans le monde entier.</strong></p>
<p>En tant que vice-président de la Fédération du travail de la C-B, Ginger Goodwin dirige plusieurs grèves et s’oppose haut et fort à la Première Guerre mondiale, ce qui attire sur lui l’attention des autorités publiques et militaires.</p>
<p>Comme de nombreux mineurs de charbon, M. Goodwin a des troubles pulmonaires. C’est pourquoi il est initialement jugé « inapte » au combat à l’étranger. Toutefois, après une grève qu’il dirige pour la journée de 8 heures à une fonderie de Trail, en C-B, son statut de conscription est remplacé par celui d’« apte au service militaire au sein d’une unité de combat outre-mer ».</p>
<p>Avec l’aide de gens de son village, il se rend dans l’île Vancouver et se cache dans les bois près de Cumberland, où d’autres objecteurs de conscience reçoivent des vivres de membres de la collectivité locale. Au cours d’une séquence d’événements encore contestés, M. Goodwin est retracé le 27 juillet 1918 et abattu par un agent de police privé au service de la Police à cheval du Nord-Ouest (précurseur de la GRC) quatre jours après que l’amnistie ait été décrétée à l’égard des conscrits réfractaires.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="media-element file-default" src="https://congresdutravail.ca/sites/default/files/GGoodwin-Funeral2.jpg" alt="" width="1024" height="808" data-delta="2" /></p>
<p>Son cortège funèbre s’étend sur un mile et il est enterré au cimetière municipal de Cumberland. Moins d&rsquo;une semaine plus tard, le 2 août, la grève générale de Vancouver &#8211; première grève générale de l&rsquo;histoire canadienne &#8211; est déclenchée, une journée de manifestation politique en réaction à l&rsquo;assassinat de M. Goodwin. Avant d&rsquo;être tué, M. Goodwin avait appelé à une grève générale en cas de recrutement forcé de travailleurs dans l&rsquo;armée.</p>
<p>Les représailles sont violentes. Trois cents hommes saccagent les bureaux du Conseil des métiers et du travail de Vancouver. Beaucoup d&rsquo;entre eux sont des soldats revenus de guerre, mobilisés et approvisionnés en véhicules pour attaquer le Temple du travail, situé au 411, rue Dunsmuir.</p>
<p>En 2001, le gouvernement libéral nouvellement élu en C-B retire le nom Ginger Goodwin Way de la route qui longe le cimetière où se trouvent les restes de M. Goodwin. Les panneaux et le nom <a href="https://news.gov.bc.ca/releases/2018TRAN0097-001267" target="_blank" rel="noopener">ont été restaurés</a> en juin 2018 par le gouvernement néo-démocrate. Alors que les panneaux de Ginger Goodwin Way sur l&rsquo;île de l&rsquo;île apparaissent et disparaissent, Goodwin est commémoré par Ginger Goodwin Creek (1982) et un mont (Mount Ginger Goodwin &#8211; 1989) portent encore le nom de M. Goodwin. Il s’agit de la montagne sans nom sur laquelle il a été abattu par balle. De plus, chaque année, les habitants de Cumberland tiennent une <a href="https://minersmemorial.ca/" target="_blank" rel="noopener">cérémonie commémorative sur sa tombe</a> afin de rendre hommage au personnage et aux causes qu’il a défendues.</p>
<p>Le gouvernement provincial de la Colombie-Britannique a officiellement désigné le 27 juillet 2018 «<a href="http://www.cumberlandmuseum.ca/events/ginger-goodwin-day-july-27-2018/" target="_blank" rel="noopener">Ginger Goodwin Day</a>» pour commémorer le centenaire de son meurtre.</p>
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		<title>Jugé « radical » à l’époque, le manifeste de regina définit les valeurs canadiennes.</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:38:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 19 juillet 1933, pendant une conférence tenue à Regina, des gens se sont rassemblés pour imaginer un pays meilleur – économiquement durable, socialement responsable, et juste. Leur vision a initialement été qualifiée de « radicale » et propre à causer un désastre. Cependant, une génération plus tard elle est devenue le plan de la politique sociale du Canada pour le reste du 20e siècle et elle a défini les valeurs que de nombreuses personnes considèrent comme les bases de l’identité canadienne. Comme le récent Manifeste du Grand Bond vers l’avant, le Manifeste de Regina a été accueilli avec un mélange...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 19 juillet 1933, pendant une conférence tenue à Regina, des gens se sont rassemblés pour imaginer un pays meilleur – économiquement durable, socialement responsable, et juste. Leur vision a initialement été qualifiée de « radicale » et propre à causer un désastre. Cependant, une génération plus tard elle est devenue le plan de la politique sociale du Canada pour le reste du 20e siècle et elle a défini les valeurs que de nombreuses personnes considèrent comme les bases de l’identité canadienne.</p>
<p>Comme le récent <a href="https://leapmanifesto.org/fr/un-bond-vers-lavant/" target="_blank" rel="noopener">Manifeste du Grand Bond vers l’avant</a>, le Manifeste de Regina a été accueilli avec un mélange d’incrédulité, de déni et de doute au sujet de son objectif d’améliorer le Canada. Pour les partisans du statu quo, il était illusoire; pour les socialistes déterminés, il n’était pas assez ambitieux.</p>
<p>Adopté au cours du premier congrès national du nouveau parti politique du Canada, la <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/co-operative-commonwealth-federation/" target="_blank" rel="noopener">Fédération du commonwealth coopératif (CCF)</a>, ce manifeste préconise l’instauration d’une économie socialisée et de réseaux nationalisés de transport, de communications, d’électricité et d’autres services. Il prévoit l’établissement d’un code du travail national englobant le droit des travailleurs et travailleuses de se syndiquer, un régime d’assurance sur la maladie, les accidents, la vieillesse et le chômage et des programmes sociaux tels que les soins de santé à financement public.</p>
<p>Que ce soit un régime national de soins de santé, des pensions de vieillesse, l’assurance-chômage, des normes nationales sur le travail, des allocations familiales et des sociétés d’État chargées de fournir des services notamment de télécommunications, de transport et d’énergie, le Manifeste de Regina indiquait des mesures de réforme économiques et politiques et proposait des solutions à apporter à des problèmes qui trouvent encore résonance à l’heure actuelle et qui demeurent en fait des enjeux électoraux clés.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Les travailleurs et travailleuses gagnent l’accès à l’égalité à l’égard des conjoints du même sexe</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:37:22 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Droits de la personne et égalité]]></category>
		<category><![CDATA[Équité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 15 juillet 1996, les fonctionnaires fédéraux ayant des conjoints du même sexe ont fini par obtenir les mêmes avantages liés à l’emploi que leurs collègues avaient à l’égard de conjointes et conjoints de sexe opposé. L’accès égal aux pensions, aux soins de santé, aux soins dentaires et aux prestations de conjoint a fini par être gagné après des années de lutte livrée par les travailleurs et les travailleuses lesbiennes, gais et bisexuels qui, avec l’aide de leurs syndicats, ont pris des actions en cour, devant les tribunaux des droits de la personne et dans la rue. Stanley Moore et...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 15 juillet 1996, les fonctionnaires fédéraux ayant des conjoints du même sexe ont fini par obtenir les mêmes avantages liés à l’emploi que leurs collègues avaient à l’égard de conjointes et conjoints de sexe opposé. L’accès égal aux pensions, aux soins de santé, aux soins dentaires et aux prestations de conjoint a fini par être gagné après des années de lutte livrée par les travailleurs et les travailleuses lesbiennes, gais et bisexuels qui, avec l’aide de leurs syndicats, ont pris des actions en cour, devant les tribunaux des droits de la personne et dans la rue.</p>
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<p>Stanley Moore et Dale Akerstrom étaient tous deux au service du gouvernement fédéral. M. Moore était un agent du service extérieur qui travaillait pour le ministère des Affaires étrangères tandis que M. Akerstrom travaillait pour la Commission de l’emploi et de l’immigration du Canada.</p>
<p>En 1991, M. Moore a été affecté à l’ambassade du Canada en Indonésie. Il s’est vu refuser des prestations de conjoint pour la réinstallation de son partenaire, Pierre Soucy, pour la raison que celui-ci n’était pas considéré comme un conjoint parce qu’il était du même sexe que M. Moore.</p>
<p>En 1992, M. Akerstrom a demandé d’être considéré non plus comme un célibataire mais bien comme une personne en union avec une autre afin que son partenaire, Alexander Dias, soit reconnu comme étant son conjoint et le bénéficiaire qu’il désignait pour les prestations de décès dans le cadre du Régime de soins de santé de la fonction publique. Sa demande a été rejetée parce que le conjoint était défini comme étant une personne du sexe opposé aux fins de ce régime.</p>
<p>Les deux hommes ont porté plainte à la Commission canadienne des droits de la personne, qui a fait droit à leurs plaintes en se fondant sur un jugement rendu en 1992 par la Cour d’appel de l’Ontario (dans l’affaire Haig c. Canada) selon lequel la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle était interdite par l’article 15 de la Charte canadienne des droits et libertés.</p>
<p>La décision stipule que « la loi indique tout à fait clairement que le refus d’accorder à un conjoint du même sexe les mêmes avantages associés à l’emploi qu’aux conjoints de fait de sexe opposé constitue de la discrimination fondée sur le motif de distinction illicite qu’est l’orientation sexuelle ». Le gouvernement fédéral a été reconnu coupable de discrimination à l’égard de messieurs Moore et Akerstrom et il lui a été ordonné de cesser d’invoquer la définition de conjoint en question et de dédommager les deux hommes.</p>
<p>Dans une autre cause, soit <a href="http://www.chrc-ccdp.ca/historical-perspective/fr/timePortals/milestones/137amile.asp">Egan c. Canada</a>, la Cour suprême a appuyé unanimement le jugement d’un tribunal inférieur selon lequel l’orientation sexuelle est un motif de discrimination illicite selon l’article 15 de la Charte.</p>
<p>Le gouvernement fédéral n’avait plus d’autres options. En mai 1996, il a adopté une loi modifiant la Loi canadienne sur les droits de la personne de manière à ajouter l’orientation sexuelle aux motifs de discrimination illicite. L’amendement est entré en vigueur le 15 juillet, donnant à tous les fonctionnaires fédéraux l’accès aux mêmes droits à des avantages liés à l’emploi.</p>
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		<title>L’émeute la plus importante du canada – fête du canada, 1935</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:36:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 1er juillet 1935, des milliers de personnes sont descendues dans la rue à Regina non pas pour marquer l’anniversaire du Canada mais bien pour appuyer un groupe de travailleurs qui manifestaient contre le taux de chômage élevé, l’insécurité de revenu et les conditions de travail inéquitables. Quand la GRC est intervenue pour les disperser, cela a causé l’émeute la plus importante qui soit survenue au Canada (jusqu’à présent). La « marche sur Ottawa » était une forme de protestation des travailleurs contre leur traitement inéquitable et l’austérité du gouvernement qui a rallié l’appui du public, contribué à la défaite du gouvernement...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 1er juillet 1935, des milliers de personnes sont descendues dans la rue à Regina non pas pour marquer l’anniversaire du Canada mais bien pour appuyer un groupe de travailleurs qui manifestaient contre le taux de chômage élevé, l’insécurité de revenu et les conditions de travail inéquitables. Quand la GRC est intervenue pour les disperser, cela a causé l’émeute la plus importante qui soit survenue au Canada (jusqu’à présent).</p>
<p><strong>La « marche sur Ottawa » était une forme de protestation des travailleurs contre leur traitement inéquitable et l’austérité du gouvernement qui a rallié l’appui du public, contribué à la défaite du gouvernement fédéral conservateur de R.B. Bennett plus tard cette année-là et ouvert la voie à l’instauration d’un régime national d’assurance-chômage.</strong></p>
<p>Pendant les années 1930, <a href="http://www.historymuseum.ca/cmc/exhibitions/hist/medicare/medic-2c01f.shtml" target="_blank" rel="noopener">la Grande crise</a> avait décimé l’économie canadienne et causé un chômage massif. Le gouvernement fédéral y a réagi en créant des « <a href="http://www.museedelhistoire.ca/blog/etablissement-de-camps-de-secours-pour-les-chomeurs/" target="_blank" rel="noopener">camps de secours</a> » dans lesquels des milliers d’hommes vivaient et travaillaient contre un salaire de vingt cents par jour.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="media-element file-default" title="Work camp protest" src="https://congresdutravail.ca/sites/default/files/media/work-camp-protest.jpg" alt="Work camp protest" width="700" height="370" data-delta="1" /></p>
<p>En 1935, les gens en avaient assez. En avril de cette année-là, après deux mois de protestations à Vancouver au sujet des conditions lamentables et inéquitables qui régnaient dans les camps, plus de mille chômeurs sont montés non pas dedans mais plutôt dessus des wagons couverts dans le cadre de ce qu’on en est venu à appeler « la marche sur Ottawa ». Leur but : rencontrer ensemble le gouvernement conservateur de l’heure et exiger de meilleures conditions et un moyen plus équitable de répondre au chômage.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="media-element file-default" src="https://congresdutravail.ca/sites/default/files/media/On-To-Ottawa.jpg" alt="" width="440" height="368" data-delta="2" /></p>
<p>Le Premier ministre a fini par consentir à une rencontre, mais seulement avec une poignée de représentants et non avec tous ces travailleurs. Pendant que les représentants se rendaient à Ottawa, les centaines d’autres participants à la marche « attendaient » à Regina (en fait, la GRC les tenait en place).</p>
<p>La rencontre a mal tourné. Le Premier ministre a accusé les participants d’être des radicaux menant une insurrection. Quand les représentants sont rentrés à Regina et ont rendu compte de la réunion, près de 2 000 personnes se sont jointes à 300 participants à la marche pour protester et manifester leur solidarité à l’égard des travailleurs.</p>
<p>La police a chargé la foule, déclenchant des heures de combat corps à corps dans tout le centre de la ville. Les gens ripostaient à l’aide de bâtons et de pierres et la police a employé le gaz lacrymogène et tiré des coups de feu au‑dessus et sur des groupes de personnes.</p>
<p>Les dommages matériels ont été considérables et les blessures nombreuses. Un des participants à la marche et un policier en civil sont morts, et des centaines d’habitants de la ville et de participants à la marche ont été amenés à l’hôpital ou dans des foyers privés. La police a arrêté les personnes hospitalisées et plus de 100 autres.</p>
<p>La police a prétendu que 39 policiers, outre celui qui est mort, avaient été blessés, mais elle a nié que la mêlée avait causé un décès de manifestant. Les dossiers de l’hôpital ont été modifiés par la suite pour masquer la cause réelle du décès.</p>
<p>Plus tard la même année, en réaction à l’appui manifesté par le public en vue de l’amélioration des conditions des chômeurs, le gouvernement fédéral a adopté <a href="https://www.canada.ca/fr/affaires-intergouvernementales/services/federation/programme-assurance-chomage.html" target="_blank" rel="noopener"><em>la Loi sur le placement et les assurances sociales</em></a> et créé le premier régime national pour les chômeurs du Canada.</p>
<p>Le gouvernement a été <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_f%C3%A9d%C3%A9rales_canadiennes_de_1935" target="_blank" rel="noopener">défait par la suite</a>, et sa loi hâtivement rédigée a été invalidée par les tribunaux. Cependant, l’audacieux effort de réforme a ouvert la voie à l’établissement d’un régime national d’assurance-chômage, en 1940, par le gouvernement dirigé par W.L.M King.</p>
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		<title>Les travailleuses et les travailleurs des postes font la grève pour le congé de maternité – et gagnent gros!</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:35:11 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 30 juin 1981, le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes amène ses membres à faire la grève pour obtenir de meilleures prestations de congé de maternité. La grève dure 42 jours et change tout. Les membres obtiennent 17 semaines de congé de maternité payé et établissent ainsi une nouvelle norme en matière de prestations parentales à laquelle tous les travailleurs et les travailleuses obtiennent bientôt l’accès. En 1981, à l’issue d’une grève de 42 jours, le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), obtient 17 semaines de congé de maternité payé pour les travailleuses des postes de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 30 juin 1981, le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes amène ses membres à faire la grève pour obtenir de meilleures prestations de congé de maternité. La grève dure 42 jours et change tout. Les membres obtiennent 17 semaines de congé de maternité payé et établissent ainsi une nouvelle norme en matière de prestations parentales à laquelle tous les travailleurs et les travailleuses obtiennent bientôt l’accès.</p>
<p>En 1981, à l’issue d’une grève de 42 jours, le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (<a href="https://www.cupw.ca/fr" target="_blank" rel="noopener">STTP</a>), obtient 17 semaines de congé de maternité payé pour les travailleuses des postes de tout le Canada. L’obtention de congés de maternité payés plus longs que ce que prévoyaient les prestations d’assurance-chômage ne tarde pas à se répandre dans l’ensemble du pays.</p>
<p>Les prestations de congé de maternité payé – qui garantissent aux nouvelles mères un congé payé après lequel elles peuvent réintégrer leur emploi – n’avaient été instaurées qu’une décennie plus tôt. Avant cela, la nouvelle mère devait démissionner ou rentrer rapidement au travail si sa famille comptait sur son revenu.</p>
<p>Les premiers congés pour les nouvelles mères sont instaurés au Canada quand la C.-B. adopte la <em>Maternity</em><em>Protection</em><em> Act</em> en 1921. Cette loi permet aux femmes de prendre un congé d’une durée restreinte avant et après une naissance et rend illégal de les congédier pour leur absence. De plus, elle accorde une pause de trente minutes deux fois par jour pour allaiter un enfant au travail. Les employeurs ne respectant pas cette loi sont passibles de lourdes amendes.</p>
<p>Cela peut ne pas sembler très progressiste, mais ce l’était vraiment à l’époque. C’était la seule loi en son genre au Canada à ce moment-là et pour de nombreuses années après.</p>
<p>En 1940, la <a href="http://congresdutravail.ca/twlh-aug-1-fr" target="_blank" rel="noopener"><em>Loi sur l&rsquo;assurance-chômage</em></a> est adoptée au Canada. Elle ne prévoit pas de congé de maternité pendant ses premières décennies d’application. Le congé de maternité tel que nous le connaissons n’est instauré qu’en 1966 en C.-B.. Cinq ans plus tard, le gouvernement fédéral emboîte le pas à la province en amendant le <em>Code canadien du travail</em>.</p>
<p>Selon les <a href="http://www.cbc.ca/archives/entry/employment-insurance-ui-gets-richer-in-1971" target="_blank" rel="noopener">dispositions de 1971</a> (en anglais seulement), les mères qui ont accumulé au moins 20 semaines de gains assurables peuvent demander un maximum de 15 semaines de prestations dans le cadre du Régime d’assurance-chômage. La décision d’assujettir les futures et nouvelles mères à un régime prévu pour les personnes en chômage a été pas mal controversée et elle faisait passer les congés de maternité de la compétence provinciale à la compétence fédérale dont ils relèvent de nos jours.</p>
<p>Vers le début des années 1960, à peine un peu plus de 30 % des femmes de 20 à 30 ans participaient à la population active canadienne. À la fin des années 1970, la proportion des femmes sur le marché du travail avait doublé pour dépasser légèrement  60 %. Actuellement, plus de 70 % des mères d’enfants de moins de cinq ans participent à la population active.</p>
<p>Les syndicats du Canada n’ont pas tardé à revendiquer des changements rendant les congés de maternité plus accessibles non seulement dans la législation mais aussi dans les conventions collectives. Ils ont négocié avec les employeurs pour obtenir des congés plus longs et des prestations constituant le complément de la partie de la rémunération à laquelle correspondaient les prestations d’AC. Ils ont en outre obtenu des garanties que les femmes pourraient réintégrer les emplois qu’elles occupaient avant leur congé de maternité, des congés parentaux plus longs pour les nouveaux pères et des congés pour les parents d’enfants nouvellement adoptés.</p>
<p>En 1979, le <a href="http://congresdutravail.ca/twlh-avr-2-fr" target="_blank" rel="noopener">Front commun</a> québécois, qui  représentait les travailleuses et travailleurs du secteur public, du secteur de l’éducation et de celui de la santé, a obtenu par la négociation 20 semaines de congé de maternité entièrement payé, 10 semaines de congé pour les parents d’enfants adoptés et 5 journées de congé de paternité.</p>
<p>Mais c’est la grève de 1981 des travailleurs et travailleuses des postes, dirigée par le STTP, qui s’est révélée déterminante. La tendance était claire : les travailleurs et travailleuses et leurs syndicats exigeaient des prestations de maternité élargies et ils étaient prêts à faire la grève pour les obtenir. L’année suivante, les commis fédéraux, qui faisaient partie de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) et les téléphonistes de Bell, qui faisaient partie du Syndicat des travailleurs et travailleuses en communication et en électricité du Canada (STCC), ont obtenu par la négociation collective des congés de maternité payés.</p>
<p>Les syndicats ne se sont pas arrêtés là. Des congés d’adoption, des congés de paternité et des congés parentaux – accessibles à l’un ou l’autre des parents – ont été négociés avec les employeurs. Il s’ensuit que le gouvernement fédéral a continué à améliorer les prestations de maternité et parentales offertes dans le cadre du Régime d’assurance-emploi.</p>
<p>Actuellement, <a href="http://www.fautquecabouge.ca/" target="_blank" rel="noopener">les syndicats continuent de militer</a> en faveur de l’amélioration de l’accès aux prestations parentales grâce à l’augmentation de l’accès aux prestations d’assurance-emploi et de l’accès de tous les travailleurs et travailleuses à des services de garde à l’enfance de qualité et à prix abordable. L’accès aux services d’éducation préscolaire et de garde à l’enfance présente des avantages qui débordent le cadre des familles comprenant de jeunes enfants. Le fait de permettre aux parents de réintégrer la population active et d’y participer pleinement stimule la productivité et comporte des avantages reconnus pour l’ensemble de l’économie.</p>
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		<title>« One big union » est fondé à calgary le 4 juin 1919</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:34:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le syndicat industriel national du Dominion du Canada – aussi appelé « One Big Union » (OBU) – est né de la volonté d’unir tous les travailleurs au sein d’un même syndicat fondé sur la classe sociale plutôt que sur la profession ou la nationalité. Faisant ardemment la promotion de la grève pour favoriser les intérêts de ses membres, l’OBU est qualifié de radical par la collectivité politique et le milieu des affaires du Canada, qui prétendent qu’il menace la sécurité du pays. Au fil de l’industrialisation de l’économie du Canada au début du 20e siècle, la main-d’œuvre de celui-là a...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le syndicat industriel national du Dominion du Canada – aussi appelé « One Big Union » (OBU) – est né de la volonté d’unir tous les travailleurs au sein d’un même syndicat fondé sur la classe sociale plutôt que sur la profession ou la nationalité. Faisant ardemment la promotion de la grève pour favoriser les intérêts de ses membres, l’OBU est qualifié de radical par la collectivité politique et le milieu des affaires du Canada, qui prétendent qu’il menace la sécurité du pays.</p>
<p>Au fil de l’industrialisation de l’économie du Canada au début du 20<sup>e</sup> siècle, la main-d’œuvre de celui-là a changé. L’économie, qui reposait auparavant sur des artisans, des ouvriers qualifiés et des agriculteurs, se remplit de travailleurs non spécialisés attirés aux usines et aux chantiers de construction.</p>
<p>L’Ouest du Canada est en croissance rapide et proteste déjà contre le fait que c’est l’Est du pays qui tient les rênes de l’économie et de la politique. La croissance rapide de la main-d’œuvre et du mouvement syndical dans l’Ouest témoigne de cette division géographique.</p>
<p>Les travailleurs de l’Ouest ont des racines beaucoup plus radicales que ceux de l’Est. Bon nombre d’immigrants viennent de pays socialistes et cherchent à instaurer un nouvel ordre mondial dans leur pays d’adoption. Les <em><a href="https://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/industrial-workers-of-the-world/" target="_blank" rel="noopener">Industrial Workers of the World </a></em>créés en 1905 trouvent leur base d’appui dans l’Ouest des États-Unis et du Canada et illustrent ce point de vue. De nombreuses personnes croient que c’est en unissant tous les travailleurs au sein d’un même syndicat qu’on pourrait établir une véritable solidarité et obtenir les changements sociaux qu’ils souhaitent.</p>
<p>Cependant, le mouvement syndical canadien est dominé par des syndicats de l’Est du pays, qui sont contrôlés par des syndicats des États-Unis et axés sur la représentation des travailleurs spécialisés au sein de syndicats de métier. Pendant l’assemblée de 1902 du <a href="https://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/congres-des-metiers-et-du-travail-du-canada/" target="_blank" rel="noopener">Congrès des métiers et du travail du Canada</a>(CMTC), la plupart des syndicats indépendants canadiens sont expulsés, y compris les Chevaliers du travail, qui sont la voix la plus forte des travailleurs industriels et qui accueillent presque tous les travailleurs qualifiés et non qualifiés, les femmes et les personnes racialisées.</p>
<p>L’appui de la Première Guerre mondiale et de <a href="https://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/loi-du-service-militaire/" target="_blank" rel="noopener">la conscription</a> divise encore davantage les syndicats du Canada. Alors que le CMTC est favorable à la guerre et à conscription, l’opposition aux deux est forte dans l’Ouest. En 1917, les chefs syndicaux de l’Ouest s’indignent quand des chefs syndicaux canadiens participent à une conférence de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9d%C3%A9ration_am%C3%A9ricaine_du_travail" target="_blank" rel="noopener">Fédération américaine du travail </a>(FAT) appelant le mouvement syndical à appuyer l’entrée en guerre des États-Unis et à signer un engagement à défendre « la République des États-Unis contre ses ennemis, quels qu’ils soient ». Les chefs canadiens jugent qu’il s’agit là d’une subjugation aux intérêts des États-Unis et aux syndicats de métier étatsuniens.</p>
<p>L’année suivante, <a href="https://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/goodwin-albert/" target="_blank" rel="noopener">Albert (dit Ginger) Goodwin</a>, bien connu en tant que mineur de charbon, recruteur syndicat et vice-président de la Fédération du travail de la Colombie-Britannique (FTCB), est traqué et abattu pour ne pas s’être soumis à la conscription – mais les travailleurs de l’Ouest savent pourquoi il est mort. Il a tenu tête aux compagnies charbonnières et au gouvernement dans son opposition à la guerre et à la conscription. Sa mort déclenche la première générale du Canada à Vancouver.</p>
<p>Après la guerre, les travailleurs et leurs familles qui ont fait beaucoup de sacrifices au cours des années précédentes ne sont plus disposés à en faire. Les soldats revenant de la guerre ne trouvent pas d’emploi. La prospérité pour laquelle ils ont lutté n’est pas partagée. Les travailleurs de tout le Canada exigent mieux. Ils se mobilisent, et c’est dans l’Ouest que les voix les plus fortes se font entendre en faveur d’un changement.</p>
<p>En 1919, pendant l’assemblée de la Conférence syndicale de l’Ouest des syndicats faisant partie du CMTC qui a lieu à Calgary, les choses atteignent un point critique. Environ 250 délégués représentant des syndicats importants de Winnipeg à Victoria participent à cette assemblée – la FTCB s’est même assurée de tenir son congrès à Calgary cette année-là afin de permettre à un plus grand nombre de délégués de participer à l’assemblée. Des années de frustration et d’aliénation ont convaincu la majorité des délégués à l’assemblée de voter en faveur d’une résolution visant à créer un « syndicat industriel révolutionnaire » distinct de la FAT et du CMTC. Le congrès inaugural du « <a href="https://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/one-big-union/" target="_blank" rel="noopener">One Big Union</a> » (grand syndicat unique) est prévu pour juin 1919.</p>
<p>Cependant, le temps ne joue pas en faveur du OBU. Avant que le congrès inaugural ait lieu, le 4 juin, une <a href="https://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/greve-generale-de-winnipeg/" target="_blank" rel="noopener">grève générale</a> est déclenchée à Winnipeg. Bon nombre des partisans du OBU à Winnipeg se font emprisonner et certains se font déporter par suite de la répression de la grève, de telle sorte qu’ils ne peuvent pas participer au congrès. Le nouveau syndicat est fondé mais dans un paysage différent. Après la défaite des grévistes à Winnipeg, les employeurs et les gouvernements sont plus disposés à utiliser tous les outils dont ils disposent contre les travailleurs et les travailleuses syndiqués, souvent avec l’appui du CMTC.</p>
<p>L’OBU demeure une force modérée dans l’Ouest jusqu’en 1956, année où il fusionne avec le <a href="http://congresdutravail.ca/%C3%A0-propos-du-ctc" target="_blank" rel="noopener">Congrès du Travail du Canada</a> (CTC) nouvellement créé. L’OBU n’atteint la force que ses fondateurs espéraient, et le mouvement syndical canadien est contrôlé dans une grande mesure par les syndicats étatsuniens jusqu’au cours des années 1970.</p>
<p>Actuellement, le CTC est l’organisation syndicale la plus grande du Canada. Il rassemble 55 syndicats nationaux et internationaux, 12 fédérations provinciales et territoriales du travail et plus de 3,3 millions de travailleuses et travailleurs. Depuis plus de 60 ans, le CTC contribue aux nombreuses réalisations du mouvement syndical.</p>
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		<title>Les québécoises marchent pour « du pain et des roses »</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:33:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La première Marche pour du pain et des roses, initiative de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), a commencé le 26 mai 1995. Au fil de 10 journées, plus de 800 Québécoises parties de Montréal, Longueuil et Rivière-du-Loup ont convergé sur Québec pour y présenter au gouvernement neuf revendications de lutte contre la pauvreté. En 1994, Françoise David a pris la direction de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) avec la mission de faire avancer la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Pour faire pression sur le gouvernement nouvellement élu de Jacques Parizeau, madame David a organisé une...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La première Marche pour du pain et des roses, initiative de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), a commencé le 26 mai 1995. Au fil de 10 journées, plus de 800 Québécoises parties de Montréal, Longueuil et Rivière-du-Loup ont convergé sur Québec pour y présenter au gouvernement neuf revendications de lutte contre la pauvreté.</p>
<p>En 1994, Françoise David a pris la direction de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) avec la mission de faire avancer la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale.</p>
<p>Pour faire pression sur le gouvernement nouvellement élu de <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/jacques-parizeau/" target="_blank" rel="noopener">Jacques Parizeau</a>, madame David a organisé une marche massive, placée sous le thème « du pain et des roses ». Le pain symbolise le travail et de meilleures conditions économiques et les roses symbolisent une meilleure qualité de vie. Ce thème rendait délibérément hommage aux personnes qui ont participé à la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A8ve_du_textile_%C3%A0_Lawrence" target="_blank" rel="noopener">grève du textile de 1912</a> à Lawrence, au Massachusetts, laquelle était dirigée par des femmes et a inspiré des générations de recruteurs syndicaux et de personnes militant pour la justice sociale.</p>
<p>Madame David prévoyait que la marche rallie l’appui du public à l’égard d’une liste de revendications qui comprenaient la hausse du salaire minimum, l’adoption d’une législation sur l’équité salariale, le gel des frais de scolarité, l’augmentation des soutiens sociaux et l’amélioration de la perception des pensions alimentaires.</p>
<p>À partir du 26 mai 1995, des femmes des différentes parties du Québec ont passé dix journées à marcher vers la capitale provinciale. Elles ont franchi 57 villages et suivi trois itinéraires différents à partir de Montréal, Longueuil et Rivière-du-Loup. Plus de 800 femmes ont participé à la marche pendant plus d’une journée, y compris 525 femmes qui ont parcouru les 250 kilomètres de Montréal à Québec. Elles ont convergé sur un rassemblement tenu devant le siège de l’assemblée législative de la province le 4 juin.</p>
<p>Le gouvernement a accédé à la plupart des revendications des marcheuses d’une manière ou d’une autre, ce qui a mis le Québec loin devant les autres provinces dans bon nombre de dossiers allant de l’<a href="http://www.fautquecabouge.ca/discrimination_salariale" target="_blank" rel="noopener">équité salariale</a> aux <a href="http://www.fautquecabouge.ca/services_de_garde" target="_blank" rel="noopener">services de garde à l’enfance</a>.</p>
<p>La chanson thème de la marche, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=jsY0ODVIjCA" target="_blank" rel="noopener">Du pain et des roses</a>, composée par <a href="http://cybersolidaires.typepad.com/ameriques/2008/12/hommage-emu.html" target="_blank" rel="noopener">Hélène Pedneault</a> et <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/seguin-marie-claire/" target="_blank" rel="noopener">Marie-Claire Séguin</a>, demeure un hymne des mouvements syndicaux du Québec et du Canada.</p>
<p>La solidarité manifestée pendant la marche a inspiré la <a href="https://www.dssu.qc.ca/wp-content/uploads/Histoire_de_la_Marche_mondiale_des_femmes.pdf" target="_blank" rel="noopener">Marche mondiale des femmes</a> qui se poursuit depuis en tant que projet international destiné à améliorer la vie des femmes du monde entier. L’accent qu’elle met sur l’élimination de la pauvreté et de la <a href="http://www.fautquecabouge.ca/harcelement_violence" target="_blank" rel="noopener">violence</a> à l’égard des femmes a favorisé la solidarité et posé les bases des travaux que de nombreux <a href="http://www.fautquecabouge.ca/" target="_blank" rel="noopener">syndicats du Canada</a> poursuivent à l’heure actuelle.</p>
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		<title>Les syndicats deviennent légaux au canada (mais le piquetage est interdit).</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:28:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 18 avril 1872, le gouvernement fédéral de John A. Macdonald a déposé la Loi sur les syndicats ouvriers, la première loi du travail du Canada, laquelle donnait aux travailleuses et travailleurs le droit légal d’adhérer à des syndicats. Il s’agissait d’une réponse directe à l’arrestation et à la poursuite pénale des 24 responsables de la grève des imprimeurs de Toronto par les adversaires politiques de John A. Macdonald, une réponse qui visait à recueillir des votes, mais également à reconnaître le pouvoir grandissant du mouvement syndical au pays. Qu’il s’agisse des droits des travailleuses et travailleurs, des conditions de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 18 avril 1872, le gouvernement fédéral de John A. Macdonald a déposé la Loi sur les syndicats ouvriers, la première loi du travail du Canada, laquelle donnait aux travailleuses et travailleurs le droit légal d’adhérer à des syndicats. Il s’agissait d’une réponse directe à l’arrestation et à la poursuite pénale des 24 responsables de la grève des imprimeurs de Toronto par les adversaires politiques de John A. Macdonald, une réponse qui visait à recueillir des votes, mais également à reconnaître le pouvoir grandissant du mouvement syndical au pays.</p>
<p>Qu’il s’agisse des droits des travailleuses et travailleurs, des conditions de travail, des droits de la personne ou de la justice sociale, les lois sont modifiées si la population fait preuve de solidarité.  Aujourd’hui, les syndicats luttent légalement pour les droits des travailleuses et travailleurs et la qualité des emplois.</p>
<p>En avril 1872, des <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/origines-de-la-fete-du-travail-les/" target="_blank" rel="noopener">imprimeurs syndiqués</a> faisant la grève pour demander une journée de travail de neuf heures ont été arrêtés à Toronto, puis emprisonnés.  Ils demandaient que le nombre d’heures travaillées par jour soit réduit à 9 heures alors que certains travailleurs devaient travailler jusqu’à 12 heures par jour.  Les imprimeurs ont défilé en compagnie de partisans syndicaux à Queen’s Park où une foule de 10 000 personnes s’était réunie pour les encourager. Le lendemain, les employeurs, dirigés par le libéral <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/george-brown/" target="_blank" rel="noopener">George Brown</a> du <em>Globe</em>, ont fait arrêter les 24 responsables de la grève, lesquels ont été accusés de complot criminel.  Il était possible pour eux de le faire puisqu’il était illégal pour les travailleurs d’utiliser leur action collective en tant que membres d’un syndicat pour faire la grève.</p>
<p>Tirant parti du délire politique du geste de George Brown et de l’indignation croissante, le premier ministre conservateur <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/sir-john-a-macdonald/" target="_blank" rel="noopener">Sir John A. Macdonald</a> a déposé et fait adopter la <em>Loi sur les syndicats ouvriers</em>, rendant légale l’adhésion syndicale. Il a aussi affaibli les efforts de George Brown en écartant l&rsquo;accusation de « complot criminel » pesant contre les membres du syndicat pour avoir fait la grève.</p>
<p>Manœuvre politique éhontée, elle a permis à John A. Macdonald d’obtenir un important soutien à l’approche de l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_f%C3%A9d%C3%A9rales_canadiennes_de_1872" target="_blank" rel="noopener">élection fédérale</a>. À Ottawa, des syndiqués ont marché jusqu’à la résidence du premier ministre pour célébrer le geste et ont fait défiler ce dernier dans les rues sous la lumière de flambeaux. Alors que ce geste a donné le droit aux travailleuses et travailleurs d’adhérer à un syndicat, il faut <a href="https://commonlaw.uottawa.ca/ottawa-law-review/sites/commonlaw.uottawa.ca.ottawa-law-review/files/16_16ottawalrev2671984.pdf" target="_blank" rel="noopener">noter</a> que le gouvernement Macdonald a fait adopter simultanément une autre loi rendant le piquetage illégal.</p>
<p>Dans les années qui ont suivi cette « grande première », les syndicats ont réalisé que les gouvernements pouvaient abolir leurs droits aussi facilement qu&rsquo;ils pouvaient les leur accorder. Les grèves légales, dont la liberté de tenir des réunions syndicales, étaient déclarées des actes criminels selon le bon vouloir des gouvernements.</p>
<p>Aujourd’hui, le droit d’appartenir à un syndicat et le <a href="http://www.journaldemontreal.com/2015/02/12/le-droit-de-greve-est-protege-par-la-constitution" target="_blank" rel="noopener">droit de grève</a> sont protégés par la Charte des droits et libertés en tant que droits fondamentaux. Les syndicats du Canada ont <a href="https://www.canlii.org/fr/ca/csc/doc/2015/2015csc4/2015csc4.html" target="_blank" rel="noopener">obtenu ces droits</a> après des années de lutte et d’arguments juridiques devant le remaniement de la loi sur le retour au travail et des conventions collectives par le biais de mesures législatives.</p>
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		<title>La classe travailleuse du québec fait front commun avec les syndicats pour revendiquer l’équité.</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:27:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 11 avril 1972, plus de 200 000 personnes travaillant dans le secteur public débrayent dans le cadre d’une grève provinciale afin d’exiger une augmentation salariale de 8 % permettant de rattraper l’inflation, un salaire minimum de 100 $ par semaine, plus de sécurité d’emploi, de meilleures conditions de travail, et un salaire égal à travail égal, quels que soient la région, le secteur ou le sexe. Les syndicats ont pour raison d’aider les travailleurs et les travailleuses à s’unir pour obtenir de meilleures conditions pour leurs familles et leurs communautés. Les travailleurs et les travailleuses savent que c’est en...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 11 avril 1972, plus de 200 000 personnes travaillant dans le secteur public débrayent dans le cadre d’une grève provinciale afin d’exiger une augmentation salariale de 8 % permettant de rattraper l’inflation, un salaire minimum de 100 $ par semaine, plus de sécurité d’emploi, de meilleures conditions de travail, et un salaire égal à travail égal, quels que soient la région, le secteur ou le sexe.</p>
<p>Les syndicats ont pour raison d’aider les travailleurs et les travailleuses à s’unir pour obtenir de meilleures conditions pour leurs familles et leurs communautés. Les travailleurs et les travailleuses savent que c’est en s’unissant – les uns avec les autres au sein de leur section locale syndicale et avec les autres sections locales de leur syndicat – qu’il pourront gagner l’équité. Ils doivent aussi s’unir aux membres d’autres syndicats en solidarité. Cela exige souvent de respecter et de se joindre à des piquets de grève, à des boycottages et à d’autres actions destinées à faire pression sur les employeurs. Parfois, cela exige de se joindre à la grève.</p>
<p>Le Front commun remonte à la <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/greve-de-la-presse/" target="_blank" rel="noopener">grève de La Presse</a> déclenchée en 1971. En réponse aux mesures draconiennes anti-travailleurs prises par le gouvernement du Québec et Paul Desmarais, nouveau propriétaire du journal <em>La Presse</em>, les membres de plusieurs syndicats s’unissent en solidarité aux grévistes de <em>La Presse</em>. Une marche de 12 000 personnes manifestant leur appui aux grévistes est brutalement réprimée par la police, ce qui déclenche des émeutes au cours desquelles de nombreuses personnes sont blessées et la militante étudiante <a href="https://www.youtube.com/watch?v=1g2vBp75aFk" target="_blank" rel="noopener">Michèle Gauthier</a> meurt. L’expérience de la répression antiémeute noue des liens entre des syndicats normalement rivaux et divisés.</p>
<p>Le Front commun de 1972 est une alliance entre la <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/confederation-des-syndicats-nationaux/" target="_blank" rel="noopener">Confédération des syndicats nationaux</a>, la <a href="https://ftq.qc.ca/histoire/" target="_blank" rel="noopener">Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec</a> et la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_des_syndicats_du_Qu%C3%A9bec" target="_blank" rel="noopener">Centrale de l’enseignement du Québec</a> ainsi que plusieurs organisations syndicales plus petites qui vise à présenter un ensemble de revendications communes au cours des négociations avec le gouvernement provincial. Il représente 210 000 des 250 000 travailleurs et travailleuses du secteur public (84 %) et exige une augmentation salariale de 8 %, la sécurité d’emploi, plus d’influence sur les conditions de travail pour améliorer la prestation des services et un salaire minimum de 100 $ par semaine, quels que soient la race, le sexe, la région ou le secteur d’emploi. Puisque le gouvernement refuse d’accéder à ces revendications, le Front commun déclenche une grève. Le 11 avril 1972, 210 000 personnes débrayent.</p>
<p>Le gouvernement de <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/robert-bourassa/" target="_blank" rel="noopener">Robert Bourassa</a> a profité de la vague de changement qui déferlait sur la société québécoise pour prendre le pouvoir au cours des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_g%C3%A9n%C3%A9rales_qu%C3%A9b%C3%A9coises_de_1970" target="_blank" rel="noopener">élections de 1970</a>. Devant la tourmente économique et la nouvelle menace politique que fait peser le <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/parti-quebecois/" target="_blank" rel="noopener">Parti Québécois</a> nationaliste, les libéraux de M. Bourassa (et l’establishment politique qu’ils représentent) craignent de se faire supplanter. La vague est sur le point de casser.</p>
<p>La province s’acharne contre son personnel hospitalier, obtenant 61 injonctions dont les travailleurs et les travailleuses font fi. La réponse est dure : 13 personnes à bas salaire se voient condamnées à 6 mois de prison et à une amende de 5 000 $ (environ une année de rémunération) chacune et leur syndicat se voit imposer une amende de 70 600 $. Au total, 103 travailleurs et travailleuses se voient imposer un total de 24 années d’emprisonnement et un demi-million de dollars d’amendes en quelques jours.</p>
<p>Le 21 avril, le gouvernement provincial adopte la loi 19. Cette nouvelle loi oblige les travailleurs et travailleuses syndiqués à rentrer au travail et interdit l’exercice de tous les droits syndicaux fondamentaux pour deux ans. Quand les dirigeants du Front commun – <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/louis-laberge/" target="_blank" rel="noopener">Louis Laberge</a>, <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/pepin-marcel/" target="_blank" rel="noopener">Marcel Pépin</a> et <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/charbonneau-yvon/" target="_blank" rel="noopener">Yvon Charbonneau</a>– incitent les grévistes à défier la loi, ils se font arrêter et condamner chacun à une année d’emprisonnement.</p>
<p><em>« C’est ça la justice du système »</em>, déclare le confrère Laberge,<em> « alors que les grandes entreprises se voient imposer des amendes de 75 $ ou 500 $ pour avoir pollué nos cours d’eau, tué des gens ou violé la loi, nous – les criminels – devons aller en prison pour avoir exercé un droit – le droit de faire la grève. »</em></p>
<p>La profonde injustice de l’emprisonnement des trois hommes déclenche l’indignation populaire dans toute la classe travailleuse du Québec. Au cours du mois de mai, différents groupes des secteurs public et privé de la province se mettent en grève &#8211; travailleurs de la construction et de la métallurgie, mineurs, machinistes, travailleurs de l’automobile et du textile, vendeurs, imprimeurs, personnel des grands médias d’information, enseignants et certains membres du personnel hospitalier.</p>
<p>Dans des villes comme Sept-Îles, Thedford, Sorel et Joliette, la grève est profonde, les gens disant que les grévistes « occupent » et « contrôlent » les lieux de travail. Les stations de radio et de télévision sont occupées par des membres de syndicats qui diffusent leurs propres messages.</p>
<p>L’envergure massive de la révolte populaire oblige le gouvernement à faire marche arrière. Les chefs syndicaux sont relâchés après quatre mois de prison et bon nombre des revendications du Front commun sont satisfaites au cours de négociations. Les employeurs de tout le Québec ont bien entendu le message de leurs employés et ils modéreront leurs revendications pour bien des années. La solidarité de la classe travailleuse du Québec durera une génération, et c’est une des raisons pour lesquelles le <a href="https://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/170908/cg-a004-fra.htm" target="_blank" rel="noopener">taux de syndicalisation</a> de cette province demeure parmi les plus élevés du pays.</p>
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		<title>Un travailleur de laboratoire d’edmonton congédié parce qu’il était gai gagne une protection de la charte pour tous les canadiens et les canadiennes.</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:20:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 1er avril 1998, la Cour suprême du Canada casse la décision d’un tribunal inférieur en jugeant qu’il est illégal que des Canadiennes ou Canadiens fassent l’objet d’une discrimination fondée sur leur orientation sexuelle. Ce jugement faisant date élargit la portée de la Charte canadienne des droits et libertés en assurant une protection juridique à la communauté LGBTABI du Canada. Les syndicats du Canada ont toujours défendu l’équité. Cela consiste notamment à défendre les droits des travailleurs et travailleuses qui font l’objet d’homophobie et de discrimination fondée sur l’orientation sexuelle. En 1991, Delwin Vriend travaille comme coordinateur à plein temps...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 1er avril 1998, la Cour suprême du Canada casse la décision d’un tribunal inférieur en jugeant qu’il est illégal que des Canadiennes ou Canadiens fassent l’objet d’une discrimination fondée sur leur orientation sexuelle. Ce jugement faisant date élargit la portée de la Charte canadienne des droits et libertés en assurant une protection juridique à la communauté LGBTABI du Canada.</p>
<p>Les syndicats du Canada ont toujours défendu l’équité. Cela consiste notamment à défendre les droits des travailleurs et travailleuses qui font l’objet d’homophobie et de discrimination fondée sur l’orientation sexuelle.</p>
<p>En 1991, Delwin Vriend travaille comme coordinateur à plein temps du laboratoire de chimie du King’s College, école affiliée à la Christian Reformed Church. Ouvertement gai et également ouvert au sujet de sa relation avec une personne du même sexe, M. Vriend se fait donner par son supérieur le choix entre démissionner et se faire renvoyer après que le collège a eu adopté une déclaration de conviction religieuse au sujet des travailleurs homosexuels. M. Vriend refuse de démissionner et se fait congédier.</p>
<p>Se sentant lésé, il communique avec la commission des droits de la personne de l’Alberta afin de porter plainte pour discrimination. Sa plainte est rejetée parce que l’orientation sexuelle n’est pas encore un motif de discrimination interdite par le code des droits de la personne de l’Alberta. Privé de justice, M. Vriend poursuit le gouvernement provincial et la commission des droits de la personne.</p>
<p>En 1994, un tribunal albertain rend une décision en faveur de M. Vriend. Faisant ainsi écho aux décisions antérieures des tribunaux en la matière, le juge conclut que l’orientation sexuelle devrait être assujettie à la protection des droits de la personne qu’assure la loi. Le gouvernement conservateur de la province en appelle de cette décision et, en 1996, la Cour d’appel de l’Alberta l’annule.</p>
<p>M. Vriend en appelle à la Cour suprême du Canada, et le Congrès du travail du Canada est une des parties qui interviennent en sa faveur. Il obtient gain de cause. La Cour juge dans l’affaire Vriend c. Alberta que les gouvernements provinciaux ne peuvent pas exclure un individu de la protection de la législation sur les droits de la personne en raison de son orientation sexuelle. Elle ne trouve aucun fondement en droit de l’établissement d’une distinction dans la Charte des droits et libertés entre une action et une omission dans une loi – décision controversée car ni le code des droits de la personne de l’Alberta, ni la Charte ne mentionnent explicitement l’orientation sexuelle.</p>
<p>La Cour suprême se trouve, dans son jugement, à indiquer que l’orientation sexuelle doit être implicitement considérée comme un motif de distinction illicite. Quelques groupes religieux et députés provinciaux conservateurs de l’Alberta réagissent en invoquant la disposition autorisant la dérogation pour demander l’annulation du jugement de la Cour. Cependant, les jeux sont faits et le Premier ministre conservateur Ralph Klein refuse de défendre la cause, allant même jusqu’à laisser entendre que les protestations du public contre le jugement sont haineuses.</p>
<p>L’affaire Vriend est une des nombreuses contestations judiciaires dans lesquelles les syndicats du Canada et le Congrès du travail demandent l’autorisation d’intervenir. Les syndicats défendaient les droits des travailleurs et travailleuses en union homosexuelle à la table de négociation avec des employeurs, devant des comités législatifs, devant les tribunaux et dans la rue depuis des années. Actuellement, les familles de personnes du même sexe et les travailleuses et travailleurs LGBTABI peuvent compter sur plus d’égalité et l’accès à la même rémunération, aux mêmes avantages sociaux et aux mêmes possibilités que les autres grâce aux efforts des syndicats.</p>
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		<title>La ligne de piquetage de 1 000 miles.</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:13:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 27 mars 1912, plus de 8 000 travailleurs de la construction ont débrayé pour protester contre les conditions de vie insoutenables dans des camps de travail disséminés sur 650 kilomètres de territoire. Leur syndicat, les IWW, a organisé des piquets de grève aux États-Unis et au Canada devant les bureaux d’embauchage pour empêcher leur employeur, le Chemin de fer Canadien du Nord, de recruter des travailleurs de remplacement et de compromettre ainsi leur grève. En février 1912, 8 000 membres des IWW (Industrial Workers of the World) travaillaient pour le CN (Chemin de fer Canadien du Nord).  Le gouvernement...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 27 mars 1912, plus de 8 000 travailleurs de la construction ont débrayé pour protester contre les conditions de vie insoutenables dans des camps de travail disséminés sur 650 kilomètres de territoire. Leur syndicat, les IWW, a organisé des piquets de grève aux États-Unis et au Canada devant les bureaux d’embauchage pour empêcher leur employeur, le Chemin de fer Canadien du Nord, de recruter des travailleurs de remplacement et de compromettre ainsi leur grève.</p>
<p>En février 1912, 8 000 membres des IWW (<a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/industrial-workers-of-the-world/" target="_blank" rel="noopener">Industrial Workers of the World</a>) travaillaient pour le CN (<a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/canadian-northern-railway/" target="_blank" rel="noopener">Chemin de fer Canadien du Nord</a>).  Le gouvernement négligeait leur revendication d’installations sanitaires appropriées et de l’élimination des salaires à la pièce, ou salaires « gypo ».  <em>(Le terme « gypo » désignait le bucheron travaillant à la pièce, ou au millier de pieds-planche, contre un salaire ou toute autre rémunération pour le travail à la pièce.)</em></p>
<p>Le 27 mars, incapables de tolérer plus longtemps les conditions de vie insupportables dans les camps de travail, les 8 000 travailleurs débrayent. La grève s’étend sur un territoire de 400 miles, mais les IWW établissent une « ligne de piquetage de 1 000 miles » car les Wobs <em>(abréviation de Wobblies comme les membres des IWW ont commencé à se faire appeler cette année-là) </em>dressent des piquets de grève devant les bureaux d’embauchage à Vancouver, Seattle, Tacoma, San Francisco et Minneapolis afin d’empêcher le recrutement de briseurs de grève.</p>
<p>Entre-temps, les camps des grévistes sont si bien tenus et si disciplinés que la presse commence à qualifier le camp Yale en particulier de « république socialiste miniature ». Sans aller aussi loin, l’hebdomadaire des IWW de la côte ouest <em>Industrial Worker</em> cite fièrement les camps en exemple de solidarité de la classe ouvrière permettant de souder dans un effort commun des Canadiens, des Étatsuniens, des Italiens, des Autrichiens, des Suédois, des Norvégiens, des Français et des gens d’autres nationalités mettant de côté leurs convictions, leur couleur, leur origine nationale, leur religion, leur langue et toutes leurs autres différences.  Même la « boisson du diable » est interdite, ce qui illustre bien le sérieux des grévistes.</p>
<p>Les autorités arrêtent des milliers de grévistes pour « attroupement illégal » et vagabondage. Bon nombre d’entre eux sont chassés à la pointe du fusil. Cependant, les piquets de grève tiennent bon. En août, se joignent aux grévistes 3 000 travailleurs qui participaient à la construction du réseau ferroviaire <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/grand-trunk-pacific-railway/" target="_blank" rel="noopener">Grand Trunk Pacific</a> en C-B et en Alberta. Les grèves, mieux connues sous le nom de <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/greves-des-cheminots-du-fleuve-fraser/" target="_blank" rel="noopener">grèves des cheminots du fleuve Fraser</a>, sont popularisées dans la chanson de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Joe_Hill_(syndicaliste)" target="_blank" rel="noopener">Joe Hill</a> intitulée « Where the Fraser River Flows ». De plus, elles font connaître le surnom Wobbly.  Un restaurateur chinois qui nourrissait les grévistes aurait mal prononcé IWW en anglais en demandant à ses clients « Are you eye wobble wobble? », et le nom est resté.</p>
<p>La grève du CN se poursuit jusqu’à l’automne de 1912, au cours duquel les grévistes épuisés se contentent de quelques améliorations mineures : de meilleures conditions sanitaires et une suspension temporaire du système des salaires « gypo ».  La grève du Grand Trunk en C-B prend fin en janvier 1913 après que le gouvernement du Dominion promet de mettre en application les lois sur l’hygiène. Un gain plus important est l’établissement d’un système de « délégués de camp » dans le cadre duquel le secrétaire des IWW en ville délègue ses pouvoirs à un travailleur devant le représenter sur le terrain &#8211; le perfectionnement de ce système a donné lieu à la création des postes permanents de représentant itinérant du syndicat des travailleurs agricoles.</p>
<p>D’autres caractéristiques de la grève méritent d’être mentionnées. L’une est la tactique, employée de nouveau pendant les années 1920 au cours de la grève du Northern Railway à Washington, consiste à envoyer des Wobs clandestins dans les campements des briseurs de grève pour essayer de les convaincre de se mettre en grève. Une autre est la réponse au transport « gratuit » offert par les sociétés ferroviaires aux briseurs de grève à condition que leur bagage soit mis en consigne jusqu’à ce qu’ils aient gagné le prix du billet. De grands contingents de Wobs demandent de participer au programme, laissant en consigne des valises bon marché bourrées de briques et de sacs en jute et ensuite quittant le train en route.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><sub>Extrait (édité pour le langage et pour inclure des hyperliens) de</sub><sub> <em>THE IWW IN CANADA (LES IWW AU CANADA)</em>, par G. Jewell 1975, Administration générale de l&rsquo;IWW/Chicago<br />
<a href="http://www.spunk.org/texts/groups/iww/sp000476.txt">http://www.spunk.org/texts/groups/iww/sp000476.txt</a></sub></p>
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		<title>Le désastre de hogg’s hollow a tué cinq travailleurs, galvanisé une communauté et changé en mieux les lois sur la santé et la sécurité au travail.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:12:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 17 mars 1960, cinq hommes nés en Italie meurent pendant qu’ils participent à l’installation d’une canalisation d’eau principale de Toronto sous la rivière Don. Le décès de ces cinq travailleurs immigrants indigne leur communauté, mobilise les syndicats et donne lieu à des modifications très nécessaires des lois sur la santé et la sécurité. Les conditions de travail des chantiers de construction, des usines, des écoles, des immeubles à bureaux, des entrepôts et des restaurants – de tous les lieux de travail en fin de compte – sont souvent tenues pour acquis. Nous y voyons des extincteurs et des gicleurs,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 17 mars 1960, cinq hommes nés en Italie meurent pendant qu’ils participent à l’installation d’une canalisation d’eau principale de Toronto sous la rivière Don. Le décès de ces cinq travailleurs immigrants indigne leur communauté, mobilise les syndicats et donne lieu à des modifications très nécessaires des lois sur la santé et la sécurité.</p>
<p>Les conditions de travail des chantiers de construction, des usines, des écoles, des immeubles à bureaux, des entrepôts et des restaurants – de tous les lieux de travail en fin de compte – sont souvent tenues pour acquis. Nous y voyons des extincteurs et des gicleurs, des postes de premiers soins et des sorties d’urgence. Nous voyons les barrières de sécurité, les casques de protection et les étiquettes qui mettent en garde contre les explosifs, les poisons et les brûlures. Nous savons qu’ils servent à assurer notre sécurité, mais nous oublions comment ils ont fait leur apparition.</p>
<p>En 1960, le travail d’installation de la conduite d’eau principale Hogg’s Hollow battait son plein. Construite sous la rivière Don pour relier un poste de pompage au réseau de distribution d’eau sur l’autre rive, cette conduite était posée principalement à la main, à l’étroit, 10 mètres sous terre. Les travaux avaient presque un an de retard, parce qu’un entrepreneur avait fait faillite et que le matériel était défectueux et pour d’autres raisons. Les pressions exercées en vue de l’achèvement des travaux ont incité à aller au plus vite, ce qui a eu des conséquences désastreuses.</p>
<p>Les travailleurs souterrains qui creusent des tunnels d’aqueduc et de métro sont appelés « cochons de sable », et leurs conditions de travail rappellent davantage le 19e siècle qu’une ville canadienne d’après-guerre.</p>
<p>Plus tard, les travailleurs ont indiqué que les tunnels n’étaient pas dotés d’extincteurs et de réanimateurs, que les boisages n’étaient pas suffisamment solides, que l’on n’avait pas injecté les sols du tunnel de coulis pour empêcher le sable et le limon d’y pénétrer et qu’il n’y avait pas de compresseur d’air supplémentaire. Les travailleurs n’étaient même pas munis de torches électriques. Malgré tous ces défauts, il avait été jugé que le chantier répondait aux normes de sécurité de l’époque.</p>
<p>Tard le jeudi 17 mars, des heures après que le travail aurait dû finir, une douzaine de travailleurs se trouvaient encore sous terre à souder une plaque dans un caisson à l’ouest de la rue Yonge quand un incendie s’est déclaré et que de la fumée a commencé à remplir le tunnel. Une soupape qui aurait dû permettre à la fumée de s’échapper n’a pas pu être ouverte.</p>
<p>Les pompiers sont arrivés rapidement, mais on leur a demandé d’attendre au moins 30 minutes avant d’entrer dans le tunnel de peur qu’il s’effondre. Bien que la moitié des travailleurs ait pu s’enfuir par le tunnel vers l’est, les autres étaient emprisonnés sous des températures de plus en plus chaudes, des fumées toxiques et des niveaux de plus en plus élevés de sable, de limon et d’eau. Deux travailleurs ont tenté de joindre les hommes emprisonnés et cru qu’ils entendaient au moins trois voix gémissantes, mais ils ont dû rebrousser chemin devant la chaleur intense. Le lendemain, Pasquale Allegrezza. Giovanni Carriglio, Giovanni Fusillo et les frères Alessandro et Guido Mantella étaient morts – empoisonnés par le gaz carbonique et noyés.</p>
<p>Une enquête du coroner a indiqué plus tard qu’il aurait été possible de prévenir leur décès, « l’inévitable résultat de la non-application des règlements ». La couverture médiatique qui en a découlé, comme l’indignation de la communauté et les revendications des syndicats ont obligé le gouvernement de l’Ontario à créer une commission royale qui a donné lieu à l’adoption de nouveaux règlements sur la protection en cas d’incendie et la sécurité du travail dans les tunnels et au premier remaniement des lois sur le travail de la province en près de 40 ans. De plus, cela a incité à la syndicalisation d’un plus grand nombre de travailleurs de la construction et de travailleurs immigrants afin qu’ils puissent défendre leurs droits, leur santé et leur sécurité.</p>
<p>Des désastres comme la tragédie de Hogg’s Hollow, l’effondrement du pont du chemin Heron à Ottawa et l’effondrement de la mine Westray des années plus tard ont permis de modifier les lois sur la santé et la sécurité en mettant en lumière les conditions dangereuses et, dans le cas des cinq travailleurs immigrants morts à Hogg’s Hollow, inéquitables dans lesquelles un trop grand nombre de personnes travaillaient. En 1984, le Congrès du travail du Canada a établi le Jour national de deuil à la mémoire des travailleurs et travailleuses morts ou blessés au travail afin de maintenir la pression sur les employeurs et les hommes et femmes politiques.</p>
<p>Aujourd’hui, les syndicats continuent à défendre le droit de tous les travailleurs et les travailleuses à l’équité, à la sécurité et à la santé en menant des campagnes fructueuses pour l’interdiction de l’amiante, la prévention du harcèlement et de la violence au travail et des soutiens des victimes de violence conjugale et des personnes ayant des troubles de santé mentale.</p>
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		<title>Les travailleurs du canal rideau déclenchent des émeutes pour protester contre les mauvaises conditions de travail</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:09:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 2 mars 1829, des centaines d’ouvriers du canal Rideau déposent leurs outils et défilent dans les rues de la future capitale nationale pour protester contre leurs bas salaires et leurs conditions de travail brutales. À une époque où les syndicats n’existaient pas, la seule façon que les travailleurs avaient de protester contre l’iniquité consistait à faire une émeute dans les rues. Aujourd’hui, le droit de se syndiquer donne à des millions de travailleurs et travailleuses du Canada un meilleur moyen de militer en faveur de l’équité. Aux premiers temps de la colonisation de ce qui constituait « les Canadas », certains...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 2 mars 1829, des centaines d’ouvriers du canal Rideau déposent leurs outils et défilent dans les rues de la future capitale nationale pour protester contre leurs bas salaires et leurs conditions de travail brutales. À une époque où les syndicats n’existaient pas, la seule façon que les travailleurs avaient de protester contre l’iniquité consistait à faire une émeute dans les rues. Aujourd’hui, le droit de se syndiquer donne à des millions de travailleurs et travailleuses du Canada un meilleur moyen de militer en faveur de l’équité.</p>
<p>Aux premiers temps de la colonisation de ce qui constituait « <a href="http://primaire.recitus.qc.ca/sujets/9/territoire/208" target="_blank" rel="noopener">les Canadas</a> », certains des travaux de construction les plus importants consistaient à bâtir des canaux pour assurer des voies sécuritaires de déplacement des personnes et de commerce des marchandises. Au cours des années 1820, de grands chantiers ont été entrepris dans l’ensemble de la région des Grands lacs et du fleuve Saint-Laurent, y compris la construction du <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/le-canal-de-lachine/" target="_blank" rel="noopener">canal de Lachine</a> à Montréal, du <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/canal-welland/" target="_blank" rel="noopener">canal Welland</a> reliant les lacs Érié et Ontario et du <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/construction-du-canal-rideau-la/" target="_blank" rel="noopener">canal Rideau</a> menant de Montréal à Kingston en passant par les rivières des Outaouais, Rideau et Cataraqui.</p>
<p>La construction des canaux était un travail ardu accompli à la main à l’aide de petits outils, de pioches et de pelles. Puisqu’on ne recourait guère aux animaux, la roche et la terre déblayées par les travailleurs étaient transportées par brouette. Le journalier d’excavation du canal, appelé « navvy » par contraction de « navigateur », travaillait de 14 à 16 heures par jour, 6 jours par semaine.</p>
<p>Les conditions de travail étaient souvent déplorables. Pendant la construction du canal Rideau, les accidents de travail et la maladie ont emporté près de 1 000 vies de travailleurs. Certains sont morts pendant le sautage de la roche, d’autres se sont noyés dans les cours d’eau ou les marécages, mais la plupart sont morts de maladies telles que la « fièvre des marais », forme de paludisme transmise par les moustiques.</p>
<p>De plus, les travailleurs étaient vulnérables à l’exploitation. Leurs gains aussi étaient vulnérables car les personnes qui les employaient leur vendaient nourriture, abri, whiskey et tabac, selon un système de troc. L’hiver, les travailleurs ne pouvaient guère trouver d’autre travail pour faire vivre leur famille. Souvent, les travailleurs se disputaient le peu de travail disponible – les protestants rivalisant avec les catholiques et les francophones, avec les anglophones – ce qui était favorable aux employeurs.</p>
<p>Toutefois, certaines des premières luttes de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ottawa" target="_blank" rel="noopener">Bytown</a> ont réussi à unir tous les travailleurs. L’émeute du 2 mars 1829 n’était pas le premier soulèvement de travailleurs pour protester contre les bas salaires et les conditions de travail lamentables. Le travail sur le canal Rideau avait été interrompu trois fois par des manifestations ouvrières en 1827.</p>
<p>De tout temps, les travailleurs se sont donnés du pouvoir en s’unissant pour le bien commun. Nous disposons d’un <a href="http://www.labourstart.org/fr/wordpress/la-premiere-greve-franche-reussie-de-lhistoire-de-lhumanite/" target="_blank" rel="noopener">document</a> décrivant une grève survenue en 1167 avant notre ère pendant la construction des pyramides d’Égypte. Mécontents des mauvais traitements qu’ils subissaient et de leurs piètres rations, les ouvriers ont cessé le travail jusqu’à ce que le Pharaon satisfasse à leurs revendications. Des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Guilde" target="_blank" rel="noopener">guildes</a> de métier ont été créées en Europe au Moyen-Âge afin de permettre aux travailleurs spécialisés de contrôler la qualité de leur métier et la valeur de leur travail. Les syndicats de métier et les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Syndicalisme" target="_blank" rel="noopener">syndicats industriels</a> des 19<sup>e</sup>et 20<sup>e</sup> siècles ont transformé la société, permettant à la classe travailleuse d’échapper au monde que décrivait Dickens et de participer à la prospérité de la classe moyenne.</p>
<p>De nos jours, où les travailleuses et les travailleurs peuvent se syndiquer, négocier collectivement et faire la grève légalement, il est rare que des émeutes se déclenchent en raison des conditions de travail. Toutefois, les travailleuses et les travailleurs descendent encore dans la rue pour exiger l’équité – souvent avec l’aide du mouvement syndical et des membres de syndicats. Les campagnes <a href="http://www.etrejuste.ca/bons-emplois/" target="_blank" rel="noopener">pour le salaire minimum de 15 $ et la justice</a> et les campagnes publiques visant à <a href="http://www.etrejuste.ca/meilleures-pensions-publiques/" target="_blank" rel="noopener">bonifier les pensions publiques</a>, à <a href="http://www.unregimepourtous.ca/" target="_blank" rel="noopener">instaurer l&rsquo;assurance médicaments universelle</a> et à <a href="http://www.etrejuste.ca/interdire-lamiante/" target="_blank" rel="noopener">interdire l&rsquo;amiante</a> sont de récents exemples de la façon dont les syndicats aident les travailleuses et les travailleurs à changer les choses.</p>
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		<title>La grève des mineurs d&#8217;amiante au québec commence</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:03:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À minuit, le 14 février 1949, les travailleurs de quatre mines d’amiante du Québec débraient et engagent ainsi un important virage politique et culturel non seulement dans cette province mais aussi dans l’ensemble du Canada. Comme Pierre Trudeau l&#8217;écrira plus tard, « le drame d&#8217;Asbestos annonçait violemment l&#8217;avènement de temps nouveaux. « Ce que j’ai trouvé [à Asbestos]… c’est un Québec que je ne connaissais pas, soit celui de travailleurs exploités par la direction, dénoncés par le gouvernement, matraqués par la police et pourtant brûlant d’un fervent militantisme. J’ai plus tard décrit la grève… comme un ‘tournant de l’histoire religieuse, politique,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>À minuit, le 14 février 1949, les travailleurs de quatre mines d’amiante du Québec débraient et engagent ainsi un important virage politique et culturel non seulement dans cette province mais aussi dans l’ensemble du Canada. Comme Pierre Trudeau l&rsquo;écrira plus tard, « le drame d&rsquo;Asbestos annonçait violemment l&rsquo;avènement de temps nouveaux.</p>
<p><strong><em>« Ce que j’ai trouvé [à Asbestos]… c’est un Québec que je ne connaissais pas, soit celui de travailleurs exploités par la direction, dénoncés par le gouvernement, matraqués par la police et pourtant brûlant d’un fervent militantisme. J’ai plus tard décrit la grève… comme un ‘tournant de l’histoire religieuse, politique, sociale et économique de la province de Québec’. »</em></strong></p>
<p><sub><strong><em>P.E. Trudeau, Approaches to Politics, 2010</em></strong></sub></p>
<p>La conservatrice Union Nationale est le parti qui forme le gouvernement du Québec. Le Premier ministre, <a href="http://www.thecanadianencyclopedia.ca/en/article/maurice-le-noblet-duplessis/" target="_blank" rel="noopener">Maurice Duplessis</a>, porte le surnom « le chef » et gouverne la province de main ferme. Ses partisans bénéficient du patronage alors que ses opposants se voient punis. Ses années au pouvoir sont qualifiées de <em>Grande noirceur</em>. Il se fait le champion du Québec rural en collaborant avec l’Église catholique pour protéger la population contre le mal du communisme et des syndicats militants qui risquent de compromettre les investissements industriels des États-Unis.</p>
<p>En 1937, le gouvernement Duplessis adopte la Loi protégeant la province contre la propagande communiste, également appelée<a href="http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/pages/evenements/585.html" target="_blank" rel="noopener"> Loi du cadenas</a>, qui rend illégal d’utiliser une maison pour propager le communisme ou le bolchévisme. Toute infraction à cette loi permet au procureur général d’ordonner la fermeture de la maison pour une période maximale d’un an. Toute personne reconnue coupable d’avoir participé à des activités interdites est passible d’un emprisonnement de treize mois (Cette loi sera abrogée par la Cour suprême du Canada en 1957.) Les mineurs en grève doivent donc affronter non seulement leurs employeurs mais aussi le gouvernement de droite de M. Duplessis.</p>
<p>Les mineurs veulent un salaire d’un dollar l’heure, la sécurité syndicale, une pension et des mesures propres à enrayer la propagation de l’infection pulmonaire appelée <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Silicose" target="_blank" rel="noopener">silicose</a> qui est causée par l’exposition à l’amiante. Ils n’attendent pas longtemps avant que le Premier ministre réponde à leurs revendications. Le 23 février, leur grève est déclarée illégale et M. Duplessis envoie un bataillon de la police provinciale à la petite ville d’Asbestos. Pendant plus de deux mois, le calme est maintenu dans la communauté où il règne presque une atmosphère de vacances, les gens faisant des promenades et de la musique pour divertir les travailleurs et leurs familles. Mais tout cela ne tarde pas à changer.</p>
<p>Le Québec fournit 85 % de l’amiante du monde, et la société étatsunienne Johns Manville commence à engager des travailleurs de remplacement. La police aide ceux-ci en intimidant et menaçant les mineurs, en démantelant leurs piquets de grève et même en cadenassant une église pour empêcher les mineurs de s’y réunir. Les grévistes ripostent en érigeant des barrages routiers pour empêcher les briseurs de grève d’entrer en ville. Le 14 mars, une explosion survient sur la voie ferrée menant à l’usine. Quelques jours plus tard, un dirigeant de la compagnie se fait passer à tabac par les travailleurs.</p>
<p>M. Duplessis traite les grévistes de saboteurs et d’agents subversifs. Sur la ligne de piquetage, la police attaque les grévistes au gaz lacrymogène et tire des coups de semonce. Les grévistes ripostent en traînant des policiers hors de leur voiture et en les rouant de coups. Le 6 mai, un corps de police provinciale fortement armé entre dans la ville, arrête plusieurs hommes et les frappe. Toutefois, un photographe de la revue <em>Time </em>est témoin des événements. La grève fait les manchettes mondiales et la brutalité de la police devient le principal enjeu de la grève. Le journaliste <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/pelletier-gerard/" target="_blank" rel="noopener">Gérard Pelletier</a> appelle les policiers « les troupes d’élite d’Hitler ».</p>
<p>La culture qui a permis à l’Union Nationale de gouverner d’une main de fer commence à perdre de son emprise. De jeunes intellectuels tels que <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/pierre-elliott-trudeau/" target="_blank" rel="noopener">Pierre Trudeau</a>, futur Premier ministre du Canada, viennent de Montréal pour appuyer les mineurs. La centrale syndicale traditionnellement conservatrice appelée Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC), créée par l’église pour éloigner les travailleurs des syndicats communistes et radicaux, riposte elle-même aux employeurs et au gouvernement. Les travailleurs et les travailleuses acclament les propos du chef syndical militant <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/marchand-jean/" target="_blank" rel="noopener">Jean Marchand</a>. Même l’Église catholique traditionnellement conservatrice prend parti en faveur des grévistes et apporte son soutien aux familles des mineurs.</p>
<p>La grève se termine le 1<sup>er</sup> juillet grâce à la médiation de l’archevêque Roy. Puisque le Québec entreprend sa « Résolution tranquille », la cause des travailleurs devra attendre. Bon nombre des grévistes ne sont pas réengagés et ceux qui le sont continuent à travailler dans un des milieux les plus dangereux du monde. Messieurs Trudeau, Marchand et Pelletier marquent grandement par la suite l’évolution politique du Québec et du Canada. Quant à l’amiante, les luttes de 1949 pour la santé et la sécurité se poursuivent puisque le Canada a mis jusqu’à cette année pour<a href="http://congresdutravail.ca/news/news-archive/les-syndicats-du-canada-celebrent-linterdiction-federale-de-lamiante" target="_blank" rel="noopener"> interdire l’utilisation, la vente, l’importation et l’exportation de l’amiante</a> et des produits contenant cette substance dangereuse.</p>
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		<title>Ddes grévistes d’une usine de pâte à papier sont abattus par des agriculteurs locaux dans le nord de l’ontario</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:01:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 10 février 1963, un conflit de travail devient l’un des plus sanglants qui aient eu lieu au Canada quand des agriculteurs armés affrontent des grévistes dans la petite collectivité de Reesor Siding – cas tragique où des travailleurs se tournent les uns contre les autres sous l’effet de la cupidité des entreprises. Un mois plus tôt, le 14 janvier, les 1 500 membres de la section locale 2995 du syndicat des travailleurs de la forêt et des scieries (relevant de la Fraternité unie des charpentiers et menuisiers d’Amérique) se sont mis en grève. Leur employeur, la compagnie Spruce Falls Power...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 10 février 1963, un conflit de travail devient l’un des plus sanglants qui aient eu lieu au Canada quand des agriculteurs armés affrontent des grévistes dans la petite collectivité de Reesor Siding – cas tragique où des travailleurs se tournent les uns contre les autres sous l’effet de la cupidité des entreprises.</p>
<p>Un mois plus tôt, le 14 janvier, les 1 500 membres de la section locale 2995 du syndicat des travailleurs de la forêt et des scieries (relevant de la <a href="https://www.carpenters.org/" target="_blank" rel="noopener">Fraternité unie des charpentiers et menuisiers d’Amérique</a>) se sont mis en grève. Leur employeur, la compagnie Spruce Falls Power and Paper, s’efforce de mettre fin à la <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Pattern_bargaining" target="_blank" rel="noopener">négociation type</a> qui se déroule dans la région depuis des années.</p>
<p>L’usine compte sur l’approvisionnement local en billes pour faire de la pâte de bois. Les billes nécessaires sont fournies par les bûcherons qui risquent de voir geler leurs salaires et à 25 % par les agriculteurs locaux. La terre de la région est pauvre et, malgré les revenus supplémentaires tirés de l’abattage des arbres, il est difficile d’y gagner sa vie en pratiquant l’agriculture. Quand le syndicat leur demande de cesser d’alimenter l’usine en billes pour faire pression sur l’employeur afin qu’il règle le conflit, les agriculteurs refusent et les relations ne tardent pas à s’envenimer. Les grévistes réagissent en sabotant le bois des agriculteurs de manière à le rendre invendable.</p>
<p>Le conflit escalade dans la communauté. Le 23 janvier, les propos suivants du maire de Kapuskasing, Norman Grant, sont rapportés dans le <em>Globe and Mail</em> : <em>« Ces colons sont si désespérés qu’ils vont se rendre dans la forêt avec des carabines et abattre quiconque tente de les empêcher de couper du bois ».</em></p>
<p>À minuit le 10 février, un groupe de 400 travailleurs non armés se rassemble pour empêcher qu’une expédition de bois des agriculteurs soit chargée sur des wagons ferroviaires. Vingt cultivateurs attendent le groupe au point de chargement, résolus à protéger leur bois. Entre les deux groupes se trouvent moins de 20 agents de la Police provinciale de l’Ontario et une chaîne.</p>
<p>Les travailleurs franchissent facilement le barrage de policiers et leur chaîne mais, pendant qu’ils s’approchent du bois, bon nombre d’agriculteurs sortent de leur embuscade et se mettent à tirer sur la foule de travailleurs. Ils tuent Fernand Drouin et les frères Irenée et Joseph Fortier. Huit autres travailleurs sont blessés : Harry Bernard, Ovila Bernard, Joseph Boily, Alex Hachey, Albert Martel, Joseph Mercier, Léo Ouimette et Daniel Tremblay.</p>
<p>Plus tard, le chef du NPD de l’Ontario, <a href="https://www.theglobeandmail.com/news/national/best-premier-ontario-never-had-donald-c-macdonald-dies-at-94/article17981783/" target="_blank" rel="noopener">Donald C. MacDonald</a>, dit publiquement que des déclarations sous serment ont révélé que la police savait que les agriculteurs avaient apporté des armes à feu ce soir-là mais n’avait rien fait pour les empêcher de les utiliser.</p>
<p>Après l’attaque, la province envoie 200 policiers dans la région et nomme le professeur Bora Laskin, de l’Université de Toronto, en tant que médiateur entre le syndicat et Spruce Falls<strong>. </strong>Le 17 février, les travailleurs votent pour mettre fin à la grève et rentrer au travail aux conditions de leur convention collective expirée, consentant à l’arbitrage pour régler les différends sur lesquels a porté leur grève de 33 jours.</p>
<p>Plus de la moitié des travailleurs sont détenus temporairement dans un ancien camp de prisonniers de guerre au sud d’Iroquois Falls, accusés d’avoir participé à une émeute, jusqu’à ce qu’ils soient libérés sous caution payée par le syndicat. Les agriculteurs voient saisir leurs armes à feu (14 au total) et se voient accuser de meurtre non qualifié. Par la suite, 138 membres du syndicat sont reconnus coupables de rassemblement illégal, le syndicat paie 27 600 $ d’amendes, et trois agriculteurs sont reconnus coupables d’infractions liées à l’usage d’armes à feu et se font imposer une amende de 150 $ chacun.</p>
<p>Aujourd’hui, <a href="https://www.google.ca/maps/place/Reesor+Siding,+ON/@49.5729415,-83.0802119,1584m/data=!3m1!1e3!4m5!3m4!1s0x4d3e30d6b3409e71:0x150872189ef2a9eb!8m2!3d49.572101!4d-83.078393" target="_blank" rel="noopener">Reesor Siding</a> est une ville fantôme. Un monument commémoratif de l’incident, érigé par le syndicat des travailleurs de l’usine, et une <a href="http://www.ontarioplaques.com/Plaques/Plaque_Cochrane02.html" target="_blank" rel="noopener">plaque historique provinciale</a> sont tout ce qui reste pour nous rappeler le conflit, dont les séquelles se sont fait sentir pendant des années. Le <em>Globe and Mail</em> a signalé des menaces de destruction du monument au moment où il a été construit. En 1969, le musicien Stompin’ Tom Connors a écrit la chanson intitulée « Reesor Crossing Tragedy » et indiqué qu’il avait reçu des menaces de mort et des interdictions d’interpréter la chanson au cours de ses spectacles futurs.</p>
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		<title>Le pacte de l’automobile a créé l’industrie canadienne de l’automobile moderne</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 18:32:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 16 janvier 1965, le Premier ministre du Canada Lester Pearson et le président des États Unis Lyndon Johnston se sont réunis à Washington pour signer l’Accord canado américain sur les produits de l’industrie automobile. L’accord représentait un important compromis entre le libre-échange et du travail décent pour les Canadiens. On attribue au Pacte de l’automobile la revigoration de l’industrie canadienne de l’automobile. Il a établi de nouvelles règles applicables à la fabrication d’automobiles tant aux États‑Unis qu’au Canada. En exigeant un contenu canadien des automobiles fabriquées et vendues au Canada, le Pacte de l’automobile constituait un important compromis entre...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 16 janvier 1965, le Premier ministre du Canada Lester Pearson et le président des États Unis Lyndon Johnston se sont réunis à Washington pour signer l’Accord canado américain sur les produits de l’industrie automobile. L’accord représentait un important compromis entre le libre-échange et du travail décent pour les Canadiens.</p>
<p>On attribue au Pacte de l’automobile la revigoration de l’industrie canadienne de l’automobile. Il a établi de nouvelles règles applicables à la fabrication d’automobiles tant aux États‑Unis qu’au Canada. En exigeant un contenu canadien des automobiles fabriquées et vendues au Canada, le Pacte de l’automobile constituait un important compromis entre les principes du libre-échange et de l’équité du marché. Il rappelle l’importance de l’équilibre, particulièrement dans le contexte des récentes négociations commerciales, comme le partenariat transpacifique (PTP), qui ont menacé de compromettre l’industrie automobile du Canada.</p>
<p>La <a href="http://www.canadiancar.technomuses.ca/fra/espace_dexposition-showroom/leroy/" target="_blank" rel="noopener">Le Roy</a>, première voiture à essence produite en série au Canada, commence à être vendue en 1902. Elle ressemblait beaucoup à la populaire Oldsmobile américaine. Deux ans plus tard, Henry Ford fonde Ford du Canada pour produire le célèbre Modèle T. Cela marquait la naissance d’une industrie de l’automobile interdépendante entre le Canada et les États-Unis.</p>
<p>Avant la conclusion du Pacte de l’automobile, les pièces d’automobile et de camion étaient fabriquées aux États-Unis et assemblées au Canada. Le Pacte a éliminé les tarifs douaniers entre les deux pays de telle sorte que les automobiles et les pièces pouvaient franchir librement la frontière. De plus, le Pacte comportait des garanties d’emploi qui stipulait que la production d’automobiles au Canada ne devait pas tomber sous son niveau de 1964.</p>
<p>Le Pacte avait pour objectifs d’accroître l’efficacité et de réduire les frais de production au Canada en réduisant l’éventail des véhicules et des pièces fabriqués. De plus, il visait à réduire le prix des véhicules pour les consommateurs canadiens. Le principal résultat a été une stimulation de l’industrie automobile canadienne qui a renforcé l’économie nationale. Des emplois ont été créés et les salaires ont augmenté dans le secteur. En peu de temps, celui-ci est devenu l’industrie la plus importante du Canada. Il importe toutefois de signaler que l’industrie canadienne est demeurée nettement entre les mains des trois Grands américains de l’automobile : Ford, General Motors et Chrysler.</p>
<p>En définitive, la « libéralisation » des échanges a mis fin au Pacte de l’automobile. L’accord a toujours été fondé sur le désir de protéger les emplois tout en améliorant le commerce, mais les régimes commerciaux mondiaux actuels font passer le libre mouvement des capitaux avant les intérêts des travailleurs et travailleuses et de leurs collectivités. En 2001, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a décrété le Pacte de l’automobile illégal et, depuis, l’industrie canadienne de l’automobile est en difficulté.</p>
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		<title>Solidarité mes frères et mes sœurs!</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 18:28:57 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Syndicalisation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 15 janvier 1915, Ralph Chaplin a fini de composer un poème qu’il avait commencé à écrire l’année précédente pendant qu’il faisait un reportage sur la grève des mines de charbon du comté de Kanawha à Huntington, en Virginie-Occidentale. Malgré ses regrets ultérieurs – Chapman était un dévoué Wobbly qui en est venu plus tard à déplorer le succès du syndicalisme industriel – Solidarity Forever (Solidarité mes frères et mes sœurs) est devenu l’hymne le plus célèbre du mouvement syndical. Le poème de Chaplin, chanté sur l’air de John Brown’s Body, air sur lequel a également été chanté le Battle Hymn of...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 15 janvier 1915, Ralph Chaplin a fini de composer un poème qu’il avait commencé à écrire l’année précédente pendant qu’il faisait un reportage sur la grève des mines de charbon du comté de Kanawha à Huntington, en Virginie-Occidentale. Malgré ses regrets ultérieurs – Chapman était un dévoué Wobbly qui en est venu plus tard à déplorer le succès du syndicalisme industriel – Solidarity Forever (Solidarité mes frères et mes sœurs) est devenu l’hymne le plus célèbre du mouvement syndical.</p>
<p>Le poème de Chaplin, chanté sur l’air de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Brown%27s_Body">John Brown’s Body</a>, air sur lequel a également été chanté le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Battle_Hymn_of_the_Republic">Battle Hymn of the Republic (hymne de bataille de la République)</a>, est peut-être la plus facile à reconnaître et la mieux connue des chansons syndicales.</p>
<p>Rédigé en tant que chanson pour les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Industrial_Workers_of_the_World" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Industrial Workers of the World</a> (IWW), le poème a servi de chant de marche pendant une manifestation contre la faim à Chicago le jour même où il a été achevé.</p>
<p>Plus tard, Chaplin a dit regretter grandement que son poème – qui incite les travailleurs à s’unir et à conquérir le monde – soit devenu un hymne des syndicats industriels et des partis politiques sociaux-démocrates ou travaillistes. Il reste que d’innombrables chanteurs et musiciens ont interprété la chanson depuis un siècle. Les syndicats ont même composé des <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Solidarity_Forever#Modern_additions">variations</a> du poème initial qui témoignent de l’évolution de la composition des effectifs de leurs membres et des priorités nouvelles.</p>
<p>De plus, les paroles ont été <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Solidarity_Forever#Modern_additions">adapté</a>es à l’évolution de la composition et des priorités du mouvement syndical.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p><strong>Solidarité mes frères et mes sœurs</strong><br />
<em>Paroles françaises: Jean Baumgarten 1915</em></p>
<p>Nous engraissons le capital et ses usines<br />
Enchaînés du matin au soir à la machine<br />
Pour notre peine, des salaires de famine<br />
Mais l&rsquo;union nous rendra forts</p>
<p>Refrain</p>
<p>Solidarité mes frères et mes sœurs<br />
Solidarité mes frères et mes sœurs<br />
Solidarité mes frères et mes sœurs<br />
Ensemble nous vaincrons</p>
<p>Mais si un jour nous arrêtons tous nos machines<br />
Mais si un jour nous occupons tous nos usines<br />
Puissants patrons vous ferez alors tristes mines<br />
Car l&rsquo;union nous rendra forts.</p>
<p>Refrain</p>
<p>En combattant pour elle, la classe ouvrière<br />
Apportera un ordre nouveau sur la terre<br />
Au coude à coude restons unis, prolétaires<br />
C&rsquo;est l&rsquo;union qui nous rend forts.</p>
<p>Refrain</p>
<p><sub><em>N.b.: une âme charitable a ajouté «et mes soeurs» au refrain de la version québécoise de la chanson. <a href="http://www.communisme-bolchevisme.net/MP3/France/Solidarite.mp3">Cliquez</a> pour entendre la version «originale» (et passablement martiale) de la traduction.</em></sub></p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p><strong>Version canadienne</strong></p>
<p>Nous sommes les femmes du syndicat<br />
et menons notre combat<br />
Nous défendons nos choix<br />
et nous revendiquons nos droits<br />
La lutte pour la justice,<br />
la liberté nous gagnerons<br />
Avec les femmes nous vaincrons!</p>
<p>Refrain</p>
<p>Avec nos frères et nos sœurs nous pouvons rendre notre syndicat fort,<br />
Le respect et l’égalité, nous les attendons encore.<br />
Nous ne tolérerons plus les injustices et les torts,<br />
Car l’union nous rend forts.</p>
<p>Refrain</p>
<p>Quand le racisme aura enfin été vaincu,<br />
Du pouvoir, le mouvement syndical en aura deux fois plus,<br />
L’égalité pour tous, il faut qu’on l’instaure,<br />
Car l’union nous rend forts.</p>
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