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		<title>Les syndicats du Canada accueillent la décision prise aujourd’hui par la cour de la C.-B. dans l’affaire Cambie</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Jul 2022 19:30:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>OTTAWA – Les syndicats du Canada célèbrent le jugement rendu aujourd’hui par la Cour d’appel de la C.-B. dans l’affaire de la Cambie Surgeries Corporation (CSC). La protection et le renforcement de notre système de santé public sont cruciaux, d’autant plus que nous vivons une crise des soins de santé dans l’ensemble du pays. La décision d’aujourd’hui maintient celle qui a été rendue en septembre 2020 par la Cour suprême de la C.-B., laquelle défend les principes fondamentaux des soins de santé publics. « Depuis des années, le Dr Brian Day et ses alliés puissants et bien financés ont utilisé tout...</p>
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<p class="wp-block-paragraph">OTTAWA – Les syndicats du Canada célèbrent le jugement rendu aujourd’hui par la Cour d’appel de la C.-B. dans l’affaire de la Cambie Surgeries Corporation (CSC). La protection et le renforcement de notre système de santé public sont cruciaux, d’autant plus que nous vivons une crise des soins de santé dans l’ensemble du pays. La décision d’aujourd’hui maintient celle qui a été rendue en septembre 2020 par la Cour suprême de la C.-B., laquelle défend les principes fondamentaux des soins de santé publics.<br><br>« Depuis des années, le D<sup>r</sup> Brian Day et ses alliés puissants et bien financés ont utilisé tout leur arsenal pour tenter de compromettre des éléments fondamentaux de notre système de santé universel et menacer les soins de santé universels et d’accès équitable dans notre pays », dit Bea Bruske, présidente du Congrès du travail du Canada. « Nous remercions les nombreux organismes et activistes qui ont travaillé très dur pour remporter cette victoire. Leurs efforts ont été d’une importance cruciale dans la défense de notre système de santé universel. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision de la Cour d’appel de la C.-B. fait suite à une décision antérieure dans l’affaire Cambie qui a traduit en justice l’assurance-maladie publique et menacé le principe de l’accès universel et égalitaire aux soins de santé.<br><br>«&nbsp;Un autre grand coup a été porté au mouvement pour les soins de santé à but lucratif aujourd’hui. Cependant, nous savons que la lutte n’est pas finie. Nous nous attendons à ce que la Cour suprême du Canada soit saisie de l’affaire et les syndicats du Canada sont prêts à défendre notre système de santé universel à payeur unique&nbsp;», poursuit madame Bruske. «&nbsp;La réparation et le renforcement du système de santé public nécessiteront les efforts conjugués des gouvernements de tous les ordres. Les premiers ministres canadiens ont demandé à tenir une réunion sur les soins de santé au Canada, et les syndicats du Canada incitent nos dirigeantes et dirigeants politiques à améliorer notre système de santé dans l’intérêt de tous, et non seulement des personnes ayant la capacité de payer leurs soins.&nbsp;»<br><br>Madame Bruske ajoute qu’il importe de se rappeler que le jugement rendu en 2020 par la Cour suprême de la C.-B., avec ses plus de 800 pages, constitue l’un des verdicts de cette cour dont la portée est la plus vaste.<br><br>«&nbsp;Les tribunaux et la population du Canada ont déjà jugé la question. La population canadienne ne veut pas d’un système de santé à payeurs multiples fondé sur la recherche de profits. S’il y a une leçon que nous a donné la pandémie de la COVID-19, c’est que notre système de santé universel et accessible est d’une importance critique. L’heure est venue de le renforcer.&nbsp;»</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">-30-</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour obtenir une entrevue, veuillez communiquer avec :<br>Relations avec les médias du CTC<br><a href="mailto:media@clcctc.ca">media@clcctc.ca</a><br>613-526-7426</p>
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		<title>Les travailleurs et les travailleuses ont besoin d’un budget juste : 10 éléments que les syndicats du Canada veulent voir dans le budget de 2019</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Mar 2019 20:02:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Assurance-médicaments]]></category>
		<category><![CDATA[Garde des enfants]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le budget fédéral de 2019 indiquera les projets et les priorités du gouvernement pour la période qui précédera les élections fédérales. Les syndicats du Canada prévoient que le budget de 2019 dresse un plan pluriannuel prévoyant des améliorations considérables du bien-être des travailleurs et travailleuses et des groupes vulnérables du Canada. Par ailleurs, le budget doit satisfaire aux besoins pressants des travailleurs et travailleuses dans les dépenses prévues pour l’année financière 2019-2020, notamment à des égards tels que l’assurance-emploi, la création d’emplois de qualité, le logement à prix abordable, la réconciliation avec les peuples autochtones et les changements climatiques. Pour...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le budget fédéral de 2019 indiquera les projets et les priorités du gouvernement pour la période qui précédera les élections fédérales. Les syndicats du Canada prévoient que le budget de 2019 dresse un plan pluriannuel prévoyant des améliorations considérables du bien-être des travailleurs et travailleuses et des groupes vulnérables du Canada. Par ailleurs, le budget doit satisfaire aux besoins pressants des travailleurs et travailleuses dans les dépenses prévues pour l’année financière 2019-2020, notamment à des égards tels que l’assurance-emploi, la création d’emplois de qualité, le logement à prix abordable, la réconciliation avec les peuples autochtones et les changements climatiques.</p>
<p>Pour atteindre les objectifs d’équité et satisfaire aux besoins pressants, les syndicats du Canada veulent voir des investissements accrus dans l’assurance-médicaments, l’assurance-emploi, les services de garde à l’enfance, le logement à prix abordable et des mesures de <em>transition juste</em> permettant de créer de bons emplois en aidant le Canada à se doter d’une économie à faibles émissions de carbone. Ces investissements doivent freiner l’inégalité appréciable et croissante qui intensifie l’insécurité économique des travailleurs et travailleuses et compromet la mobilité sociale des familles et la santé des communautés de tout le Canada.</p>
<p><strong>Voici ce que les travailleuses et les travailleurs entendent par « un budget juste » :</strong></p>
<p><strong>1. Assurance-médicaments universelle</strong></p>
<p>En demandant à son gouvernement de créer un régime national d’assurance-médicaments, la population canadienne a indiqué très clairement qu’elle ne veut pas de demi-mesures qui permettent un <a href="https://fcsii.ca/wp-content/uploads/2017/05/Pharmacare_French_for-webposting_2014-09-16.pdf">gonflement flagrant des prix des médicaments</a> accroissant les profits des entreprises au détriment de la couverture publique universelle. Le budget de 2019 doit indiquer le plan du gouvernement fédéral et prévoir les dépenses futures pour la mise en œuvre d’un régime universel d’assurance-médicaments à payeur unique au Canada. Le <a href="https://www.canada.ca/content/dam/hc-sc/documents/corporate/about-health-canada/public-engagement/external-advisory-bodies/implementation-national-pharmacare/interim-report/rapport-provisoire.pdf">rapport provisoire</a> du Conseil consultatif sur la mise en œuvre d’un régime national d’assurance-médicaments incite le gouvernement à créer une agence nationale des médicament indépendante et chargée d’établir et de tenir une liste nationale complète des médicaments sur ordonnance et de négocier avec les fabricants de médicaments. Le budget de 2019 devrait affecter des fonds à cette fin. L’adoption d’un régime universel d’assurance-médicaments permettra non seulement de voir à ce que tous les membres de la population aient accès aux médicaments salvateurs dont ils ont besoin, mais aussi <a href="https://www.policyalternatives.ca/sites/default/files/uploads/publications/National%20Office/2018/12/Une%20prescription%20deconomies.pdf">aux ménages et aux employeurs d&rsquo;économiser</a> des milliards de dollars. Le Canada est le seul pays développé dont le système de santé universel qui ne comprend pas une couverture universelle des médicaments sur ordonnance. Il s’ensuit que plus de 3,6 millions de Canadiennes et de Canadiens n’ont pas les moyens de faire exécuter leurs ordonnances et que les prix des médicaments sont plus élevés au Canada que dans tous les autres pays sauf deux. L’établissement d’un régime public universel d’assurance-médicaments assurera à tous les membres de la population canadienne l’accès aux médicaments sur ordonnance dont dépend leur vie et permettra aux familles et aux employeurs d’économiser des milliards de dollars.</p>
<p><strong>2. Pensions et sécurité des retraites</strong></p>
<p>La population canadienne a été estomaquée par les faillites très médiatisées de <a href="https://www.theglobeandmail.com/report-on-business/rob-commentary/how-a-corporate-focus-on-the-short-term-drove-sears-into-the-ground/article35839929/">Sears</a> et d’autres entreprises qui ont <a href="https://www.cbc.ca/news/business/sears-canada-pension-retirees-1.4773283">laissé leurs retraités en plan</a>, en l’absence de la protection des pensions qui leur avait été promise après des décennies de bons et loyaux services. Le gouvernement fédéral doit prendre des mesures pour voir à ce que les travailleuses et les travailleurs qui ont gagné leurs pensions pendant toute leur vie de travail ne soient pas punis si leur employeur fait l’objet d’une procédure d’insolvabilité. Le gouvernement a de <a href="http://documents.clcctc.ca/sep/Pensions/Finance-RetirementSecurityConsultation-Submission-2018-12-21-FR.pdf">nombreuses options</a> pour mettre fin à une pareille injustice. Le budget de 2019 devrait comprendre des mesures réformant les lois fédérales sur la faillite de manière à protéger les participants actifs et retraités aux régimes de pension, à instaurer une assurance obligatoire sur les pensions pour assurer le paiement des pensions et des prestations en cas de faillite et à améliorer le contrôle et la réglementation des entreprises qui souscrivent à des régimes de retraite à prestations déterminées insuffisamment capitalisés.</p>
<p><strong>3. Logement à prix abordable</strong></p>
<p>En 2017, le budget fédéral comprenait un engagement à établir une nouvelle <a href="https://www.chezsoidabord.ca/index.cfm/">Stratégie nationale sur le logement</a>, et le gouvernement a <a href="https://www.thestar.com/news/gta/2017/11/22/ottawas-housing-plan-aims-to-help-530000-vulnerable-households.html">reconnu</a> publiquement que l’accès au logement est un droit de la personne. Les syndicats du Canada veulent voir le gouvernement fédéral collaborer avec les gouvernements provinciaux pour bâtir de nouveaux logements à prix abordable et investir dans le parc des logements actuels à prix abordable. Le budget de 2019 devrait particulièrement accroître les investissements prévus pour les logements dans les réserves autochtones et annoncer l’intention du gouvernement fédéral de travailler avec les provinces, les territoires et les villes à la réduction de l’absentéisme des propriétaires et de l’investissement spéculatif dans le logement. Les travailleuses et les travailleurs du Canada veulent en outre que le gouvernement réinvestisse dans les refuges temporaires et d’urgence pour les femmes et les enfants afin d’accroître les places disponibles et qu’il élargisse les logements sociaux, les soutiens en matière de santé mentale et les services de toxicomanie pour aider les personnes qui sont sans abri et celles qui risquent de le devenir.</p>
<p><strong>4. Transition juste</strong></p>
<p>Le Canada doit élargir son économie, investir dans de nouveaux emplois et de nouveaux secteurs d’activité dans toutes les communautés, et investir dans la formation pour préparer la main-d’œuvre aux emplois de la prochaine décennie. À mesure que le Canada <a href="https://www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/nouvelles/2018/12/lelimination-progressive-de-la-production-delectricite-a-partir-du-charbon-au-canada-franchit-une-autre-etape-importante.html">ferme ses centrales au charbon</a>, le gouvernement fédéral doit s’assurer que les travailleurs affectés aient de l’aide pour passer à de nouveaux emplois ou prendre une retraite dans la dignité, selon le stade de leur vie active où ils se trouvent. Les communautés qui dépendent du charbon ont besoin d’investissements ciblés et d’aide à la transition. Le rapport final du <a href="https://www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/services/changements-climatiques/groupe-travail-transition-equitable.html">Groupe de travail</a> sur la transition équitable pour les collectivités et les travailleurs des centrales au charbon canadiennes, dirigé par le mouvement syndical, a été publié le 11 mars. Le gouvernement fédéral devrait donner suite rapidement au recommandations du Groupe de travail et se servir des 35 million de dollars <a href="https://www.budget.gc.ca/2018/docs/plan/chap-02-fr.html#Innovation-and-Skills-Plan%E2%80%94A-Morebr--Client-Focused-Federal-Partner-for-Business">annoncés</a> dans le budget de 2018 pour prendre des mesures de formation et d’aide à l’adaptation afin de favoriser la<em> transition juste</em> des travailleurs et travailleuses et de leurs communautés. L’investissement dans les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique des bâtiments, l’éco-rénovation et les transports en commun créera de bons emplois en même temps qu’il réduira les émissions. L’adoption d’ambitieux objectifs de création d’emplois verts et l’aide à l’instauration d’une économie à faibles émissions de carbone devraient poser le cadre d’un investissement soutenu à long terme dans les communautés autochtones et la jeunesse urbaine à faible revenu pour contrer les forces de l’inégalité, de la discrimination et du désespoir.</p>
<p><strong>5. Assurance-emploi</strong></p>
<p>Le gouvernement s’est <a href="https://pm.gc.ca/fra/lettre-de-mandat-du-ministre-de-la-famille-des-enfants-et-du-developpement-social">engagé</a> à procéder à un vaste examen du Régime d’AE afin de rectifier le fait que l’AE <a href="https://mowatcentre.ca/wp-content/uploads/publications/151_the_seventy_five_year_decline.pdf">laisse un nombre beaucoup trop grand de personnes en chômage</a> sans filet de sécurité. Les syndicats du Canada sont heureux qu’un examen exhaustif de l’AE soit entrepris dès maintenant et que des modifications y soient apportées sans tarder pour accroître l’accès des sans-emploi aux prestations ainsi que le montant et la période des prestations. Le gouvernement fédéral devrait en outre <a href="https://www.cbc.ca/news/politics/ei-sickness-benefits-1.4736902">bonifier la prestation de maladie de l’AE</a> et réviser le financement du Régime d’AE. En dernier lieu, le budget devrait rétablir l’équité de la procédure d’appel de l’AE et la participation tripartite à celle-ci pour voir à ce que les travailleuses et les travailleurs reçoivent en temps opportun les prestations auxquelles ils ont droit.</p>
<p><strong>6. Investissements dans la formation professionnelle, l’alphabétisation et l’éducation permanente</strong></p>
<p>Pour préparer les travailleuses et les travailleurs à s’adapter aux changements technologiques et aux nouveaux besoins en compétences, le budget de 2019 devrait financer l’accès à la formation continue en milieu de travail et à l’éducation permanente. Puisqu’un <a href="https://ppforum.ca/wp-content/uploads/2017/12/Alphabe%CC%81tisation-en-milieu-de-travail-rapport-complet.pdf">degré élevé d’alphabétisation et de compétences essentielles</a> est nécessaire à l’égalité des chances de participation, le gouvernement devrait affecter un financement de base aux organisations d’alphabétisation et investir dans un nouveau programme national d’alphabétisation au travail qui serait mis en œuvre de concert avec les syndicats. Le gouvernement devrait assurer en priorité un large accès aux possibilités de formation pour les femmes comme pour les hommes et pour les groupes ayant moins de possibilités que les autres, y compris les jeunes, les travailleurs peu qualifiés, les travailleurs ayant un handicap, les nouveaux venus au Canada et les travailleurs de couleur. Le gouvernement devrait élargir les possibilités de formation professionnelle des jeunes pour qu’elles englobent notamment des <a href="https://www.ourcommons.ca/Content/Committee/421/FINA/Brief/BR10006212/br-external/CanadianApprenticeshipForum-e.pdf">apprentissages</a> et une formation en cours d’emploi, et reconnaître le rôle crucial de l’éducation publique et des collèges communautaires. De plus, le budget devrait renforcer les programmes d’aide à l’adaptation de la main-d’œuvre dans le cadre de la <a href="http://uswlocal1595.com/wp-content/uploads/2016/12/getting_it_right_lowres.pdf"><em>transition juste</em></a> pour aider les travailleuses et les travailleurs affectés par les fermetures d’usine et les politiques de lutte contre les changements climatiques, ainsi que leurs familles et leurs communautés, à accéder aux services de formation et d’emploi, à s’adapter à de nouveaux emplois et à vivre une transition vers la retraite.</p>
<p><strong>7. Équité pour les enfants et les parents travailleurs</strong></p>
<p>Les services publics de garde accessibles, de qualité et à prix abordable sont <a href="https://d2khazk8e83rdv.cloudfront.net/7198_mol_gwg_finalreport_fre_wa_03f_v2.pdf">indispensables</a> à la pleine et égale participation des femmes au travail rémunéré, à un partage plus équitable du travail non rémunéré de prestation de soins entre les femmes et les hommes et au comblement de l’écart salarial entre les sexes. Le Canada doit adopter un plan pour assurer à toutes les familles des services de garde à l’enfance à un prix abordable. Le <a href="https://www.budget.gc.ca/2017/home-accueil-fr.html">budget de 2017</a> affectait 7,5 milliards de dollars en 11 ans à la création de places en garderie, mais le gouvernement peut et devrait hausser cet investissement. Le budget de 2019 devrait consacrer <a href="https://www.noscommunes.ca/Content/Committee/421/FINA/Brief/BR10006698/br-external/ChildCareAdvocacyAssocOfCanadaChildCareNow-9883205-f.pdf">1 milliard de dollars aux services de garde à l’enfance</a> pendant l’année financière 2019-2020, en réservant une partie de ces fonds aux services aux enfants autochtones, et accroître ce montant chaque année subséquente jusqu’à ce que les dépenses publiques au titre des services de garde à l’enfance atteignent au moins 1 % du PIB, repère international employé par l’OCDE, UNICEF et d’autres organismes internationaux.</p>
<p><strong>8. Équité pour les Autochtones</strong></p>
<p>La véritable réconciliation avec les peuples autochtones et la réparation de générations d’injustice et de discrimination continueront d’exiger des investissements pluriannuels dans les communautés autochtones. Le gouvernement fédéral devrait investir dans des solutions à apporter à la <a href="https://www.cbc.ca/news/indigenous/david-suzuki-foundation-first-nations-water-report-1.4525456">crise de l’eau potable</a> sous la direction des Premières Nations, y compris l’établissement et la mise en œuvre de plans de protection des sources, et accélérer la modernisation et l’entretien des réseaux d’alimentation en eau. Le budget de 2019 devrait réserver des fonds pour assurer un financement équitable et réglementaire aux services d’aide sociale à l’enfance autochtone et accroître les investissements dans la création d’emplois directs, la formation professionnelle et les possibilités de formation en apprentissage pour les jeunes, les hommes et les femmes autochtones</p>
<p><strong>9. Équité pour les nouveaux venus au Canada</strong></p>
<p>Les immigrants, les migrants et les réfugiés sont indispensables à l’économie, à la diversité et au développement régional du Canada. Pourtant, les nouveaux venus continuent à se heurter à <a href="https://www.policyalternatives.ca/sites/default/files/uploads/publications/Ontario%20Office/2018/12/Persistent%20inequality.pdf">d’énormes obstacles</a> à l’accès à des emplois décents, au logement et aux services d’aide à l’établissement. Il y a de nombreuses mesures importantes à prendre pour aplanir ces obstacles. Par exemple, le budget de 2019 devrait prévoir des fonds pour <a href="https://www.ryerson.ca/content/dam/rcis/documents/RCIS%20WP%202016_01%20Shields%20et%20al%20final.pdf">offrir des services d’aide à l’établissement</a> à toutes les personnes qui en ont besoin, y compris les demandeurs d’asile, les travailleuses et les travailleurs migrants, les citoyennes et les citoyens et les personnes dont le statut d’immigration est précaire. Les syndicats du Canada veulent que le gouvernement fédéral investisse dans la <a href="http://triec.ca/wp-content/uploads/2018/11/TRIEC-State-of-Immigrant-Inclusion-Report-final-181123.pdf">reconnaissance des titres de compétence étrangers</a> et qu’il élargisse les programmes de transition des immigrants et des réfugiés formés à l’étranger pour aider les nouveaux venus à trouver des emplois correspondant à leur niveau de formation et d’expérience.</p>
<p><strong>10. Équité fiscale et réduction de l’inégalité</strong></p>
<p>Les <a href="https://www.policyalternatives.ca/sites/default/files/uploads/publications/National%20Office/2018/09/AFB%202019.pdf">coûteux allégements d’impôt et échappatoires fiscales</a> ont profité aux membres les plus riches de la population canadienne à tel point que les 1 % des personnes dont le revenu est le plus élevé ont désormais un taux d’imposition réel plus bas que celui des 10 % des plus pauvres. Pour freiner l’inégalité grandissante, les syndicats du Canada veulent que le gouvernement fédéral élimine les <a href="https://www.policyalternatives.ca/publications/reports/preferential-treatment">échappatoires fiscales rétrogrades</a> dont bénéficient principalement les personnes ayant des revenus élevés. Le budget de 2019 devrait viser à tirer de nouvelles recettes fiscales <a href="https://www.taxfairness.ca/fr/action/envoyer-un-message-%C3%A0-bill-morneau-%C3%A0-propos-du-budget">des entreprises étrangères de commerce électronique</a> en leur faisant payer des impôts appropriés à leur mise sur un pied d’égalité avec les fournisseurs canadiens, et sévir contre l’évitement fiscal des entreprises par recours à des paradis fiscaux, notamment en imposant une retenue fiscale d’un pour cent sur les éléments d’actif des entreprises canadiennes détenus dans des paradis fiscaux.</p>
<p>The post <a href="https://congresdutravail.ca/working-people-need-a-fairness-budget-10-things-canadas-unions-want-to-see-in-budget-2019/">Les travailleurs et les travailleuses ont besoin d’un budget juste : 10 éléments que les syndicats du Canada veulent voir dans le budget de 2019</a> appeared first on <a href="https://congresdutravail.ca">Canadian Labour Congress</a>.</p>
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		<title>Le rapport du Groupe de travail sur la transition équitable pourrait mettre les gens au cœur de la politique climatique</title>
		<link>https://congresdutravail.ca/just-transition-task-force-report-has-potential-to-put-people-at-the-heart-of-climate-policy/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Mar 2019 19:57:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Ce que font les syndicats]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Emploi économie et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Formation et apprentissage]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité d’emploi]]></category>
		<category><![CDATA[Transition juste]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les syndicats du Canada applaudissent à la publication par le gouvernement fédéral du rapport final du Groupe de travail sur la transition équitable pour les collectivités et les travailleurs des centrales au charbon canadiennes et du rapport qui l’accompagne et qui s’intitule What We Heard from Canadian Coal Power Workers and Communities. « Le Groupe de travail s’est efforcé de mettre les gens au cœur de la politique climatique en établissant dix recommandations pratiques et concrètes sur les mesures à prendre pour aider les travailleuses et les travailleurs et les communautés à vivre la transition vers la cessation de la production d’électricité à l’aide...</p>
<p>The post <a href="https://congresdutravail.ca/just-transition-task-force-report-has-potential-to-put-people-at-the-heart-of-climate-policy/">Le rapport du Groupe de travail sur la transition équitable pourrait mettre les gens au cœur de la politique climatique</a> appeared first on <a href="https://congresdutravail.ca">Canadian Labour Congress</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les syndicats du Canada applaudissent à la <a href="https://www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/nouvelles/2019/03/le-gouvernement-du-canada-accueille-favorablement-le-rapport-du-groupe-de-travail-sur-la-transition-equitable-pour-les-collectivites-et-les-travail.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">publication par le gouvernement fédéral du rapport final</a> du Groupe de travail sur la transition équitable pour les collectivités et les travailleurs des centrales au charbon canadiennes et du rapport qui l’accompagne et qui s’intitule <em>What We Heard from Canadian Coal Power Workers and Communities</em>.</p>
<p>« Le Groupe de travail s’est efforcé de mettre les gens au cœur de la politique climatique en établissant dix recommandations pratiques et concrètes sur les mesures à prendre pour aider les travailleuses et les travailleurs et les communautés à vivre la transition vers la cessation de la production d’électricité à l’aide du charbon, étant axées sur la participation des travailleuses et travailleurs et la prise de décisions locale », dit Hassan Yussuff, président du Congrès du travail du Canada.</p>
<p>Le mandat du Groupe de travail coprésidé par M. Yussuff consistait à présenter au gouvernement fédéral des recommandations sur les moyens d’aider à une transition juste et équitable pour les collectivités et les travailleurs des centrales canadiennes au charbon à mesure que le Canada honore son engagement à éliminer progressivement la production d’électricité au charbon d’ici 2030. Il poursuit ses travaux depuis avril 2018 et il comprenait une forte représentation du mouvement syndical ainsi qu’un ancien employeur du secteur de la production d’électricité au charbon, un conseiller municipal d’une collectivité affectée et des experts en transition de la main-d’œuvre et en développement durable.</p>
<p>« Je tiens à remercier les travailleuses et travailleurs et les membres de la communauté qui ont tenu des rencontres avec le Groupe de travail. Nos recommandations s’inspirent principalement de ce que nous avons appris au sujet de leurs emplois et de leurs collectivités et de ce qu’ils nous ont indiqué directement sur ce dont ils ont besoin pour que la transition soit juste », ajoute M. Yussuff.</p>
<p>Le Groupe de travail a rencontré des travailleuses et travailleurs, des personnes représentant le gouvernement fédéral, les gouvernements provinciaux et les administrations municipales et d’autres intervenants des communautés où se trouvent des centrales au charbon dans les quatre provinces affectées que sont l’Alberta, la Saskatchewan, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse.</p>
<p>« Ce fut un honneur que de coprésider ce Groupe de travail et j’ai hâte de collaborer avec le gouvernement à la prise de mesures valables pour mettre en œuvre ces recommandations très nécessaires », a déclaré M. Yussuff. « Les syndicats du Canada chercheront dans le budget fédéral de la semaine prochaine des signes que le gouvernement aidera les travailleuses et les travailleurs et leurs communautés pendant que le Canada s’efforce de lutter contre les changements climatiques. »</p>
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		<title>Les syndicats du Canada applaudissent aux premières étapes de la mise en œuvre de l’assurance-médicaments</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Mar 2019 20:49:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Assurance-médicaments]]></category>
		<category><![CDATA[Soins de santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les syndicats du Canada applaudissent au rapport préliminaire déposé aujourd’hui par le Conseil consultatif sur la mise en œuvre d’un régime national d’assurance-médicaments. Les principales recommandations que comprend ce rapport entreprennent la rectification des inefficacités du système actuel dans lequel des millions de membres de la population canadienne n’ont pas les moyens de se procurer les médicaments qui leur sont prescrits et font face à des prix des médicaments qui sont plus élevés que dans tous les autres pays sauf deux. « Les recommandations présentées dans le rapport déposé aujourd’hui peuvent accroître l’accès aux médicaments et en réduire les coûts si...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les syndicats du Canada applaudissent au rapport préliminaire déposé aujourd’hui par le Conseil consultatif sur la mise en œuvre d’un régime national d’assurance-médicaments.</p>
<p>Les principales recommandations que comprend ce rapport entreprennent la rectification des inefficacités du système actuel dans lequel des millions de membres de la population canadienne n’ont pas les moyens de se procurer les médicaments qui leur sont prescrits et font face à des prix des médicaments qui sont plus élevés que dans tous les autres pays sauf deux.</p>
<p>« Les recommandations présentées dans le rapport déposé aujourd’hui peuvent accroître l’accès aux médicaments et en réduire les coûts si elles sont mises en œuvre dans le cadre d’un régime public national universel d’assurance-médicaments », déclare Hassan Yussuff, président du Congrès du travail du Canada.</p>
<p>Le Conseil consultatif a procédé à de vastes consultations auprès de la population canadienne. Ses conclusions confirment ce que des études et des sondages ont clairement indiqué : le système actuel est défectueux et laisse un trop grand nombre de personnes sans la couverture dont elles ont besoin. Plus de 3,6 millions de Canadiennes et de Canadiens n’ont pas les moyens de faire exécuter leurs ordonnances, selon les estimations du gouvernement.</p>
<p>« La création d’une agence nationale du médicament et l’établissement d’une liste nationale complète et factuelle des médicaments sur ordonnance sont des changements appréciables qui font progresser le Canada dans la bonne direction », précise M. Yussuff. « La prise de ces mesures dans le cadre d’un modèle d’assurance-médicaments ressemblant à celui de l’assurance-maladie publique assurera à tous les membres de la population canadienne, peu importe où ils habitent, l’accès aux médicaments dont ils ont besoin, comme ils ont accès actuellement aux hôpitaux et aux médecins. »</p>
<p>Depuis deux ans, le Congrès du travail du Canada mène une campagne pour l’instauration d’un régime universel d’assurance-médicaments. Au cours de cette période, 108 000 personnes ont signé une pétition, 26 000 ont transmis des messages de courriel à leur député fédéral et près de 14 000 ont présenté des observations au Conseil consultatif pour inciter à l’adoption d’un régime public universel à payeur unique. La campagne est appuyée par de récents sondages d’opinion publique selon lesquels 88 % des membres de la population canadienne sont favorables à la création d’un régime universel d’assurance-médicaments à payeur unique.</p>
<p>« Les Canadiennes et les Canadiens ont besoin d’un régime universel d’assurance-médicaments, et les syndicats du Canada s’attendront à ce que le rapport final soit un plan global de mise en œuvre d’un régime universel d’assurance-médicaments publique », ajoute M. Yussuff.</p>
<p>Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :</p>
<p>Chantal St-Denis</p>
<p>Communications du CTC</p>
<p>613-355-1962</p>
<p>Courriel : <a href="mailto:cstdenis@clcctc.ca">cstdenis@clcctc.ca</a></p>
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		<title>Journée internationale des femmes : #FautQueCaBouge pour l’égalité en milieu de travail</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Mar 2019 20:43:57 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[#Fautquecabouge]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de la personne et égalité]]></category>
		<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
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		<category><![CDATA[Journée internationale des femmes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les syndicats du Canada marquent la Journée internationale des femmes de 2019 en transmettant un message audacieux sur l’avenir des femmes et du travail : il #FautQueCaBouge pour que les femmes obtiennent justice au travail. Il est temps de faire savoir ce que c’est que d’#EtreUneFemmeAuTravail et d’exiger des changements pour que les lieux de travail et la vie au travail soient plus favorables aux femmes. #FautQueCaBouge est une campagne pour l’accès des femmes à la justice économique. Lancée il y a un an, la campagne a commencé par un appel, lancé au gouvernement fédéral, à l’élimination de la violence et du...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les syndicats du Canada marquent la Journée internationale des femmes de 2019 en transmettant un message audacieux sur l’avenir des femmes et du travail : il <a href="http://www.fautquecabouge.ca/">#FautQueCaBouge</a> pour que les femmes obtiennent justice au travail. Il est temps de faire savoir ce que c’est que d’#EtreUneFemmeAuTravail et d’exiger des changements pour que les lieux de travail et la vie au travail soient plus favorables aux femmes.</p>
<p>#FautQueCaBouge est une campagne pour l’accès des femmes à la justice économique. Lancée il y a un an, la campagne a commencé par un appel, lancé au gouvernement fédéral, à l’élimination de la violence et du harcèlement fondés sur le sexe, au règlement de la crise des services de garde à l’enfance et à l’élimination de la discrimination salariale.</p>
<p>Après des mois d’actions numériques et de lobbying, nous avons remporté une importante victoire en décembre 2018 : le Canada a légiféré sur l’équité salariale. La nouvelle Loi sur l’équité salariale exige que tous les employeurs sous réglementation fédérale créent des programmes proactifs d’équité salariale et que soit créé un poste de commissaire fédéral à l’équité salariale.</p>
<p>« C’est un moment historique pour les femmes du Canada », dit Marie Clarke Walker, secrétaire-trésorière du CTC. « Il reste à établir le règlement d’application avant que la Loi entre en vigueur, mais son adoption témoigne de ce que nous pouvons accomplir quand nous nous unissons dans la lutte pour l’accès des femmes à la justice économique. »</p>
<p>Nous avons progressé en vue de l’élimination de la violence et du harcèlement fondés sur le sexe. Sept provinces et le gouvernement fédéral ont instauré des congés payés pour violence conjugale, et la nouvelle législation fédérale sur la santé et la sécurité au travail assure de meilleures protections aux personnes qui font l’objet de violence et de harcèlement au travail.</p>
<p>« Nous avons constaté que nos messages portent et que nous réalisons des progrès. Célébrons tout ce que nous avons accompli. Et rappelons-nous que nous ne sommes pas au bout de nos efforts », ajoute madame Clarke Walker.</p>
<p>Puisque des élections fédérales se profilent à l’horizon, les syndicats du Canada élargissent la conversation au sujet de l’accès des femmes à la justice économique en examinant de façon plus poussée la vie au travail et la culture du lieu de travail. Nous voulons que les voix des femmes soient au cœur de nos prochains appels à l’action. C’est pourquoi nous demandons aux femmes de partager leurs histoires sur ce que c’est que d’#EtreUneFemmeAuTravail. Même si de nombreuses études indiquent que la féminisation de la population active favorise la croissance économique et améliore la vie de tous, nous savons que le monde du travail n’est pas favorable aux femmes.</p>
<p>Un trop grand nombre de femmes se heurtent encore à d’importants obstacles à la réussite au travail. Bon nombre de femmes ont de la difficulté à trouver un bon emploi ou à obtenir de l’avancement professionnel, et de nombreuses autres occupent des emplois précaires à bas salaire.</p>
<p>« Il est temps que nos dirigeants réduisent les obstacles à la participation des femmes à la population active », affirme Marie Clarke Walker. « Le gouvernement fédéral, les employeurs et les syndicats ont un rôle à jouer. Nous devons conjuguer nos efforts pour voir à ce que l’avenir des femmes et du travail passe par de bons emplois et un traitement équitable pour tous, et particulièrement les personnes les plus marginalisées. »</p>
<p>Nous avons toutes une histoire à raconter. <a href="http://www.fautquecabouge.ca/partagez_votre_histoire">Partagez la vôtre</a> dès maintenant pour nous aider à maintenir la pression pour le changement en 2019.</p>
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		<title>Raisons pour lesquelles les syndicats du Canada mettent l’accent sur le racisme environnemental pendant le Mois de l’histoire des Noirs</title>
		<link>https://congresdutravail.ca/why-canadas-unions-are-highlighting-environmental-racism-during-black-history-month/</link>
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		<pubDate>Wed, 06 Feb 2019 20:40:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de la personne et égalité]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Mois de l'histoire des Noirs]]></category>
		<category><![CDATA[Pauvreté]]></category>
		<category><![CDATA[Personnes racialisées]]></category>
		<category><![CDATA[Racisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le racisme environnemental se manifeste par l’établissement et la mise en œuvre de politiques environnementales sur des questions telles que les lieux d’enfouissement de déchets toxiques, la pollution et le déclin urbain dans des zones comprenant une importante population ethnique ou raciale. Croyez-le ou non, le Canada n’est pas dénué de politiques de ce genre. Au cours du Mois de l’histoire des Noirs, les syndicats du Canada affirment qu’il ne saurait y avoir de justice environnementale en l’absence de justice raciale : la lutte contre le racisme anti-Noirs fait partie intégrante de la conversation sur le racisme environnemental. Comme les...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le racisme environnemental se manifeste par l’établissement et la mise en œuvre de politiques environnementales sur des questions telles que les lieux d’enfouissement de déchets toxiques, la pollution et le déclin urbain dans des zones comprenant une importante population ethnique ou raciale. Croyez-le ou non, le Canada n’est pas dénué de politiques de ce genre.</p>
<p>Au cours du Mois de l’histoire des Noirs, les syndicats du Canada affirment qu’il ne saurait y avoir de justice environnementale en l’absence de justice raciale : la lutte contre le racisme anti-Noirs fait partie intégrante de la conversation sur le racisme environnemental.</p>
<p>Comme les communautés autochtones du Canada, les Noirs et les personnes d’ascendance africaine font face à des dangers environnementaux plus que les autres membres de la population. Ce racisme environnemental comprend l’exposition à des installations d’élimination des déchets toxiques, à des décharges publiques et à d’autres sources de pollution environnementale qui ont une influence négative sur leur qualité de vie et leur santé.</p>
<p>L’histoire de la petite mais dynamique communauté noire d’Africville à Halifax, en N.-É., est une importante illustration de racisme anti-Noirs causé par les politiques environnementales. Même si ses membres payaient des taxes municipales, la communauté était privée de services de base tels que l’accès à de l’eau propre, aux égouts et à la collecte des ordures ménagères. La proximité d’Africville d’un hôpital pour personnes atteintes de maladies infectieuses, d’une prison et d’un dépotoir a, avec le temps, fait empirer les conditions de vie déplorables imposées par la ville.</p>
<p>Après 120 ans de résilience, les habitantes et les habitants ont été obligés de se réinstaller et de se disperser. Souvent du jour au lendemain, au fil de bon nombre d’années, ils ont vu leurs biens emportés dans des camions à ordures et leurs maisons démolies.</p>
<p>Cette réinstallation forcée après des années de marginalisation par la ville d’Halifax a eu pour effet de chasser les habitantes et les habitants de leurs foyers et de leurs lieux de travail, accroissant ainsi leur insécurité économique.</p>
<p>Les travailleuses et les travailleurs noirs et leurs familles sont encore exposés à des conditions nuisibles qui menacent souvent leur existence même, auxquelles s’ajoutent des obstacles à l’emploi durable, des iniquités salariales et des entraves à l’avancement en milieu de travail.</p>
<p>Hogan’s Alley, en Colombie-Britannique, Leamington, en Ontario, et Shelburne, en Nouvelle-Écosse, ne sont que quelques exemples de communautés noires faisant face au grave péril du racisme environnemental.</p>
<p>« Dans le cas du racisme environnemental dont les communautés noires font l’objet, la justice environnementale est liée à la justice économique, et c’est principalement pour cela que le mouvement syndical doit s’attaquer au problème », déclare Larry Rousseau, vice-président exécutif du CTC.</p>
<p>Un groupe d’experts de l’ONU sur les personnes d’ascendance africaine a recommandé que le « gouvernement du Canada encourage les gouvernements fédéral, provinciaux et municipaux à bien tenir compte des sujets d’inquiétude de la population de la Nouvelle-Écosse qui est d’ascendance africaine et l’aide à établir des lois sur des questions environnementales qui l’influencent ».</p>
<p>Ingrid R.G. Waldron, auteure de There’s Something In The Water: Environmental Racism in Indigenous &amp; Black Communities (il y a quelque chose dans l’eau : le racisme environnemental dans les communautés autochtones et noires), a dit que si le racisme environnemental nuit surtout aux communautés noires et autochtones, la pollution se répand dans les communautés voisines et cela signifie que l’injustice affecte tout le monde et nécessite une action collective.</p>
<p>« Les recherches d’Ingrid Waldron illustrent la véritable portée du problème — il déborde de beaucoup le cadre de la Nouvelle-Écosse. Nous ne pouvons pas négliger ou nier les mauvais traitements historiques dont les communautés noires du Canada ont fait l’objet. Les syndicats du Canada peuvent jouer un rôle clé dans la révélation des rapports entre la justice environnementale et le racisme anti-Noirs », ajoute M. Rousseau.</p>
<p>En février dernier, le gouvernement fédéral a reconnu la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine (2015-2024). Bien que cette reconnaissance soit importante, il y a lieu de prendre des mesures plus poussées. Les syndicats du Canada et leurs alliés sont prêts à s’attaquer au problème du racisme environnemental au Canada.</p>
<p>Pour en apprendre davantage au sujet du racisme anti-Noirs au Canada et des moyens que les travailleuses et les travailleurs prennent pour le contester, inscrivez-vous ici.</p>
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		<title>Les syndicats du Canada pleurent la mort de trois travailleurs ferroviaires de la C.-B.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Feb 2019 20:35:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Décès et blessures]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et sécurité au travail]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les syndicats du Canada déplorent la perte de trois travailleurs ferroviaires par suite d’un déraillement survenu en Colombie-Britannique lundi. Le train du Canadien Pacifique (CP) a déraillé à l’est de Field, en C.-B., près de la limite entre l’Alberta et la Colombie-Britannique. « Au nom des plus de 3 millions de membres du CTC, nous exprimons nos sincères condoléances aux familles, amis et collègues de travail des victimes qui sont en deuil », dit Hassan Yussuff, président du CTC. « Le deuil sera partagé par les travailleurs ferroviaires de tout le pays et leurs familles. » Les victimes étaient des...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les syndicats du Canada déplorent la perte de trois travailleurs ferroviaires par suite d’un déraillement survenu en Colombie-Britannique lundi. Le train du Canadien Pacifique (CP) a déraillé à l’est de Field, en C.-B., près de la limite entre l’Alberta et la Colombie-Britannique.</p>
<p>« Au nom des plus de 3 millions de membres du CTC, nous exprimons nos sincères condoléances aux familles, amis et collègues de travail des victimes qui sont en deuil », dit Hassan Yussuff, président du CTC. « Le deuil sera partagé par les travailleurs ferroviaires de tout le pays et leurs familles. »</p>
<p>Les victimes étaient des membres de la Conférence ferroviaire de Teamsters Canada (CFTC). La tragédie porte à huit le nombre des travailleurs ferroviaires qui ont perdu la vie au Canada depuis novembre 2017.</p>
<p>« C’est une véritable tragédie. Toute personne s’attend à ce que les êtres qui lui sont chers rentrent chez eux après leur journée de travail », déclare M. Yussuff. « Nous surveillerons les enquêtes de près et nous inciterons le gouvernement et l’industrie ferroviaire à prendre les mesures nécessaires pour prévenir de tels accidents. Un seul décès attribuable au travail, c’en est un de trop. »</p>
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		<title>Les syndicats du Canada incitent le gouvernement fédéral à aider à rétablir la paix au Venezuela</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jan 2019 20:32:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et sécurité au travail]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Congrès du travail du Canada, qui représente plus de 3 millions de travailleuses et de travailleurs canadiens, incite le gouvernement du Canada à favoriser le dialogue en vue d’un règlement pacifique de la crise qui sévit au Venezuela. Le Canada compte parmi les pays, qui comprennent aussi les États-Unis et le Brésil, ayant appuyé Juan Guaidó, chef de l’opposition et président de l’assemblée nationale du Venezuela qui s’est déclaré président intérimaire de ce pays la semaine dernière. Le Canada a dénoncé la présidence de Nicolás Maduro et qualifié de frauduleuses et d’illégitimes les élections vénézuéliennes de l’année dernière. Le...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Congrès du travail du Canada, qui représente plus de 3 millions de travailleuses et de travailleurs canadiens, incite le gouvernement du Canada à favoriser le dialogue en vue d’un règlement pacifique de la crise qui sévit au Venezuela.</p>
<p>Le Canada compte parmi les pays, qui comprennent aussi les États-Unis et le Brésil, ayant appuyé Juan Guaidó, chef de l’opposition et président de l’assemblée nationale du Venezuela qui s’est déclaré président intérimaire de ce pays la semaine dernière. Le Canada a dénoncé la présidence de Nicolás Maduro et qualifié de frauduleuses et d’illégitimes les élections vénézuéliennes de l’année dernière.</p>
<p>Le CTC est effaré par la flambée d’ingérence internationale dans le processus démocratique d’un pays souverain, y compris l’éventualité d’une intervention militaire. Le CTC rejette avec véhémence toute solution militarisée à la crise : la population d’Amérique latine n’a pas oublié l’histoire brutale des régimes militaires de la région.</p>
<p>« Les Vénézuéliens doivent régler leurs différends grâce à un dialogue constructif et à des processus démocratiques sans recourir à la violence », déclare Hassan Yussuff, président du CTC.</p>
<p>L’intervention internationale intensifie les dissensions politiques et enflamme les tensions intérieures. Il y aurait eu des actes de violence, des blessés et des morts pendant les protestations et les manifestations. Le CTC incite le gouvernement du Canada à s’abstenir de chercher à renverser le régime et de s’immiscer dans les affaires souveraines du Venezuela. Il convient mieux au rôle du Canada sur la scène mondiale de faire la promotion de la stabilité par un dialogue constructif avec la communauté internationale.</p>
<p>Le CTC est solidaire du peuple vénézuélien et appuie son droit à l’autodétermination pacifique</p>
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		<title>« Une militante syndicale qui n’avait pas froid aux yeux »</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 20:15:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au cours des jours sombres vécus avant et pendant la Crise des années 1930 fait son apparition sur la scène canadienne une jeune femme dont l’esprit combattif et l’amour de l’humanité l’amènent sur la ligne de front des luttes livrées par des femmes et des hommes qui s’efforcent d’échapper à la noirceur de la pauvreté, de l’ignorance et du désespoir. Ce qui précède est un extrait de la biographie d’Annie Butler intitulée She Never Was Afraid: The Biography of Annie Buller par Louise Watson. « Annie Buller, Guralnick de son nom marital, militante, organisatrice syndicale (Ukraine, le 9 déc. 1895 &#8212; Toronto,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Au cours des jours sombres vécus avant et pendant la Crise des années 1930 fait son apparition sur la scène canadienne une jeune femme dont l’esprit combattif et l’amour de l’humanité l’amènent sur la ligne de front des luttes livrées par des femmes et des hommes qui s’efforcent d’échapper à la noirceur de la pauvreté, de l’ignorance et du désespoir.</p>
<p><sub>Ce qui précède est un extrait de la biographie d’Annie Butler intitulée <em>She Never Was Afraid: The Biography of Annie Buller</em> par Louise Watson.</sub><br />
« Annie Buller, Guralnick de son nom marital, militante, organisatrice syndicale (Ukraine, le 9 déc. 1895 &#8212; Toronto, le 19 janv.1973). Ses parents d&rsquo;origine juive immigrent à Montréal lorsqu&rsquo;elle est enfant. Durant la Première Guerre mondiale, elle prend une part active au mouvement des jeunesses socialistes. Elle fonde le Montreal Labour College avec Becky Buhay et Bella Gauld après avoir étudié le marxisme à la Rand School of Social Sciences à New York. En 1922, elle joint les rangs du Parti communiste du Canada et se consacre entièrement au recrutement et aux publications du parti.</p>
<p>« Elle se rend au Cap-Breton au début des années 20 pour y fonder un syndicat de mineurs. Au commencement des années 30, elle retourne à Toronto, où naît son fils Jim, et met sur pied l&rsquo;Industrial Needle Trades Workers Union (syndicat des couturières), d&rsquo;orientation communiste. En 1931, tandis qu&rsquo;elle siège au conseil d&rsquo;administration du syndicat, elle mène les couturières de Toronto à la grève générale. La même année, elle donne son appui aux mineurs de charbon à Estevan, en Saskatchewan. Madame Buller est emprisonnée par suite d&rsquo;une émeute au cours de laquelle trois grévistes périssent aux mains de la Gendarmerie royale du Canada (voir Grève des mineurs de charbon d&rsquo;Estevan, 1931). En 1939, administratrice du journal communiste <em>The Western Clarion</em>, elle est de nouveau arrêtée. Elle sera détenue jusqu&rsquo;en 1942.</p>
<p>« Après la guerre, elle se voue au recrutement et à la gestion de publications du parti telles que le <em>Tribune</em>et le <em>National Affairs</em>. Elle participe également à la campagne de la National Women&rsquo;s Commission et de la Housewive&rsquo;s Association visant à faire baisser les prix. Elle cesse de travailler à plein temps pour le parti à la fin des années 50 mais n&rsquo;en demeure pas moins active sur la scène politique jusqu&rsquo;à sa mort. »</p>
<p>Source: <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/buller-annie/">http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/buller-annie/</a></p>
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		<title>Le poème qui a inspiré un mouvement</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 20:13:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 1er décembre 1911, l’American Magazine publiait un poème inédit intitulé « Bread and Roses ». Au cours des quelques années suivantes, il allait devenir l’hymne du mouvement syndical lié à la lutte pour la justice sociale et l’égalité. C’est le slogan « Du pain pour tous, et des roses aussi » qui inspire James Oppenheim à écrire ce poème devenu l’un des hymnes préférés du mouvement syndical du monde entier. Quand le poème est publié de nouveau en 1912, le slogan est attribué à des militantes syndicales – et l’association reste. Le poème d’Oppenheim a aussi été associé à la grève du textile de...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 1er décembre 1911, l’American Magazine publiait un poème inédit intitulé « Bread and Roses ». Au cours des quelques années suivantes, il allait devenir l’hymne du mouvement syndical lié à la lutte pour la justice sociale et l’égalité.</p>
<p>C’est le slogan « Du pain pour tous, et des roses aussi » qui inspire <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/James_Oppenheim" target="_blank" rel="noopener noreferrer">James Oppenheim</a> à écrire ce poème devenu l’un des hymnes préférés du mouvement syndical du monde entier. Quand le poème est publié de nouveau en 1912, le slogan est attribué à des militantes syndicales – et l’association reste.</p>
<p>Le poème d’Oppenheim a aussi été associé à la <a href="http://www.loyno.edu/~history/journal/1987-8/muth.htm" target="_blank" rel="noopener noreferrer">grève du textile de 1912 à Lawrence</a>, souvent appelée grève « Du pain et des roses ». Dirigée par des travailleuses immigrantes, la grève a développé de nouvelles tactiques qui sont devenues des pratiques courantes pendant les conflits de travail, y compris le piquet de grève mobile permettant d’éviter les accusations de flânage.</p>
<p>Un nouveau souffle a été donné au poème par la résurgence du mouvement des femmes vers la fin des années 1960 et l’attention prêtée au rôle joué par les femmes dans l’histoire du mouvement syndical. En 1974, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mimi_Fari%C3%B1a" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Mimi Fariña</a> a composé la chanson désormais bien connue qu’entonnent couramment les femmes faisant partie du mouvement syndical.</p>
<p>Au Canada, le slogan est repris en tant que thème de la <a href="http://www.lignedutemps.org/#evenement/50/1995_la_marche_du_pain_et_des_roses" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Marche <em>Du pain et des roses</em></a> et de la <a href="https://www.dssu.qc.ca/wp-content/uploads/Histoire_de_la_Marche_mondiale_des_femmes.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Marche mondiale des femmes</a> qu’elle a inspirée.</p>
<p>La Marche <em>Du pain et des roses</em>, initiative de la <a href="http://www.ffq.qc.ca/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fédération des femmes du Québec</a>, a commencé le 26 mai 1995. Au fil d’une période de 10 jours, plus de 800 manifestantes québécoises parties de Montréal, Longueuil et Rivière-du-Loup ont convergé sur Québec pour présenter au gouvernement neuf revendications visant à lutter contre la pauvreté.</p>
<p>La chanson-thème de la Marche, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=jsY0ODVIjCA" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Du pain et des roses</a>, composée par <a href="http://cybersolidaires.typepad.com/ameriques/2008/12/hommage-emu.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Hélène Pedneault</a> et <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/en/article/marie-claire-seguin-emc/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Marie-Claire Séguin</a>, demeure un hymne des mouvements syndicaux du Québec et du Canada.<br />
<em><b>DU PAIN ET DES ROSES</b><br />
(traduction du <a href="http://www.cupw.ca/fr" target="_blank" rel="noopener noreferrer">S.T.T.P.</a>)</em></p>
<p><em>Pendant que nous marchons, marchons dans la beauté du jour<br />
Un million de cuisines sombres, un millier de greniers mornes<br />
Sont touchés par des rayons de soleil radieux et soudains<br />
Alors qu&rsquo;on nous entend chanter, du pain et des roses, du pain et des roses!</em></p>
<p><em>Pendant que nous marchons, marchons, nous luttons aussi pour les hommes<br />
Car ils sont les frères des femmes et nous marcherons de nouveau avec eux<br />
Nos vies ne seront pas passées à suer de la naissance à la mort<br />
Le coeur a faim tout comme le corps, Donnez-nous pain, mais aussi des roses </em></p>
<p><em>Pendant que nous marchons, marchons, d&rsquo;innombrables femmes mortes<br />
Pleurent pendant que nous chantons, notre cri pour du pain<br />
L&rsquo;art, l&rsquo;amour et la beauté que leurs âmes de servantes renfermaient<br />
Oui, nous luttons pour du pain, mais nous luttons pour des roses aussi </em></p>
<p><em>Pendant que nous marchons, marchons, nous nous tenons bien droit<br />
La montée des femmes est notre montée à tous<br />
Finies les corvées et enfin on se repose<br />
On partage les gloires de la vie du pain et des roses, du pain et des roses</em></p>
<p>&#8212;&#8211;</p>
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		<title>Ralph klein marque le pas &#8211; le personnel de buanderie à calgary contrarie le projet des conservateurs de réduire les budgets et de privatiser les services de santé.</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 20:12:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 14 novembre 1995, le personnel de buanderie de l&#8217;Hôpital général de Calgary se met en arrêt maladie pour protester contre la sous-traitance de leurs emplois. En l&#8217;espace de dix jours, environ 2 500 travailleuses et travailleurs dans six hôpitaux et neuf maisons de soins participent à des grèves sauvages. Des centaines d&#8217;autres travailleuses et travailleurs de la santé font la grève du zèle et d&#8217;autres actions de solidarité. Le premier ministre Ralph Klein constate avec effroi que ses compressions budgétaires se retournent contre lui. Entre 1993 et 1994, le gouvernement conservateur de l&#8217;Alberta élimine des dizaines de milliers d&#8217;emplois...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 14 novembre 1995, le personnel de buanderie de l&rsquo;Hôpital général de Calgary se met en arrêt maladie pour protester contre la sous-traitance de leurs emplois.</p>
<p><strong>En l&rsquo;espace de dix jours, environ 2 500 travailleuses et travailleurs dans six hôpitaux et neuf maisons de soins participent à des grèves sauvages. Des centaines d&rsquo;autres travailleuses et travailleurs de la santé font la grève du zèle et d&rsquo;autres actions de solidarité. Le premier ministre Ralph Klein constate avec effroi que ses compressions budgétaires se retournent contre lui.</strong></p>
<p>Entre 1993 et 1994, le gouvernement conservateur de l&rsquo;Alberta élimine des dizaines de milliers d&#8217;emplois dans le secteur public tout en réduisant les salaires et les avantages sociaux des travailleuses et travailleurs qui restent en poste. Le budget de 1994 réduit de 20 % le financement des soins de santé, de 21 % celui de l&rsquo;éducation postsecondaire et de 12,4 % celui de l&rsquo;enseignement primaire et secondaire. Le nombre de bénéficiaires de l&rsquo;aide sociale est réduit de moitié en l&rsquo;espace d&rsquo;une année. En deux ans, les dépenses de programmes de l&rsquo;Alberta diminuent de plus de 21 %. Le nombre de sans-abri augmente de 740 % pendant le mandat de Klein.</p>
<p>Le mouvement syndical, accablé par la brutalité de l&rsquo;assaut du gouvernement contre le personnel chargé d&rsquo;assurer des services essentiels, a du mal à réagir. Aussi, quand l&rsquo;autorité sanitaire de Calgary nommée par Klein propose de poursuivre le programme de privatisation provincial en sous-traitant les emplois du personnel de buanderie de l&rsquo;Hôpital de Calgary, elle s&rsquo;attend à peu de résistance. Elle a tort.</p>
<p>Pour conserver leurs emplois, les travailleuses et travailleurs ont déjà dû accepter une réduction de salaire de 28 % dans le précédent cycle de négociations collectives. Le personnel en a assez du « roi Ralph » et est déterminé à ne pas devenir les pions des conservateurs dans leur projet de démanteler le secteur public.</p>
<p>Soixante travailleuses et travailleurs de la buanderie de l&rsquo;Hôpital général de Calgary, membres du Syndicat canadien de la fonction publique, sont les premiers à réagir. À l&rsquo;annonce que leurs emplois seraient transférés à la société K-Bro Linens d&rsquo;Edmonton, ils se mettent tous en arrêt maladie. Des travailleuses et travailleurs de buanderie à l&rsquo;Hôpital Foothills, membres de l&rsquo;Alberta Union of Provincial Employees (Syndicat de la Fonction publique de l’Alberta), font de même le lendemain.</p>
<p>En l&rsquo;espace de dix jours, environ 2 500 travailleuses et travailleurs dans six hôpitaux et neuf maisons de soins participent à des grèves sauvages. Des centaines d&rsquo;autres travailleuses et travailleurs de la santé font la grève du zèle et d&rsquo;autres actions de solidarité. Des syndicalistes d&rsquo;autres secteurs et de nombreux membres du grand public expriment leur solidarité avec les grévistes sur les lignes de piquetage et dans des rassemblements publics.</p>
<p>Le premier ministre Klein constate avec horreur l&rsquo;effondrement de son projet soigneusement orchestré de démantèlement des services publics de l&rsquo;Alberta. L&rsquo;autorité sanitaire de Calgary, sous la pression du gouvernement, offre aux syndicats de retarder de 18 mois le projet de sous-traitance pour permettre à la plupart des travailleuses et travailleurs concernés de retrouver un emploi. Le gouvernement agressif de Ralph Klein marque le pas, essentiellement grâce à un groupe de travailleuses immigrées.</p>
<p>Le courage dont fait preuve le personnel de buanderie inspire une vague de grèves et d&rsquo;actions menées par d&rsquo;autres travailleuses et travailleurs de la santé; les infirmières auxiliaires autorisées et le personnel des services de soutien général participent aux plus grands mouvements de grève de l&rsquo;histoire de l&rsquo;Alberta pendant les dernières années 1990.</p>
<p>Si la victoire du personnel de buanderie est mitigée, les événements qui s&rsquo;ensuivent constituent une grande victoire pour tous les travailleurs et toutes les travailleuses de l&rsquo;Alberta. Les compressions et les privatisations cessent en grande partie pendant plusieurs années et le gouvernement recommence à investir, quoique modestement, dans les services publics.</p>
<blockquote><p><em>« J&rsquo;aimerais ajouter à cela qu&rsquo;après la grève des travailleuses et travailleurs des buanderies, le gouvernement Klein n’était pas le même qu&rsquo;avant la grève. Au préalable, comme l’a dit Tom, il était motivé par des considérations idéologiques et refusait de discuter. Il n&rsquo;y avait aucune discussion sur ses politiques. Elles étaient tout simplement adoptées. Après, le gouvernement est devenu beaucoup plus populiste. Oui, il était toujours axé sur l’idéologie, mais il ne se lançait pas à l’aveuglette. Il faisait des compromis et il renonçait à certaines mesures. S&rsquo;il semblait que les gens étaient prêts à lutter pour certaines causes, il reculait. Il ne se présentait plus à la population aussi directement, je crois, et c’était selon moi une victoire pour le mouvement syndical. »</em></p>
<p><em><a href="http://albertalabourhistory.org/wp-content/uploads/2017/01/2010012801-laundry-workers-discussion-original.pdf" target="_blank" rel="noopener">Entrevue</a> (en anglais) avec Jim Selby.</em></p></blockquote>
<p>&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211;</p>
<p><em>Source : <a href="http://albertalabourhistory.org/calgary-laundry-workers-strike/calgary-laundry-workers-strike-overview/" target="_blank" rel="noopener">albertalabourhistory.org</a></em></p>
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		<title>Opération solidarity en c.-b.</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 20:11:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En 1983, des organisations syndicales et citoyennes de toute la province, y compris des syndicats et des groupes environnementaux, confessionnels et militant en faveur de la justice sociale et des droits des femmes, se sont unis au cours de plusieurs semaines dans le cadre d’actions de plus en plus importantes qui sont devenus la protestation politique la plus grande qui ait eu lieu en C.-B. Au printemps de 1983, les citoyens de la Colombie-Britannique réélisent le Parti du Crédit social dirigé par William (Bill) Bennett. Quelques mois plus tard, le gouvernement créditiste adopte un budget d’austérité et 26 projets de loi de droite...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En 1983, des organisations syndicales et citoyennes de toute la province, y compris des syndicats et des groupes environnementaux, confessionnels et militant en faveur de la justice sociale et des droits des femmes, se sont unis au cours de plusieurs semaines dans le cadre d’actions de plus en plus importantes qui sont devenus la protestation politique la plus grande qui ait eu lieu en C.-B.</p>
<p>Au printemps de 1983, les citoyens de la Colombie-Britannique réélisent le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_Cr%C3%A9dit_social_de_la_Colombie-Britannique" target="_blank" rel="noopener">Parti du Crédit social</a> dirigé par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bill_Bennett" target="_blank" rel="noopener">William (Bill) Bennett</a>. Quelques mois plus tard, le gouvernement créditiste adopte un budget d’austérité et 26 projets de loi de droite radicale qui abolissent les organismes de surveillance, portent atteinte aux droits de négociation collective (particulièrement dans le secteur public) et réduisent les services sociaux.</p>
<p>L’opposition à ces mesures d’austérité flagrantes est répandue et populaire. Elle unit le mouvement syndical de la province à un vaste éventail de groupes sociaux, soit les bénéficiaires d’aide sociale, les femmes, les personnes militant en faveur des droits des enfants, les étudiants, les personnes ayant un handicap et des communautés culturelles diverses, qui ressentent sous le plein effet de l’assaut du gouvernement. Sous la direction de la Fédération du travail de la Colombie-Britannique (FTCB), les syndicats s’allient aux groupes communautaires pour organiser un énorme mouvement de protestation connu sous le nom de Solidarity.</p>
<p>On organise des marches et des rassemblements à travers la province où des milliers de personnes descendent dans la rue et appellent à la grève générale. Pour protester contre le licenciement de nombreux fonctionnaires prévu pour le 31 octobre, les membres du Syndicat des fonctionnaires provinciaux de la Colombie‑Britannique (SFPCB) partent en grève le 1<sup>er </sup>novembre. Des moyens de pression au travail de plus en plus importants se succèdent, les enseignantes et les enseignants se mettant en grève la semaine suivante et des milliers de fonctionnaires clés s’apprêtant à descendre dans la rue au cours des jours suivants.</p>
<p>Devant la rapide amplification du conflit, les dirigeants de la FTCB freinent l’action plutôt que de risquer l’affrontement total du gouvernement. Pour ne pas courir le risque de voir celui-ci adopter des lois ordonnant le retour au travail et de voir les travailleuses et les travailleurs du secteur privé ne pas répondre à l’appel à une grève générale, la FTCB engage un dialogue avec le gouvernement. Le dimanche 13 novembre 1983, Jack Munro, président de l’<a href="https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/international-woodworkers-of-america-canada" target="_blank" rel="noopener">IBA</a>, et le Premier ministre Bennett concluent une trêve mettant fin au mouvement de protestation populaire le plus grand qui ait été créé en C.-B.</p>
<p>La mobilisation massive de Solidarity a marqué le début de la riposte aux politiques publiques d’austérité au Canada. La conjugaison de leurs efforts fondée sur un sentiment d’oppression partagé a permis aux mouvements syndical, sociaux et civils de s’unir pour une cause commune. Le ressentiment et les récriminations exprimés pendant les jours qui ont suivi la conclusion de l’entente avec le gouvernement pour mettre un terme aux protestations n’ont pas suffi à éteindre l’étincelle de solidarité née de l’union de ces mouvements.</p>
<p>Bon nombre des principaux progrès sociaux et politiques réalisés au Canada sont le fruit de la solidarité entre le mouvement syndical et d’autres intervenants travaillant pour le bien commun. Pour n’en nommer que quelques-uns, ces progrès comprennent l’assurance-maladie, les congés de maternité payés, la reconnaissance légale des unions homosexuelles, l’expansion du Régime de pensions du Canada, la bonification de la Sécurité de la vieillesse, les congés payés pour les victimes de violence conjugale et – dans un proche avenir – un régime national d’assurance-médicaments.</p>
<p>Solidarité… pour toujours!</p>
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		<title>Les enseignantes et enseignants de l’ontario mettent fin au plus important mouvement de protestation de l’histoire du secteur.</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 20:10:25 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 10 novembre 1997, les enseignantes et enseignants de l’Ontario reprennent le travail après un débrayage de deux semaines pour protester contre les changements radicaux et anti-démocratiques imposés par le gouvernement conservateur de Mike Harris. Bien que le mouvement de protestation n’ait pas réussi à empêcher l’adoption du projet de loi 160, c’est une défaite pour Harris et sa soi-disant « Révolution du bon sens » dans l’opinion publique et devant les tribunaux. Le projet de Mike Harris de réformer l’enseignement en Ontario ne s’est pas vraiment déroulé comme prévu. Présenté comme la Loi de 1997 sur l’amélioration de la qualité...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 10 novembre 1997, les enseignantes et enseignants de l’Ontario reprennent le travail après un débrayage de deux semaines pour protester contre les changements radicaux et anti-démocratiques imposés par le gouvernement conservateur de Mike Harris. Bien que le mouvement de protestation n’ait pas réussi à empêcher l’adoption du projet de loi 160, c’est une défaite pour Harris et sa soi-disant « Révolution du bon sens » dans l’opinion publique et devant les tribunaux.</p>
<p>Le projet de Mike Harris de réformer l’enseignement en Ontario ne s’est pas vraiment déroulé comme prévu. Présenté comme la <em>Loi de 1997 sur l’amélioration de la qualité de l’éducation</em>, l’imposant projet de loi 160 de 226 pages prévoit de centraliser radicalement le pouvoir entre les mains du ministre de l’Éducation et le cabinet des ministres, puis d’imposer des normes aux dispositions déjà définies dans les conventions collectives négociées par les conseils scolaires avec les enseignantes et enseignants et leurs syndicats. Le projet de loi impose plus de travail et moins de temps pour le faire tandis que le gouvernement prévoit en sourdine de sabrer le budget de l’éducation.</p>
<p>Les enseignantes et enseignants de l’Ontario protestent et débrayent.</p>
<p>Avec 126 000 manifestantes et manifestants, c’est le plus important mouvement de protestation du personnel enseignant de l’histoire de l’Amérique du Nord. Des lignes de piquetage sont organisées à travers la province. Des manifestations ont lieu dans les écoles, les rues et les bureaux des députés provinciaux. Les enseignantes et enseignants et leurs syndicats organisent des rassemblements de masse, dont un sur la pelouse devant l’assemblée législative à Queen’s Park qui attire des milliers de personnes.</p>
<p>Le gouvernement répond par une campagne de propagande. Il dépense des millions de dollars en messages publicitaires à la télévision qualifiant le mouvement de protestation de « grève illégale » et les syndicats d’enseignants « d’égoïstes aux intérêts particuliers » &#8211; mais le public n’est pas dupe.</p>
<p>Une semaine après le début du mouvement de protestation, un sondage révèle que 63 % de la population ontarienne veut que le gouvernement renonce à ses réformes.</p>
<p>La tentative de Harris de faire déclarer « grève illégale » le mouvement de protestation essuie également un échec au tribunal où l’action menée par le personnel enseignant est déclarée légitime. En punition et pour les réduire au silence, Harris réplique en menaçant les enseignantes et enseignants de passer une loi les obligeant à reprendre le travail.</p>
<p>Après deux semaines de débrayage, de nombreux enseignants et enseignantes estiment avoir réussi à se faire entendre et votent la reprise du travail.</p>
<p>C’est vrai, les manifestantes et manifestants n’ont pas empêché le gouvernement de retirer les pouvoirs des conseils scolaires locaux, mais ils ont gagné le soutien de l’opinion publique. Les discussions avec les étudiants, les parents d’élèves, les médias, les enseignantes, les enseignants et leurs syndicats révèlent les intentions cachées du gouvernement – licenciements dans le corps enseignant et réduction du budget de l’éducation, ce à quoi Harris s’était lui-même opposé pendant la campagne électorale.</p>
<p>La solidarité exprimée par les syndicats de l’Ontario en soutien au personnel enseignant et à leur mouvement de protestation sème les germes de la résistance au programme d’austérité idéologique qui est au cœur de la Révolution du bon sens du gouvernement Harris.</p>
<p>Les syndicats canadiens s’élèvent depuis longtemps contre l’injustice des programmes d’austérité mis en place par les gouvernements à tendance conservatrice, en particulier ceux des années 1990, particulièrement brutaux et sectaires : Mike Harris en Ontario, Ralph Klein en Alberta et plus récemment ceux des libéraux en Colombie-Britannique et en Nouvelle-Écosse.</p>
<p>Financer les réductions fiscales au profit de riches investisseurs et d’intérêts puissants au moyen de compressions des dépenses publiques en matière de soins de santé, d’éducation, d’infrastructure publique et de programmes sociaux est une formule bien connue du pouvoir. Il en est de même pour l’effort de discréditer les syndicats, les journalistes, les institutions publiques et les mouvements sociaux qui s’opposent à lui.</p>
<p>Le mouvement de protestation des enseignantes et enseignants de l’Ontario en 1997 est un moment important où les gens ont exprimé leur ras-le-bol. Même s’il n’a pas empêché le gouvernement d’aller de l’avant, il a mis le pouvoir provincial sur la touche et obligé les gens à ouvrir les yeux.</p>
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		<title>Le syndicat qui transforma terre-neuve-et-labrador</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 20:08:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 3 novembre 1908, des pêcheurs se réunissent à la loge orangiste du village de Herring Neck et fondent le premier syndicat et parti politique de Terre-Neuve dont l&#8217;assise est une classe sociale. La Fishermen&#8217;s Protective Union (FPU) devient une force sociale, économique et politique dynamique sans précédent sur l&#8217;île. Fondée par le charismatique William Coaker, la FPU veut procurer aux pêcheurs et à leurs familles une part plus importante de la richesse qu&#8217;ils génèrent. Structure démocratique et coopérative, la FPU est le premier effort d&#8217;organisation des pêcheurs en un mouvement politique dont l&#8217;assise est une classe sociale. Avec son cri...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 3 novembre 1908, des pêcheurs se réunissent à la loge orangiste du village de Herring Neck et fondent le premier syndicat et parti politique de Terre-Neuve dont l&rsquo;assise est une classe sociale. La Fishermen&rsquo;s Protective Union (FPU) devient une force sociale, économique et politique dynamique sans précédent sur l&rsquo;île.</p>
<p>Fondée par le charismatique <a href="http://www.pc.gc.ca/apps/dfhd/page_nhs_fra.aspx?id=1030" target="_blank" rel="noopener">William Coaker</a>, la FPU veut procurer aux pêcheurs et à leurs familles une part plus importante de la richesse qu&rsquo;ils génèrent. Structure démocratique et coopérative, la FPU est le premier effort d&rsquo;organisation des pêcheurs en un mouvement politique dont l&rsquo;assise est une classe sociale. Avec son cri de ralliement « À chacun son dû », la FPU revendique des réformes au sein de la société terre-neuvienne et la répartition équitable des richesses dans l&rsquo;industrie de la pêche.</p>
<p>À son apogée, la FPU compte plus de 21 000 membres répartis dans 206 conseils municipaux à travers l&rsquo;île, soit la majorité des pêcheurs de Terre-Neuve. Le syndicat met sur pied la <a href="https://www.mun.ca/mha/fpu/f_fpu19.php" target="_blank" rel="noopener">Fishermen’s Union Trading Company</a> (UTC) qui établit des commerces achetant du poisson et vendant de la marchandise aux pêcheurs à des prix équitables, libérant ces derniers de l&rsquo;exploitation par la classe marchande de St. John&rsquo;s. En 1916, le syndicat bâtit <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Port_Union" target="_blank" rel="noopener">Port Union</a>, seule ville en Amérique du Nord fondée par un syndicat.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="media-element file-default" title="Port Union, NL" src="https://congresdutravail.ca/sites/default/files/media/PortUnionNL.jpg" alt="Town of Port Union, Newfoundland and Labrador" width="565" height="310" data-delta="1" /></p>
<p>En 1912, la FPU adopte la <a href="https://www.mun.ca/mha/fpu/f_fpu_platform.php" target="_blank" rel="noopener">plate-forme Bonavista</a>, un manifeste qui réclame une réforme radicale du secteur de la pêche, des mesures sociales et une réforme de la gouvernance. Le manifeste prône entre autres la commercialisation coopérative et la réglementation du secteur de la pêche, la mise en place d&rsquo;un régime de retraite et d&rsquo;un salaire minimum, l&rsquo;accès gratuit à l&rsquo;enseignement et des réformes démocratiques visant à réduire l&rsquo;influence du gros capital et des nantis. L&rsquo;année suivante, huit membres, dont Coaker, sont élus à la Chambre d&rsquo;assemblée.</p>
<p>Pendant les dix années suivantes, Coaker et son parti exercent une forte influence sur les gouvernements successifs. Coaker devient ministre des Pêches en 1917. Pourtant, la situation délicate qui prévaut en temps de guerre et le refus de collaborer des entreprises d&rsquo;exportation du poisson vouent la plate-forme de la FPU à l&rsquo;échec. Confronté à une forte poussée antisyndicale après la fin de la Première Guerre mondiale, l&rsquo;engagement politique de William Coaker faiblit. Il délaisse la politique pour se consacrer à la gestion des entreprises du syndicat.</p>
<p>À la fin des années 1920, l&rsquo;importance de la FPU sur la scène politique s&rsquo;étiole progressivement pour disparaître entièrement en 1934 avec la crise politique. Le syndicat poursuit dès lors ses activités et la gestion de ses entreprises au profit des pêcheurs et des ouvriers forestiers. Il persiste jusqu&rsquo;en 1977 où il fait faillite et ses derniers magasins sont vendus.</p>
<p>Si certains considèrent la FPU comme un échec, d&rsquo;autres reconnaissent la valeur historique de ce syndicat qui a transformé les conditions de vie et de travail à Terre-Neuve. La FPU en a fait plus pour les travailleurs et leurs familles qu&rsquo;aucun autre mouvement politique, passé ou présent.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, la province, les syndicats, les conseils du travail et l&rsquo;exécutif de la <a href="https://www.nlfl.nf.ca/who-we-are/" target="_blank" rel="noopener">Fédération du travail de Terre-Neuve-et-Labrador</a> continuent de s’inspirer de l&rsquo;œuvre de la FPU.</p>
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		<title>Un syndicat obtient le plus important remboursement au titre de l&#8217;équité salariale de l&#8217;histoire</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 20:07:11 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Ce que font les syndicats]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 29 octobre 1999, le gouvernement fédéral décide de procéder aux plus importants règlements financiers et rajustements salariaux au titre de l&#8217;équité salariale de l&#8217;histoire du Canada. C&#8217;est une belle victoire pour l&#8217;Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) qui avait déposé la plainte initiale en 1984 auprès de la Commission canadienne des droits de la personne au nom de ses membres. Des années de litiges juridiques et de campagnes populaires pour faire reconnaître la discrimination salariale et l&#8217;éliminer aboutissent enfin. L&#8217;équité salariale signifie que le travail des femmes et des hommes est respecté, apprécié et rémunéré de la...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 29 octobre 1999, le gouvernement fédéral décide de procéder aux plus importants règlements financiers et rajustements salariaux au titre de l&rsquo;équité salariale de l&rsquo;histoire du Canada. C&rsquo;est une belle victoire pour l&rsquo;Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) qui avait déposé la plainte initiale en 1984 auprès de la Commission canadienne des droits de la personne au nom de ses membres. Des années de litiges juridiques et de campagnes populaires pour faire reconnaître la discrimination salariale et l&rsquo;éliminer aboutissent enfin.</p>
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<div class="field-item even">
<p>L&rsquo;équité salariale signifie que le travail des femmes et des hommes est respecté, apprécié et rémunéré de la même façon. Malheureusement, ce n&rsquo;est pas le cas pour de nombreuses travailleuses au Canada, où l&rsquo;écart salarial entre les femmes et les hommes reste important. Grâce au mouvement syndical, cet écart s&rsquo;est déjà nettement réduit pour les femmes syndiquées, mais l&rsquo;équité des revenus pour toutes les travailleuses reste l&rsquo;objectif final.</p>
<p>Le mouvement syndical et les organisations féministes revendiquent depuis des dizaines d&rsquo;années l&rsquo;amélioration du régime fédéral d&rsquo;équité salariale et que l&rsquo;approche fondée sur les plaintes soit remplacée par une législation proactive. En 2000, cette revendication est l&rsquo;une des priorités de la Marche canadienne des femmes, où des milliers de femmes, des syndicats et des organisations féministes nationales se mobilisent pour une stratégie globale d&rsquo;élimination de la pauvreté et de la violence contre les femmes.</p>
<p>En 2001, le gouvernement fédéral nomme un <a href="http://publications.gc.ca/collections/Collection/J2-191-2003F.pdf" target="_blank" rel="noopener">Groupe de travail sur l’équité salariale</a>. Au terme d&rsquo;un processus approfondi, le Groupe de travail formule plus d&rsquo;une centaine d&rsquo;importantes recommandations pour venir à bout de l&rsquo;écart salarial dans le pays. Son rapport publié en 2004 reconnait également l&rsquo;existence d&rsquo;une discrimination salariale envers les personnes handicapées et les travailleurs et travailleuses autochtones ou racialisés.</p>
<p><a href="https://scfp.ca/encore-un-ecart-salarial-pour-les-femmes" target="_blank" rel="noopener"><img decoding="async" class="media-element file-default" title="LES FEMMES GAGNENT MOINS" src="https://congresdutravail.ca/sites/default/files/media/lesfemmesgagnentmoins.jpg" alt="Les femmes gagnent moins -- écart du salaire horaire moyen entre les hommes et les femmes âgés de 15 ans et plus en 2012." width="480" height="402" data-delta="1" /></a></p>
<p>Les syndicats canadiens se battent pour la mise en œuvre de ces recommandations. Ils condamnent la décision du gouvernement libéral actuel de retarder toute initiative relative à l&rsquo;équité salariale jusqu&rsquo;en 2018, malgré les nobles promesses électorales et le fait d&rsquo;avoir publiquement déclaré inacceptable l&rsquo;existence d&rsquo;un écart salarial entre les femmes et les hommes aujourd&rsquo;hui au Canada. Après deux années au pouvoir, le gouvernement a également failli à sa promesse d&rsquo;abroger <a href="http://nawl.ca/fr/library/entry/public-sector-equitable-compensation-act-loi-sur-lequite-dans-la-remunerati" target="_blank" rel="noopener"><em>Loi sur l’équité dans la rémunération du secteur public</em></a>, qui retire aux travailleuses de la fonction publique fédérale le droit à l&rsquo;égalité de rémunération pour un travail de valeur égale.</p>
<p>Seules deux provinces, l&rsquo;Ontario et le Québec, ont mis en place une législation proactive sur l&rsquo;équité salariale couvrant les travailleuses des secteurs public et privé. Ces lois obligent les employeurs à prendre des mesures concrètes pour déceler et éliminer la discrimination salariale. Plusieurs provinces ne disposent d&rsquo;aucune législation en matière d&rsquo;équité salariale. Les syndicats revendiquent la mise en place d&rsquo;une législation proactive sur l&rsquo;équité salariale dans chaque province et territoire pour veiller au respect des droits des travailleuses des secteurs public et privé.</p>
<p>Les négociations collectives et les lois sur l&rsquo;équité salariale réduisent sensiblement l&rsquo;écart salarial des femmes. Car ensemble, les femmes et leurs syndicats négocient des salaires à la mesure des compétences, de la formation et des responsabilités. Et grâce à l&rsquo;équité salariale, les femmes gagnent plus et dépensent davantage pour leurs familles et dans la collectivité.</p>
</div>
</div>
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		<title>Bonne fête à « la plus grande personnalité canadienne »</title>
		<link>https://congresdutravail.ca/bonne-fete-a-la-plus-grande-personnalite-canadienne/</link>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 20:03:18 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Assurance-médicaments]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tommy Douglas, chef du premier gouvernement socio-démocrate et père de l&#8217;assurance-maladie, nait le 20 octobre 1904 à Camelon, en Écosse. Pasteur baptiste de vocation, Douglas devient l&#8217;un des premiers députés fédéraux de la FCC, Premier ministre de la Saskatchewan et premier chef du Nouveau Parti démocratique du Canada. Surnommé le père de l&#8217;assurance-maladie universelle au Canada, Thomas Clement Douglas dit Tommy, nait en Écosse puis immigre au Canada. Enfant chétif, il manque de perdre une jambe mais est opéré avec succès et gratuitement par un médecin. Des années plus tard, Douglas s&#8217;implique dans la Fédération du commonwealth coopératif (FCC), un parti politique...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Tommy Douglas, chef du premier gouvernement socio-démocrate et père de l&rsquo;assurance-maladie, nait le 20 octobre 1904 à Camelon, en Écosse. Pasteur baptiste de vocation, Douglas devient l&rsquo;un des premiers députés fédéraux de la FCC, Premier ministre de la Saskatchewan et premier chef du Nouveau Parti démocratique du Canada.</p>
<p>Surnommé le père de l&rsquo;assurance-maladie universelle au Canada, Thomas Clement Douglas dit Tommy, nait en Écosse puis immigre au Canada. Enfant chétif, il manque de perdre une jambe mais est opéré avec succès et gratuitement par un médecin.</p>
<p>Des années plus tard, Douglas s&rsquo;implique dans la <a href="http://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/ccf-levolution-politique-du-canada/" target="_blank" rel="noopener">Fédération du commonwealth coopératif</a> (FCC), un parti politique formé en réaction à la situation économique et sociale du début du 20<sup>e</sup> siècle qui aboutit à la grande dépression. Il est élu député CCF à la Chambre des communes en 1935, où il reste plusieurs années avant de mener le parti à une victoire écrasante en Saskatchewan en 1944. À titre de Premier ministre de la Saskatchewan, Douglas prend la tête du premier gouvernement socio- démocrate d&rsquo;Amérique du Nord.</p>
<p>Pendant les vingt années suivantes, M. Douglas chapeaute la création de programmes sociaux qui existent encore aujourd&rsquo;hui. Il crée la société publique <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/SaskPower" target="_blank" rel="noopener">Saskatchewan Power Corporation</a>, le premier <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Saskatchewan_Government_Insurance" target="_blank" rel="noopener">programme public d&rsquo;assurance automobile</a> et plusieurs <a href="http://www.encyclopediecanadienne.ca/fr/article/societe-detat/" target="_blank" rel="noopener">sociétés</a> d’État chargées d&rsquo;assurer les services essentiels. Il fait adopter des lois permettant aux travailleuses et aux travailleurs de se syndiquer ainsi qu&rsquo;un <a href="http://www.saskinfojustice.ca/public/droits-de-personne" target="_blank" rel="noopener">Code</a> des droits de la personne de la Saskatchewan dix-huit mois avant l&rsquo;adoption de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_universelle_des_droits_de_l%27homme" target="_blank" rel="noopener">Déclaration</a> universelle des droits de l’homme par l&rsquo;Organisation des Nations Unies.</p>
<p>Mais il est surtout connu pour avoir établi le premier programme public <a href="http://www.thecanadianencyclopedia.ca/en/article/saskatchewan-doctors-strike/" target="_blank" rel="noopener">d’assurance-maladie</a> en Saskatchewan en 1961. Ce faisant, il devient le père de <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/politique-sur-la-sante/" target="_blank" rel="noopener">l’assurance-maladie universelle</a> au Canada.</p>
<p>En 1962, Douglas quitte la scène politique de la Saskatchewan pour devenir le premier chef du Nouveau Parti démocratique du Canada (NPD), issu de la fusion de la FCC et du mouvement syndical dirigé par le Congrès du travail du Canada (CTC). Chef du parti jusqu&rsquo;en 1971, il quitte son poste d&rsquo;élu en 1979.</p>
<p>En 1981, Douglas est nommé à l&rsquo;Ordre du Canada et en 1985 il reçoit l&rsquo;Ordre du Mérite de la Saskatchewan. Il meurt à Ottawa le 24 février 1986. En 2004, le public plébiscite Tommy Douglas au concours national de <a href="http://www.cbc.ca/player/Digital+Archives/Politics/Parties+and+Leaders/Tommy+Douglas/ID/1415930472/" target="_blank" rel="noopener">« la plus grande personnalité canadienne</a> » de la chaîne de télévision CBC.</p>
<p>Bonne fête Tommy! Et merci d&rsquo;avoir veillé à ce que toutes les Canadiennes et tous les Canadiens aient droit à des soins de santé abordables!</p>
<p>C&rsquo;est une importante contribution faite au Canada dont nous sommes nombreuses et nombreux à être fiers. Mais il reste encore à faire. Le travail de leaders tels que Tommy Douglas, d&rsquo;organisations telles que la Coalition canadienne de la santé, de partis tels que le NPD, de travailleuses et de travailleurs canadiens au travers de leurs syndicats et du mouvement syndical se poursuit aujourd&rsquo;hui avec la revendication d&rsquo;un <a href="http://www.unregimepourtous.ca/" target="_blank" rel="noopener">régime universel d&rsquo;assurance-médicaments</a> pour tous les Canadiens et toutes les Canadiennes, quels que soient leurs revenus, leur âge ou leur lieu de résidence.</p>
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		<title>La plus grande manifestation ouvrière de l&#8217;histoire du canada</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 20:01:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 14 octobre 1976, plus d&#8217;un million de travailleuses et de travailleurs à travers le Canada débrayent et se joignent à une grève générale à l&#8217;appel du Congrès du travail du Canada. Les manifestantes et manifestants protestent contre le projet du gouvernement fédéral d&#8217;imposer une loi sur le contrôle des salaires et des prix. Les travailleuses et les travailleurs se sentent trahis par le gouvernement libéral de M. Trudeau qui renie sa promesse électorale. Pendant les années 1970, les travailleuses et travailleurs canadiens font face à des difficultés économiques. Le monde du travail commence à changer avec les prémices de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 14 octobre 1976, plus d&rsquo;un million de travailleuses et de travailleurs à travers le Canada débrayent et se joignent à une grève générale à l&rsquo;appel du Congrès du travail du Canada. Les manifestantes et manifestants protestent contre le projet du gouvernement fédéral d&rsquo;imposer une loi sur le contrôle des salaires et des prix. Les travailleuses et les travailleurs se sentent trahis par le gouvernement libéral de M. Trudeau qui renie sa promesse électorale.</p>
<p>Pendant les années 1970, les travailleuses et travailleurs canadiens font face à des difficultés économiques. Le monde du travail commence à changer avec les prémices de la mondialisation et de l&rsquo;automatisation. Les employeurs adoptent de nouvelles technologies dans leurs usines au Canada et transfèrent leur production à l&rsquo;étranger où les coûts de main-d&rsquo;œuvre sont plus bas, ce qui entraîne une perte d&#8217;emplois dans le pays.</p>
<p>L&rsquo;inflation et le chômage augmentent. Le dollar canadien perd de sa valeur et la hausse spectaculaire du prix du pétrole, causée par la mise en place de quotas à l&rsquo;exportation par l&rsquo;Organisation des pays exportateurs de pétrole (<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_des_pays_exportateurs_de_p%C3%A9trole" target="_blank" rel="noopener">OPEP</a>), impacte durement les prix à la consommation. Pendant les années 1970, le prix du baril de pétrole passe de 3 $ à 40 $, une augmentation de plus de 1 300 %.</p>
<p>Pour compenser ce manque à gagner, les travailleuses et travailleurs réclament des augmentations de salaire. Pendant ce temps, les entreprises accélèrent la réduction de leurs coûts tout en augmentant les prix pour satisfaire au besoin de générer des bénéfices. Le chômage et les prix continuent d&rsquo;augmenter, alors que l&rsquo;économie stagne &#8211; un phénomène que les économistes et les politiciens appellent « <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Stagflation" target="_blank" rel="noopener">stagflation</a> ».</p>
<p>Pendant la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_f%C3%A9d%C3%A9rales_canadiennes_de_1974" target="_blank" rel="noopener">campagne électorale fédérale de 1974</a>, le parti conservateur promet d&rsquo;imposer un plafonnement légal des salaires et des prix. Briguant un nouveau mandat, le parti libéral dirigé par Pierre Trudeau tourne ouvertement l&rsquo;idée en ridicule et se présente à la population canadienne comme le parti anti-contrôle. Craignant des pertes d&#8217;emplois et de revenus, les travailleuses et les travailleurs se tournent en masse vers les libéraux, leur assurant la victoire et un gouvernement majoritaire.</p>
<p>Un an plus tard, Trudeau revient sur sa promesse. La population canadienne est furieuse.</p>
<p>Le plafonnement des salaires est imposé aux entreprises de 500 employés et plus, à l’ensemble de la fonction publique fédérale et à la plupart des autres organisations du secteur public. Alors que l&rsquo;inflation atteint près de 11 % en 1975, la loi adoptée par le gouvernement Trudeau limite les hausses salariales pendant trois ans, à raison de 8 % la première année, 6 % la deuxième et 4 % la dernière. La limitation de l&rsquo;inflation est en réalité une limitation sévère des salaires car les augmentations et les conventions collectives négociées sont annulées.</p>
<p>Le conflit ouvrier causé par la trahison de Trudeau cause la perte de plus de 11,6 millions de journées de travail en raison de grèves et de lock-out pour l’année 1976 seulement. Le CTC, présidé par Joe Morris, appelle à une journée nationale de protestation le 14 octobre qui donne lieu à la plus importante manifestation ouvrière de l&rsquo;histoire du pays. Plus d&rsquo;un million de Canadiennes et de Canadiens débrayent, défilent et clament leur opposition à l&rsquo;injustice de Trudeau.</p>
<p>Malgré les sacrifices imposés à des millions de travailleuses et de travailleurs canadiens, à leurs familles et à leurs collectivités, l&rsquo;inflation n&rsquo;aura baissé que de 1,7 % au terme du contrôle des salaires et des prix en 1978. Les libéraux de Trudeau perdent les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_f%C3%A9d%C3%A9rales_canadiennes_de_1979" target="_blank" rel="noopener">nouvelles élections fédérales</a>.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, le mouvement syndical canadien poursuit sa lutte contre l&rsquo;injustice. Les plans d&rsquo;austérité du gouvernement &#8211; coupes dans les programmes et les services, gel des salaires et des embauches, privatisations, vente de biens publics, etc. &#8211; font endosser la charge aux plus démunis. « De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins » reste la règle d&rsquo;or.</p>
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		<title>Solidaires pour nos sœurs disparues</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 20:00:13 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La veille de Sœurs par l’esprit tenue le 4 octobre est un événement annuel au cours de laquelle nous honorons la vie des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées au Canada. La violence subie par les femmes et les filles autochtones est une tragédie nationale et les syndicats et le mouvement syndical ont fait pression sur les gouvernements pour qu’ils y remédient. Chaque année, l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) et les familles de Sœurs par l’esprit organisent des veilles afin de ne pas oublier les femmes autochtones disparues et assassinées au Canada. Les membres des familles,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La veille de Sœurs par l’esprit tenue le 4 octobre est un événement annuel au cours de laquelle nous honorons la vie des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées au Canada. La violence subie par les femmes et les filles autochtones est une tragédie nationale et les syndicats et le mouvement syndical ont fait pression sur les gouvernements pour qu’ils y remédient.</p>
<p>Chaque année, l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) et les familles de Sœurs par l’esprit organisent des veilles afin de ne pas oublier les femmes autochtones disparues et assassinées au Canada. Les membres des familles, les membres des collectivités autochtones et des citoyens concernés se rassemblent pour se montrer solidaires, pour sensibiliser le public, pour réclamer que des actions soient prises et pour soutenir les personnes qui ont perdu un être cher.</p>
<p>Entre 1980 et 2012, la GRC a signalé la disparition ou le meurtre de près de 1 200 femmes et filles autochtones partout au Canada (bien que de nombreux intervenants de première ligne estiment que le nombre est beaucoup plus élevé). Même si les femmes et les filles autochtones ne constituent que 4 % de toute la population féminine au Canada, elles représentent plus de 16 % des homicides de femmes et 11 % des femmes disparues.</p>
<p>Ce qui a commencé par 11 veilles en 2006 a évolué à <a href="https://www.nwac.ca/secteurs-de-politiques/securite-et-prevention-de-la-violence/soeurs-par-lesprit/veilles-du-4-octobre/?lang=fr">plus de 200 veilles</a> aujourd’hui, dans des collectivités partout au Canada, y compris une veille sur la Colline parlementaire à Ottawa.</p>
<p>En réponse aux appels des familles, des collectivités et d’organisations autochtones, y compris ceux des syndicats et du Congrès du travail du Canada, le gouvernement du Canada a lancé en septembre 2016 une <a href="http://www.mmiwg-ffada.ca/fr/a-propos-de-nous/">enquête nationale</a> indépendante sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.</p>
<p><img decoding="async" class="media-element file-default" src="https://congresdutravail.ca/sites/default/files/media/Parl-vigil.png" alt="" width="400" height="266" data-delta="2" /></p>
<p>En réponse, le CTC a déclaré :</p>
<p><em>« Nous devons nous assurer que l’enquête examine les causes profondes de la violence envers les femmes autochtones, telles que le racisme, le sexisme et la misogynie, pour que la justice et un changement significatif se produisent réellement.</em></p>
<p><em>Les syndicats du Canada seront solidaires des femmes et filles autochtones et leurs collectivités pendant l’enquête et par la suite afin d’assurer que notre pays s’attaque véritablement aux causes profondes de la violence envers les femmes autochtones.</em></p>
<p><em>Nous continuerons également d’inciter le gouvernement à mettre en œuvre des stratégies assurant une eau saine, des logements à prix abordable et une éducation accessible et réduisant la pauvreté dans les communautés des Inuit, des Premières nations et des Métis. »<br />
(</em><a href="http://congresdutravail.ca/news/news-archive/marches-comm%C3%A9moratives-en-hommage-aux-femmes-autochtones-disparues-et-assassin%C3%A9es"><em>Communiqué de presse</em></a><em>, 21-02-2017)</em></p>
<p>L’AFAC a créé un <a href="https://www.nwac.ca/national-inquiry-mmiwg/">bilan trimestriel</a> (en anglais) sur l’enquête pour favoriser la transparence et mesurer ses progrès.</p>
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		<title>Des grévistes sont tués en défilant avec leurs familles à estavan, en saskatchewan.</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:58:07 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Meilleurs salaires et avantages sociaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 29 septembre 1931, des mineurs de charbonnage de Bienfait et leurs familles, ainsi que plusieurs centaines d&#8217;autres mineurs et leurs familles, viennent défiler dans les rues d&#8217;Estevan pour attirer l&#8217;attention publique sur leur grève. La GRC intervient en essayant d&#8217;empêcher la manifestation et tente de disperser les manifestants. Elle finit par tirer sur la foule. Trois mineurs sont tués, beaucoup d&#8217;autres sont blessés et arrêtés. L&#8217;émeute du mardi noir reste dans les mémoires comme un moment charnière dans l&#8217;histoire syndicale de la Saskatchewan. En 1931, les mineurs de Bienfait en Saskatchewan prennent à parti l&#8217;entreprise, le gouvernement et la...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="hero-text">Le 29 septembre 1931, des mineurs de charbonnage de Bienfait et leurs familles, ainsi que plusieurs centaines d&rsquo;autres mineurs et leurs familles, viennent défiler dans les rues d&rsquo;Estevan pour attirer l&rsquo;attention publique sur leur grève. La GRC intervient en essayant d&#8217;empêcher la manifestation et tente de disperser les manifestants. Elle finit par tirer sur la foule. Trois mineurs sont tués, beaucoup d&rsquo;autres sont blessés et arrêtés. L&rsquo;émeute du mardi noir reste dans les mémoires comme un moment charnière dans l&rsquo;histoire syndicale de la Saskatchewan.</p>
<p>En 1931, les mineurs de Bienfait en Saskatchewan prennent à parti l&rsquo;entreprise, le gouvernement et la police en déclenchant une grève pour revendiquer l&rsquo;amélioration de leurs conditions de travail et de vie. Plus tôt dans l&rsquo;année, ils avaient rejoint les rangs de la Mine Workers&rsquo; Union of Canada (MWUC). Le syndicat était affilié à la <a href="http://www.thecanadianencyclopedia.ca/en/article/workers-unity-league/">Ligue pour l&rsquo;unité ouvrière</a>, une organisation ouvrière militante fondée en 1929 par le Parti communiste du Canada.</p>
<p>Les mineurs réclament des horaires de travail fixes, de meilleures conditions de travail, la fin du monopole du magasin d&rsquo;entreprise et l&rsquo;augmentation des salaires. La compagnie minière refusant de reconnaître le syndicat ainsi que leurs revendications, les mineurs se mettent en grève le 7 septembre.</p>
<p>Avec leur syndicat, ils organisent un défilé à Estevan pour obtenir l&rsquo;appui populaire de cette collectivité voisine. Le maire et le conseil municipal interdisent la manifestation et demandent à la GRC de prêter main-forte à la police locale.</p>
<p>Le 29 septembre, plusieurs centaines de mineurs de charbon et leurs familles se réunissent pour manifester. Brandissant l&rsquo;Union Jack et des bannières aux slogans « Nous ne travaillerons pas pour des salaires de misère », « Nous voulons des logements, pas des boîtes de piano » et « À bas le magasin d&rsquo;entreprise », ils roulent lentement de Bienfait à Estevan. Une rangée de policiers les attend, secondés par des effectifs de la GRC et un camion à incendie. Des échanges verbaux ont lieu et une bagarre éclate. La police tire, d&rsquo;abord pour effrayer les manifestants, mais très vite elle retourne les armes contre la foule où se trouvent également des femmes et des enfants. En quelques minutes, trois mineurs sont tués et beaucoup d&rsquo;autres sont blessés.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="media-element file-default" src="http://canadianlabour.wpengine.com/sites/default/files/media/Estevan-Riot-Police-1.jpg" alt="" width="1200" height="755" data-delta="4" /></p>
<p>Le lendemain matin, quatre-vingt-dix policiers de la GRC font une descente dans les logements des mineurs et arrêtent treize grévistes pour participation à l&rsquo;émeute. D&rsquo;autres grévistes sont arrêtés au cours des jours suivants. De nombreux travailleurs ainsi que des dirigeants syndicaux sont jugés et condamnés aux travaux forcés. Les policiers responsables de la mort des trois mineurs ne seront jamais poursuivis.</p>
<p>Dans les Prairies, l&rsquo;émeute, les violences policières et le meurtre des trois hommes &#8211; Peter Markunas, Nick Nargan et Julian Gryshko – provoquent un durcissement de l&rsquo;opinion publique qui du coup apporte son soutien au mouvement syndical.</p>
<p>Le 6 octobre, les propriétaires de la mine acceptent enfin de mettre en place des journées de travail de huit heures et un salaire minimum de quatre dollars par jour, de réduire les loyers des mineurs et de mettre fin au monopole du magasin d&rsquo;entreprise. En revanche, ils refusent de reconnaître la légitimité du syndicat (et ce, jusqu&rsquo;à la Deuxième Guerre mondiale).</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, le coin nord-ouest du cimetière de Bienfait accueille une tombe unique où sont réunis les corps des trois grévistes assassinés. On peut lire sur la stèle l&rsquo;inscription : « N&rsquo;oublions jamais ceux qui ont été assassinés par la GRC le 29 septembre 1931, à Estevan ». Au fil des ans, des vandales ont effacé à plusieurs reprises les lettres « GRC », mais ceux qui se souviennent de l&rsquo;histoire ont toujours pris soin de les repeindre.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="media-element file-default" src="http://canadianlabour.wpengine.com/sites/default/files/media/Grave.jpg" alt="" width="513" height="346" data-delta="3" /></p>
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		<title>Le canada déclare illégal le syndicat des travailleurs industriels du monde (industrial workers of the world-iww)</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:56:42 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Ce que font les syndicats]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 24 septembre 1918, le gouvernement déclare illégale l’adhésion au syndicat des Travailleurs industriels du monde (IWW). En cas d’infraction, la peine maximale encourue est de cinq ans à purger dans l’un des vingt-quatre camps d’internement. La guerre fait ressortir ce qu&#8217;il y a pire chez les êtres humains et en temps de guerre les gouvernements jouent souvent sur la peur dans leur propagande &#8211; peur de « l&#8217;autre », peur de « l&#8217;inconnu ». Pendant la Première Guerre mondiale, les publications et les organisations radicales, dont beaucoup de membres venaient d&#8217;Europe de l&#8217;Est, furent prises pour cible. Dans les semaines qui suivirent le début de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="hero-text">Le 24 septembre 1918, le gouvernement déclare illégale l’adhésion au syndicat des Travailleurs industriels du monde (IWW). En cas d’infraction, la peine maximale encourue est de cinq ans à purger dans l’un des vingt-quatre camps d’internement.</p>
<p>La guerre fait ressortir ce qu&rsquo;il y a pire chez les êtres humains et en temps de guerre les gouvernements jouent souvent sur la peur dans leur <a href="https://www.museedelaguerre.ca/cwm/exhibitions/propaganda/index_f.shtml" target="_blank" rel="noopener">propagande</a> &#8211; peur de « l&rsquo;autre », peur de « l&rsquo;inconnu ». Pendant la Première Guerre mondiale, les publications et les organisations radicales, dont beaucoup de membres venaient d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est, furent prises pour cible.</p>
<p>Dans les semaines qui suivirent le début de la guerre en août 1914, le Canada promulgua la <a href="http://ici.radio-canada.ca/emissions/a_rebours/2013-2014/chronique.asp?idChronique=346209" target="_blank" rel="noopener">Loi sur les mesures de guerre</a>. En 1916, un décret instaura la censure de la presse. Parmi les 253 publications interdites pendant la guerre, 164 étaient écrites dans une langue autre que le français ou l&rsquo;anglais. Mais ce furent la révolution russe de 1917 et le retrait militaire de la Russie qui poussèrent le gouvernement du Canada à durcir ses mesures contre toute forme de dissidence sociale.</p>
<p>Le gouvernement fédéral mit en place le <a href="https://www.erudit.org/fr/revues/bhp/2016-v24-n3-bhp02546/1036731ar.pdf" target="_blank" rel="noopener">décret CP2384</a> interdisant les organisations politiques et syndicales, notamment celles menées par des individus d&rsquo;origine allemande, russe, ukrainienne et polonaise. Il supprima la liberté d&rsquo;association, de réunion et d&rsquo;expression pour de nombreux Canadiens et Canadiennes.</p>
<p>Le syndicat de tendance radicale les Travailleurs industriels du monde (IWW) &#8211; surnommés les « Wobblies » &#8211; fut l&rsquo;une des organisations syndicales visées par l’interdiction. Fondé en 1905 à Chicago, ce syndicat du secteur industriel s&rsquo;était rapidement étendu dans toute l&rsquo;Amérique du Nord. En 1906, il ouvrait ses premiers chapitres canadiens en Colombie-Britannique.</p>
<p>L’objectif de l&rsquo;IWW était de regrouper les travailleuses et les travailleurs dans un syndicat unique par opposition à la tradition des métiers. Le syndicat organisait tout les travailleurs, y compris ceux qui vivaient en marge de la société – femmes, travailleurs de couleur, main-d&rsquo;œuvre non qualifiée, pauvres et immigrants de fraîche date. Ils croyaient en un « syndicalisme révolutionnaire » où une fois organisés, les travailleuses et les travailleurs déclencheraient une grève générale et remplaceraient le régime capitaliste par une société gérée par les ouvriers. Les Wobblies s&rsquo;opposaient également à la Première Guerre mondiale et à ses conséquences sur les travailleuses et les travailleurs. Ils devinrent dès lors les ennemis du Premier Ministre Robert Borden et du gouvernement canadien.</p>
<p>Le 24 septembre 1918, le gouvernement Borden déclara illégale l&rsquo;adhésion aux Travailleurs industriels du monde et à treize autres organisations (principalement des organisations politiques ethniques radicales). En cas d&rsquo;infraction (adhésion ou affiliation), la peine maximale encourue était de cinq ans à purger dans l&rsquo;un des vingt‑quatre camps d&rsquo;internement.</p>
<p>L&rsquo;idéologie des Wobblies fut cependant plus difficile à éradiquer. Lorsqu’en 1919 les travailleuses et travailleurs de l&rsquo;Ouest canadien formèrent une organisation appelée la One Big Union (Un grand syndicat &#8211; OBU), ils s&rsquo;alignèrent en partie sur les principes de l&rsquo;IWW. Aujourd&rsquo;hui, chaque fois que l&rsquo;on entend chanter <a href="http://www.museedelhistoire.ca/cmc/exhibitions/hist/labour/labv17f.shtml" target="_blank" rel="noopener">« Solidarité Mes Frères Et Mes Soeurs »</a> sur une ligne de piquetage ou à une assemblée syndicale, c&rsquo;est l&rsquo;esprit de l&rsquo;IWW qui revit car cette chanson était son hymne!</p>
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		<title>Comment une grève de 99 jours en 1945 changea à jamais les relations de travail au canada</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:55:01 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Ce que font les syndicats]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La grève de 1945 menée par 11 000 travailleurs d’une usine Ford à Windsor, en Ontario, marque un point tournant dans les relations de travail au Canada. Le conflit de travail de 99 jours s’étend à 25 autres usines où les travailleuses et travailleurs se mettent en grève par solidarité avec les ouvriers de Ford. L’usine Ford est bloquée trois jours durant par les travailleuses et les travailleurs qui cherchent à empêcher la police de rentrer et de briser la grève. Le gouvernement fédéral se voit contraint de réagir. Il met fin à la grève et demande au juge Ivan...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="hero-text">La grève de 1945 menée par 11 000 travailleurs d’une usine Ford à Windsor, en Ontario, marque un point tournant dans les relations de travail au Canada. Le conflit de travail de 99 jours s’étend à 25 autres usines où les travailleuses et travailleurs se mettent en grève par solidarité avec les ouvriers de Ford. L’usine Ford est bloquée trois jours durant par les travailleuses et les travailleurs qui cherchent à empêcher la police de rentrer et de briser la grève. Le gouvernement fédéral se voit contraint de réagir. Il met fin à la grève et demande au juge Ivan Rand d’arbitrer un accord réglementant la protection et la représentation syndicales dont les termes restent en vigueur aujourd’hui.</p>
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<p>En 1945, les travailleuses et travailleurs de l&rsquo;usine Ford de Windsor se mettent en grève, donnant ainsi le coup d’envoi au développement de la protection syndicale sur les lieux de travail au Canada. Leur syndicat, la section locale 200 des Travailleurs canadiens de l&rsquo;automobile, veut que les employés de l&rsquo;usine soient tous syndiqués (monopole syndical) et que Ford prélève automatiquement les cotisations syndicales sur chaque paie. Ford refuse, bien qu’ayant conclu un accord semblable avec ses employés aux États-Unis.</p>
<p>La « protection syndicale » devient rapidement le point focal du conflit de travail. Le syndicat doit pouvoir compter sur la sécurité financière qu&rsquo;offre un système de retenue automatique des cotisations pour avoir les moyens de représenter ses membres convenablement. Sans cela, les délégués doivent demander à chaque travailleuse ou travailleur de s&rsquo;acquitter individuellement de ses cotisations et lui remettre en échange un insigne à porter indiquant que la personne est en règle.</p>
<p>Les négociations échouent et le 12 septembre, les onze mille travailleuses et travailleurs de l&rsquo;usine Ford de Windsor déclenchent la grève. Et la maintiennent. Les milliers de soldats de retour au Canada et au travail veulent un monde meilleur après avoir tant sacrifié. Ils ne vont pas abandonner facilement.</p>
<p>La grève entraîne la fermeture et l&rsquo;arrêt du système de chauffage de l&rsquo;usine principale de Ford. À l&rsquo;approche de l&rsquo;hiver, l&rsquo;entreprise commence à désespérer. Elle réussit à convaincre la ville et la province de mobiliser des centaines de policiers pour briser la grève. En réponse, le 5 novembre, huit mille travailleuses et travailleurs syndiqués de vingt-cinq usines partent en grève à leur tour par solidarité avec leurs collègues chez Ford (et ce, pendant un mois sans toucher d&rsquo;indemnités de grève pour les aider à faire vivre leurs familles).</p>
<p>Le lendemain, des travailleurs forment un barrage avec leurs automobiles et des camions, immobilisant la circulation dans un périmètre de vingt pâtés de maison autour de l&rsquo;usine Ford. Le barrage dure trois jours et empêche efficacement toute confrontation avec les forces de police. L&rsquo;action musclée du syndicat oblige le gouvernement fédéral à offrir la solution d’un arbitrage exécutoire sur les questions de l&rsquo;adhésion et de la retenue des cotisations pour mettre fin à la grève.</p>
<p>L&rsquo;arbitre, <a href="https://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/rand-ivan-cleveland/" target="_blank" rel="noopener">le juge Ivan Rand</a>, propose un compromis. Il approuve la retenue des cotisations syndicales, mais non le monopole syndical. Tous les travailleurs bénéficiant de la convention collective doivent cotiser pour la maintenir. En revanche, ils ne sont pas tenus de devenir membres. En retour, le syndicat défend les droits de tous les travailleurs et de toutes les travailleuses dans l&rsquo;application de la convention collective et de ses avantages.</p>
<p>Ce compromis tout canadien, mieux connu sous le nom de <strong>« <a href="https://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/formule-rand/" target="_blank" rel="noopener">formule Rand</a> »</strong>, s’étend ensuite à tout le Canada, instaurant la protection syndicale et la légitimité des syndicats dans les lieux de travail.</p>
<p>Depuis son adoption en 1946, la formule Rand fait l&rsquo;objet de nombreuses critiques, notamment une <a href="http://canliiconnects.org/en/summaries/30781" target="_blank" rel="noopener">contestation</a> fondée sur la « liberté d&rsquo;expression » et « la liberté d&rsquo;association » garanties par la Charte des droits et libertés. Cette contestation portée jusqu&rsquo;à la Cour suprême est rejetée <a href="https://www.canlii.org/fr/ca/csc/doc/1991/1991canlii68/1991canlii68.html" target="_blank" rel="noopener">à l&rsquo;unanimité</a>.</p>
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		<title>Fête du travail – un jour férié aux origines canadiennes</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:53:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Ce que font les syndicats]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le premier lundi de septembre est jour férié au Canada depuis 1894, et depuis 1892 aux États-Unis. Cependant, les origines de la fête du Travail remontent à une vingtaine d’années plus tôt avec les rassemblements et défilés organisés par les syndicats à Toronto et à Ottawa pour célébrer le succès de la grève des imprimeurs à Toronto en 1872 – la première « lutte pour l’équité » à l’origine d’importants changements dont la dépénalisation des syndicats au Canada. De nos jours, la fête du Travail marque la fin officieuse de l&#8217;été et le début d&#8217;une nouvelle année scolaire pour les...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le premier lundi de septembre est jour férié au Canada depuis 1894, et depuis 1892 aux États-Unis. Cependant, les origines de la fête du Travail remontent à une vingtaine d’années plus tôt avec les rassemblements et défilés organisés par les syndicats à Toronto et à Ottawa pour célébrer le succès de la grève des imprimeurs à Toronto en 1872 – la première « lutte pour l’équité » à l’origine d’importants changements dont la dépénalisation des syndicats au Canada.</p>
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<p>De nos jours, la fête du Travail marque la fin officieuse de l&rsquo;été et le début d&rsquo;une nouvelle année scolaire pour les enfants canadiens et américains. C&rsquo;est une journée de repos et, pour les syndicats et les militants et militantes, l&rsquo;occasion de célébrer les réalisations du mouvement syndical et les avantages de la syndicalisation.</p>
<p>À l&rsquo;instar de la plupart des jours fériés, la fête du Travail prend ses sources dans les luttes menées par les travailleuses et les travailleurs et dans la revendication de l&rsquo;équité. L&rsquo;origine dans ce cas-ci fut<a href="http://www.museedelhistoire.ca/cmc/exhibitions/hist/labour/labh09f.shtml" target="_blank" rel="noopener"> le mouvement</a> pour la journée de travail de 9 heures (la norme était alors de 12 heures de travail par jour, 6 jours par semaine) et<a href="http://www.museevirtuel.ca/community-stories_histoires-de-chez-nous/nine-hour-league_a-ligue-des-neuf-heures/histoire/les-imprimeurs-de-toronto-et-la-loi-sur-les-syndicats/" target="_blank" rel="noopener"> la grève des imprimeurs </a>à Toronto qui s&rsquo;en suivit au printemps 1872.</p>
<p>Une histoire classique : la réaction brutale et violente des employeurs &#8211;  intervention de la police, emprisonnement des dirigeants syndicaux, moyens de subsistance anéantis, réputations ruinées &#8211; retourna l&rsquo;opinion publique contre le statu quo. Flairant une occasion politique de gagner le soutien de la classe ouvrière industrielle montante (quelques mois avant une élection fédérale), le gouvernement du premier ministre <a href="http://www.encyclopediecanadienne.ca/fr/article/sir-john-a-macdonald/" target="_blank" rel="noopener">John A. Macdonald</a> adopta la <a href="http://www.historyandinnovation.ca/fr/capsules/loi-sur-les-syndicats-ouvriers" target="_blank" rel="noopener"><em>Loi sur les syndicats</em></a>, légalisant et protégeant les activités syndicales au Canada.</p>
<p>La grève prit fin peu de temps après. Même sans atteindre l&rsquo;objectif des journées de travail de 9 heures, la grève eut des répercussions durables. Les syndicats, désormais pourvus d&rsquo;un statut légal, commencèrent à revendiquer l&rsquo;équité salariale, des horaires de travail décents et une meilleure sécurité sur les lieux de travail. La classe politique prit conscience de l’intérêt des travailleuses et travailleurs, en tant qu&rsquo;électeurs, pour les enjeux qui avaient une incidence sur leur vie. Les défilés organisés en soutien au mouvement des neuf heures et à la grève des imprimeurs devinrent une tradition annuelle à Toronto et à Ottawa.</p>
<p>En mai 1882, un dirigeant syndical américain assista aux célébrations annuelles de la « fête du Travail » à Toronto. Il s&rsquo;en inspira pour organiser le 5 septembre de la même année la première « fête du Travail » aux États-Unis. La popularité de l&rsquo;événement s&rsquo;étendit à tout le pays. Lorsqu&rsquo;en 1894, le Président <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Grover_Cleveland" target="_blank" rel="noopener">Grover Cleveland </a>déclara officiellement jour férié le premier lundi de septembre, la fête du Travail était déjà célébrée dans trente États.</p>
<p>Au Canada, les pressions s&rsquo;accentuèrent pour l&rsquo;institution d&rsquo;une fête du Travail nationale. Le 23 juillet 1894, le gouvernement du Premier Ministre <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Sparrow_David_Thompson" target="_blank" rel="noopener">John Thompson</a> adopta une loi officialisant celle-ci. Cette année-là, un défilé impressionnant eut lieu à Winnipeg et la tradition de célébrer la fête du Travail se répandit rapidement à travers le Canada.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, des centaines de collectivités canadiennes et américaines organisent des pique-niques, des défilés, des concerts et des manifestations pour marquer la fête du Travail. À cette occasion, les syndicats observent également la tradition de faire valoir les droits des travailleuses et des travailleurs et de promouvoir des changements pour améliorer leur vie et celle de leurs familles.</p>
<p>Au Canada, la tradition se poursuit cette année par l&rsquo;appel à la mise en œuvre d&rsquo;un régime national et universel d&rsquo;assurance-médicaments administré par l&rsquo;État pour tous les Canadiens et Canadiennes, dans toutes les provinces et tous les territoires.</p>
<p>Joignez-vous à l&rsquo;appel pour un régime universel d&rsquo;assurance-médicaments à <a href="http://unregimepourtous.ca/" target="_blank" rel="noopener">unregimepourtous.ca</a>.</p>
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		<title>Première manifestation pour les « droits des gais » sur la colline du parlement</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:50:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;été est la saison des événements et défilés de la fierté au Canada. Bien que les célébrations de la fierté soient de nos jours chose courante dans de nombreuses villes à travers le pays, il y a un peu plus de 45 ans, un petit groupe d&#8217;individus courageux a manifesté sur la Colline du Parlement pour revendiquer ce qu&#8217;on appelait alors les « droits des gais ». Le mouvement syndical canadien était et demeure un important allié et défenseur des droits des LGBTABI (personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres, allosexuelles, bispirituelles et intersexuées) et dans la lutte contre l&#8217;homophobie et la transphobie au...</p>
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<p><img loading="lazy" decoding="async" class="media-element file-default" src="https://congresdutravail.ca/sites/default/files/media/GayProtest2_0.jpg" alt="" width="300" height="344" data-delta="1" />L&rsquo;été est la saison des événements et défilés de la fierté au Canada. Bien que les célébrations de la fierté soient de nos jours chose courante dans de nombreuses villes à travers le pays, il y a un peu plus de 45 ans, un petit groupe d&rsquo;individus courageux a manifesté sur la Colline du Parlement pour revendiquer ce qu&rsquo;on appelait alors les « droits des gais ».</p>
<p>Le mouvement syndical canadien était et demeure un important allié et défenseur des droits des LGBTABI (personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres, allosexuelles, bispirituelles et intersexuées) et dans la lutte contre l&rsquo;homophobie et la transphobie au Canada, dans les lieux de travail et ailleurs, notamment :</p>
<ul>
<li><strong>en organisant</strong> des comités et des groupes de travail pour lutter contre l&rsquo;homophobie, la transphobie et le harcèlement. De nombreux syndicats ont modifié leurs statuts afin de refléter cette réalité,</li>
<li><strong>en négociant</strong> plusieurs dispositions dans les conventions collectives qui protègent les droits de la personne des travailleuses et travailleurs LGBTABI au-delà des lois,</li>
<li><strong>en saisissant </strong>les tribunaux des violations des droits des LGBTABI, tels que les griefs individuels et les dispositions relatives au congé de mariage, au congé sans solde, aux prestations aux conjoints et aux prestations de régime de retraite,</li>
<li><strong>en se mobilisant</strong> et en faisant pression sur les pouvoirs publics pour modifier les lois dont la <em>Loi canadienne sur les droits de la personne</em>, l&rsquo;égalité en matière de prestations et d&#8217;emploi, le droit égal au mariage et les notions d&rsquo;identité sexuelle et d&rsquo;expression sexuelle,</li>
<li><strong>en collaborant</strong> avec des organisations de la société civile, au Canada et à l&rsquo;étranger, pour défendre les droits des LGBTABI grâce à des campagnes de sensibilisation et à une participation active aux événements.</li>
</ul>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="media-element file-default" src="https://congresdutravail.ca/sites/default/files/media/gay-bus-to-ottawa-1971-1_0.jpg" alt="" width="666" height="636" data-delta="2" /></p>
<p>Aperçu du travail réalisé par les syndicats et le mouvement syndical :</p>
<ul>
<li><a href="http://congresdutravail.ca/news/news-archive/le-congr%C3%A8s-du-travail-du-canada-c%C3%A9l%C3%A8bre-la-journ%C3%A9e-internationale-contre-l" target="_blank" rel="noopener">Congrès du travail du Canada</a></li>
<li><a href="http://syndicatafpc.ca/sites/psac/files/attachments/pdfs/afpc-travail-droits-glbt.pdf" target="_blank" rel="noopener">Alliance de la Fonction publique du Canada</a></li>
</ul>
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		<title>Les chansons qui célèbrent la solidarité et la justice sociale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:49:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’un des premiers festivals canadiens de musique folk s’est déroulé le 18 août 1961 à Oval Park, à Orillia, en Ontario. La lutte des travailleuses et des travailleurs pour l’équité et la justice sociale inspire depuis toujours et encore aujourd’hui de nombreux chanteurs et chanteuses de folk. Beaucoup de chansons sont liées à l’histoire des syndicats et au quotidien des travailleuses et des travailleurs. C’est un aspect de l’histoire du mouvement syndical qui mérite qu’on s’y intéresse. L’été est la saison des festivals de musique au Canada et l’un des premiers fut le festival Mariposa à Oval Park, à Orillia....</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’un des premiers festivals canadiens de musique folk s’est déroulé le 18 août 1961 à Oval Park, à Orillia, en Ontario. La lutte des travailleuses et des travailleurs pour l’équité et la justice sociale inspire depuis toujours et encore aujourd’hui de nombreux chanteurs et chanteuses de folk. Beaucoup de chansons sont liées à l’histoire des syndicats et au quotidien des travailleuses et des travailleurs. C’est un aspect de l’histoire du mouvement syndical qui mérite qu’on s’y intéresse.</p>
<p>L’été est la saison des festivals de musique au Canada et l’un des premiers fut le festival Mariposa à Oval Park, à Orillia. Quel est le rapport avec le mouvement syndical, vous demandez-vous? Tout comme autrefois, les chansons folk d’aujourd’hui parlent de justice sociale et évoquent fréquemment les luttes et les acquis des travailleurs et des travailleuses.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="media-element file-default" src="https://congresdutravail.ca/sites/default/files/Travellers-Album.jpg" alt="The Travellers - album cover from a record in the 1960s " width="999" height="1034" data-delta="1" /></p>
<p>Le groupe <em>The Travellers</em>, mieux connu pour son interprétation de la version canadienne de la chanson <em>This Land is Your Land</em>, a également parlé des travailleurs, des luttes ouvrières et des syndicats dans ses morceaux. Il a clôturé le Festival Mariposa de 1961 et chanté avec Jacques Labrecque, un passionné de chansons folkloriques québécoises.</p>
<p>Bien qu’il chantait surtout en anglais, le groupe <em>The Travellers</em> a enregistré le célèbre <em><a href="http://www3.sympatico.ca/leonor/2_2_solidarite.htm" target="_blank" rel="noopener">Solidarité mes frères et mes sœurs</a></em> en français sur son album<em> A Century of Song</em>.</p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=dZLEokoJBTw" target="_blank" rel="noopener">Solidarité mes frères et mes sœurs</a> (Break Syndical &amp; Pierre Fournier)</p>
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		<title>Effondrement du pont du chemin heron &#8211; le pire accident du travail de l’histoire de l’ontario</title>
		<link>https://congresdutravail.ca/effondrement-du-pont-du-chemin-heron-le-pire-accident-du-travail-de-lhistoire-de-lontario/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:48:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Jour de deuil]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans l’après-midi du 10 août 1966, une travée de 160 pieds d’un nouveau pont enjambant la rivière et le canal Rideau s’effondra, déversant dans la rivière des centaines de tonnes de béton non durci d’une hauteur d’environ 60 pieds. Neuf travailleurs furent tués et 55 autres blessés dans ce qui est considéré comme le pire « accident » du travail de l’histoire de l’Ontario. L&#8217;endroit n&#8217;est pas l&#8217;une des destinations touristiques les plus courues d&#8217;Ottawa, mais si vous vous trouvez dans la capitale nationale cet été (comme beaucoup de touristes canadiens), profitez-en pour rendre hommage aux neuf travailleurs décédés ce...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="hero-text">Dans l’après-midi du 10 août 1966, une travée de 160 pieds d’un nouveau pont enjambant la rivière et le canal Rideau s’effondra, déversant dans la rivière des centaines de tonnes de béton non durci d’une hauteur d’environ 60 pieds. Neuf travailleurs furent tués et 55 autres blessés dans ce qui est considéré comme le pire « accident » du travail de l’histoire de l’Ontario.</p>
<p>L&rsquo;endroit n&rsquo;est pas l&rsquo;une des destinations touristiques les plus courues d&rsquo;Ottawa, mais si vous vous trouvez dans la capitale nationale cet été (comme beaucoup de touristes canadiens), profitez-en pour rendre hommage aux neuf travailleurs décédés ce jour-là et aux 55 autres dont la vie a été changée à jamais.</p>
<p>L&rsquo;enquête du coroner rejeta le blâme sur les ingénieurs, l&rsquo;utilisation de bois vert et le manque de pièces diagonales de renfort de la forme de support en bois, causant l&rsquo;effondrement au moment de couler le béton pour former le tablier du pont.</p>
<p>À l&rsquo;issue de l&rsquo;enquête, l&rsquo;Association des ingénieurs professionnels de l&rsquo;Ontario suspendit deux de ses membres, en réprimanda un troisième et l&rsquo;entreprise de construction O.J. Gaffney Limited, de Stratford en Ontario, fut condamnée à verser une amende de 5 000 $, peine maximale prévue à l&rsquo;époque par la <em>Loi sur la sécurité de la construction</em>.</p>
<p>Suite à cet accident, les normes de sécurité dans le secteur de la construction en Ontario furent remaniées.</p>
<p>En 1987, le Congrès du travail du Canada érigea son <a href="https://www.google.ca/maps/@45.3771067,-75.6995693,3a,31.2y,94.86h,92.52t/data=!3m6!1e1!3m4!1sYr395oue8qVVynxWDcUEkQ!2e0!7i13312!8i6656?hl=fr" target="_blank" rel="noopener">Monument national en l&rsquo;honneur des travailleurs tués ou blessés en milieu de travail</a> dans le parc Vincent Massey, à Ottawa, à portée de vue du pont. C&rsquo;est là que <a href="http://congresdutravail.ca/" target="_blank" rel="noopener">le Congrès du travail du Canada</a>, le Conseil du travail d’Ottawa et du district et les syndicats locaux organisent chaque année le 28 avril une cérémonie commémorant le Jour de deuil national pour les travailleurs tués ou blessés au travail.</p>
<p>Les « accidents » du travail et les maladies professionnelles sont responsables de la mort de plus de 2,3 millions de travailleuses et de travailleurs à travers le monde chaque année. Selon<a href="http://www.cchst.ca/events/mourning/default.html" target="_blank" rel="noopener"> le Centre canadien d&rsquo;hygiène et de sécurité</a> :</p>
<p>« Les <a href="http://awcbc.org/wp-content/uploads/2018/03/National-Work-Injury-Disease-and-Fatality-Statistics-Publication-2014-2016-May.pdf" target="_blank" rel="noopener">statistiques</a> les plus récentes de <a href="http://awcbc.org/fr/?page_id=381" target="_blank" rel="noopener">l&rsquo;Association des commissions des accidents du travail du Canada (ACATC)</a> indiquent qu&rsquo;en 2016, 904 décès dus à des accidents de travail ont eu lieu au Canada. Parmi ces victimes, cinq jeunes travailleurs âgés de quinze à dix-neuf ans et vignt autres âgés de vingt à vingt-quatre ans.</p>
<p>Si l&rsquo;on ajoute à ce chiffre les 240 682 demandes d&rsquo;indemnisation approuvées pour temps perdu en raison d&rsquo;un accident du travail ou d&rsquo;une maladie professionnelle, y compris les 7 562 demandes soumises par des jeunes travailleurs âgés de quinze à dix-neuf ans, et le fait que ces statistiques ne reflètent que les demandes approuvées par les commissions d&rsquo;accidents du travail, on peut conclure que le nombre total de travailleuses et de travailleurs concernés est encore plus important.</p>
<p>Ce que ces chiffres ne montrent pas est le nombre de personnes directement touchées par ces tragédies. Le décès d&rsquo;une travailleuse ou d&rsquo;un travailleur affecte à jamais la vie de ses proches, de sa famille, de ses amis et de ses collègues. »</p>
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		<title>Adoption de la loi sur l’assuance-chômage</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:42:57 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Assurance-emploi]]></category>
		<category><![CDATA[Ce que font les syndicats]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 5 août 1940, le gouvernement fédéral adoptait la Loi sur l’assurance-chômage, pilier fondamental du filet de sécurité sociale du Canada. Suite à des années de pressions politiques exercées par les syndicats, des groupes de la société civile et la FCC (devenue le NPD), le gouvernement libéral fut forcé d’agir, même s’il fallait pour cela modifier la Constitution. Plus de 75 ans plus tard, le programme a été étendu et a évolué pour répondre aux nouveaux besoins. On a même changé son nom pour des raisons politiques. Mais aujourd&#8217;hui, les compressions successives l’ont mis à mal. Quelques modifications bien ciblées...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 5 août 1940, le gouvernement fédéral adoptait la Loi sur l’assurance-chômage, pilier fondamental du filet de sécurité sociale du Canada. Suite à des années de pressions politiques exercées par les syndicats, des groupes de la société civile et la FCC (devenue le NPD), le gouvernement libéral fut forcé d’agir, même s’il fallait pour cela modifier la Constitution.</p>
<p><strong>Plus de 75 ans plus tard, le programme a été étendu et a évolué pour répondre aux nouveaux besoins. On a même changé son nom pour des raisons politiques. Mais aujourd&rsquo;hui, les compressions successives l’ont mis à mal. Quelques modifications bien ciblées suffiraient pour l’adapter aux besoins des employeurs, des travailleurs et travailleuses et de l’économie dans son ensemble.</strong></p>
<h6><strong>L&rsquo;APERÇU HISTORIQUE CI-DESSOUS DÉCRIT LE DÉVELOPPEMENT ET LE DÉCLIN DE L’AC/AE AU CANADA.</strong></h6>
<p><strong>1918 –</strong> Vu le besoin de réintégrer les soldats à la population active, la <em>Loi sur la coordination des bureaux de placement</em> est adoptée. Grâce à celle-ci, le gouvernement fédéral subventionne les bureaux de placement provinciaux. De plus, le gouvernement fédéral crée le ministère des Services d’emploi qui a pour mandat de fournir des données et des conseils sur l’emploi.</p>
<p><strong>En 1919</strong>, le gouvernement du Canada signe un projet de document qui recommande la création d’une assurance-chômage publique pendant la première Conférence internationale du Travail. La même année, le gouvernement fédéral crée une Commission royale sur les relations industrielles. Celle-ci recommande la mise en œuvre d’un régime national d’assurance sociale pour les travailleurs et les travailleuses ayant perdu leur emploi sans que ce soit de leur faute.</p>
<p><strong>Années 1930 – </strong>En réponse aux taux de chômage élevés qui sévissent pendant la dépression économique des années 1930, les gouvernements de différents ordres établissent un système de « secours ». Dans bien des cas, les secours se présentent sous la forme de coupons plutôt que d’argent et sont liés au travail pour les services des travaux publics ou dans des camps de travail.</p>
<p><strong>Mars 1935 – </strong>Première tentative infructueuse : le gouvernement conservateur du Premier ministre Bennett adopte <em>la Loi sur le placement et les assurances sociales</em> en troisième lecture.</p>
<p><strong>Juin-juillet 1935 –</strong> Les conditions lamentables qui règnent dans les camps de secours de la côte du Pacifique engendrent la marche sur Ottawa qui se termine par une émeute déclenchée à l’instigation de la police à Regina le 1er juillet. Les camps de secours sont fermés, et l’incident souligne le besoin de doter le Canada d’un régime d’assurance sociale.</p>
<p><strong>Octobre 1935 – </strong>Puisque le gouvernement Bennett est défait, la <em>Loi sur le placement et les assurances sociales</em> n’est pas mise en application. Elle est jugée inconstitutionnelle l’année suivante parce que le chômage relève de la compétence des provinces.</p>
<p><strong>De 1935 à 1940 – </strong>Les pressions de plus en plus fortes faites par les syndicats, les groupes sociaux et la Fédération du Commonwealth coopératif (la CCF est un précurseur du NPD) obligent le gouvernement libéral de Mackenzie-King à agir. Le Roi à prendre des mesures.</p>
<p><strong>1940 –</strong> Les effets de la dépression ont tellement marqué la population canadienne que les provinces conviennent unanimement de modifier la Constitution. M. Mackenzie-King finit par obtenir l’assentiment britannique et l’appui unanime des provinces pour que l’AC relève de la compétence fédérale, et la Loi sur l’assurance-chômage est adoptée. Seuls 40 % des membres de la population active sont assujettis à l’AC car les travailleurs et les travailleuses saisonniers, les fonctionnaires et d’autres groupes sont exclus de son champ d’application. Les gens doivent prouver qu’ils sont en chômage, qu’ils sont disponibles pour occuper un emploi convenable et qu’ils ont cotisé au régime pour 180 journées depuis deux ans.  Les prestations durent entre 6 à 52 semaines.</p>
<p><strong>1955 –</strong> La refonte du régime qui se produit sous le gouvernement Saint-Laurent rend environ 75 % des membres de la population active canadienne admissibles aux prestations et porte la période de prestations de 15 à 36 semaines.</p>
<p><strong>1971 &#8211;</strong> Le gouvernement Trudeau adopte une nouvelle <em>Loi sur l&rsquo;assurance-chômage</em> qui couvre 96 % des travailleuses et travailleurs rémunérés. Pour être admissible aux prestations, il faut avoir travaillé pendant au moins huit semaines à raison de vingt heures minimum par semaine au cours de l&rsquo;année précédente. La durée maximale des prestations est portée à 50 semaines, mais elle est calculée selon une formule compliquée reprenant les chiffres de la participation au marché du travail ainsi que le taux de chômage régional et national. Des prestations de maladie, de maternité et de retraite sont ajoutées au régime.</p>
<p><strong>1977 –</strong> Le gouvernement Trudeau simplifie la formule de calcul de durée des prestations mais ajoute une norme d’admissibilité variable basée sur le taux de chômage dans la région où habite la personne. Pour être admissibles aux prestations, les travailleurs et travailleuses vivant dans une région où le taux de chômage est faible doivent travailler deux fois plus longtemps que ceux qui habitent dans une région où le taux de chômage est élevé.</p>
<p><strong>1978 &#8211;</strong> Le gouvernement Trudeau porte le nombre des régions de l’AC de 16 à 48.</p>
<p><strong>1990 &#8211; </strong>Le Premier ministre Brian Mulroney supprime le financement fédéral du programme d&rsquo;assurance-chômage. Ce dernier est dès lors entièrement financé par les cotisations des travailleuses et travailleurs et des employeurs. Le nombre de régions couvertes par l&rsquo;AC est porté à 62 et un programme unique de durée des prestations est établi, sur base du nombre de semaines de rémunération assurables et du taux de chômage régional.</p>
<p><strong>De 1990 à 1996 –</strong> Les gouvernements conservateurs et libéraux successifs apportent un certain nombre de modifications au régime réduisant le montant et la durée des prestations et augmentant le nombre de semaines de travail ouvrant droit aux prestations dans certaines régions.</p>
<p><strong>1996 &#8211;</strong> Le gouvernement Chrétien introduit des réformes majeures et change le nom du programme en Assurance-emploi (AE). La période de référence est allongée considérablement. Dans les régions où le taux de chômage est le plus faible, elle passe de 20 semaines de travail à raison de 15 heures/semaine (300 heures) à 720 heures, une augmentation de 240 %.</p>
<p><strong>De 1996 à 2006 &#8211; </strong>Sous les gouvernements libéraux successifs, les difficultés que rencontrent les travailleuses et les travailleurs sans emploi à accéder aux droits à l&rsquo;assurance-emploi en raison des critères engendrent un excédent colossal de 57 milliards de dollars. Plutôt que de conserver cet argent pour couvrir de futurs besoins en matière d&#8217;emploi, le fonds est vidé et l’argent utilisé pour équilibrer les budgets fédéraux qui accordent des réductions d&rsquo;impôt aux entreprises et aux riches.</p>
<p><strong>2008 &#8211; </strong>Le gouvernement conservateur de Stephen Harper crée un nouveau conseil d&rsquo;administration pour gérer le financement de l&rsquo;Assurance-emploi (l&rsquo;Office de financement de l&rsquo;assurance-emploi du Canada), élimine « l’emprunt » des 57 milliards de dollars par l&rsquo;état fédéral et relance le programme de l’AE en ne versant que 2 milliards de dollars dans la caisse. Les syndicats font un procès au gouvernement et réclament le remboursement des 57 milliards de dollars, mais la Cour suprême se range du côté du gouvernement fédéral. Plus tard dans l&rsquo;année, la grande récession s&rsquo;abat sur le pays.</p>
<p><strong>2012 – </strong>Le gouvernement Harper modifie la définition de l’emploi convenable de telle sorte que tous les prestataires doivent accepter des offres d’emplois moins bien rémunérés que leurs emplois précédents – de 10 % à 30 % selon leur recours antérieur à l’AE et le temps écoulé depuis le début de la période de prestations en cours. Désormais, les appels, qui étaient auparavant entendus au cours d’audiences en personne par des tribunaux comprenant trois personnes, consistent essentiellement en la présentation de documents écrits qui sont examinés par un seul membre du Tribunal de la sécurité sociale.</p>
<p><strong>De 2013 à aujourd&rsquo;hui</strong>, veuillez consultez les « ressources ».</p>
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		<title>Le meurtre d’un dirigeant syndical déclenche la première grève générale.</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:41:17 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Responsabilité sociale des entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 27 juillet 1918, Albert « Ginger » Goodwin, mineur de charbon de la C-B bien connu, pacifiste et militant en faveur de l’amélioration des conditions de travail dans le secteur minier canadien, est retracé et abattu par un agent de police. Son meurtre, motivé selon un grand nombre de personnes par son militantisme syndical, déclenche la première grève générale du Canada à Vancouver où les travailleuses et les travailleurs posent leurs outils pour aller manifester dans les rues. Cent ans plus tard, le mouvement syndical canadien poursuit le travail entrepris par M. Goodwin en appelant à une plus grande...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 27 juillet 1918, Albert « Ginger » Goodwin, mineur de charbon de la C-B bien connu, pacifiste et militant en faveur de l’amélioration des conditions de travail dans le secteur minier canadien, est retracé et abattu par un agent de police. Son meurtre, motivé selon un grand nombre de personnes par son militantisme syndical, déclenche la première grève générale du Canada à Vancouver où les travailleuses et les travailleurs posent leurs outils pour aller manifester dans les rues.</p>
<p><strong>Cent ans plus tard, le mouvement syndical canadien poursuit le travail entrepris par M. Goodwin en appelant à une plus grande responsabilisation des sociétés minières &#8211; socialement, économiquement et écologiquement &#8211; au Canada et dans le monde entier.</strong></p>
<p>En tant que vice-président de la Fédération du travail de la C-B, Ginger Goodwin dirige plusieurs grèves et s’oppose haut et fort à la Première Guerre mondiale, ce qui attire sur lui l’attention des autorités publiques et militaires.</p>
<p>Comme de nombreux mineurs de charbon, M. Goodwin a des troubles pulmonaires. C’est pourquoi il est initialement jugé « inapte » au combat à l’étranger. Toutefois, après une grève qu’il dirige pour la journée de 8 heures à une fonderie de Trail, en C-B, son statut de conscription est remplacé par celui d’« apte au service militaire au sein d’une unité de combat outre-mer ».</p>
<p>Avec l’aide de gens de son village, il se rend dans l’île Vancouver et se cache dans les bois près de Cumberland, où d’autres objecteurs de conscience reçoivent des vivres de membres de la collectivité locale. Au cours d’une séquence d’événements encore contestés, M. Goodwin est retracé le 27 juillet 1918 et abattu par un agent de police privé au service de la Police à cheval du Nord-Ouest (précurseur de la GRC) quatre jours après que l’amnistie ait été décrétée à l’égard des conscrits réfractaires.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="media-element file-default" src="https://congresdutravail.ca/sites/default/files/GGoodwin-Funeral2.jpg" alt="" width="1024" height="808" data-delta="2" /></p>
<p>Son cortège funèbre s’étend sur un mile et il est enterré au cimetière municipal de Cumberland. Moins d&rsquo;une semaine plus tard, le 2 août, la grève générale de Vancouver &#8211; première grève générale de l&rsquo;histoire canadienne &#8211; est déclenchée, une journée de manifestation politique en réaction à l&rsquo;assassinat de M. Goodwin. Avant d&rsquo;être tué, M. Goodwin avait appelé à une grève générale en cas de recrutement forcé de travailleurs dans l&rsquo;armée.</p>
<p>Les représailles sont violentes. Trois cents hommes saccagent les bureaux du Conseil des métiers et du travail de Vancouver. Beaucoup d&rsquo;entre eux sont des soldats revenus de guerre, mobilisés et approvisionnés en véhicules pour attaquer le Temple du travail, situé au 411, rue Dunsmuir.</p>
<p>En 2001, le gouvernement libéral nouvellement élu en C-B retire le nom Ginger Goodwin Way de la route qui longe le cimetière où se trouvent les restes de M. Goodwin. Les panneaux et le nom <a href="https://news.gov.bc.ca/releases/2018TRAN0097-001267" target="_blank" rel="noopener">ont été restaurés</a> en juin 2018 par le gouvernement néo-démocrate. Alors que les panneaux de Ginger Goodwin Way sur l&rsquo;île de l&rsquo;île apparaissent et disparaissent, Goodwin est commémoré par Ginger Goodwin Creek (1982) et un mont (Mount Ginger Goodwin &#8211; 1989) portent encore le nom de M. Goodwin. Il s’agit de la montagne sans nom sur laquelle il a été abattu par balle. De plus, chaque année, les habitants de Cumberland tiennent une <a href="https://minersmemorial.ca/" target="_blank" rel="noopener">cérémonie commémorative sur sa tombe</a> afin de rendre hommage au personnage et aux causes qu’il a défendues.</p>
<p>Le gouvernement provincial de la Colombie-Britannique a officiellement désigné le 27 juillet 2018 «<a href="http://www.cumberlandmuseum.ca/events/ginger-goodwin-day-july-27-2018/" target="_blank" rel="noopener">Ginger Goodwin Day</a>» pour commémorer le centenaire de son meurtre.</p>
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		<title>Jugé « radical » à l’époque, le manifeste de regina définit les valeurs canadiennes.</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:38:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 19 juillet 1933, pendant une conférence tenue à Regina, des gens se sont rassemblés pour imaginer un pays meilleur – économiquement durable, socialement responsable, et juste. Leur vision a initialement été qualifiée de « radicale » et propre à causer un désastre. Cependant, une génération plus tard elle est devenue le plan de la politique sociale du Canada pour le reste du 20e siècle et elle a défini les valeurs que de nombreuses personnes considèrent comme les bases de l’identité canadienne. Comme le récent Manifeste du Grand Bond vers l’avant, le Manifeste de Regina a été accueilli avec un mélange...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 19 juillet 1933, pendant une conférence tenue à Regina, des gens se sont rassemblés pour imaginer un pays meilleur – économiquement durable, socialement responsable, et juste. Leur vision a initialement été qualifiée de « radicale » et propre à causer un désastre. Cependant, une génération plus tard elle est devenue le plan de la politique sociale du Canada pour le reste du 20e siècle et elle a défini les valeurs que de nombreuses personnes considèrent comme les bases de l’identité canadienne.</p>
<p>Comme le récent <a href="https://leapmanifesto.org/fr/un-bond-vers-lavant/" target="_blank" rel="noopener">Manifeste du Grand Bond vers l’avant</a>, le Manifeste de Regina a été accueilli avec un mélange d’incrédulité, de déni et de doute au sujet de son objectif d’améliorer le Canada. Pour les partisans du statu quo, il était illusoire; pour les socialistes déterminés, il n’était pas assez ambitieux.</p>
<p>Adopté au cours du premier congrès national du nouveau parti politique du Canada, la <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/co-operative-commonwealth-federation/" target="_blank" rel="noopener">Fédération du commonwealth coopératif (CCF)</a>, ce manifeste préconise l’instauration d’une économie socialisée et de réseaux nationalisés de transport, de communications, d’électricité et d’autres services. Il prévoit l’établissement d’un code du travail national englobant le droit des travailleurs et travailleuses de se syndiquer, un régime d’assurance sur la maladie, les accidents, la vieillesse et le chômage et des programmes sociaux tels que les soins de santé à financement public.</p>
<p>Que ce soit un régime national de soins de santé, des pensions de vieillesse, l’assurance-chômage, des normes nationales sur le travail, des allocations familiales et des sociétés d’État chargées de fournir des services notamment de télécommunications, de transport et d’énergie, le Manifeste de Regina indiquait des mesures de réforme économiques et politiques et proposait des solutions à apporter à des problèmes qui trouvent encore résonance à l’heure actuelle et qui demeurent en fait des enjeux électoraux clés.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Les travailleurs et travailleuses gagnent l’accès à l’égalité à l’égard des conjoints du même sexe</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:37:22 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Droits de la personne et égalité]]></category>
		<category><![CDATA[Équité]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Homophobie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 15 juillet 1996, les fonctionnaires fédéraux ayant des conjoints du même sexe ont fini par obtenir les mêmes avantages liés à l’emploi que leurs collègues avaient à l’égard de conjointes et conjoints de sexe opposé. L’accès égal aux pensions, aux soins de santé, aux soins dentaires et aux prestations de conjoint a fini par être gagné après des années de lutte livrée par les travailleurs et les travailleuses lesbiennes, gais et bisexuels qui, avec l’aide de leurs syndicats, ont pris des actions en cour, devant les tribunaux des droits de la personne et dans la rue. Stanley Moore et...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 15 juillet 1996, les fonctionnaires fédéraux ayant des conjoints du même sexe ont fini par obtenir les mêmes avantages liés à l’emploi que leurs collègues avaient à l’égard de conjointes et conjoints de sexe opposé. L’accès égal aux pensions, aux soins de santé, aux soins dentaires et aux prestations de conjoint a fini par être gagné après des années de lutte livrée par les travailleurs et les travailleuses lesbiennes, gais et bisexuels qui, avec l’aide de leurs syndicats, ont pris des actions en cour, devant les tribunaux des droits de la personne et dans la rue.</p>
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<p>Stanley Moore et Dale Akerstrom étaient tous deux au service du gouvernement fédéral. M. Moore était un agent du service extérieur qui travaillait pour le ministère des Affaires étrangères tandis que M. Akerstrom travaillait pour la Commission de l’emploi et de l’immigration du Canada.</p>
<p>En 1991, M. Moore a été affecté à l’ambassade du Canada en Indonésie. Il s’est vu refuser des prestations de conjoint pour la réinstallation de son partenaire, Pierre Soucy, pour la raison que celui-ci n’était pas considéré comme un conjoint parce qu’il était du même sexe que M. Moore.</p>
<p>En 1992, M. Akerstrom a demandé d’être considéré non plus comme un célibataire mais bien comme une personne en union avec une autre afin que son partenaire, Alexander Dias, soit reconnu comme étant son conjoint et le bénéficiaire qu’il désignait pour les prestations de décès dans le cadre du Régime de soins de santé de la fonction publique. Sa demande a été rejetée parce que le conjoint était défini comme étant une personne du sexe opposé aux fins de ce régime.</p>
<p>Les deux hommes ont porté plainte à la Commission canadienne des droits de la personne, qui a fait droit à leurs plaintes en se fondant sur un jugement rendu en 1992 par la Cour d’appel de l’Ontario (dans l’affaire Haig c. Canada) selon lequel la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle était interdite par l’article 15 de la Charte canadienne des droits et libertés.</p>
<p>La décision stipule que « la loi indique tout à fait clairement que le refus d’accorder à un conjoint du même sexe les mêmes avantages associés à l’emploi qu’aux conjoints de fait de sexe opposé constitue de la discrimination fondée sur le motif de distinction illicite qu’est l’orientation sexuelle ». Le gouvernement fédéral a été reconnu coupable de discrimination à l’égard de messieurs Moore et Akerstrom et il lui a été ordonné de cesser d’invoquer la définition de conjoint en question et de dédommager les deux hommes.</p>
<p>Dans une autre cause, soit <a href="http://www.chrc-ccdp.ca/historical-perspective/fr/timePortals/milestones/137amile.asp">Egan c. Canada</a>, la Cour suprême a appuyé unanimement le jugement d’un tribunal inférieur selon lequel l’orientation sexuelle est un motif de discrimination illicite selon l’article 15 de la Charte.</p>
<p>Le gouvernement fédéral n’avait plus d’autres options. En mai 1996, il a adopté une loi modifiant la Loi canadienne sur les droits de la personne de manière à ajouter l’orientation sexuelle aux motifs de discrimination illicite. L’amendement est entré en vigueur le 15 juillet, donnant à tous les fonctionnaires fédéraux l’accès aux mêmes droits à des avantages liés à l’emploi.</p>
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		<title>L’émeute la plus importante du canada – fête du canada, 1935</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:36:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 1er juillet 1935, des milliers de personnes sont descendues dans la rue à Regina non pas pour marquer l’anniversaire du Canada mais bien pour appuyer un groupe de travailleurs qui manifestaient contre le taux de chômage élevé, l’insécurité de revenu et les conditions de travail inéquitables. Quand la GRC est intervenue pour les disperser, cela a causé l’émeute la plus importante qui soit survenue au Canada (jusqu’à présent). La « marche sur Ottawa » était une forme de protestation des travailleurs contre leur traitement inéquitable et l’austérité du gouvernement qui a rallié l’appui du public, contribué à la défaite du gouvernement...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 1er juillet 1935, des milliers de personnes sont descendues dans la rue à Regina non pas pour marquer l’anniversaire du Canada mais bien pour appuyer un groupe de travailleurs qui manifestaient contre le taux de chômage élevé, l’insécurité de revenu et les conditions de travail inéquitables. Quand la GRC est intervenue pour les disperser, cela a causé l’émeute la plus importante qui soit survenue au Canada (jusqu’à présent).</p>
<p><strong>La « marche sur Ottawa » était une forme de protestation des travailleurs contre leur traitement inéquitable et l’austérité du gouvernement qui a rallié l’appui du public, contribué à la défaite du gouvernement fédéral conservateur de R.B. Bennett plus tard cette année-là et ouvert la voie à l’instauration d’un régime national d’assurance-chômage.</strong></p>
<p>Pendant les années 1930, <a href="http://www.historymuseum.ca/cmc/exhibitions/hist/medicare/medic-2c01f.shtml" target="_blank" rel="noopener">la Grande crise</a> avait décimé l’économie canadienne et causé un chômage massif. Le gouvernement fédéral y a réagi en créant des « <a href="http://www.museedelhistoire.ca/blog/etablissement-de-camps-de-secours-pour-les-chomeurs/" target="_blank" rel="noopener">camps de secours</a> » dans lesquels des milliers d’hommes vivaient et travaillaient contre un salaire de vingt cents par jour.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="media-element file-default" title="Work camp protest" src="https://congresdutravail.ca/sites/default/files/media/work-camp-protest.jpg" alt="Work camp protest" width="700" height="370" data-delta="1" /></p>
<p>En 1935, les gens en avaient assez. En avril de cette année-là, après deux mois de protestations à Vancouver au sujet des conditions lamentables et inéquitables qui régnaient dans les camps, plus de mille chômeurs sont montés non pas dedans mais plutôt dessus des wagons couverts dans le cadre de ce qu’on en est venu à appeler « la marche sur Ottawa ». Leur but : rencontrer ensemble le gouvernement conservateur de l’heure et exiger de meilleures conditions et un moyen plus équitable de répondre au chômage.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="media-element file-default" src="https://congresdutravail.ca/sites/default/files/media/On-To-Ottawa.jpg" alt="" width="440" height="368" data-delta="2" /></p>
<p>Le Premier ministre a fini par consentir à une rencontre, mais seulement avec une poignée de représentants et non avec tous ces travailleurs. Pendant que les représentants se rendaient à Ottawa, les centaines d’autres participants à la marche « attendaient » à Regina (en fait, la GRC les tenait en place).</p>
<p>La rencontre a mal tourné. Le Premier ministre a accusé les participants d’être des radicaux menant une insurrection. Quand les représentants sont rentrés à Regina et ont rendu compte de la réunion, près de 2 000 personnes se sont jointes à 300 participants à la marche pour protester et manifester leur solidarité à l’égard des travailleurs.</p>
<p>La police a chargé la foule, déclenchant des heures de combat corps à corps dans tout le centre de la ville. Les gens ripostaient à l’aide de bâtons et de pierres et la police a employé le gaz lacrymogène et tiré des coups de feu au‑dessus et sur des groupes de personnes.</p>
<p>Les dommages matériels ont été considérables et les blessures nombreuses. Un des participants à la marche et un policier en civil sont morts, et des centaines d’habitants de la ville et de participants à la marche ont été amenés à l’hôpital ou dans des foyers privés. La police a arrêté les personnes hospitalisées et plus de 100 autres.</p>
<p>La police a prétendu que 39 policiers, outre celui qui est mort, avaient été blessés, mais elle a nié que la mêlée avait causé un décès de manifestant. Les dossiers de l’hôpital ont été modifiés par la suite pour masquer la cause réelle du décès.</p>
<p>Plus tard la même année, en réaction à l’appui manifesté par le public en vue de l’amélioration des conditions des chômeurs, le gouvernement fédéral a adopté <a href="https://www.canada.ca/fr/affaires-intergouvernementales/services/federation/programme-assurance-chomage.html" target="_blank" rel="noopener"><em>la Loi sur le placement et les assurances sociales</em></a> et créé le premier régime national pour les chômeurs du Canada.</p>
<p>Le gouvernement a été <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_f%C3%A9d%C3%A9rales_canadiennes_de_1935" target="_blank" rel="noopener">défait par la suite</a>, et sa loi hâtivement rédigée a été invalidée par les tribunaux. Cependant, l’audacieux effort de réforme a ouvert la voie à l’établissement d’un régime national d’assurance-chômage, en 1940, par le gouvernement dirigé par W.L.M King.</p>
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		<title>Les travailleuses et les travailleurs des postes font la grève pour le congé de maternité – et gagnent gros!</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:35:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 30 juin 1981, le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes amène ses membres à faire la grève pour obtenir de meilleures prestations de congé de maternité. La grève dure 42 jours et change tout. Les membres obtiennent 17 semaines de congé de maternité payé et établissent ainsi une nouvelle norme en matière de prestations parentales à laquelle tous les travailleurs et les travailleuses obtiennent bientôt l’accès. En 1981, à l’issue d’une grève de 42 jours, le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), obtient 17 semaines de congé de maternité payé pour les travailleuses des postes de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 30 juin 1981, le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes amène ses membres à faire la grève pour obtenir de meilleures prestations de congé de maternité. La grève dure 42 jours et change tout. Les membres obtiennent 17 semaines de congé de maternité payé et établissent ainsi une nouvelle norme en matière de prestations parentales à laquelle tous les travailleurs et les travailleuses obtiennent bientôt l’accès.</p>
<p>En 1981, à l’issue d’une grève de 42 jours, le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (<a href="https://www.cupw.ca/fr" target="_blank" rel="noopener">STTP</a>), obtient 17 semaines de congé de maternité payé pour les travailleuses des postes de tout le Canada. L’obtention de congés de maternité payés plus longs que ce que prévoyaient les prestations d’assurance-chômage ne tarde pas à se répandre dans l’ensemble du pays.</p>
<p>Les prestations de congé de maternité payé – qui garantissent aux nouvelles mères un congé payé après lequel elles peuvent réintégrer leur emploi – n’avaient été instaurées qu’une décennie plus tôt. Avant cela, la nouvelle mère devait démissionner ou rentrer rapidement au travail si sa famille comptait sur son revenu.</p>
<p>Les premiers congés pour les nouvelles mères sont instaurés au Canada quand la C.-B. adopte la <em>Maternity</em><em>Protection</em><em> Act</em> en 1921. Cette loi permet aux femmes de prendre un congé d’une durée restreinte avant et après une naissance et rend illégal de les congédier pour leur absence. De plus, elle accorde une pause de trente minutes deux fois par jour pour allaiter un enfant au travail. Les employeurs ne respectant pas cette loi sont passibles de lourdes amendes.</p>
<p>Cela peut ne pas sembler très progressiste, mais ce l’était vraiment à l’époque. C’était la seule loi en son genre au Canada à ce moment-là et pour de nombreuses années après.</p>
<p>En 1940, la <a href="http://congresdutravail.ca/twlh-aug-1-fr" target="_blank" rel="noopener"><em>Loi sur l&rsquo;assurance-chômage</em></a> est adoptée au Canada. Elle ne prévoit pas de congé de maternité pendant ses premières décennies d’application. Le congé de maternité tel que nous le connaissons n’est instauré qu’en 1966 en C.-B.. Cinq ans plus tard, le gouvernement fédéral emboîte le pas à la province en amendant le <em>Code canadien du travail</em>.</p>
<p>Selon les <a href="http://www.cbc.ca/archives/entry/employment-insurance-ui-gets-richer-in-1971" target="_blank" rel="noopener">dispositions de 1971</a> (en anglais seulement), les mères qui ont accumulé au moins 20 semaines de gains assurables peuvent demander un maximum de 15 semaines de prestations dans le cadre du Régime d’assurance-chômage. La décision d’assujettir les futures et nouvelles mères à un régime prévu pour les personnes en chômage a été pas mal controversée et elle faisait passer les congés de maternité de la compétence provinciale à la compétence fédérale dont ils relèvent de nos jours.</p>
<p>Vers le début des années 1960, à peine un peu plus de 30 % des femmes de 20 à 30 ans participaient à la population active canadienne. À la fin des années 1970, la proportion des femmes sur le marché du travail avait doublé pour dépasser légèrement  60 %. Actuellement, plus de 70 % des mères d’enfants de moins de cinq ans participent à la population active.</p>
<p>Les syndicats du Canada n’ont pas tardé à revendiquer des changements rendant les congés de maternité plus accessibles non seulement dans la législation mais aussi dans les conventions collectives. Ils ont négocié avec les employeurs pour obtenir des congés plus longs et des prestations constituant le complément de la partie de la rémunération à laquelle correspondaient les prestations d’AC. Ils ont en outre obtenu des garanties que les femmes pourraient réintégrer les emplois qu’elles occupaient avant leur congé de maternité, des congés parentaux plus longs pour les nouveaux pères et des congés pour les parents d’enfants nouvellement adoptés.</p>
<p>En 1979, le <a href="http://congresdutravail.ca/twlh-avr-2-fr" target="_blank" rel="noopener">Front commun</a> québécois, qui  représentait les travailleuses et travailleurs du secteur public, du secteur de l’éducation et de celui de la santé, a obtenu par la négociation 20 semaines de congé de maternité entièrement payé, 10 semaines de congé pour les parents d’enfants adoptés et 5 journées de congé de paternité.</p>
<p>Mais c’est la grève de 1981 des travailleurs et travailleuses des postes, dirigée par le STTP, qui s’est révélée déterminante. La tendance était claire : les travailleurs et travailleuses et leurs syndicats exigeaient des prestations de maternité élargies et ils étaient prêts à faire la grève pour les obtenir. L’année suivante, les commis fédéraux, qui faisaient partie de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) et les téléphonistes de Bell, qui faisaient partie du Syndicat des travailleurs et travailleuses en communication et en électricité du Canada (STCC), ont obtenu par la négociation collective des congés de maternité payés.</p>
<p>Les syndicats ne se sont pas arrêtés là. Des congés d’adoption, des congés de paternité et des congés parentaux – accessibles à l’un ou l’autre des parents – ont été négociés avec les employeurs. Il s’ensuit que le gouvernement fédéral a continué à améliorer les prestations de maternité et parentales offertes dans le cadre du Régime d’assurance-emploi.</p>
<p>Actuellement, <a href="http://www.fautquecabouge.ca/" target="_blank" rel="noopener">les syndicats continuent de militer</a> en faveur de l’amélioration de l’accès aux prestations parentales grâce à l’augmentation de l’accès aux prestations d’assurance-emploi et de l’accès de tous les travailleurs et travailleuses à des services de garde à l’enfance de qualité et à prix abordable. L’accès aux services d’éducation préscolaire et de garde à l’enfance présente des avantages qui débordent le cadre des familles comprenant de jeunes enfants. Le fait de permettre aux parents de réintégrer la population active et d’y participer pleinement stimule la productivité et comporte des avantages reconnus pour l’ensemble de l’économie.</p>
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		<title>« One big union » est fondé à calgary le 4 juin 1919</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:34:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le syndicat industriel national du Dominion du Canada – aussi appelé « One Big Union » (OBU) – est né de la volonté d’unir tous les travailleurs au sein d’un même syndicat fondé sur la classe sociale plutôt que sur la profession ou la nationalité. Faisant ardemment la promotion de la grève pour favoriser les intérêts de ses membres, l’OBU est qualifié de radical par la collectivité politique et le milieu des affaires du Canada, qui prétendent qu’il menace la sécurité du pays. Au fil de l’industrialisation de l’économie du Canada au début du 20e siècle, la main-d’œuvre de celui-là a...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le syndicat industriel national du Dominion du Canada – aussi appelé « One Big Union » (OBU) – est né de la volonté d’unir tous les travailleurs au sein d’un même syndicat fondé sur la classe sociale plutôt que sur la profession ou la nationalité. Faisant ardemment la promotion de la grève pour favoriser les intérêts de ses membres, l’OBU est qualifié de radical par la collectivité politique et le milieu des affaires du Canada, qui prétendent qu’il menace la sécurité du pays.</p>
<p>Au fil de l’industrialisation de l’économie du Canada au début du 20<sup>e</sup> siècle, la main-d’œuvre de celui-là a changé. L’économie, qui reposait auparavant sur des artisans, des ouvriers qualifiés et des agriculteurs, se remplit de travailleurs non spécialisés attirés aux usines et aux chantiers de construction.</p>
<p>L’Ouest du Canada est en croissance rapide et proteste déjà contre le fait que c’est l’Est du pays qui tient les rênes de l’économie et de la politique. La croissance rapide de la main-d’œuvre et du mouvement syndical dans l’Ouest témoigne de cette division géographique.</p>
<p>Les travailleurs de l’Ouest ont des racines beaucoup plus radicales que ceux de l’Est. Bon nombre d’immigrants viennent de pays socialistes et cherchent à instaurer un nouvel ordre mondial dans leur pays d’adoption. Les <em><a href="https://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/industrial-workers-of-the-world/" target="_blank" rel="noopener">Industrial Workers of the World </a></em>créés en 1905 trouvent leur base d’appui dans l’Ouest des États-Unis et du Canada et illustrent ce point de vue. De nombreuses personnes croient que c’est en unissant tous les travailleurs au sein d’un même syndicat qu’on pourrait établir une véritable solidarité et obtenir les changements sociaux qu’ils souhaitent.</p>
<p>Cependant, le mouvement syndical canadien est dominé par des syndicats de l’Est du pays, qui sont contrôlés par des syndicats des États-Unis et axés sur la représentation des travailleurs spécialisés au sein de syndicats de métier. Pendant l’assemblée de 1902 du <a href="https://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/congres-des-metiers-et-du-travail-du-canada/" target="_blank" rel="noopener">Congrès des métiers et du travail du Canada</a>(CMTC), la plupart des syndicats indépendants canadiens sont expulsés, y compris les Chevaliers du travail, qui sont la voix la plus forte des travailleurs industriels et qui accueillent presque tous les travailleurs qualifiés et non qualifiés, les femmes et les personnes racialisées.</p>
<p>L’appui de la Première Guerre mondiale et de <a href="https://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/loi-du-service-militaire/" target="_blank" rel="noopener">la conscription</a> divise encore davantage les syndicats du Canada. Alors que le CMTC est favorable à la guerre et à conscription, l’opposition aux deux est forte dans l’Ouest. En 1917, les chefs syndicaux de l’Ouest s’indignent quand des chefs syndicaux canadiens participent à une conférence de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9d%C3%A9ration_am%C3%A9ricaine_du_travail" target="_blank" rel="noopener">Fédération américaine du travail </a>(FAT) appelant le mouvement syndical à appuyer l’entrée en guerre des États-Unis et à signer un engagement à défendre « la République des États-Unis contre ses ennemis, quels qu’ils soient ». Les chefs canadiens jugent qu’il s’agit là d’une subjugation aux intérêts des États-Unis et aux syndicats de métier étatsuniens.</p>
<p>L’année suivante, <a href="https://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/goodwin-albert/" target="_blank" rel="noopener">Albert (dit Ginger) Goodwin</a>, bien connu en tant que mineur de charbon, recruteur syndicat et vice-président de la Fédération du travail de la Colombie-Britannique (FTCB), est traqué et abattu pour ne pas s’être soumis à la conscription – mais les travailleurs de l’Ouest savent pourquoi il est mort. Il a tenu tête aux compagnies charbonnières et au gouvernement dans son opposition à la guerre et à la conscription. Sa mort déclenche la première générale du Canada à Vancouver.</p>
<p>Après la guerre, les travailleurs et leurs familles qui ont fait beaucoup de sacrifices au cours des années précédentes ne sont plus disposés à en faire. Les soldats revenant de la guerre ne trouvent pas d’emploi. La prospérité pour laquelle ils ont lutté n’est pas partagée. Les travailleurs de tout le Canada exigent mieux. Ils se mobilisent, et c’est dans l’Ouest que les voix les plus fortes se font entendre en faveur d’un changement.</p>
<p>En 1919, pendant l’assemblée de la Conférence syndicale de l’Ouest des syndicats faisant partie du CMTC qui a lieu à Calgary, les choses atteignent un point critique. Environ 250 délégués représentant des syndicats importants de Winnipeg à Victoria participent à cette assemblée – la FTCB s’est même assurée de tenir son congrès à Calgary cette année-là afin de permettre à un plus grand nombre de délégués de participer à l’assemblée. Des années de frustration et d’aliénation ont convaincu la majorité des délégués à l’assemblée de voter en faveur d’une résolution visant à créer un « syndicat industriel révolutionnaire » distinct de la FAT et du CMTC. Le congrès inaugural du « <a href="https://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/one-big-union/" target="_blank" rel="noopener">One Big Union</a> » (grand syndicat unique) est prévu pour juin 1919.</p>
<p>Cependant, le temps ne joue pas en faveur du OBU. Avant que le congrès inaugural ait lieu, le 4 juin, une <a href="https://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/greve-generale-de-winnipeg/" target="_blank" rel="noopener">grève générale</a> est déclenchée à Winnipeg. Bon nombre des partisans du OBU à Winnipeg se font emprisonner et certains se font déporter par suite de la répression de la grève, de telle sorte qu’ils ne peuvent pas participer au congrès. Le nouveau syndicat est fondé mais dans un paysage différent. Après la défaite des grévistes à Winnipeg, les employeurs et les gouvernements sont plus disposés à utiliser tous les outils dont ils disposent contre les travailleurs et les travailleuses syndiqués, souvent avec l’appui du CMTC.</p>
<p>L’OBU demeure une force modérée dans l’Ouest jusqu’en 1956, année où il fusionne avec le <a href="http://congresdutravail.ca/%C3%A0-propos-du-ctc" target="_blank" rel="noopener">Congrès du Travail du Canada</a> (CTC) nouvellement créé. L’OBU n’atteint la force que ses fondateurs espéraient, et le mouvement syndical canadien est contrôlé dans une grande mesure par les syndicats étatsuniens jusqu’au cours des années 1970.</p>
<p>Actuellement, le CTC est l’organisation syndicale la plus grande du Canada. Il rassemble 55 syndicats nationaux et internationaux, 12 fédérations provinciales et territoriales du travail et plus de 3,3 millions de travailleuses et travailleurs. Depuis plus de 60 ans, le CTC contribue aux nombreuses réalisations du mouvement syndical.</p>
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		<title>Les québécoises marchent pour « du pain et des roses »</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:33:01 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Garde des enfants]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La première Marche pour du pain et des roses, initiative de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), a commencé le 26 mai 1995. Au fil de 10 journées, plus de 800 Québécoises parties de Montréal, Longueuil et Rivière-du-Loup ont convergé sur Québec pour y présenter au gouvernement neuf revendications de lutte contre la pauvreté. En 1994, Françoise David a pris la direction de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) avec la mission de faire avancer la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Pour faire pression sur le gouvernement nouvellement élu de Jacques Parizeau, madame David a organisé une...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La première Marche pour du pain et des roses, initiative de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), a commencé le 26 mai 1995. Au fil de 10 journées, plus de 800 Québécoises parties de Montréal, Longueuil et Rivière-du-Loup ont convergé sur Québec pour y présenter au gouvernement neuf revendications de lutte contre la pauvreté.</p>
<p>En 1994, Françoise David a pris la direction de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) avec la mission de faire avancer la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale.</p>
<p>Pour faire pression sur le gouvernement nouvellement élu de <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/jacques-parizeau/" target="_blank" rel="noopener">Jacques Parizeau</a>, madame David a organisé une marche massive, placée sous le thème « du pain et des roses ». Le pain symbolise le travail et de meilleures conditions économiques et les roses symbolisent une meilleure qualité de vie. Ce thème rendait délibérément hommage aux personnes qui ont participé à la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A8ve_du_textile_%C3%A0_Lawrence" target="_blank" rel="noopener">grève du textile de 1912</a> à Lawrence, au Massachusetts, laquelle était dirigée par des femmes et a inspiré des générations de recruteurs syndicaux et de personnes militant pour la justice sociale.</p>
<p>Madame David prévoyait que la marche rallie l’appui du public à l’égard d’une liste de revendications qui comprenaient la hausse du salaire minimum, l’adoption d’une législation sur l’équité salariale, le gel des frais de scolarité, l’augmentation des soutiens sociaux et l’amélioration de la perception des pensions alimentaires.</p>
<p>À partir du 26 mai 1995, des femmes des différentes parties du Québec ont passé dix journées à marcher vers la capitale provinciale. Elles ont franchi 57 villages et suivi trois itinéraires différents à partir de Montréal, Longueuil et Rivière-du-Loup. Plus de 800 femmes ont participé à la marche pendant plus d’une journée, y compris 525 femmes qui ont parcouru les 250 kilomètres de Montréal à Québec. Elles ont convergé sur un rassemblement tenu devant le siège de l’assemblée législative de la province le 4 juin.</p>
<p>Le gouvernement a accédé à la plupart des revendications des marcheuses d’une manière ou d’une autre, ce qui a mis le Québec loin devant les autres provinces dans bon nombre de dossiers allant de l’<a href="http://www.fautquecabouge.ca/discrimination_salariale" target="_blank" rel="noopener">équité salariale</a> aux <a href="http://www.fautquecabouge.ca/services_de_garde" target="_blank" rel="noopener">services de garde à l’enfance</a>.</p>
<p>La chanson thème de la marche, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=jsY0ODVIjCA" target="_blank" rel="noopener">Du pain et des roses</a>, composée par <a href="http://cybersolidaires.typepad.com/ameriques/2008/12/hommage-emu.html" target="_blank" rel="noopener">Hélène Pedneault</a> et <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/seguin-marie-claire/" target="_blank" rel="noopener">Marie-Claire Séguin</a>, demeure un hymne des mouvements syndicaux du Québec et du Canada.</p>
<p>La solidarité manifestée pendant la marche a inspiré la <a href="https://www.dssu.qc.ca/wp-content/uploads/Histoire_de_la_Marche_mondiale_des_femmes.pdf" target="_blank" rel="noopener">Marche mondiale des femmes</a> qui se poursuit depuis en tant que projet international destiné à améliorer la vie des femmes du monde entier. L’accent qu’elle met sur l’élimination de la pauvreté et de la <a href="http://www.fautquecabouge.ca/harcelement_violence" target="_blank" rel="noopener">violence</a> à l’égard des femmes a favorisé la solidarité et posé les bases des travaux que de nombreux <a href="http://www.fautquecabouge.ca/" target="_blank" rel="noopener">syndicats du Canada</a> poursuivent à l’heure actuelle.</p>
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		<title>Pleurons les morts : luttons pour les vivants.</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:29:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 9 mai 1992, à peine huit mois après l’ouverture de la mine de charbon Westray avec l’aide des gouvernements fédéral et provincial, une explosion de méthane tue 26 mineurs travaillant sous terre. Une enquête officielle menée par suite du désastre conclut « la stupidité et la négligence » de la part des propriétaires, mais toutes les tentatives de poursuivre l’entreprise et ses dirigeants ont échoué. Il a fallu 11 ans pour enfin changer la loi et rendre les employeurs criminellement responsables lorsque des travailleurs sont tués. Tôt le matin sous la petite ville de Plymouth, en Nouvelle-Écosse, le méthane...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 9 mai 1992, à peine huit mois après l’ouverture de la mine de charbon Westray avec l’aide des gouvernements fédéral et provincial, une explosion de méthane tue 26 mineurs travaillant sous terre. Une enquête officielle menée par suite du désastre conclut « la stupidité et la négligence » de la part des propriétaires, mais toutes les tentatives de poursuivre l’entreprise et ses dirigeants ont échoué. Il a fallu 11 ans pour enfin changer la loi et rendre les employeurs criminellement responsables lorsque des travailleurs sont tués.</p>
<p>Tôt le matin sous la petite ville de Plymouth, en Nouvelle-Écosse, le méthane s’échappant dans le puits de la mine Westray à partir du gisement de charbon Foord mêlé à la poussière de charbon cause une explosion. Le ciel s’embrase soudainement d’une intense lumière bleue et les habitations à plus d’un kilomètre de distance sont secouées par le souffle de l’explosion. En quelques secondes, 26 mineurs de service sous terre à ce moment-là meurent.</p>
<p>À peine plus d’une heure plus tard, une équipe d’hommes descend à pied dans la mine pour tenter un sauvetage. Peu après, des équipes de sauvetage des mines de l’île du Cap-Breton, de Pugwash et de Bathurst se joignent à elle car la tradition veut que les mineurs s’empressent de tenter de venir en aide à leurs collègues. Mais personne n’a survécu à l’explosion.</p>
<p>Au moment de l’explosion, la mine Westray était la seule mine de charbon souterraine exploitée dans le district houiller du comté de Pictou, en Nouvelle-Écosse. Ce gisement était exploité depuis 200 ans, et de nombreuses explosions s’étaient déjà produites. La mine Allan, située à proximité et fermée en 1951, avait subi huit explosions de méthane en 40 ans.</p>
<p>Le nombre des victimes de l’explosion de la mine Westray en faisait le pire désastre minier depuis l’explosion survenue à la mine de charbon de Springhill qui avait enlevé la vie à 75 mineurs. L’extraction du charbon a toujours été dangereuse. De 1838 à 1950, 246 mineurs du comté de Pictou avaient perdu la vie par suite d’explosions semblables de méthane et de poussière de charbon. Bon nombre d’entre eux exploitaient le gisement Foord dans lequel se trouvait la mine Westray. De 1866 à 1972, 330 autres mineurs sont morts par suite d’autres accidents miniers. Selon le Bureau de la statistique du travail du ministère du Travail des États-Unis, les décès attribuables au travail sont six fois plus fréquents dans l’industrie du charbon que dans toute autre industrie privée du globe.</p>
<p>Malgré ces dangers, il s’avère que la mine Westray était un accident qui devait arriver. Avant que la mine Westray n’ouvre ses portes, des craintes avaient été exprimées au sujet de sa sécurité. Pendant sa construction, en juillet 1991, le député provincial Bertin Boudreau envoie une lettre au ministre du Travail de la province pour lui signaler que la nouvelle mine de charbon « risque d’être l’une des plus dangereuses du monde ». La promesse de nouveaux emplois, de profits faramineux et de récompenses politiques a supplanté ces avertissements et d’autres.</p>
<p>Une enquête provinciale menée par le juge Peter Richard par suite du désastre conclut que « l’histoire de la Westray est une complexe mosaïque d’actions, d’omissions, d’erreurs, d’incompétence, d’apathie, de cynisme, de stupidité et de négligence ». (The Westray Story: A Predictable Path to Disaster.) Pourtant, toutes les tentatives afin de poursuivre l’entreprise et ses dirigeants pour les actions qui ont mené à la mort de 26 hommes ont échoué.</p>
<p>Les syndicats du Canada ont réagi en lançant une campagne pour amender le Code criminel du Canada afin de pouvoir tenir criminellement responsables les directeurs et gestionnaires des entreprises qui ne prennent pas les mesures nécessaires pour protéger la vie de leurs employés en cas de décès en milieu de travail. Des projets de loi déposés par des députés ne sont pas adoptés, mais au cinquième essai, en 2003, le gouvernement fédéral adopte la loi que l’on viendra à connaître sous le nom de « loi Westray » qui pose un nouveau cadre de responsabilité des entreprises au Canada.</p>
<p>Les installations de la mine Westray sont rasées en 1998, et le puits de la mine est scellé, ensevelissant les dépouilles de 11 mineurs. Un mémorial est aménagé dans un parc près de New Glasgow à peu près au-dessus de l’endroit où étaient emprisonnés les mineurs non retrouvés. Les noms et les âges des 26 hommes morts sont gravés sur le monument central avec l’inscription « Leur lumière toujours brillera ».  Les terres sur lesquelles se trouve le mémorial sont protégées par le gouvernement de la Nouvelle‑Écosse et toute nouvelle exploration minérale est interdite dans le parc.</p>
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		<title>Les syndicats deviennent légaux au canada (mais le piquetage est interdit).</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:28:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 18 avril 1872, le gouvernement fédéral de John A. Macdonald a déposé la Loi sur les syndicats ouvriers, la première loi du travail du Canada, laquelle donnait aux travailleuses et travailleurs le droit légal d’adhérer à des syndicats. Il s’agissait d’une réponse directe à l’arrestation et à la poursuite pénale des 24 responsables de la grève des imprimeurs de Toronto par les adversaires politiques de John A. Macdonald, une réponse qui visait à recueillir des votes, mais également à reconnaître le pouvoir grandissant du mouvement syndical au pays. Qu’il s’agisse des droits des travailleuses et travailleurs, des conditions de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 18 avril 1872, le gouvernement fédéral de John A. Macdonald a déposé la Loi sur les syndicats ouvriers, la première loi du travail du Canada, laquelle donnait aux travailleuses et travailleurs le droit légal d’adhérer à des syndicats. Il s’agissait d’une réponse directe à l’arrestation et à la poursuite pénale des 24 responsables de la grève des imprimeurs de Toronto par les adversaires politiques de John A. Macdonald, une réponse qui visait à recueillir des votes, mais également à reconnaître le pouvoir grandissant du mouvement syndical au pays.</p>
<p>Qu’il s’agisse des droits des travailleuses et travailleurs, des conditions de travail, des droits de la personne ou de la justice sociale, les lois sont modifiées si la population fait preuve de solidarité.  Aujourd’hui, les syndicats luttent légalement pour les droits des travailleuses et travailleurs et la qualité des emplois.</p>
<p>En avril 1872, des <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/origines-de-la-fete-du-travail-les/" target="_blank" rel="noopener">imprimeurs syndiqués</a> faisant la grève pour demander une journée de travail de neuf heures ont été arrêtés à Toronto, puis emprisonnés.  Ils demandaient que le nombre d’heures travaillées par jour soit réduit à 9 heures alors que certains travailleurs devaient travailler jusqu’à 12 heures par jour.  Les imprimeurs ont défilé en compagnie de partisans syndicaux à Queen’s Park où une foule de 10 000 personnes s’était réunie pour les encourager. Le lendemain, les employeurs, dirigés par le libéral <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/george-brown/" target="_blank" rel="noopener">George Brown</a> du <em>Globe</em>, ont fait arrêter les 24 responsables de la grève, lesquels ont été accusés de complot criminel.  Il était possible pour eux de le faire puisqu’il était illégal pour les travailleurs d’utiliser leur action collective en tant que membres d’un syndicat pour faire la grève.</p>
<p>Tirant parti du délire politique du geste de George Brown et de l’indignation croissante, le premier ministre conservateur <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/sir-john-a-macdonald/" target="_blank" rel="noopener">Sir John A. Macdonald</a> a déposé et fait adopter la <em>Loi sur les syndicats ouvriers</em>, rendant légale l’adhésion syndicale. Il a aussi affaibli les efforts de George Brown en écartant l&rsquo;accusation de « complot criminel » pesant contre les membres du syndicat pour avoir fait la grève.</p>
<p>Manœuvre politique éhontée, elle a permis à John A. Macdonald d’obtenir un important soutien à l’approche de l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_f%C3%A9d%C3%A9rales_canadiennes_de_1872" target="_blank" rel="noopener">élection fédérale</a>. À Ottawa, des syndiqués ont marché jusqu’à la résidence du premier ministre pour célébrer le geste et ont fait défiler ce dernier dans les rues sous la lumière de flambeaux. Alors que ce geste a donné le droit aux travailleuses et travailleurs d’adhérer à un syndicat, il faut <a href="https://commonlaw.uottawa.ca/ottawa-law-review/sites/commonlaw.uottawa.ca.ottawa-law-review/files/16_16ottawalrev2671984.pdf" target="_blank" rel="noopener">noter</a> que le gouvernement Macdonald a fait adopter simultanément une autre loi rendant le piquetage illégal.</p>
<p>Dans les années qui ont suivi cette « grande première », les syndicats ont réalisé que les gouvernements pouvaient abolir leurs droits aussi facilement qu&rsquo;ils pouvaient les leur accorder. Les grèves légales, dont la liberté de tenir des réunions syndicales, étaient déclarées des actes criminels selon le bon vouloir des gouvernements.</p>
<p>Aujourd’hui, le droit d’appartenir à un syndicat et le <a href="http://www.journaldemontreal.com/2015/02/12/le-droit-de-greve-est-protege-par-la-constitution" target="_blank" rel="noopener">droit de grève</a> sont protégés par la Charte des droits et libertés en tant que droits fondamentaux. Les syndicats du Canada ont <a href="https://www.canlii.org/fr/ca/csc/doc/2015/2015csc4/2015csc4.html" target="_blank" rel="noopener">obtenu ces droits</a> après des années de lutte et d’arguments juridiques devant le remaniement de la loi sur le retour au travail et des conventions collectives par le biais de mesures législatives.</p>
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		<title>La classe travailleuse du québec fait front commun avec les syndicats pour revendiquer l’équité.</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:27:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 11 avril 1972, plus de 200 000 personnes travaillant dans le secteur public débrayent dans le cadre d’une grève provinciale afin d’exiger une augmentation salariale de 8 % permettant de rattraper l’inflation, un salaire minimum de 100 $ par semaine, plus de sécurité d’emploi, de meilleures conditions de travail, et un salaire égal à travail égal, quels que soient la région, le secteur ou le sexe. Les syndicats ont pour raison d’aider les travailleurs et les travailleuses à s’unir pour obtenir de meilleures conditions pour leurs familles et leurs communautés. Les travailleurs et les travailleuses savent que c’est en...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 11 avril 1972, plus de 200 000 personnes travaillant dans le secteur public débrayent dans le cadre d’une grève provinciale afin d’exiger une augmentation salariale de 8 % permettant de rattraper l’inflation, un salaire minimum de 100 $ par semaine, plus de sécurité d’emploi, de meilleures conditions de travail, et un salaire égal à travail égal, quels que soient la région, le secteur ou le sexe.</p>
<p>Les syndicats ont pour raison d’aider les travailleurs et les travailleuses à s’unir pour obtenir de meilleures conditions pour leurs familles et leurs communautés. Les travailleurs et les travailleuses savent que c’est en s’unissant – les uns avec les autres au sein de leur section locale syndicale et avec les autres sections locales de leur syndicat – qu’il pourront gagner l’équité. Ils doivent aussi s’unir aux membres d’autres syndicats en solidarité. Cela exige souvent de respecter et de se joindre à des piquets de grève, à des boycottages et à d’autres actions destinées à faire pression sur les employeurs. Parfois, cela exige de se joindre à la grève.</p>
<p>Le Front commun remonte à la <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/greve-de-la-presse/" target="_blank" rel="noopener">grève de La Presse</a> déclenchée en 1971. En réponse aux mesures draconiennes anti-travailleurs prises par le gouvernement du Québec et Paul Desmarais, nouveau propriétaire du journal <em>La Presse</em>, les membres de plusieurs syndicats s’unissent en solidarité aux grévistes de <em>La Presse</em>. Une marche de 12 000 personnes manifestant leur appui aux grévistes est brutalement réprimée par la police, ce qui déclenche des émeutes au cours desquelles de nombreuses personnes sont blessées et la militante étudiante <a href="https://www.youtube.com/watch?v=1g2vBp75aFk" target="_blank" rel="noopener">Michèle Gauthier</a> meurt. L’expérience de la répression antiémeute noue des liens entre des syndicats normalement rivaux et divisés.</p>
<p>Le Front commun de 1972 est une alliance entre la <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/confederation-des-syndicats-nationaux/" target="_blank" rel="noopener">Confédération des syndicats nationaux</a>, la <a href="https://ftq.qc.ca/histoire/" target="_blank" rel="noopener">Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec</a> et la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_des_syndicats_du_Qu%C3%A9bec" target="_blank" rel="noopener">Centrale de l’enseignement du Québec</a> ainsi que plusieurs organisations syndicales plus petites qui vise à présenter un ensemble de revendications communes au cours des négociations avec le gouvernement provincial. Il représente 210 000 des 250 000 travailleurs et travailleuses du secteur public (84 %) et exige une augmentation salariale de 8 %, la sécurité d’emploi, plus d’influence sur les conditions de travail pour améliorer la prestation des services et un salaire minimum de 100 $ par semaine, quels que soient la race, le sexe, la région ou le secteur d’emploi. Puisque le gouvernement refuse d’accéder à ces revendications, le Front commun déclenche une grève. Le 11 avril 1972, 210 000 personnes débrayent.</p>
<p>Le gouvernement de <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/robert-bourassa/" target="_blank" rel="noopener">Robert Bourassa</a> a profité de la vague de changement qui déferlait sur la société québécoise pour prendre le pouvoir au cours des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_g%C3%A9n%C3%A9rales_qu%C3%A9b%C3%A9coises_de_1970" target="_blank" rel="noopener">élections de 1970</a>. Devant la tourmente économique et la nouvelle menace politique que fait peser le <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/parti-quebecois/" target="_blank" rel="noopener">Parti Québécois</a> nationaliste, les libéraux de M. Bourassa (et l’establishment politique qu’ils représentent) craignent de se faire supplanter. La vague est sur le point de casser.</p>
<p>La province s’acharne contre son personnel hospitalier, obtenant 61 injonctions dont les travailleurs et les travailleuses font fi. La réponse est dure : 13 personnes à bas salaire se voient condamnées à 6 mois de prison et à une amende de 5 000 $ (environ une année de rémunération) chacune et leur syndicat se voit imposer une amende de 70 600 $. Au total, 103 travailleurs et travailleuses se voient imposer un total de 24 années d’emprisonnement et un demi-million de dollars d’amendes en quelques jours.</p>
<p>Le 21 avril, le gouvernement provincial adopte la loi 19. Cette nouvelle loi oblige les travailleurs et travailleuses syndiqués à rentrer au travail et interdit l’exercice de tous les droits syndicaux fondamentaux pour deux ans. Quand les dirigeants du Front commun – <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/louis-laberge/" target="_blank" rel="noopener">Louis Laberge</a>, <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/pepin-marcel/" target="_blank" rel="noopener">Marcel Pépin</a> et <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/charbonneau-yvon/" target="_blank" rel="noopener">Yvon Charbonneau</a>– incitent les grévistes à défier la loi, ils se font arrêter et condamner chacun à une année d’emprisonnement.</p>
<p><em>« C’est ça la justice du système »</em>, déclare le confrère Laberge,<em> « alors que les grandes entreprises se voient imposer des amendes de 75 $ ou 500 $ pour avoir pollué nos cours d’eau, tué des gens ou violé la loi, nous – les criminels – devons aller en prison pour avoir exercé un droit – le droit de faire la grève. »</em></p>
<p>La profonde injustice de l’emprisonnement des trois hommes déclenche l’indignation populaire dans toute la classe travailleuse du Québec. Au cours du mois de mai, différents groupes des secteurs public et privé de la province se mettent en grève &#8211; travailleurs de la construction et de la métallurgie, mineurs, machinistes, travailleurs de l’automobile et du textile, vendeurs, imprimeurs, personnel des grands médias d’information, enseignants et certains membres du personnel hospitalier.</p>
<p>Dans des villes comme Sept-Îles, Thedford, Sorel et Joliette, la grève est profonde, les gens disant que les grévistes « occupent » et « contrôlent » les lieux de travail. Les stations de radio et de télévision sont occupées par des membres de syndicats qui diffusent leurs propres messages.</p>
<p>L’envergure massive de la révolte populaire oblige le gouvernement à faire marche arrière. Les chefs syndicaux sont relâchés après quatre mois de prison et bon nombre des revendications du Front commun sont satisfaites au cours de négociations. Les employeurs de tout le Québec ont bien entendu le message de leurs employés et ils modéreront leurs revendications pour bien des années. La solidarité de la classe travailleuse du Québec durera une génération, et c’est une des raisons pour lesquelles le <a href="https://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/170908/cg-a004-fra.htm" target="_blank" rel="noopener">taux de syndicalisation</a> de cette province demeure parmi les plus élevés du pays.</p>
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		<title>Un travailleur de laboratoire d’edmonton congédié parce qu’il était gai gagne une protection de la charte pour tous les canadiens et les canadiennes.</title>
		<link>https://congresdutravail.ca/un-travailleur-de-laboratoire-dedmonton-congedie-parce-quil-etait-gai-gagne-une-protection-de-la-charte-pour-tous-les-canadiens-et-les-canadiennes/</link>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:20:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 1er avril 1998, la Cour suprême du Canada casse la décision d’un tribunal inférieur en jugeant qu’il est illégal que des Canadiennes ou Canadiens fassent l’objet d’une discrimination fondée sur leur orientation sexuelle. Ce jugement faisant date élargit la portée de la Charte canadienne des droits et libertés en assurant une protection juridique à la communauté LGBTABI du Canada. Les syndicats du Canada ont toujours défendu l’équité. Cela consiste notamment à défendre les droits des travailleurs et travailleuses qui font l’objet d’homophobie et de discrimination fondée sur l’orientation sexuelle. En 1991, Delwin Vriend travaille comme coordinateur à plein temps...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 1er avril 1998, la Cour suprême du Canada casse la décision d’un tribunal inférieur en jugeant qu’il est illégal que des Canadiennes ou Canadiens fassent l’objet d’une discrimination fondée sur leur orientation sexuelle. Ce jugement faisant date élargit la portée de la Charte canadienne des droits et libertés en assurant une protection juridique à la communauté LGBTABI du Canada.</p>
<p>Les syndicats du Canada ont toujours défendu l’équité. Cela consiste notamment à défendre les droits des travailleurs et travailleuses qui font l’objet d’homophobie et de discrimination fondée sur l’orientation sexuelle.</p>
<p>En 1991, Delwin Vriend travaille comme coordinateur à plein temps du laboratoire de chimie du King’s College, école affiliée à la Christian Reformed Church. Ouvertement gai et également ouvert au sujet de sa relation avec une personne du même sexe, M. Vriend se fait donner par son supérieur le choix entre démissionner et se faire renvoyer après que le collège a eu adopté une déclaration de conviction religieuse au sujet des travailleurs homosexuels. M. Vriend refuse de démissionner et se fait congédier.</p>
<p>Se sentant lésé, il communique avec la commission des droits de la personne de l’Alberta afin de porter plainte pour discrimination. Sa plainte est rejetée parce que l’orientation sexuelle n’est pas encore un motif de discrimination interdite par le code des droits de la personne de l’Alberta. Privé de justice, M. Vriend poursuit le gouvernement provincial et la commission des droits de la personne.</p>
<p>En 1994, un tribunal albertain rend une décision en faveur de M. Vriend. Faisant ainsi écho aux décisions antérieures des tribunaux en la matière, le juge conclut que l’orientation sexuelle devrait être assujettie à la protection des droits de la personne qu’assure la loi. Le gouvernement conservateur de la province en appelle de cette décision et, en 1996, la Cour d’appel de l’Alberta l’annule.</p>
<p>M. Vriend en appelle à la Cour suprême du Canada, et le Congrès du travail du Canada est une des parties qui interviennent en sa faveur. Il obtient gain de cause. La Cour juge dans l’affaire Vriend c. Alberta que les gouvernements provinciaux ne peuvent pas exclure un individu de la protection de la législation sur les droits de la personne en raison de son orientation sexuelle. Elle ne trouve aucun fondement en droit de l’établissement d’une distinction dans la Charte des droits et libertés entre une action et une omission dans une loi – décision controversée car ni le code des droits de la personne de l’Alberta, ni la Charte ne mentionnent explicitement l’orientation sexuelle.</p>
<p>La Cour suprême se trouve, dans son jugement, à indiquer que l’orientation sexuelle doit être implicitement considérée comme un motif de distinction illicite. Quelques groupes religieux et députés provinciaux conservateurs de l’Alberta réagissent en invoquant la disposition autorisant la dérogation pour demander l’annulation du jugement de la Cour. Cependant, les jeux sont faits et le Premier ministre conservateur Ralph Klein refuse de défendre la cause, allant même jusqu’à laisser entendre que les protestations du public contre le jugement sont haineuses.</p>
<p>L’affaire Vriend est une des nombreuses contestations judiciaires dans lesquelles les syndicats du Canada et le Congrès du travail demandent l’autorisation d’intervenir. Les syndicats défendaient les droits des travailleurs et travailleuses en union homosexuelle à la table de négociation avec des employeurs, devant des comités législatifs, devant les tribunaux et dans la rue depuis des années. Actuellement, les familles de personnes du même sexe et les travailleuses et travailleurs LGBTABI peuvent compter sur plus d’égalité et l’accès à la même rémunération, aux mêmes avantages sociaux et aux mêmes possibilités que les autres grâce aux efforts des syndicats.</p>
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		<title>La ligne de piquetage de 1 000 miles.</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:13:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 27 mars 1912, plus de 8 000 travailleurs de la construction ont débrayé pour protester contre les conditions de vie insoutenables dans des camps de travail disséminés sur 650 kilomètres de territoire. Leur syndicat, les IWW, a organisé des piquets de grève aux États-Unis et au Canada devant les bureaux d’embauchage pour empêcher leur employeur, le Chemin de fer Canadien du Nord, de recruter des travailleurs de remplacement et de compromettre ainsi leur grève. En février 1912, 8 000 membres des IWW (Industrial Workers of the World) travaillaient pour le CN (Chemin de fer Canadien du Nord).  Le gouvernement...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 27 mars 1912, plus de 8 000 travailleurs de la construction ont débrayé pour protester contre les conditions de vie insoutenables dans des camps de travail disséminés sur 650 kilomètres de territoire. Leur syndicat, les IWW, a organisé des piquets de grève aux États-Unis et au Canada devant les bureaux d’embauchage pour empêcher leur employeur, le Chemin de fer Canadien du Nord, de recruter des travailleurs de remplacement et de compromettre ainsi leur grève.</p>
<p>En février 1912, 8 000 membres des IWW (<a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/industrial-workers-of-the-world/" target="_blank" rel="noopener">Industrial Workers of the World</a>) travaillaient pour le CN (<a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/canadian-northern-railway/" target="_blank" rel="noopener">Chemin de fer Canadien du Nord</a>).  Le gouvernement négligeait leur revendication d’installations sanitaires appropriées et de l’élimination des salaires à la pièce, ou salaires « gypo ».  <em>(Le terme « gypo » désignait le bucheron travaillant à la pièce, ou au millier de pieds-planche, contre un salaire ou toute autre rémunération pour le travail à la pièce.)</em></p>
<p>Le 27 mars, incapables de tolérer plus longtemps les conditions de vie insupportables dans les camps de travail, les 8 000 travailleurs débrayent. La grève s’étend sur un territoire de 400 miles, mais les IWW établissent une « ligne de piquetage de 1 000 miles » car les Wobs <em>(abréviation de Wobblies comme les membres des IWW ont commencé à se faire appeler cette année-là) </em>dressent des piquets de grève devant les bureaux d’embauchage à Vancouver, Seattle, Tacoma, San Francisco et Minneapolis afin d’empêcher le recrutement de briseurs de grève.</p>
<p>Entre-temps, les camps des grévistes sont si bien tenus et si disciplinés que la presse commence à qualifier le camp Yale en particulier de « république socialiste miniature ». Sans aller aussi loin, l’hebdomadaire des IWW de la côte ouest <em>Industrial Worker</em> cite fièrement les camps en exemple de solidarité de la classe ouvrière permettant de souder dans un effort commun des Canadiens, des Étatsuniens, des Italiens, des Autrichiens, des Suédois, des Norvégiens, des Français et des gens d’autres nationalités mettant de côté leurs convictions, leur couleur, leur origine nationale, leur religion, leur langue et toutes leurs autres différences.  Même la « boisson du diable » est interdite, ce qui illustre bien le sérieux des grévistes.</p>
<p>Les autorités arrêtent des milliers de grévistes pour « attroupement illégal » et vagabondage. Bon nombre d’entre eux sont chassés à la pointe du fusil. Cependant, les piquets de grève tiennent bon. En août, se joignent aux grévistes 3 000 travailleurs qui participaient à la construction du réseau ferroviaire <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/grand-trunk-pacific-railway/" target="_blank" rel="noopener">Grand Trunk Pacific</a> en C-B et en Alberta. Les grèves, mieux connues sous le nom de <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/greves-des-cheminots-du-fleuve-fraser/" target="_blank" rel="noopener">grèves des cheminots du fleuve Fraser</a>, sont popularisées dans la chanson de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Joe_Hill_(syndicaliste)" target="_blank" rel="noopener">Joe Hill</a> intitulée « Where the Fraser River Flows ». De plus, elles font connaître le surnom Wobbly.  Un restaurateur chinois qui nourrissait les grévistes aurait mal prononcé IWW en anglais en demandant à ses clients « Are you eye wobble wobble? », et le nom est resté.</p>
<p>La grève du CN se poursuit jusqu’à l’automne de 1912, au cours duquel les grévistes épuisés se contentent de quelques améliorations mineures : de meilleures conditions sanitaires et une suspension temporaire du système des salaires « gypo ».  La grève du Grand Trunk en C-B prend fin en janvier 1913 après que le gouvernement du Dominion promet de mettre en application les lois sur l’hygiène. Un gain plus important est l’établissement d’un système de « délégués de camp » dans le cadre duquel le secrétaire des IWW en ville délègue ses pouvoirs à un travailleur devant le représenter sur le terrain &#8211; le perfectionnement de ce système a donné lieu à la création des postes permanents de représentant itinérant du syndicat des travailleurs agricoles.</p>
<p>D’autres caractéristiques de la grève méritent d’être mentionnées. L’une est la tactique, employée de nouveau pendant les années 1920 au cours de la grève du Northern Railway à Washington, consiste à envoyer des Wobs clandestins dans les campements des briseurs de grève pour essayer de les convaincre de se mettre en grève. Une autre est la réponse au transport « gratuit » offert par les sociétés ferroviaires aux briseurs de grève à condition que leur bagage soit mis en consigne jusqu’à ce qu’ils aient gagné le prix du billet. De grands contingents de Wobs demandent de participer au programme, laissant en consigne des valises bon marché bourrées de briques et de sacs en jute et ensuite quittant le train en route.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><sub>Extrait (édité pour le langage et pour inclure des hyperliens) de</sub><sub> <em>THE IWW IN CANADA (LES IWW AU CANADA)</em>, par G. Jewell 1975, Administration générale de l&rsquo;IWW/Chicago<br />
<a href="http://www.spunk.org/texts/groups/iww/sp000476.txt">http://www.spunk.org/texts/groups/iww/sp000476.txt</a></sub></p>
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		<title>Le désastre de hogg’s hollow a tué cinq travailleurs, galvanisé une communauté et changé en mieux les lois sur la santé et la sécurité au travail.</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:12:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 17 mars 1960, cinq hommes nés en Italie meurent pendant qu’ils participent à l’installation d’une canalisation d’eau principale de Toronto sous la rivière Don. Le décès de ces cinq travailleurs immigrants indigne leur communauté, mobilise les syndicats et donne lieu à des modifications très nécessaires des lois sur la santé et la sécurité. Les conditions de travail des chantiers de construction, des usines, des écoles, des immeubles à bureaux, des entrepôts et des restaurants – de tous les lieux de travail en fin de compte – sont souvent tenues pour acquis. Nous y voyons des extincteurs et des gicleurs,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 17 mars 1960, cinq hommes nés en Italie meurent pendant qu’ils participent à l’installation d’une canalisation d’eau principale de Toronto sous la rivière Don. Le décès de ces cinq travailleurs immigrants indigne leur communauté, mobilise les syndicats et donne lieu à des modifications très nécessaires des lois sur la santé et la sécurité.</p>
<p>Les conditions de travail des chantiers de construction, des usines, des écoles, des immeubles à bureaux, des entrepôts et des restaurants – de tous les lieux de travail en fin de compte – sont souvent tenues pour acquis. Nous y voyons des extincteurs et des gicleurs, des postes de premiers soins et des sorties d’urgence. Nous voyons les barrières de sécurité, les casques de protection et les étiquettes qui mettent en garde contre les explosifs, les poisons et les brûlures. Nous savons qu’ils servent à assurer notre sécurité, mais nous oublions comment ils ont fait leur apparition.</p>
<p>En 1960, le travail d’installation de la conduite d’eau principale Hogg’s Hollow battait son plein. Construite sous la rivière Don pour relier un poste de pompage au réseau de distribution d’eau sur l’autre rive, cette conduite était posée principalement à la main, à l’étroit, 10 mètres sous terre. Les travaux avaient presque un an de retard, parce qu’un entrepreneur avait fait faillite et que le matériel était défectueux et pour d’autres raisons. Les pressions exercées en vue de l’achèvement des travaux ont incité à aller au plus vite, ce qui a eu des conséquences désastreuses.</p>
<p>Les travailleurs souterrains qui creusent des tunnels d’aqueduc et de métro sont appelés « cochons de sable », et leurs conditions de travail rappellent davantage le 19e siècle qu’une ville canadienne d’après-guerre.</p>
<p>Plus tard, les travailleurs ont indiqué que les tunnels n’étaient pas dotés d’extincteurs et de réanimateurs, que les boisages n’étaient pas suffisamment solides, que l’on n’avait pas injecté les sols du tunnel de coulis pour empêcher le sable et le limon d’y pénétrer et qu’il n’y avait pas de compresseur d’air supplémentaire. Les travailleurs n’étaient même pas munis de torches électriques. Malgré tous ces défauts, il avait été jugé que le chantier répondait aux normes de sécurité de l’époque.</p>
<p>Tard le jeudi 17 mars, des heures après que le travail aurait dû finir, une douzaine de travailleurs se trouvaient encore sous terre à souder une plaque dans un caisson à l’ouest de la rue Yonge quand un incendie s’est déclaré et que de la fumée a commencé à remplir le tunnel. Une soupape qui aurait dû permettre à la fumée de s’échapper n’a pas pu être ouverte.</p>
<p>Les pompiers sont arrivés rapidement, mais on leur a demandé d’attendre au moins 30 minutes avant d’entrer dans le tunnel de peur qu’il s’effondre. Bien que la moitié des travailleurs ait pu s’enfuir par le tunnel vers l’est, les autres étaient emprisonnés sous des températures de plus en plus chaudes, des fumées toxiques et des niveaux de plus en plus élevés de sable, de limon et d’eau. Deux travailleurs ont tenté de joindre les hommes emprisonnés et cru qu’ils entendaient au moins trois voix gémissantes, mais ils ont dû rebrousser chemin devant la chaleur intense. Le lendemain, Pasquale Allegrezza. Giovanni Carriglio, Giovanni Fusillo et les frères Alessandro et Guido Mantella étaient morts – empoisonnés par le gaz carbonique et noyés.</p>
<p>Une enquête du coroner a indiqué plus tard qu’il aurait été possible de prévenir leur décès, « l’inévitable résultat de la non-application des règlements ». La couverture médiatique qui en a découlé, comme l’indignation de la communauté et les revendications des syndicats ont obligé le gouvernement de l’Ontario à créer une commission royale qui a donné lieu à l’adoption de nouveaux règlements sur la protection en cas d’incendie et la sécurité du travail dans les tunnels et au premier remaniement des lois sur le travail de la province en près de 40 ans. De plus, cela a incité à la syndicalisation d’un plus grand nombre de travailleurs de la construction et de travailleurs immigrants afin qu’ils puissent défendre leurs droits, leur santé et leur sécurité.</p>
<p>Des désastres comme la tragédie de Hogg’s Hollow, l’effondrement du pont du chemin Heron à Ottawa et l’effondrement de la mine Westray des années plus tard ont permis de modifier les lois sur la santé et la sécurité en mettant en lumière les conditions dangereuses et, dans le cas des cinq travailleurs immigrants morts à Hogg’s Hollow, inéquitables dans lesquelles un trop grand nombre de personnes travaillaient. En 1984, le Congrès du travail du Canada a établi le Jour national de deuil à la mémoire des travailleurs et travailleuses morts ou blessés au travail afin de maintenir la pression sur les employeurs et les hommes et femmes politiques.</p>
<p>Aujourd’hui, les syndicats continuent à défendre le droit de tous les travailleurs et les travailleuses à l’équité, à la sécurité et à la santé en menant des campagnes fructueuses pour l’interdiction de l’amiante, la prévention du harcèlement et de la violence au travail et des soutiens des victimes de violence conjugale et des personnes ayant des troubles de santé mentale.</p>
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		<title>Le 8 mars est un jalon dans la lutte des femmes pour l’équité, l’égalité économique et la justice sociale</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:10:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 8 mars 1975 est la date de la première déclaration des Nations Unies sur la Journée international des femmes (JIF), mais les racines de cette journée remontent aux protestations en 1909 appuyant les travailleuses du vêtement à New York. Les syndicats ont joué un rôle clé dans l’amélioration de la vie des travailleuses – que ce soit dans le cadre du mouvement pour du pain et des roses, par la négociation collective (et les grèves) pour l’obtention de prestations parentales et familiales, en luttant pour l’équité salariale ou en rompant le silence au sujet du harcèlement sexuel et de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 8 mars 1975 est la date de la première déclaration des Nations Unies sur la Journée international des femmes (JIF), mais les racines de cette journée remontent aux protestations en 1909 appuyant les travailleuses du vêtement à New York. Les syndicats ont joué un rôle clé dans l’amélioration de la vie des travailleuses – que ce soit dans le cadre du mouvement pour du pain et des roses, par la négociation collective (et les grèves) pour l’obtention de prestations parentales et familiales, en luttant pour l’équité salariale ou en rompant le silence au sujet du harcèlement sexuel et de la violence conjugale.</p>
<p>Célébrée le 8 mars chaque année, la <a href="http://8mars.info/" target="_blank" rel="noopener">Journée internationale des femmes</a> (JIF) est fondamentalement une protestation politique au sujet des conditions des femmes en milieu de travail et dans la société. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Journ%C3%A9e_internationale_des_femmes" target="_blank" rel="noopener">La journée</a> s’est déplacée sur le calendrier depuis un siècle et a fini par s’établir au 8 mars en 1975. Ses origines remontent en 1909 aux protestations organisées par le Parti socialiste d’Amérique à New York en l’honneur de la grève des travailleuses du vêtement déclenchée l’année précédente. Les protestations se poursuivirent au cours des années suivantes le dernier dimanche de février pour revendiquer l’amélioration des conditions de travail et l’égalité des droits.</p>
<p>L’idée d’une journée d’action officielle est de <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Luise_Zietz" target="_blank" rel="noopener">Luise Zietz</a>, qui a s’est faite la championne de la cause au cours de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Internationale_socialiste_des_femmes#Seconde_conf%C3%A9rence_(1910,_Copenhague)" target="_blank" rel="noopener">conférence de l&rsquo;Internationale des femmes socialistes</a> tenue à Copenhague en 1910 de manière à précéder l’assemblée générale de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Internationale_ouvri%C3%A8re" target="_blank" rel="noopener">Deuxième internationale</a>. Des déléguées de 17 pays se sont entendues pour faire annuellement la promotion de l’égalité des droits et du droit de suffrage des femmes. Le 19 mars 1911, des manifestations en Allemagne, en Autriche, au Danemark et en Suisse ont marqué la première journée vraiment internationale. Plus d’un million de femmes et d’hommes se sont rassemblés pour exiger le droit de vote des femmes, leur droit au travail et à la formation professionnelle et l’élimination de la discrimination en milieu de travail.</p>
<p>Pendant la Première Guerre mondiale, les femmes européennes ont manifesté le 8 mars 1914, appelant à la cessation de la guerre et à la solidarité entre les travailleuses et les travailleurs. En 1917, les femmes russes ont déclenché une <a href="http://8mars.info/premier-jour-de-la-revolution-russe" target="_blank" rel="noopener">grève pour du pain et la paix</a> le dernier dimanche de février, qui tombait le 8 mars dans le calendrier grégorien – cet événement marque le début de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_russe" target="_blank" rel="noopener">révolution russe</a>.</p>
<p>La journée a fini par être fixée au 8 mars en 1975 quand les <a href="http://www.un.org/fr/events/womensday/" target="_blank" rel="noopener">Nations Unies</a> ont déclaré l’année internationale des femmes (AIF). Au Canada, la <a href="http://www.swc-cfc.gc.ca/commemoration/iwd-jif/index-fr.html" target="_blank" rel="noopener">JIF</a> et l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ann%C3%A9e_internationale_des_femmes" target="_blank" rel="noopener">AIF</a> ont donné des occasions de revendiquer l’égalité des citoyens, le droit de suffrage, l’équité salariale, des droits liés à la reproduction, des droits des Autochtones, des services de garde à l’enfance ainsi que l’égalité et la justice.</p>
<p>Actuellement, les <a href="http://www.etrejuste.ca/equite-entre-les-sexes/" target="_blank" rel="noopener">syndicats</a> collaborent avec des groupes communautaires, des organisations nationales et des partenaires internationaux pour améliorer les conditions des femmes et de leurs familles en leur assurant une <a href="http://congresdutravail.ca/twlh-oct-4-fr" target="_blank" rel="noopener">équité salariale</a> globale, un programme public national de <a href="https://timeforchildcare.ca/?lang=fr" target="_blank" rel="noopener">services de garde à l&rsquo;enfance</a>, des soutiens en milieu de travail pour les victimes de <a href="http://congresdutravail.ca/enjeux-et-recherche/violence-conjugale-au-travail" target="_blank" rel="noopener">violence conjugale</a> et l’élimination de la culture de discrimination et de <a href="http://congresdutravail.ca/harcelement-et-la-discrimination" target="_blank" rel="noopener">harcèlement</a>.</p>
<p>Les femmes et leurs syndicats croient qu’il  <a href="http://www.fautquecabouge.ca/" target="_blank" rel="noopener">#fautquecabouge</a> et travaillent ensemble pour obtenir un traitement équitable des employeurs et des gouvernements.</p>
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		<title>Les travailleurs du canal rideau déclenchent des émeutes pour protester contre les mauvaises conditions de travail</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:09:23 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Ce que font les syndicats]]></category>
		<category><![CDATA[Décès et blessures]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 2 mars 1829, des centaines d’ouvriers du canal Rideau déposent leurs outils et défilent dans les rues de la future capitale nationale pour protester contre leurs bas salaires et leurs conditions de travail brutales. À une époque où les syndicats n’existaient pas, la seule façon que les travailleurs avaient de protester contre l’iniquité consistait à faire une émeute dans les rues. Aujourd’hui, le droit de se syndiquer donne à des millions de travailleurs et travailleuses du Canada un meilleur moyen de militer en faveur de l’équité. Aux premiers temps de la colonisation de ce qui constituait « les Canadas », certains...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 2 mars 1829, des centaines d’ouvriers du canal Rideau déposent leurs outils et défilent dans les rues de la future capitale nationale pour protester contre leurs bas salaires et leurs conditions de travail brutales. À une époque où les syndicats n’existaient pas, la seule façon que les travailleurs avaient de protester contre l’iniquité consistait à faire une émeute dans les rues. Aujourd’hui, le droit de se syndiquer donne à des millions de travailleurs et travailleuses du Canada un meilleur moyen de militer en faveur de l’équité.</p>
<p>Aux premiers temps de la colonisation de ce qui constituait « <a href="http://primaire.recitus.qc.ca/sujets/9/territoire/208" target="_blank" rel="noopener">les Canadas</a> », certains des travaux de construction les plus importants consistaient à bâtir des canaux pour assurer des voies sécuritaires de déplacement des personnes et de commerce des marchandises. Au cours des années 1820, de grands chantiers ont été entrepris dans l’ensemble de la région des Grands lacs et du fleuve Saint-Laurent, y compris la construction du <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/le-canal-de-lachine/" target="_blank" rel="noopener">canal de Lachine</a> à Montréal, du <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/canal-welland/" target="_blank" rel="noopener">canal Welland</a> reliant les lacs Érié et Ontario et du <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/construction-du-canal-rideau-la/" target="_blank" rel="noopener">canal Rideau</a> menant de Montréal à Kingston en passant par les rivières des Outaouais, Rideau et Cataraqui.</p>
<p>La construction des canaux était un travail ardu accompli à la main à l’aide de petits outils, de pioches et de pelles. Puisqu’on ne recourait guère aux animaux, la roche et la terre déblayées par les travailleurs étaient transportées par brouette. Le journalier d’excavation du canal, appelé « navvy » par contraction de « navigateur », travaillait de 14 à 16 heures par jour, 6 jours par semaine.</p>
<p>Les conditions de travail étaient souvent déplorables. Pendant la construction du canal Rideau, les accidents de travail et la maladie ont emporté près de 1 000 vies de travailleurs. Certains sont morts pendant le sautage de la roche, d’autres se sont noyés dans les cours d’eau ou les marécages, mais la plupart sont morts de maladies telles que la « fièvre des marais », forme de paludisme transmise par les moustiques.</p>
<p>De plus, les travailleurs étaient vulnérables à l’exploitation. Leurs gains aussi étaient vulnérables car les personnes qui les employaient leur vendaient nourriture, abri, whiskey et tabac, selon un système de troc. L’hiver, les travailleurs ne pouvaient guère trouver d’autre travail pour faire vivre leur famille. Souvent, les travailleurs se disputaient le peu de travail disponible – les protestants rivalisant avec les catholiques et les francophones, avec les anglophones – ce qui était favorable aux employeurs.</p>
<p>Toutefois, certaines des premières luttes de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ottawa" target="_blank" rel="noopener">Bytown</a> ont réussi à unir tous les travailleurs. L’émeute du 2 mars 1829 n’était pas le premier soulèvement de travailleurs pour protester contre les bas salaires et les conditions de travail lamentables. Le travail sur le canal Rideau avait été interrompu trois fois par des manifestations ouvrières en 1827.</p>
<p>De tout temps, les travailleurs se sont donnés du pouvoir en s’unissant pour le bien commun. Nous disposons d’un <a href="http://www.labourstart.org/fr/wordpress/la-premiere-greve-franche-reussie-de-lhistoire-de-lhumanite/" target="_blank" rel="noopener">document</a> décrivant une grève survenue en 1167 avant notre ère pendant la construction des pyramides d’Égypte. Mécontents des mauvais traitements qu’ils subissaient et de leurs piètres rations, les ouvriers ont cessé le travail jusqu’à ce que le Pharaon satisfasse à leurs revendications. Des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Guilde" target="_blank" rel="noopener">guildes</a> de métier ont été créées en Europe au Moyen-Âge afin de permettre aux travailleurs spécialisés de contrôler la qualité de leur métier et la valeur de leur travail. Les syndicats de métier et les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Syndicalisme" target="_blank" rel="noopener">syndicats industriels</a> des 19<sup>e</sup>et 20<sup>e</sup> siècles ont transformé la société, permettant à la classe travailleuse d’échapper au monde que décrivait Dickens et de participer à la prospérité de la classe moyenne.</p>
<p>De nos jours, où les travailleuses et les travailleurs peuvent se syndiquer, négocier collectivement et faire la grève légalement, il est rare que des émeutes se déclenchent en raison des conditions de travail. Toutefois, les travailleuses et les travailleurs descendent encore dans la rue pour exiger l’équité – souvent avec l’aide du mouvement syndical et des membres de syndicats. Les campagnes <a href="http://www.etrejuste.ca/bons-emplois/" target="_blank" rel="noopener">pour le salaire minimum de 15 $ et la justice</a> et les campagnes publiques visant à <a href="http://www.etrejuste.ca/meilleures-pensions-publiques/" target="_blank" rel="noopener">bonifier les pensions publiques</a>, à <a href="http://www.unregimepourtous.ca/" target="_blank" rel="noopener">instaurer l&rsquo;assurance médicaments universelle</a> et à <a href="http://www.etrejuste.ca/interdire-lamiante/" target="_blank" rel="noopener">interdire l&rsquo;amiante</a> sont de récents exemples de la façon dont les syndicats aident les travailleuses et les travailleurs à changer les choses.</p>
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		<title>Les travailleuses et travailleurs de la fonction publique fédérale obtiennent le droit de grève.</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:04:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 23 février 1967, la Loi sur les relations de travail dans la Fonction publique (projet de loi C 170) reçoit la sanction royale après deux longues années de cheminement au Parlement. Cette nouvelle loi donne des droits de négociation collective aux fonctionnaires fédéraux – y compris le droit à l’arbitrage et le droit de grève. Les travailleuses et les travailleurs de la fonction publique fédérale se syndiquent depuis plus de 75 ans quand ils finissent par obtenir les mêmes droits en matière de travail que les autres membres de la population canadienne. Leur premier syndicat, fondé en 1891, était...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 23 février 1967, la Loi sur les relations de travail dans la Fonction publique (projet de loi C 170) reçoit la sanction royale après deux longues années de cheminement au Parlement. Cette nouvelle loi donne des droits de négociation collective aux fonctionnaires fédéraux – y compris le droit à l’arbitrage et le droit de grève.</p>
<p>Les travailleuses et les travailleurs de la fonction publique fédérale se syndiquent depuis plus de 75 ans quand ils finissent par obtenir les mêmes droits en matière de travail que les autres membres de la population canadienne. Leur premier syndicat, fondé en 1891, était l’<a href="http://www.museedelhistoire.ca/cmc/exhibitions/cpm/chrono/ch1891af.shtml" target="_blank" rel="noopener">Association fédérée des facteurs</a>. En 1918, l’AFF amène les postiers à déclencher la première <a href="http://www.acadiau.ca/~thomson/postofficeunionism.pdf" target="_blank" rel="noopener">grève</a> pancanadienne de fonctionnaires fédéraux qui, bien qu’elle soit illégale, permet aux membres de l’AFF d’obtenir des taux de rémunération et des heures de travail plus équitables.</p>
<p>Les syndicats n’étaient pas légalement reconnus dans la fonction publique, même en 1965, quand un autre syndicat des postes, l’Association des employés des postes du Canada (précurseur du <a href="http://www.cupw.ca/fr" target="_blank" rel="noopener">Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes</a>) qui représentait les postiers autres que les facteurs, déclenche une grève nationale « sauvage » afin de protester contre les piètres conditions de travail et l’absence de reconnaissance syndicale.</p>
<p>Le début des années 1960 est marqué par le militantisme et la mobilisation des travailleuses et travailleurs dans le secteur public fédéral, en réaction à la direction autoritaire des gestionnaires de la fonction publique et au manque d’influence du personnel sur sa rémunération et ses conditions de travail. L’annulation d’augmentations salariales – deux fois – par le gouvernement conservateur de l’époque est la goutte qui fait déborder le vase pour bon nombre de personnes. Les travailleuses et travailleurs des postes se tournent vers le Congrès du Travail du Canada, fondé peu de temps auparavant, qui donne à des centaines de personnes une formation en recrutement syndical qu’elles mettront à contribution au cours des années suivantes.</p>
<p>En 1963, l’élection d’un gouvernement libéral minoritaire qui promettait d’accorder aux fonctionnaires fédéraux des droits de négociation collective donne de l’espoir et stimule les efforts de recrutement. L’Association du Service civil du Canada et la Fédération du Service civil ainsi que <a href="http://www.pipsc.ca/fr/a-propos" target="_blank" rel="noopener">l’Institut professionnel</a>réclament des droits de négociation collective. Les postiers veulent aussi le droit de grève, mais la Fédération se contente du droit de soumettre les différends à l’arbitrage.</p>
<p>Entre-temps, les libéraux traînent les pieds jusqu’au 22 juillet 1965, date où les postiers déclenchent une grève illégale qui oblige le gouvernement à agir. Il dépose le projet de loi C‑170, Loi sur les relations de travail dans la Fonction publique fédérale, plus tard pendant l’année. Bien que l’attribution de droits de négociation collective aux fonctionnaires fédéraux jouisse d’un vaste soutien, l’attribution du droit de grève aux fonctionnaires fait l’objet d’une vive dissension.</p>
<p>La mobilisation des travailleuses et travailleurs finit par l’emporter, modifiant considérablement les relations de travail entre le gouvernement fédéral, et plus tard les gouvernements provinciaux et territoriaux, et leurs employées et employés. Le 23 février 1967, le Canada devient le troisième pays, après la Suède et la France, à permettre au personnel de son secteur public de faire la grève.</p>
<p>Les employées et employés de la fonction publique fédérale répondent en se syndiquant en masse. L’Association du Service civil du Canada et la Fédération du Service civil fusionnent pour fonder <a href="http://syndicatafpc.ca/" target="_blank" rel="noopener">l’Alliance de la fonction publique du Canada</a> (AFPC).  Cela donne à celle-ci l’appui d’une majorité des personnes occupant des emplois dans la plupart des catégories au sein de la fonction publique fédérale, ce qui permet de s’attaquer pour la première fois à bon nombre des problèmes de ses membres.</p>
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		<title>La grève des mineurs d&#8217;amiante au québec commence</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:03:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À minuit, le 14 février 1949, les travailleurs de quatre mines d’amiante du Québec débraient et engagent ainsi un important virage politique et culturel non seulement dans cette province mais aussi dans l’ensemble du Canada. Comme Pierre Trudeau l&#8217;écrira plus tard, « le drame d&#8217;Asbestos annonçait violemment l&#8217;avènement de temps nouveaux. « Ce que j’ai trouvé [à Asbestos]… c’est un Québec que je ne connaissais pas, soit celui de travailleurs exploités par la direction, dénoncés par le gouvernement, matraqués par la police et pourtant brûlant d’un fervent militantisme. J’ai plus tard décrit la grève… comme un ‘tournant de l’histoire religieuse, politique,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>À minuit, le 14 février 1949, les travailleurs de quatre mines d’amiante du Québec débraient et engagent ainsi un important virage politique et culturel non seulement dans cette province mais aussi dans l’ensemble du Canada. Comme Pierre Trudeau l&rsquo;écrira plus tard, « le drame d&rsquo;Asbestos annonçait violemment l&rsquo;avènement de temps nouveaux.</p>
<p><strong><em>« Ce que j’ai trouvé [à Asbestos]… c’est un Québec que je ne connaissais pas, soit celui de travailleurs exploités par la direction, dénoncés par le gouvernement, matraqués par la police et pourtant brûlant d’un fervent militantisme. J’ai plus tard décrit la grève… comme un ‘tournant de l’histoire religieuse, politique, sociale et économique de la province de Québec’. »</em></strong></p>
<p><sub><strong><em>P.E. Trudeau, Approaches to Politics, 2010</em></strong></sub></p>
<p>La conservatrice Union Nationale est le parti qui forme le gouvernement du Québec. Le Premier ministre, <a href="http://www.thecanadianencyclopedia.ca/en/article/maurice-le-noblet-duplessis/" target="_blank" rel="noopener">Maurice Duplessis</a>, porte le surnom « le chef » et gouverne la province de main ferme. Ses partisans bénéficient du patronage alors que ses opposants se voient punis. Ses années au pouvoir sont qualifiées de <em>Grande noirceur</em>. Il se fait le champion du Québec rural en collaborant avec l’Église catholique pour protéger la population contre le mal du communisme et des syndicats militants qui risquent de compromettre les investissements industriels des États-Unis.</p>
<p>En 1937, le gouvernement Duplessis adopte la Loi protégeant la province contre la propagande communiste, également appelée<a href="http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/pages/evenements/585.html" target="_blank" rel="noopener"> Loi du cadenas</a>, qui rend illégal d’utiliser une maison pour propager le communisme ou le bolchévisme. Toute infraction à cette loi permet au procureur général d’ordonner la fermeture de la maison pour une période maximale d’un an. Toute personne reconnue coupable d’avoir participé à des activités interdites est passible d’un emprisonnement de treize mois (Cette loi sera abrogée par la Cour suprême du Canada en 1957.) Les mineurs en grève doivent donc affronter non seulement leurs employeurs mais aussi le gouvernement de droite de M. Duplessis.</p>
<p>Les mineurs veulent un salaire d’un dollar l’heure, la sécurité syndicale, une pension et des mesures propres à enrayer la propagation de l’infection pulmonaire appelée <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Silicose" target="_blank" rel="noopener">silicose</a> qui est causée par l’exposition à l’amiante. Ils n’attendent pas longtemps avant que le Premier ministre réponde à leurs revendications. Le 23 février, leur grève est déclarée illégale et M. Duplessis envoie un bataillon de la police provinciale à la petite ville d’Asbestos. Pendant plus de deux mois, le calme est maintenu dans la communauté où il règne presque une atmosphère de vacances, les gens faisant des promenades et de la musique pour divertir les travailleurs et leurs familles. Mais tout cela ne tarde pas à changer.</p>
<p>Le Québec fournit 85 % de l’amiante du monde, et la société étatsunienne Johns Manville commence à engager des travailleurs de remplacement. La police aide ceux-ci en intimidant et menaçant les mineurs, en démantelant leurs piquets de grève et même en cadenassant une église pour empêcher les mineurs de s’y réunir. Les grévistes ripostent en érigeant des barrages routiers pour empêcher les briseurs de grève d’entrer en ville. Le 14 mars, une explosion survient sur la voie ferrée menant à l’usine. Quelques jours plus tard, un dirigeant de la compagnie se fait passer à tabac par les travailleurs.</p>
<p>M. Duplessis traite les grévistes de saboteurs et d’agents subversifs. Sur la ligne de piquetage, la police attaque les grévistes au gaz lacrymogène et tire des coups de semonce. Les grévistes ripostent en traînant des policiers hors de leur voiture et en les rouant de coups. Le 6 mai, un corps de police provinciale fortement armé entre dans la ville, arrête plusieurs hommes et les frappe. Toutefois, un photographe de la revue <em>Time </em>est témoin des événements. La grève fait les manchettes mondiales et la brutalité de la police devient le principal enjeu de la grève. Le journaliste <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/pelletier-gerard/" target="_blank" rel="noopener">Gérard Pelletier</a> appelle les policiers « les troupes d’élite d’Hitler ».</p>
<p>La culture qui a permis à l’Union Nationale de gouverner d’une main de fer commence à perdre de son emprise. De jeunes intellectuels tels que <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/pierre-elliott-trudeau/" target="_blank" rel="noopener">Pierre Trudeau</a>, futur Premier ministre du Canada, viennent de Montréal pour appuyer les mineurs. La centrale syndicale traditionnellement conservatrice appelée Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC), créée par l’église pour éloigner les travailleurs des syndicats communistes et radicaux, riposte elle-même aux employeurs et au gouvernement. Les travailleurs et les travailleuses acclament les propos du chef syndical militant <a href="http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/marchand-jean/" target="_blank" rel="noopener">Jean Marchand</a>. Même l’Église catholique traditionnellement conservatrice prend parti en faveur des grévistes et apporte son soutien aux familles des mineurs.</p>
<p>La grève se termine le 1<sup>er</sup> juillet grâce à la médiation de l’archevêque Roy. Puisque le Québec entreprend sa « Résolution tranquille », la cause des travailleurs devra attendre. Bon nombre des grévistes ne sont pas réengagés et ceux qui le sont continuent à travailler dans un des milieux les plus dangereux du monde. Messieurs Trudeau, Marchand et Pelletier marquent grandement par la suite l’évolution politique du Québec et du Canada. Quant à l’amiante, les luttes de 1949 pour la santé et la sécurité se poursuivent puisque le Canada a mis jusqu’à cette année pour<a href="http://congresdutravail.ca/news/news-archive/les-syndicats-du-canada-celebrent-linterdiction-federale-de-lamiante" target="_blank" rel="noopener"> interdire l’utilisation, la vente, l’importation et l’exportation de l’amiante</a> et des produits contenant cette substance dangereuse.</p>
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		<title>Ddes grévistes d’une usine de pâte à papier sont abattus par des agriculteurs locaux dans le nord de l’ontario</title>
		<link>https://congresdutravail.ca/des-grevistes-dune-usine-de-pate-a-papier-sont-abattus-par-des-agriculteurs-locaux-dans-le-nord-de-lontario/</link>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 19:01:15 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 10 février 1963, un conflit de travail devient l’un des plus sanglants qui aient eu lieu au Canada quand des agriculteurs armés affrontent des grévistes dans la petite collectivité de Reesor Siding – cas tragique où des travailleurs se tournent les uns contre les autres sous l’effet de la cupidité des entreprises. Un mois plus tôt, le 14 janvier, les 1 500 membres de la section locale 2995 du syndicat des travailleurs de la forêt et des scieries (relevant de la Fraternité unie des charpentiers et menuisiers d’Amérique) se sont mis en grève. Leur employeur, la compagnie Spruce Falls Power...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 10 février 1963, un conflit de travail devient l’un des plus sanglants qui aient eu lieu au Canada quand des agriculteurs armés affrontent des grévistes dans la petite collectivité de Reesor Siding – cas tragique où des travailleurs se tournent les uns contre les autres sous l’effet de la cupidité des entreprises.</p>
<p>Un mois plus tôt, le 14 janvier, les 1 500 membres de la section locale 2995 du syndicat des travailleurs de la forêt et des scieries (relevant de la <a href="https://www.carpenters.org/" target="_blank" rel="noopener">Fraternité unie des charpentiers et menuisiers d’Amérique</a>) se sont mis en grève. Leur employeur, la compagnie Spruce Falls Power and Paper, s’efforce de mettre fin à la <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Pattern_bargaining" target="_blank" rel="noopener">négociation type</a> qui se déroule dans la région depuis des années.</p>
<p>L’usine compte sur l’approvisionnement local en billes pour faire de la pâte de bois. Les billes nécessaires sont fournies par les bûcherons qui risquent de voir geler leurs salaires et à 25 % par les agriculteurs locaux. La terre de la région est pauvre et, malgré les revenus supplémentaires tirés de l’abattage des arbres, il est difficile d’y gagner sa vie en pratiquant l’agriculture. Quand le syndicat leur demande de cesser d’alimenter l’usine en billes pour faire pression sur l’employeur afin qu’il règle le conflit, les agriculteurs refusent et les relations ne tardent pas à s’envenimer. Les grévistes réagissent en sabotant le bois des agriculteurs de manière à le rendre invendable.</p>
<p>Le conflit escalade dans la communauté. Le 23 janvier, les propos suivants du maire de Kapuskasing, Norman Grant, sont rapportés dans le <em>Globe and Mail</em> : <em>« Ces colons sont si désespérés qu’ils vont se rendre dans la forêt avec des carabines et abattre quiconque tente de les empêcher de couper du bois ».</em></p>
<p>À minuit le 10 février, un groupe de 400 travailleurs non armés se rassemble pour empêcher qu’une expédition de bois des agriculteurs soit chargée sur des wagons ferroviaires. Vingt cultivateurs attendent le groupe au point de chargement, résolus à protéger leur bois. Entre les deux groupes se trouvent moins de 20 agents de la Police provinciale de l’Ontario et une chaîne.</p>
<p>Les travailleurs franchissent facilement le barrage de policiers et leur chaîne mais, pendant qu’ils s’approchent du bois, bon nombre d’agriculteurs sortent de leur embuscade et se mettent à tirer sur la foule de travailleurs. Ils tuent Fernand Drouin et les frères Irenée et Joseph Fortier. Huit autres travailleurs sont blessés : Harry Bernard, Ovila Bernard, Joseph Boily, Alex Hachey, Albert Martel, Joseph Mercier, Léo Ouimette et Daniel Tremblay.</p>
<p>Plus tard, le chef du NPD de l’Ontario, <a href="https://www.theglobeandmail.com/news/national/best-premier-ontario-never-had-donald-c-macdonald-dies-at-94/article17981783/" target="_blank" rel="noopener">Donald C. MacDonald</a>, dit publiquement que des déclarations sous serment ont révélé que la police savait que les agriculteurs avaient apporté des armes à feu ce soir-là mais n’avait rien fait pour les empêcher de les utiliser.</p>
<p>Après l’attaque, la province envoie 200 policiers dans la région et nomme le professeur Bora Laskin, de l’Université de Toronto, en tant que médiateur entre le syndicat et Spruce Falls<strong>. </strong>Le 17 février, les travailleurs votent pour mettre fin à la grève et rentrer au travail aux conditions de leur convention collective expirée, consentant à l’arbitrage pour régler les différends sur lesquels a porté leur grève de 33 jours.</p>
<p>Plus de la moitié des travailleurs sont détenus temporairement dans un ancien camp de prisonniers de guerre au sud d’Iroquois Falls, accusés d’avoir participé à une émeute, jusqu’à ce qu’ils soient libérés sous caution payée par le syndicat. Les agriculteurs voient saisir leurs armes à feu (14 au total) et se voient accuser de meurtre non qualifié. Par la suite, 138 membres du syndicat sont reconnus coupables de rassemblement illégal, le syndicat paie 27 600 $ d’amendes, et trois agriculteurs sont reconnus coupables d’infractions liées à l’usage d’armes à feu et se font imposer une amende de 150 $ chacun.</p>
<p>Aujourd’hui, <a href="https://www.google.ca/maps/place/Reesor+Siding,+ON/@49.5729415,-83.0802119,1584m/data=!3m1!1e3!4m5!3m4!1s0x4d3e30d6b3409e71:0x150872189ef2a9eb!8m2!3d49.572101!4d-83.078393" target="_blank" rel="noopener">Reesor Siding</a> est une ville fantôme. Un monument commémoratif de l’incident, érigé par le syndicat des travailleurs de l’usine, et une <a href="http://www.ontarioplaques.com/Plaques/Plaque_Cochrane02.html" target="_blank" rel="noopener">plaque historique provinciale</a> sont tout ce qui reste pour nous rappeler le conflit, dont les séquelles se sont fait sentir pendant des années. Le <em>Globe and Mail</em> a signalé des menaces de destruction du monument au moment où il a été construit. En 1969, le musicien Stompin’ Tom Connors a écrit la chanson intitulée « Reesor Crossing Tragedy » et indiqué qu’il avait reçu des menaces de mort et des interdictions d’interpréter la chanson au cours de ses spectacles futurs.</p>
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		<title>Jean-claude parrot, président du syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, est emprisonné</title>
		<link>https://congresdutravail.ca/jean-claude-parrot-president-of-the-canadian-union-of-postal-workers-is-sent-to-prison-for-defying-a-back-to-work-law/</link>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 18:33:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 29 janvier 1980, Jean-Claude Parrot commence à purger une peine d’emprisonnement de trois mois pour avoir défié le Parlement après que celui-ci a imposé une loi de retour au travail aux membres de son syndicat qui ont débrayé de frustration après 18 mois de négociations infructueuses et de tromperie de leur employeur. Les relations de travail entre Postes Canada et les travailleuses et travailleurs qui trient et livrent le courrier ont rarement été bonnes. De 1965 à 1978, sept grèves ont été déclenchées. Bon nombre d’entre elles étaient illégales. En 1974, par exemple, une grève « sauvage » est ce qu’il...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 29 janvier 1980, Jean-Claude Parrot commence à purger une peine d’emprisonnement de trois mois pour avoir défié le Parlement après que celui-ci a imposé une loi de retour au travail aux membres de son syndicat qui ont débrayé de frustration après 18 mois de négociations infructueuses et de tromperie de leur employeur.</p>
<p>Les relations de travail entre Postes Canada et les travailleuses et travailleurs qui trient et livrent le courrier ont rarement été bonnes. De 1965 à 1978, sept grèves ont été déclenchées. Bon nombre d’entre elles étaient illégales. En 1974, par exemple, une grève « sauvage » est ce qu’il a fallu pour obtenir des salaires équitables pour les opératrices de codeuses, dont l’emploi à prédominance féminine était classé à bas salaire.</p>
<p>En 1977, le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) est prêt à négocier une nouvelle convention collective et s’efforce de régler certaines questions : la conversion du travail à temps partiel et des heures supplémentaires en emplois à plein temps, les incidences des changements technologiques, les heures de travail et le congé de maternité. Plutôt que de négocier de bonne foi, l’employeur (le gouvernement fédéral) répond par l’ingérence politique, la désinformation et l’affrontement.</p>
<p>Il faut se rappeler qu’à ce moment-là, Postes Canada était un ministère fédéral contrôlé par le Parlement et plus directement par le Cabinet et le ministre responsable (le <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Postmaster_General_of_Canada" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Postmaster-General</a>). Ce n’est qu’en 1981 que Postes Canada devient une <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Entreprise_publique" target="_blank" rel="noopener noreferrer">société d&rsquo;État</a>  – comme le revendiquait depuis longtemps le STTP – et commence à être régi par le <em><a href="http://laws.justice.gc.ca/fra/lois/L-2/index.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Code canadien du travail</a></em>.</p>
<p>Au cours de l’été de 1977, des documents gouvernementaux qu’on a laissé filtrer révèlent que le gouvernement Trudeau s’efforce de subvertir le syndicat en traitant directement avec les travailleurs et travailleuses des postes (afin de diviser pour régner). Les réunions syndicales et la distribution de documents syndicaux en milieu de travail – que permet la convention collective – sont interdites (l’interdiction est par la suite levée par une décision arbitrale). Les archaïques règles de négociation collective dans le secteur public sont rétablies afin de soustraire des questions à la négociation, y compris des questions sur lesquelles porte déjà la convention collective. Le système permettant à l’employeur d’établir, de modifier et de mettre en œuvre des règles à son gré frustre grandement les postières et les postiers et les décourage d’obtenir une convention collective juste et équitable.</p>
<p>Le 17 octobre 1978, après 18 mois de négociations infructueuses, les travailleurs et les travailleuses des postes de tout le pays débrayent dans le cadre d’une grève légale. Le gouvernement fédéral répond en faisant adopter le même jour à la Chambre des communes une loi ordonnant le retour au travail et mettant un terme à la grève. Quand la loi reçoit la <a href="https://lop.parl.ca/About/Parliament/Education/billonthehill/player1/pagesLow2/hoc/reportA/thirdA/royalAssent2-f.asp" target="_blank" rel="noopener noreferrer">sanction royale</a> l’après-midi suivant, les travailleurs et les travailleuses refusent de s’y conformer et Jean-Claude Parrot, président du STTP, et l’Exécutif national du syndicat décident de faire fi de ce qu’ils considèrent comme une loi injuste et refusent de mettre fin à la grève.</p>
<p>Une semaine plus tard, soit le 25 octobre, pendant que le syndicat tient des réunions avec le ministre fédéral du Travail, la GRC procède à une descente sur les bureaux du STTP. La direction de Postes Canada déclare ensuite qu’elle congédiera les travailleurs et les travailleuses qui ne rentrent pas au travail pour abandon de poste. Afin de protéger les emplois de ses membres, le syndicat met fin à la grève ce jour-là, enjoignant les travailleurs et les travailleuses à rentrer la tête haute car les négociations se poursuivront.</p>
<p>Cependant, le gouvernement a d’autres projets. Deux jours plus tard, il rassemble tous les membres de l’Exécutif national du STTP et les met en état d’arrestation. Les conditions de libération de M. Parrot exigent qu’il mette un terme à la grève qui a déjà pris fin. En mars 1979, une nouvelle convention collective est imposée aux travailleurs et travailleuses des postes. Le mois suivant, après un procès de sept jours, un juge nommé par le gouvernement fédéral condamne Jean-Claude Parrot à trois mois de prison et à 18 mois de probation pour avoir défié le Parlement.</p>
<p>M. Parrot se présente à la prison le mois de janvier suivant pour commencer à purger sa peine – pendant laquelle il manque les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_f%C3%A9d%C3%A9rales_canadiennes_de_1980" target="_blank" rel="noopener noreferrer">élections fédérales</a> au cours desquelles les hommes politiques responsables de son sort reprennent le pouvoir après la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_f%C3%A9d%C3%A9rales_canadiennes_de_1979" target="_blank" rel="noopener noreferrer">défaite électorale</a> qu’ils ont subie peu de temps après sa condamnation. Pendant qu’il est en prison, M. Parrot reçoit plus d’un millier de lettres de soutien des différentes parties du Canada, dont certaines ont été rédigées par des enfants.</p>
<p>Des années plus tard, M. Parrot devient vice-président exécutif du Congrès du travail du Canada et représente les travailleuses et les travailleurs canadiens à l’échelle nationale et sur la scène internationale en tant que délégué des travailleurs à l’<a href="http://www.ilo.org/global/about-the-ilo/lang--fr/index.htm" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Organisation internationale du Travail</a>. Depuis qu’il a pris sa retraite, en 2002, M. Parrot continue de défendre les droits des travailleurs et travailleuses. Il a publié ses mémoires sous le titre <a href="http://www.editionsboreal.qc.ca/catalogue/livres/vie-syndicaliste-1350.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Ma vie de syndicaliste</a> en 2005.</p>
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		<title>Le pacte de l’automobile a créé l’industrie canadienne de l’automobile moderne</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 18:32:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 16 janvier 1965, le Premier ministre du Canada Lester Pearson et le président des États Unis Lyndon Johnston se sont réunis à Washington pour signer l’Accord canado américain sur les produits de l’industrie automobile. L’accord représentait un important compromis entre le libre-échange et du travail décent pour les Canadiens. On attribue au Pacte de l’automobile la revigoration de l’industrie canadienne de l’automobile. Il a établi de nouvelles règles applicables à la fabrication d’automobiles tant aux États‑Unis qu’au Canada. En exigeant un contenu canadien des automobiles fabriquées et vendues au Canada, le Pacte de l’automobile constituait un important compromis entre...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 16 janvier 1965, le Premier ministre du Canada Lester Pearson et le président des États Unis Lyndon Johnston se sont réunis à Washington pour signer l’Accord canado américain sur les produits de l’industrie automobile. L’accord représentait un important compromis entre le libre-échange et du travail décent pour les Canadiens.</p>
<p>On attribue au Pacte de l’automobile la revigoration de l’industrie canadienne de l’automobile. Il a établi de nouvelles règles applicables à la fabrication d’automobiles tant aux États‑Unis qu’au Canada. En exigeant un contenu canadien des automobiles fabriquées et vendues au Canada, le Pacte de l’automobile constituait un important compromis entre les principes du libre-échange et de l’équité du marché. Il rappelle l’importance de l’équilibre, particulièrement dans le contexte des récentes négociations commerciales, comme le partenariat transpacifique (PTP), qui ont menacé de compromettre l’industrie automobile du Canada.</p>
<p>La <a href="http://www.canadiancar.technomuses.ca/fra/espace_dexposition-showroom/leroy/" target="_blank" rel="noopener">Le Roy</a>, première voiture à essence produite en série au Canada, commence à être vendue en 1902. Elle ressemblait beaucoup à la populaire Oldsmobile américaine. Deux ans plus tard, Henry Ford fonde Ford du Canada pour produire le célèbre Modèle T. Cela marquait la naissance d’une industrie de l’automobile interdépendante entre le Canada et les États-Unis.</p>
<p>Avant la conclusion du Pacte de l’automobile, les pièces d’automobile et de camion étaient fabriquées aux États-Unis et assemblées au Canada. Le Pacte a éliminé les tarifs douaniers entre les deux pays de telle sorte que les automobiles et les pièces pouvaient franchir librement la frontière. De plus, le Pacte comportait des garanties d’emploi qui stipulait que la production d’automobiles au Canada ne devait pas tomber sous son niveau de 1964.</p>
<p>Le Pacte avait pour objectifs d’accroître l’efficacité et de réduire les frais de production au Canada en réduisant l’éventail des véhicules et des pièces fabriqués. De plus, il visait à réduire le prix des véhicules pour les consommateurs canadiens. Le principal résultat a été une stimulation de l’industrie automobile canadienne qui a renforcé l’économie nationale. Des emplois ont été créés et les salaires ont augmenté dans le secteur. En peu de temps, celui-ci est devenu l’industrie la plus importante du Canada. Il importe toutefois de signaler que l’industrie canadienne est demeurée nettement entre les mains des trois Grands américains de l’automobile : Ford, General Motors et Chrysler.</p>
<p>En définitive, la « libéralisation » des échanges a mis fin au Pacte de l’automobile. L’accord a toujours été fondé sur le désir de protéger les emplois tout en améliorant le commerce, mais les régimes commerciaux mondiaux actuels font passer le libre mouvement des capitaux avant les intérêts des travailleurs et travailleuses et de leurs collectivités. En 2001, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a décrété le Pacte de l’automobile illégal et, depuis, l’industrie canadienne de l’automobile est en difficulté.</p>
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		<title>Solidarité mes frères et mes sœurs!</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2019 18:28:57 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Syndicalisation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 15 janvier 1915, Ralph Chaplin a fini de composer un poème qu’il avait commencé à écrire l’année précédente pendant qu’il faisait un reportage sur la grève des mines de charbon du comté de Kanawha à Huntington, en Virginie-Occidentale. Malgré ses regrets ultérieurs – Chapman était un dévoué Wobbly qui en est venu plus tard à déplorer le succès du syndicalisme industriel – Solidarity Forever (Solidarité mes frères et mes sœurs) est devenu l’hymne le plus célèbre du mouvement syndical. Le poème de Chaplin, chanté sur l’air de John Brown’s Body, air sur lequel a également été chanté le Battle Hymn of...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 15 janvier 1915, Ralph Chaplin a fini de composer un poème qu’il avait commencé à écrire l’année précédente pendant qu’il faisait un reportage sur la grève des mines de charbon du comté de Kanawha à Huntington, en Virginie-Occidentale. Malgré ses regrets ultérieurs – Chapman était un dévoué Wobbly qui en est venu plus tard à déplorer le succès du syndicalisme industriel – Solidarity Forever (Solidarité mes frères et mes sœurs) est devenu l’hymne le plus célèbre du mouvement syndical.</p>
<p>Le poème de Chaplin, chanté sur l’air de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Brown%27s_Body">John Brown’s Body</a>, air sur lequel a également été chanté le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Battle_Hymn_of_the_Republic">Battle Hymn of the Republic (hymne de bataille de la République)</a>, est peut-être la plus facile à reconnaître et la mieux connue des chansons syndicales.</p>
<p>Rédigé en tant que chanson pour les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Industrial_Workers_of_the_World" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Industrial Workers of the World</a> (IWW), le poème a servi de chant de marche pendant une manifestation contre la faim à Chicago le jour même où il a été achevé.</p>
<p>Plus tard, Chaplin a dit regretter grandement que son poème – qui incite les travailleurs à s’unir et à conquérir le monde – soit devenu un hymne des syndicats industriels et des partis politiques sociaux-démocrates ou travaillistes. Il reste que d’innombrables chanteurs et musiciens ont interprété la chanson depuis un siècle. Les syndicats ont même composé des <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Solidarity_Forever#Modern_additions">variations</a> du poème initial qui témoignent de l’évolution de la composition des effectifs de leurs membres et des priorités nouvelles.</p>
<p>De plus, les paroles ont été <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Solidarity_Forever#Modern_additions">adapté</a>es à l’évolution de la composition et des priorités du mouvement syndical.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p><strong>Solidarité mes frères et mes sœurs</strong><br />
<em>Paroles françaises: Jean Baumgarten 1915</em></p>
<p>Nous engraissons le capital et ses usines<br />
Enchaînés du matin au soir à la machine<br />
Pour notre peine, des salaires de famine<br />
Mais l&rsquo;union nous rendra forts</p>
<p>Refrain</p>
<p>Solidarité mes frères et mes sœurs<br />
Solidarité mes frères et mes sœurs<br />
Solidarité mes frères et mes sœurs<br />
Ensemble nous vaincrons</p>
<p>Mais si un jour nous arrêtons tous nos machines<br />
Mais si un jour nous occupons tous nos usines<br />
Puissants patrons vous ferez alors tristes mines<br />
Car l&rsquo;union nous rendra forts.</p>
<p>Refrain</p>
<p>En combattant pour elle, la classe ouvrière<br />
Apportera un ordre nouveau sur la terre<br />
Au coude à coude restons unis, prolétaires<br />
C&rsquo;est l&rsquo;union qui nous rend forts.</p>
<p>Refrain</p>
<p><sub><em>N.b.: une âme charitable a ajouté «et mes soeurs» au refrain de la version québécoise de la chanson. <a href="http://www.communisme-bolchevisme.net/MP3/France/Solidarite.mp3">Cliquez</a> pour entendre la version «originale» (et passablement martiale) de la traduction.</em></sub></p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p><strong>Version canadienne</strong></p>
<p>Nous sommes les femmes du syndicat<br />
et menons notre combat<br />
Nous défendons nos choix<br />
et nous revendiquons nos droits<br />
La lutte pour la justice,<br />
la liberté nous gagnerons<br />
Avec les femmes nous vaincrons!</p>
<p>Refrain</p>
<p>Avec nos frères et nos sœurs nous pouvons rendre notre syndicat fort,<br />
Le respect et l’égalité, nous les attendons encore.<br />
Nous ne tolérerons plus les injustices et les torts,<br />
Car l’union nous rend forts.</p>
<p>Refrain</p>
<p>Quand le racisme aura enfin été vaincu,<br />
Du pouvoir, le mouvement syndical en aura deux fois plus,<br />
L’égalité pour tous, il faut qu’on l’instaure,<br />
Car l’union nous rend forts.</p>
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		<title>Les syndicats du Canada célèbrent la Journée des droits de la personne en luttant contre la hausse du racisme et de la discrimination</title>
		<link>https://congresdutravail.ca/canadas-unions-mark-human-rights-day-by-challenging-rising-racism-and-discrimination/</link>
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		<pubDate>Mon, 10 Dec 2018 20:30:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de la personne et égalité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les syndicats du Canada célèbrent la Journée internationale des droits de la personne et le 70eanniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme en demandant aux Canadiennes et aux Canadiens à collectivement lutter contre le racisme, la xénophobie et l’islamophobie. Au vu de l’augmentation des crimes haineux, le Congrès du travail du Canada invite la population à approuver la Charte pour communautés accueillantes qui promeut « des collectivités inclusives, justes et respectueuses au Canada ». De récentes données publiées par Statistique Canada indiquent que le nombre de crimes haineux signalés à la police en 2017 a augmenté de façon spectaculaire en 2017, en...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les syndicats du Canada célèbrent la Journée internationale des droits de la personne et le 70<sup>e</sup>anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme en demandant aux Canadiennes et aux Canadiens à collectivement lutter contre le racisme, la xénophobie et l’islamophobie.</p>
<p>Au vu de l’augmentation des crimes haineux, le Congrès du travail du Canada invite la population à approuver la <a href="https://www.nccm.ca/charter/">Charte pour communautés accueillantes</a> qui promeut « des collectivités inclusives, justes et respectueuses au Canada ».</p>
<p>De récentes données publiées par Statistique Canada indiquent que le nombre de crimes haineux signalés à la police en 2017 a augmenté de façon spectaculaire en 2017, en hausse de 47 % par rapport à l’année précédente. Des incidents visant la communauté musulmane ont augmenté de 151 %. Les crimes haineux visant le peuple juif ont augmenté de 63 % et ceux qui ciblent les Noirs ont augmenté de 50 %.</p>
<p>« Le nombre de crimes haineux est profondément troublant », a déclaré Hassan Yussuff, président du CTC. « Le Canada est un fier défenseur des droits de la personne, dans notre pays et à l’étranger. Ces chiffres illustrent l’impact de l’actuelle normalisation de la haine. Bien que le Canada continue de résoudre les douloureuses séquelles du colonialisme, il doit aussi faire davantage pour promouvoir les valeurs de la diversité, de l’acceptation et de l’inclusion. Nous devons travailler collectivement pour lutter contre toutes les formes de racisme, de xénophobie et d’islamophobie. »</p>
<p>De plus, les syndicats du Canada se sont joints à l’appel pour que le 29 janvier soit reconnu comme la <a href="https://www.theglobeandmail.com/opinion/islamophobia-exists-in-canada-we-must-recognize-it/article37591538/">Journée nationale de commémoration et d’action sur l’islamophobie</a>. Cette date marque l’anniversaire tragique du massacre de la mosquée de Québec lors duquel un homme armé a tué six personnes et en a blessé huit autres.</p>
<p>Dans le budget 2018, le gouvernement fédéral s’est engagé à un financement supplémentaire pour aider à appuyer les initiatives de lutte contre le racisme. En plus des 2 millions de dollars qu&rsquo;il s&rsquo;est déjà engagé à allouer à la lutte contre le racisme, le gouvernement a annoncé ce qui suit :</p>
<ul>
<li>21 millions de dollars ont été ajoutés pour renforcer les ressources du Programme du multiculturalisme pour l’appui communautaire dans la lutte contre le racisme et la discrimination. Cela comprend un financement additionnel pour des événements et des projets qui portent sur le racisme et la discrimination axés en priorité sur les peuples autochtones ainsi que les femmes et les filles;</li>
<li>La somme de 19 millions de dollars a été allouée au soutien de la communauté locale destiné aux jeunes noirs canadiens et au développement de la recherche à l’appui de programmes de santé mentale mieux axés sur la culture sur la communauté des Canadiens noirs.</li>
</ul>
<p>« Il est impératif que tout nouveau financement appuie les besoins variés des communautés, » a déclaré M. Yussuff. « Cela signifie que le gouvernement fédéral doit continuer de consulter les personnes les plus touchées par le racisme et s’assurer qu’elles éclairent les politiques visant à éliminer les obstacles à la participation. C’est ainsi que nous pouvons véritablement promouvoir des collectivités inclusives. »</p>
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		<title>Les syndicats du Canada s’efforcent d’aplanir les obstacles à l’emploi pour les personnes ayant un handicap</title>
		<link>https://congresdutravail.ca/canadas-unions-seek-to-remove-barriers-to-employment-for-workers-with-disabilities/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Dec 2018 20:23:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Discrimination fondée sur les capacités]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de la personne et égalité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les syndicats du Canada et leurs alliés marquent le 3 décembre, Journée internationale des personnes handicapées, en incitant le gouvernement à en faire plus pour niveler les obstacles dans sa législation sur l’accessibilité. De concert avec leurs alliés du mouvement pour les droits des personnes ayant un handicap, les syndicats du Canada ont applaudi dernièrement à l’adoption du projet de loi C-81, Loi canadienne sur l’accessibilité. Toutefois, ils aimeraient que celle-ci permette mieux de cerner et de niveler les obstacles à l’emploi dans les lieux de travail de tout le Canada. « Depuis des décennies, la communauté militant pour les droits des...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les syndicats du Canada et leurs alliés marquent le 3 décembre, Journée internationale des personnes handicapées, en incitant le gouvernement à en faire plus pour niveler les obstacles dans sa législation sur l’accessibilité.</p>
<p>De concert avec leurs alliés du mouvement pour les droits des personnes ayant un handicap, les syndicats du Canada ont applaudi dernièrement à l’adoption du projet de loi C-81, <em>Loi canadienne sur l’accessibilité</em>. Toutefois, ils aimeraient que celle-ci permette mieux de cerner et de niveler les obstacles à l’emploi dans les lieux de travail de tout le Canada.</p>
<p>« Depuis des décennies, la communauté militant pour les droits des personnes ayant un handicap préconise l’adoption d’une loi fédérale sur l’accessibilité », dit Larry Rousseau, vice-président exécutif du CTC. « Nous sommes heureux de voir le gouvernement tenir sa promesse au sujet de cette loi, mais nous devons aller plus loin pour vraiment niveler les obstacles auxquels se heurtent les travailleuses et les travailleurs ayant un handicap. »</p>
<p>Puisque la Loi stipule que l’emploi est un des sept domaines dans lesquels les obstacles doivent être reconnus et éliminés et il faut prévenir les nouveaux obstacles, le CTC a cerné bon nombre d’amendements qui accroîtraient l’efficacité de la loi.</p>
<p>Ces amendements visent le fait que la Loi permettrait d’établir de nouvelles normes sur l’accessibilité des lieux de travail sans exiger la participation des syndicats ou la prise en compte du rôle important des agents négociateurs dans leur établissement. Le CTC demande que la loi soit amendée de manière à :</p>
<ul>
<li>défendre les droits de négociation des travailleuses et travailleurs;</li>
<li>établir de clairs mécanismes de mise en application favorisant le respect de la Loi et la reddition de comptes par les employeurs;</li>
<li>intégrer un cadre intersectionnel à l’ensemble de la Loi pour reconnaître la diversité des identités des personnes ayant un handicap et des obstacles auxquels elles se heurtent.</li>
</ul>
<p>« Nous nous engageons à collaborer avec le gouvernement à l’adoption et à la mise en application d’une loi amendée donnant l’exemple aux pays du monde entier », déclare M. Rousseau. « Cela nous donne l’occasion de faire du Canada un chef de file mondial en matière d’accessibilité. »</p>
<p>Le CTC a en outre demandé des amendements qui cadrent avec et améliorent l’application d’autres lois et des règlements, politiques, programmes et services actuels. Cela consiste notamment à voir à ce que l’application de la Loi C-81 et les normes et exigences qu’elle prévoit pour les employeurs cadrent avec celles de la législation en vigueur, et particulièrement de la <em>Loi sur l’équité en matière d’emploi.</em></p>
<p>Vous trouverez <a href="http://documents.clcctc.ca/whr/Disab-Rights/C-81Submission-2018-10-25-FR.pdf">ici</a> le texte intégral de notre mémoire au sujet de la <em>Loi canadienne sur l’accessibilité</em> que vous pourrez lire et partager.</p>
<p>La Journée internationale des personnes handicapées a été proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1992.</p>
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		<title>Journée mondiale du sida de l’ONU : les efforts mondiaux pour éliminer le VIH/sida s’intensifient au Nigeria</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Nov 2018 20:20:02 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[VIH-sida]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’approche de la Journée mondiale de lutte contre le sida de l’ONU, les syndicats du Canada sont heureux de participer aux efforts internationaux afin de mieux évaluer les programmes visant à promouvoir la sensibilisation au VIH/sida, le dépistage et le traitement au Nigeria. Le Congrès du travail du Canada collabore avec l’Organisation internationale du travail (OIT) et le Congrès des syndicats du Royaume-Uni afin d’appuyer l’Évaluation nationale du VIH en milieu de travail dans ce pays subsaharien. Le Nigeria se classe au deuxième rang mondial quant à l’épidémie du sida. Des intervenants clés, y compris le Congrès syndical du...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>À l’approche de la Journée mondiale de lutte contre le sida de l’ONU, les syndicats du Canada sont heureux de participer aux efforts internationaux afin de mieux évaluer les programmes visant à promouvoir la sensibilisation au VIH/sida, le dépistage et le traitement au Nigeria.</p>
<p>Le Congrès du travail du Canada collabore avec l’Organisation internationale du travail (OIT) et le Congrès des syndicats du Royaume-Uni afin d’appuyer l’Évaluation nationale du VIH en milieu de travail dans ce pays subsaharien. Le Nigeria se classe au deuxième rang mondial quant à l’épidémie du sida.</p>
<p>Des intervenants clés, y compris le Congrès syndical du Nigeria, le gouvernement et des organismes de la santé, ont coordonné l’évaluation en milieu de travail. Selon la recommandation no 200 de l’OIT, l’étude mettra l’accent sur le rôle des syndicats au Nigeria et dans tout le continent, en établissant un lien entre les programmes de santé et sécurité au travail (SST) et la sensibilisation, la prévention, le dépistage et le traitement du VIH et du sida. Ces travaux importants contribueront à réduire les lacunes dans le dépistage du VIH et le traitement et appuieront les efforts déployés à l’échelle mondiale pour éliminer le sida d’ici 2030.</p>
<p>Les chercheurs pourront utiliser les renseignements obtenus pour identifier les lacunes dans le système actuel, orienter les priorités et les programmes nationaux, planifier les futures interventions en milieu de travail et aider à obtenir des fonds pour que les syndicats poursuivent ces activités importantes.</p>
<p>Des progrès importants ont été réalisés dans la lutte contre le sida depuis le lancement de la première Journée mondiale du sida en 1988. Le thème de cette année « Connais ton statut » vise à éliminer les préjugés entourant le dépistage du VIH en mettant l’accent sur la sensibilisation et en encourageant les gens à se faire tester.</p>
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		<title>16 jours d’activisme : pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe</title>
		<link>https://congresdutravail.ca/16-days-of-action-towards-ending-gender-based-violence/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Nov 2018 20:17:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de la personne et égalité]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et sécurité au travail]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes est le 25 novembre et marque le premier des 16 jours d’activisme reconnus mondialement contre la violence fondée sur le sexe. Cette année, les syndicats prennent des mesures pour lutter contre la violence fondée sur le sexe en milieu de travail. La violence et le harcèlement sont une réalité quotidienne pour beaucoup trop de travailleuses et de travailleurs au Canada. Le mouvement #MeToo a démontré à quel point la violence fondée sur le sexe, y compris le harcèlement sexuel, constitue un obstacle important pour les femmes, les personnes...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes est le 25 novembre et marque le premier des 16 jours d’activisme reconnus mondialement contre la violence fondée sur le sexe.</p>
<p>Cette année, les syndicats prennent des mesures pour lutter contre la violence fondée sur le sexe en milieu de travail. La violence et le harcèlement sont une réalité quotidienne pour beaucoup trop de travailleuses et de travailleurs au Canada. Le mouvement #MeToo a démontré à quel point la violence fondée sur le sexe, y compris le harcèlement sexuel, constitue un obstacle important pour les femmes, les personnes trans et les travailleuses et travailleurs de diversité de genre. Les syndicats du Canada demandent au gouvernement de prendre des mesures pour prévenir et mettre fin à la violence et au harcèlement au travail.</p>
<p>Les syndicats du Canada se sont unis pour appuyer les efforts internationaux visant à négocier une nouvelle convention de l’Organisation internationale du travail (OIT). Cette convention contraignante obligerait les gouvernements et les employeurs à rendre compte en matière de prévention de toutes les formes de violence et de harcèlement au travail et de lutte contre ces problèmes.</p>
<p>« Cette importante convention crée une entente commune du harcèlement et de la violence, de la manière dont ils se manifestent dans les milieux de travail et des personnes qui font face à un plus grand risque ou qui sont les plus vulnérables à ses effets. Elle contribuera à obtenir une réglementation gouvernementale et des mesures de la part des employeurs », a dit Marie Clarke Walker, secrétaire-trésorière du CTC. Madame Walker est la porte-parole des travailleuses et travailleurs lors des négociations.</p>
<p>Au Canada, les gouvernements reconnaissent maintenant que le harcèlement et la violence fondés sur le sexe sont un problème qui requiert des mesures dans chaque lieu de travail. Au début de l’automne, les personnes travaillant dans le secteur sous réglementation fédérale et les habitants de Terre-Neuve-et-Labrador ont obtenu un congé payé pour violence conjugale. Cela porte à cinq le nombre de provinces qui accordent des congés payés pour violence conjugale.</p>
<p>Mais il reste encore beaucoup de travail à accomplir.</p>
<p>Au cours des 16 prochains jours, le CTC encouragera des actions en ligne par notre campagne #FautQueCaBouge afin de maintenir la pression sur les élus pour que davantage de progrès soient réalisés sur ces questions.</p>
<p>Le CTC organise deux événements vidéo interactifs pendant les 16 jours d’activisme.</p>
<ul>
<li>Discussion Facebook en direct « Renforcer la culture de consentement au travail » le 26 novembre à 18 h HNE. Inscrivez-vous <a href="http://www.donewaiting.ca/facebook_live_building_consent_culture_in_workplaces">ici</a> :</li>
<li>Webinaire « Comment obtenir des congés payés pour violence conjugale » le 3 décembre à 12 h HNE. Inscrivez-vous <a href="https://attendee.gotowebinar.com/register/919773731823660262">ici</a>.</li>
</ul>
<p>Pour connaître les événements et les vigiles dans votre collectivité, visitez le <a href="http://www.wiiscanada.org/fr/16-days-2018/">calendrier des événements</a>des 16 jours d’activisme.</p>
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		<title>Déclaration commune du STTP et du CTC en appui aux travailleuses et travailleurs des postes</title>
		<link>https://congresdutravail.ca/cupw-and-clc-issue-joint-statement-in-support-of-workers/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Nov 2018 20:13:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Emplois]]></category>
		<category><![CDATA[Postes Canada]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Congrès du travail du Canada (CTC) se joint au Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) pour demander à Postes Canada de négocier des conventions collectives équitables pour les travailleuses et travailleurs des postes. Le CTC se joint aussi au STTP pour condamner la loi de retour au travail du gouvernement fédéral. « Le droit de grève est un élément essentiel du processus de négociation collective. Sans lui, les employeurs n’ont aucune raison de négocier de bonne foi, et les travailleuses et travailleurs n’ont aucun recours pour exiger un processus équitable », déclare Hassan Yussuff, président du CTC....</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Congrès du travail du Canada (CTC) se joint au Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) pour demander à Postes Canada de négocier des conventions collectives équitables pour les travailleuses et travailleurs des postes. Le CTC se joint aussi au STTP pour condamner la loi de retour au travail du gouvernement fédéral.</p>
<p>« Le droit de grève est un élément essentiel du processus de négociation collective. Sans lui, les employeurs n’ont aucune raison de négocier de bonne foi, et les travailleuses et travailleurs n’ont aucun recours pour exiger un processus équitable », déclare Hassan Yussuff, président du CTC.</p>
<p>« Le gouvernement fédéral actuel était supposé être différent du précédent, et pourtant, nous revoilà sous la menace d’une loi de retour au travail, s’exclame Mike Palecek, président national du STTP. Justin Trudeau révèle son vrai visage en poursuivant le programme antisyndical de son prédécesseur, Stephen Harper. Il sait que nous avons toujours été disposés à négocier de bonne foi et à conclure, rapidement, des conventions collectives équitables pour nos membres. Il aurait très bien pu ordonner à Postes Canada de faire de même. »</p>
<p>« Une loi de retour au travail a de graves conséquences à long terme sur l’atmosphère et les relations de travail, ajoute Mike Palecek. Si on nous impose des conventions collectives qui ne répondent pas à nos principales préoccupations en matière de sécurité au travail, d’égalité pour les factrices et facteurs ruraux et d’accès à de bons emplois sûrs à plein temps, cela ne fera qu’ajouter de l’huile sur le feu de notre lutte pour regagner le terrain perdu. »</p>
<p>En 2011, la loi de retour au travail adoptée par le gouvernement conservateur de Stephen Harper a imposé des conventions collectives régressives aux travailleuses et travailleurs des postes. La loi a par la suite été déclarée inconstitutionnelle. Au terme d’un examen fédéral du service postal, le gouvernement fédéral libéral s’était donné comme priorité d’améliorer les relations de travail à Postes Canada. L’adoption d’une loi de retour au travail portera gravement atteinte à ces efforts.</p>
<p>« Nous demandons au gouvernement fédéral de permettre le déroulement d’un processus équitable en encourageant les travailleuses et travailleurs et l’employeur à conclure une entente qui convienne à toutes les parties », explique Hassan Yussuff. « Cette loi de retour au travail enfreint clairement les droits dont disposent les travailleuses et travailleurs en vertu de la Charte. Le STTP s’est battu pour défendre le droit de grève, et il a obtenu gain de cause devant la Cour suprême, qui a confirmé ce droit de manière explicite. »</p>
<p>The post <a href="https://congresdutravail.ca/cupw-and-clc-issue-joint-statement-in-support-of-workers/">Déclaration commune du STTP et du CTC en appui aux travailleuses et travailleurs des postes</a> appeared first on <a href="https://congresdutravail.ca">Canadian Labour Congress</a>.</p>
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		<title>Les syndicats du Canada appuient les travailleurs trans</title>
		<link>https://congresdutravail.ca/les-syndicats-du-canada-appuient-les-travailleurs-trans/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Nov 2018 20:10:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de la personne et égalité]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et sécurité au travail]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 20 novembre est la Journée du souvenir trans (TDOR). En cette journée, des communautés partout au monde organisent des vigiles, des rassemblements et d’autres événements commémoratifs pour rendre hommage aux personnes bispirituelles, trans, non binaires et non conformistes de genre qui ont été assassinées en raison de leur identité de genre. « Les personnes trans sont victimes de violence et de harcèlement de manière démesurément élevée. Assurer le respect et un traitement équitable aux travailleurs et travailleuses trans compte parmi les principales priorités des syndicats », a indiqué Larry Rousseau, vice-président exécutif du CTC. « Nos milieux de travail doivent montrer la...</p>
<p>The post <a href="https://congresdutravail.ca/les-syndicats-du-canada-appuient-les-travailleurs-trans/">Les syndicats du Canada appuient les travailleurs trans</a> appeared first on <a href="https://congresdutravail.ca">Canadian Labour Congress</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 20 novembre est la Journée du souvenir trans (TDOR). En cette journée, des communautés partout au monde organisent des vigiles, des rassemblements et d’autres événements commémoratifs pour rendre hommage aux personnes bispirituelles, trans, non binaires et non conformistes de genre qui ont été assassinées en raison de leur identité de genre.</p>
<p>« Les personnes trans sont victimes de violence et de harcèlement de manière démesurément élevée. Assurer le respect et un traitement équitable aux travailleurs et travailleuses trans compte parmi les principales priorités des syndicats », a indiqué Larry Rousseau, vice-président exécutif du CTC. « Nos milieux de travail doivent montrer la voie en matière d’espaces inclusifs pour tous les travailleurs et travailleuses, peu importe leur identité ou expression sexuelles. »</p>
<p>Des <a href="https://tbinternet.ohchr.org/Treaties/CEDAW/Shared%20Documents/CAN/INT_CEDAW_NGO_CAN_25380_E.pdf">études recueillies par Égale Canada</a> indiquent que 90 pour cent des employées et employés transgenres et de diversité de genre rapportent avoir été victimes de harcèlement au travail et/ou de violence fondée sur leur identité ou expression sexuelles. Les personnes trans, en particulier les femmes trans de couleur, continuent d’être démesurément ciblées par le harcèlement et la violence sexuels.</p>
<p>Les syndicats du Canada défendent depuis longtemps les personnes trans au Canada. Nous avons appuyé les projets de loi d’initiative parlementaire et le projet de loi C-16, qui modifient la loi et le Code criminel afin d’ajouter l’identité de genre et l’expression de genre aux motifs de distinction illicite. Bien que <a href="https://www.cdnaids.ca/fr/la-legislation-sur-les-droits-trans-au-canada/">presque toutes les provinces et tous les territoires</a> aient clairement identifié la protection des trans dans leurs lois sur les droits de la personne, il reste encore beaucoup à faire.</p>
<p>Les syndicats continuent d’améliorer les conditions pour les travailleuses et travailleurs trans par le biais de négociations collectives, en assurant les droits d’accès à des toilettes et vestiaires sécuritaires et à une couverture d’assurance-maladie pour la transition médicale et l’hormonothérapie. Nos ressources et programmes d’éducation aident à sensibiliser les gens afin de soutenir un environnement plus sûr pour les travailleuses et travailleurs en transition. Le CTC a collaboré avec le magazine sur les travailleurs<em> Our Times</em> sur une <a href="http://ourtimes.ca/Newsletter/ourtimes-summer18_25-27.pdf">nouvelle liste de mesures à prendre pour inclure les trans dans le milieu de travail</a>. Nous allons également publier une mise à jour du guide<em> Travailleuses et travailleurs en transition</em> au début de 2019.</p>
<p>« Nous avons tous un rôle à jouer pour promouvoir la justice, l’égalité et la protection contre la violence aux personnes trans dans nos lieux de travail et nos collectivités », a indiqué M. Rousseau.</p>
<p>Visitez le site Web officiel de la TDOR pour en savoir plus sur l’origine et l’histoire de la campagne <a href="https://tdor.info/">ici</a>.</p>
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		<title>CLC Presents to House of Commons Committee on the Renewal of Labour Market Development Agreements FR</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Jan 2013 10:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quid securi etiam tamquam eu fugiat nulla pariatur. Salutantibus vitae elit libero, a pharetra augue. Prima luce, cum quibus mons aliud&#160; consensu ab eo. Quisque placerat facilisis egestas cillum dolore. Quo usque tandem abutere, Catilina, patientia nostra? Nihil hic munitissimus habendi senatus locus, nihil horum? Curabitur blandit tempus ardua ridiculus sed magna. Curabitur est gravida et libero vitae dictum. Paullum deliquit, ponderibus modulisque suis ratio utitur. Me non paenitet nullum festiviorem excogitasse ad hoc. Me non paenitet nullum festiviorem excogitasse ad hoc. Gallia est omnis divisa in partes tres, quarum. Cum sociis natoque penatibus et magnis dis parturient.</p>
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<p>Quo usque tandem abutere, Catilina, patientia nostra? Nihil hic munitissimus habendi senatus locus, nihil horum? Curabitur blandit tempus ardua ridiculus sed magna. Curabitur est gravida et libero vitae dictum.</p>
<p>Paullum deliquit, ponderibus modulisque suis ratio utitur. Me non paenitet nullum festiviorem excogitasse ad hoc. Me non paenitet nullum festiviorem excogitasse ad hoc. Gallia est omnis divisa in partes tres, quarum. Cum sociis natoque penatibus et magnis dis parturient.</p>
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